vendredi 2 septembre 2011

Pierre Brice, l'acteur français préféré des Allemands

http://www.lefigaro.fr/cinema/2009/02/10/03002-20090210ARTFIG00327-pierre-brice-l-acteur-francais-prefere-des-allemands-.php

De notre envoyé spécial à Séry-Magneval, Patrick Saint-Paul  - 10.02.2009

L'Allemagne célèbre ces jours-ci l'acteur français le plus populaire outre-Rhin. En plein festival de la Berlinale, la grand-messe allemande du cinéma, impossible d'ouvrir un journal ou d'allumer un poste de télévision sans tomber sur un portrait ou une rétrospective lui étant dédié. Pierre Brice n'est pas en compétition à Berlin cette année. Totalement inconnu en France, où il n'a jamais percé, ce comédien est l'une des plus grandes stars du grand écran en Allemagne, où l'on fête ses 80 ans comme l'anniversaire d'une idole nationale.




«Le chef indien des cœurs», titre le très sérieux quotidien Süddeutsche Zeitung. Le grand quotidien populaire Bild lui souhaite un «Joyeux anniversaire» en une. Les chaînes de télévision publiques rediffusent ses films. Son immense succès outre-Rhin, Pierre Brice, le doit à un personnage, incarné avec une telle intensité, qu'il lui a collé à la peau durant toute sa carrière : Winnetou, un chef indien, héros positif du western à l'allemande tourné d'après les romans de Karl May, sorte de Jules Verne allemand. «Ce rôle a été une sorte de cage dorée pour moi, raconte Pierre Brice au Figaro. C'était un personnage trop marquant et auquel j'ai consacré beaucoup de temps, ce qui m'a empêché de tourner autre chose pendant plusieurs années. Ensuite, j'ai été catalogué Winnetou.»



L'aventure allemande de Pierre Brice démarre au début des années 1960. Charles de Gaulle et le chancelier allemand, Konrad Adenauer venaient à peine d'engager la réconciliation franco-allemande. Son destin se noue avec Los Atracodores, un film espagnol sélectionné pour le Festival de Berlin en 1962. Lors du gala final, il est repéré par Horst Wendlandt. Le producteur allemand, qui recherchait en vain depuis des mois son Winnetou, le regarde avec insistance. Dans ses romans à succès du XIXe siècle, Karl May décrit son héros, inspiré du chef apache Cochise : «Son visage était noblement taillé, presque romantique, d'une teinte brune proche du bronze.» Au premier regard, Wendlandt sait qu'il tient son personnage avec Pierre Brice.



Le rôle n'intéresse pas l'acteur français. Sa carrière commence à décoller en Italie, où sa prestation dans Los Atracodores lui vaut d'être élu meilleur acteur de l'année… devant Marcello Mastroianni. Brice ne parle pas l'allemand. Il n'adhère pas à l'image de l'Indien véhiculé par le western américain. «Mon agent m'a convaincu en me disant qu'une grande carrière m'était promise en Allemagne si j'acceptais ce rôle», se souvient-il. Son héros sera positif, un Indien fier plutôt porté sur le calumet de la paix, mais qui n'hésite pas à user de son tomahawk lorsqu'il s'agit de défendre le bien contre le mal. La distribution est d'envergure internationale. Brice tournera aux côtés de Lex Barker, vedette du cinéma américain, connu pour avoir remplacé Johnny Weissmüller dans Tarzan. Barker sera Old Shatterhand, le bon cow-boy, dont l'amitié et le respect pour Winnetou sont sans faille.

Le début du tournage fut chaotique




Par soucis d'économie, le tournage aura lieu en Croatie, qui fait encore partie de la Yougoslavie et dont les paysages rappellent le Far West. Juché sur son cheval, Brice a belle allure dans son costume en peau, bandeau noué le front, pour domestiquer une longue chevelure brune. Mais son début sur le tournage est chaotique, à la limite du burlesque. «Tout le monde parlait allemand, j'étais un peu perdu. Soudain, j'entends “bitte Ton” (le son, s'il vous plaît). Je crois entendre appeler Winnetou et je surgis au beau milieu du set au galop», raconte Pierre Brice qui en rit encore. Wendlandt, le producteur, ne dissimule pas son inquiétude.



Pierre Brice trouve son texte trop court. Il s'en plaint. Wendlandt lui explique que son personnage est ainsi : la rareté de ses paroles doit conférer à chacune d'entre elles une intensité plus forte. Winnetou est un personnage d'action : bagarres acrobatiques, lancés de couteaux et de tomahawks tiennent en respect les ennemis du bien. À la sortie du film en Allemagne, le succès est immédiat. «Après la première, les fans étaient massés devant le cinéma. Un policier a dû me prêter son uniforme pour me faire sortir incognito», se rappelle Brice. La presse allemande s'écrie «A star is born».



«Mein Bruder» (mon frère) ou encore «les traces mènent vers le nord», quelques-unes de ses répliques deviennent culte immédiatement. Sa posture inspire le respect. Mais surtout, ses yeux gris-verts et son fameux regard vers l'horizon font mouche. À sa sortie, le premier Winnetou, Schatz am Silbersee («Le trésor du lac d'argent») fait plus de douze millions d'entrées. Pierre Brice enchaîne sept épisodes dont le formidable succès sauve de la crise le cinéma allemand. Outre-Rhin, enfants et adolescents accrochent le poster de Winnetou au-dessus de leur lit. Pendant neuf ans d'affilée, Brice sera l'acteur le plus aimé d'Allemagne, battant à plates coutures Sean Connery en James Bond. Il sort un disque. Le succès est immédiat : numéro un des charts en Allemagne pendant trois semaines devant les Beatles. «Je n'arrivais pas à y croire tellement mon succès a été fulgurant. Plus de succès que les Beatles ! C'était délirant», rit Pierre Brice. L'acteur devient prisonnier de son succès et de Winnetou.



Né à Brest en 1929, Pierre-Louis Le Bris de son vrai nom avait tâtonné avant de choisir le métier de comédien. Engagé à 19 ans dans les commandos de marine, il se porte volontaire pour l'Indochine. Au bout de six ans, il choisit la vie civile plutôt que de rempiler et accumule les petits boulots. Jusqu'au jour où il tourne dans un petit film réalisé par l'un de ses amis, étudiant à l'Idhec. Il décide de se lancer. Au cours Simon, on cherche à le décourager, mais un vieux professeur de théâtre russe, qui donne des cours dans sa cuisine, le prend sous son aile.



Brice tourne en France dans Le Miroir à deux faces de Cayatte et «Les Tricheurs» de Carné, aux côtés des débutants Jean-Paul Belmondo, Laurent Terzieff et Jacques Charrier, ou encore «L'homme à femmes» avec la toute jeune Catherine Deneuve. On lui prédit un avenir prometteur. «Je me souviens d'une photo dans Cinémonde», s'amuse Pierre Brice. Huit jeunes espoirs du cinéma français. Il y avait Brialy, Belmondo, Delon… Et Pierre Brice qui avait débuté aux côtés d'Eddy Constantine dans «Ça va barder.»



Mais sa ressemblance avec son ami Alain Delon le pousse à s'expatrier en Italie. «Le succès d'Alain a été foudroyant, raconte Brice. Tout le monde se l'arrachait. Comme de nombreux acteurs français, qui sont partis à l'étranger, j'ai compris que la concurrence serait trop dure. Et j'ai décidé de tenter ma chance à Cinecittà». Victor Trojanski, ami de son professeur de théâtre russe, l'engage illico. Il tourne régulièrement en Italie et en Espagne. Avant d'être rattrapé par Winnetou.





Le «Western choucroute» ne s'exportera jamais en France



Dans Winnetou III, le septième épisode (les autres avaient des titres), le chef Apache est touché mortellement par une balle. «J'étais soulagé, dit Pierre Brice. Je croyais que c'était fini et que je pourrais enfin jouer d'autres rôles». La mort de Winnetou provoque une levée de boucliers en Allemagne. Le public menace de boycotter les épisodes suivants si on le prive de son héros. «Wendlandt était catastrophé, il m'a demandé de reprendre le rôle», déplore Brice. Le producteur lui propose de ressusciter Winnetou comme si de rien n'était. Incapable de refuser une demande de celui à qui il devait sa gloire, Brice accepte et tournera au total onze épisodes. «Au sortir de la guerre, j'incarnais pour les Allemands un héros positif. Ils en avaient besoin», dit-il pour expliquer son succès.



Mais le «Western choucroute», qui préfigure le Western spaguetti ne s'exportera jamais en France. Brice se produit au théâtre allemand dans d'autres rôles. Rien n'y fait : pour le public, il reste associé à Winnetou. «Je ne pouvais pas jouer un rôle de méchant. Je n'aurais pas été crédible dans ce rôle en Allemagne», regrette-t-il. Il reprend donc la coiffe de son chef Apache, sur une scène en plein air, qui attire les foules de fidèles à Elspe, une petite ville de Rhénanie du Nord, pendant dix saisons. En même temps, il écrit et tourne une série de Winnetou au Mexique, devient citoyen d'honneur des indiens du Nebraska. Et les fans viennent de toute l'Allemagne admirer leur héros chevaucher son cheval andalou noir et goûter à son accent français qu'ils trouvent charmant. Ils lui resteront fidèles lorsqu'il se produira sur une scène en plein air de Bavière, où il continue d'incarner Winnetou pendant plusieurs années avant de raccrocher définitivement son habit d'indien.



Pour les français, Pierre Brice reste un illustre inconnu. Il peut se consoler outre-Rhin, où il reste plus connu que Belmondo, Delon et Depardieu. Après Winnetou, Pierre Brice rêvait d'une seconde carrière aussi éblouissante que la première. Mais pour les Allemands, il restera toujours le sage chef indien, meilleur ambassadeur de l'amitié franco-allemande.







samedi 25 juin 2011

Lafer! Lichter! lecker!: Gebratene Butterstuten mit Früchten und Minzquark

25.06.2011
Gebratene Butterstuten mit Früchten

und Minzquark


Dessert von Horst Lichter für die Sendung vom 25. Juni 2011
Zutaten für vier Personen:
4 Scheiben Butterbrot, dick
1 Honigmelone, reif
250 g Erdbeeren
100 g Gelierzucker (1:3)
200 g Sahnequark
50 ml Sahne
1 Zitrone
5 Zweige Minze
2 EL Butter

Zubereitung:
Die Melone halbieren. Eine Hälfte schälen, mit einem Löffel entkernen und die Frucht in Würfel schneiden. Die Erdbeeren waschen, putzen und vierteln. Die Zitrone pressen. Nun die Melonen- und Erdbeerstücke mit dem Gelierzucker und dem Zitronensaft in einen Topf geben und bei mittlerer Hitze unter Rühren fünf Minuten köcheln lassen. Das Kompott in eine Schüssel füllen und im Kühlschrank erkalten lassen.

Die Minzzweige abbrausen und trockenschütteln. Die Blätter abzupfen und bis auf ein paar zur Garnitur sehr fein hacken. Den Sahnequark, die Sahne und die gehackte Minze gut verrühren. Die Butter in einer großen Pfanne erhitzen und darin die Butterbrotscheiben von beiden Seiten goldgelb ausbacken. Den Minzquark auf den Gebäckscheiben verteilen, jeweils etwas Fruchtkompott daraufgeben und mit Minzeblättern garniert servieren.


Lafer! Lichter! Lecker!: Überbackene Schweinefilets mit krossen Ofenkartoffeln

25.06.2011

Überbackene Schweinefilets

mit krossen Ofenkartoffeln


2. Hauptgang von Horst Lichter für die Sendung vom 25. Juni 2011
  
Zutaten für vier Personen:
8 Schweinefilet-Medaillons (je ca. 80g)
8 Scheiben Bacon
2 Zucchini
3 Tomaten
2 EL Honig
1 EL Butter
250 g Büffelmozzarella
1 kg Kartoffeln, fest kochend
5 EL Olivenöl
2 EL Sesamsaat
2 Avocados, reif
1 Zitrone
200 g Joghurt
1 EL Crème fraîche
Salz
Meersalz
Pfeffer, aus der Mühle
Chiliflocken, nach Belieben

Zubereitung:
Den Backofen auf 200 Grad Umluft vorheizen.

Die Kartoffeln schälen und in Spalten schneiden. Ein Backblech mit Backpapier auslegen und die Kartoffelspalten darauflegen. Die Kartoffelspalten reichlich mit Olivenöl beträufeln und mit Meersalz und Pfeffer würzen. Auf der mittleren Schiene im Backofen circa 25 Minuten goldbraun backen.

Die Schweinefilet-Medaillons abbrausen, trockentupfen und beidseitig mit Salz und Pfeffer würzen. Das Fleisch am Rand mit Bacon umwickeln, zur Hilfe mit den Holzspießchen fixieren.

Die Tomaten und Zucchini putzen und in Scheiben schneiden. Die Butter in einer Pfanne erhitzen und die Medaillons darin von beiden Seiten scharf anbraten. Danach aus der Pfanne nehmen und in eine Auflaufform setzen. Die Tomaten und Zucchini dachziegelartig auf die Medaillons setzen und mit Salz und Pfeffer würzen. Den Büffelmozzarella in Scheiben schneiden und auf das Gemüse legen (auch hier kann man zur Befestigung Holzspießchen verwenden). Das Ganze schließlich mit etwas Honig bestreichen, in den Backofen geben und für circa 15 Minuten überbacken.

Die Sesamsaat in einer Pfanne ohne Fett rösten, die Zitrone auspressen. Die Avocados halbieren und den Stein entfernen. Das Fruchtfleisch mit einem Löffel aus der Schale lösen, mit einer Gabel zerdrücken und mit Joghurt und Crème fraîche verrühren. Mit zwei Esslöffeln Zitronensaft, Salz, Pfeffer und nach Belieben mit Chiliflocken würzen.

Die überbackenen Schweinemedaillons mit den Ofenkartoffeln anrichten, die Kartoffeln mit der Sesamsaat bestreuen und dazu den Dipp servieren.




Gedämpftes Saiblingsfilet mit gebackenen Walnusskartoffeln und Krenschaum

25.06.2011

Gedämpftes Saiblingsfilet mit gebackenen Walnusskartoffeln

und Krenschaum


1. Hauptgang von Johann Lafer für die Sendung vom 25. Juni 2011
Zutaten für vier Personen:
600 g Kartoffeln, klein, fest kochend
4 Schalotten
2 Knoblauchzehen
200 ml Gemüsefond
2 Zweige Thymian
2 Zweige Rosmarin
4 Saiblingsfilets, à 140 g
250 ml Sahne
50 g Butter, kalt
2 cm Meerrettichwurzel, frisch
1 Ei
100 g Semmelbrösel
50 g Walnusskerne
50 g Mehl
0,5 Bund Schnittlauch
Butterschmalz, zum Ausbacken

Zubereitung:
Den Backofen auf 60 Grad Ober-/Unterhitze vorheizen.

Die Kartoffeln waschen, schälen und anschließend knapp mit Wasser bedeckt in einem Topf nicht zu weich garen. Danach abgießen und zehn Minuten abkühlen lassen.

Die Schalotten schälen und in Spalten schneiden. Den Knoblauch abziehen und in Scheiben schneiden. Den Gemüsefond, die Schalotten, den Knoblauch, die Thymian- und Rosmarinzweige in einer Pfanne erhitzen. Die Saiblingsfilets mit der Haut nach oben darauflegen und bei milder Hitze sieben Minuten gar ziehen lassen.

Den Fisch im vorgeheizten Backofen warm stellen. Den Sud durch ein Sieb in einen zweiten Topf passieren, 200 Milliliter Sahne zugeben und zur Hälfte einkochen. Die Butter in Würfeln zugeben und untermixen. Anschließend die Sauce mit Salz und Pfeffer abschmecken und zuletzt frisch geriebenen Meerrettich zugeben.

Das Ei mit zwei Esslöffeln Sahne verquirlen und mit Salz und Pfeffer würzen. Für die Kartoffeln die restliche Sahne schlagen. Die Walnüsse in einer Küchenmaschine fein mahlen und anschließend mit den Semmelbröseln mischen. Nun die abgekühlten Kartoffeln in Mehl wenden, durch das verquirlte Ei ziehen und in den Bröseln wenden. Die Kartoffeln im heißen Butterschmalz goldbraun ausbacken, auf Küchenpapier abtropfen lassen und mit Salz würzen. Den Schnittlauch in feine Röllchen schneiden und in die Sauce geben.

Die Walnusskartoffeln auf den Tellern verteilen und je ein Saiblingsfilet darauflegen. Mit dem Krenschaum beträufeln und mit Schnittlauchröllchen bestreut servieren.


Lafer! Lichter! Lecker!: Gegrillte Meeresfrüchte-Spieße auf Grapefruit-Tomaten-Salat

25.06.2011

Rezept

Gegrillte Meeresfrüchte-Spieße

auf Grapefruit-Tomaten-Salat


Vorspeise von Johann Lafer für die Sendung vom 25. Juni 2011
Zutaten für vier Personen:
1 Zwiebel, rot
2 Grapefruits, rosa
4 Strauchtomaten
150 g Blattsalatmischung, fein
3 Limetten, unbehandelt
2 EL Akazienhonig
1 Schote Vanille
7 EL Olivenöl
8 Riesengarnelen
8 Tintenfische, klein
400 g Seeteufelfilet, küchenfertig
2 Zweige Thymian
3 Zehen Knoblauch
0,5 Bund Basilikum
Salz
Pfeffer, aus der Mühle
Zucker

Zubereitung:
Die Zwiebel abziehen und in Spalten schneiden. Die Grapefruits so schälen, dass die gesamte weiße Haut entfernt ist und die Filets heraustrennen. Die Tomaten abziehen, kurz in kochendes Wasser tauchen, in Eiswasser abschrecken und die Haut abziehen. Anschließend vierteln, vom Kerngehäuse trennen und der Länge nach in Streifen schneiden. Die Blattsalate waschen, trockenschleudern und mit der Zwiebel, den Grapefruits und den Tomaten in eine Schüssel geben.

Für das Dressing die Schale der Limette fein abreiben und den Saft auspressen. Die Vanilleschote längs aufschneiden und das Mark herauskratzen. Den Limettensaft mit dem Honig, Vanillemark und der Limettenschale in einer Schüssel mischen. Fünf Esslöffel Olivenöl unterrühren und mit Salz, Pfeffer und Zucker abschmecken.

Die Garnelen von der Schale befreien und den Darm entfernen. Die Tintenfische putzen und je nach Größe teilen. Das Seeteufelfilet in acht Stücke schneiden. Den Fisch abwechselnd auf acht Holzspieße stecken. Das restliche Olivenöl in einer Pfanne erhitzen und die Spieße darin von beiden Seiten anbraten. Den Thymian und den Knoblauch ungeschält und halbiert dazugeben. Mit Salz und Pfeffer würzen.

Den Grapefruit-Tomaten-Salat mit dem Dressing marinieren, einige Basilikumblätter untermischen und auf Tellern verteilen. Die gegrillten Spieße darüber verteilen, mit dem restlichen Dressing beträufeln und servieren. Mit frischem Basilikum garnieren.


Tim Mälzer kocht: Bulgursalat (Taboulé)

Bulgursalat (Taboulé)

Rezept aus der Sendung "Tim Mälzer kocht"

samstags, 15.30 Uhr im Ersten

Bulgursalat (Taboulé)

(Sendung 05.06.2010)

Zutaten

  • 5 El Olivenöl
  • 1 El Butter
  • 250 g Bulgur
  • Salz
  • 1 rote Zwiebel
  • 4 Tomaten
  • 1 Bund Petersilie
  • 1 Bund Minze
  • 1 Bund Koriandergrün
  • ½ rote Pfefferschote
  • 2–3 El Zitronensaft
  • Zucker

Zubereitung

  1. 2 El Öl und die Butter in einem Topf erhitzen. Bulgur darin 1 Minute andünsten, 250 ml Wasser zugeben, salzen und einmal aufkochen. Vom Herd ziehen und zugedeckt 20 Minuten quellen lassen.
  2. Inzwischen die Zwiebel würfeln. Die Tomaten vom Stielansatz befreien und würfeln. Die Blättchen von Petersilie, Minze und Koriandergrün abzupfen und hacken. Pfefferschote in dünne Ringe schneiden. Alles in einer Schüssel mischen. Bulgur untermischen. Mit Zitronensaft, Salz und 1 Prise Zucker würzen.
Für 4 Portionen
Zubereitungszeit: 30 Minuten





Tim Mälzer kocht: Lammspieße mit Feigen

Lammspieße mit Feigen


Zutaten

  • 800 g Lammfleisch a. d. Schulter
  • 6 Feigen
  • 1 Stange Lauch
  • 11 El Olivenöl
  • 2 El Honig
  • 1 Tl Salz
  • ½ Tl Zimtpulver
  • 300 g Sahnejoghurt

Zubereitung

  1. 4 Holzspieße in warmem Wasser einweichen. Fleisch in 4 cm große Stücke schneiden, Feigen halbieren, Lauch in 1 cm breite Ringe schneiden. Alles abwechselnd auf die Holzspieße stecken.
  2. Ein Backblech im heißen Ofen bei 180 Grad vorheizen. 6 El Öl, Honig, ca. 1 Tl Salz und Zimt verrühren. 3 El Öl in einer Pfanne erhitzen, die Lammspieße rundherum kräftig anbraten. Dann auf das heiße Blech legen und mit Marinade beträufeln. Im heißen Ofen bei 180 Grad (Umluft nicht empfehlenswert) auf der mittleren Schiene ca. 25 Minuten weitergaren.
  3. Joghurt mit 2 El Öl, 2 El Wasser und etwas Salz glatt rühren. Fleisch aus dem Ofen nehmen, 5 Minuten ruhen lassen und mit Joghurt und Petersiliensalat servieren.
Für 4 Portionen
Zubereitungszeit: 40 Minuten


Tim Mälzer kocht: Kräuterhähnchen

Kräuterhähnchen

Zutaten

  • 1 Bund glatte Petersilie
  • 6 Stiele Thymian
  • 2 Zweige Rosmarin
  • 100 ml Olivenöl
  • 2 Knoblauchzehen
  • 3 Stück dünn abgeschälte Bio-Zitronenschale
  • Salz
  • Pfeffer
  • 4 Maispoulardenbrüste (mit Haut, à 250 g, oder Hähnchenbrust)

Zubereitung

  1. Kräuter fein hacken und in eine flache Schale geben. Olivenöl zugeben, Knoblauchzehen mit dazu pressen. Mit Zitronenschale, Salz und Pfeffer würzen. Fleisch zugeben und gut mit dem Kräuteröl mischen. Mind. 30 Min. marinieren.
  2. Maispouladenbrüste mit der Haut nach oben auf ein Blech geben. Im heißen Ofen bei 220 Grad auf der mittleren Schiene 25-35 Min. braten (Umluft nicht empfehlenswert).
  3. Nach 15 Min. das Fleisch mit etwas Marinade bepinseln.
Für 4 Portionen
Zubereitungszeit: 45 Minuten


Tim Mälzer kocht: Tandoori-Hähnchen

Tandoori-Hähnchen

Zutaten

  • 4 Hähnchenkeulen (à ca. 350 g)
  • 1-2 El Tandoori-Paste
  • 200 g griechischer Sahnejoghurt
  • 1 El Honig

Zubereitung

  1. Hähnchenkeulen häuten, im Gelenk halbieren und das Fleisch mehrmals leicht einschneiden.
  2. Tandoori-Paste mit Joghurt und Honig in einer flachen Schale verrühren. Hähnchenkeulen in die Marinade geben und die Marinade am besten mit den Händen rund um das Fleisch verteilen. Mind. 30 Min. marinieren.
  3. Hähnchenkeulen auf ein Blech geben. Im heißen Ofen bei 220 Grad auf der mittleren Schiene 25-35 Min. braten (Umluft nicht empfehlenswert).
  4. Nach 15 Min. das Fleisch mit etwas Marinade bepinseln.
Für 4 Portionen
Zubereitungszeit: 45 Minuten


Teriyaki-Schweinebauch

Zutaten

  • 8 El Sojasauce
  • 5 El geröstetes Sesamöl
  • 2 El brauner Zucker
  • 200 ml trockener Weißwein
  • 4 El Weißweinessig
  • 4-6 Scheiben Schweinebauch (ca. 1 cm dick)

Zubereitung

  1. Sojasauce, Sesamöl, Zucker, Wein und Essig mischen und in eine flache Schale geben. Vom Schweinebauch die Schwarte abschneiden. Schweinebauchscheiben in die Marinade legen und mind. 30 Min. marinieren.
  2. Schweinebauch auf ein Blech geben. Restliche Marinade aufheben. Im heißen Ofen bei 220 Grad auf der mittleren Schiene 25-35 Min. braten (Umluft nicht empfehlenswert).
  3. Nach 15 Min. das Fleisch mit etwas Marinade bepinseln.
Für 4 Personen
Zubereitungszeit: 45 Minuten


jeudi 23 juin 2011

Stratxx-Zeppeline fehlen in Paris

Angekündigter «grosser Rollout» fand nicht statt

Vom 20. bis 26. Juni trifft sich an der weltweit grössten Luftfahrtausstellung Paris Air Show alles, was in der globalen Luftfahrtindustrie Rang und Namen hat. Die Zeppelin-Firma Stratxx AG aus Kägiswil ist nicht dabei – obschon sie einen «grossen Rollout» ihrer geheimnisvollen Produkte angekündigt hat.

Die ONZ hat vor gut einem halben Jahr ausführlich über die undurchsichtigen Geschäfte der Zeppelin-Firma Stratxx AG in Kägiswil berichtet. Im Einklang mit seiner gewohnten Kommunikationspraxis hat das Unternehmen im Besitz des Iraners Kamal Alavi zu diesen Artikeln geschwiegen. Davor hatte der frühere Obwaldner Wirtschaftsförderer und heutige Stratxx-Marketingleiter Knut Hackbarth versucht, der ONZ jegliche Berichterstattung zu verbieten. Der Firmenname dürfe nur mit Bewilligung des Unternehmens genannt werden, behauptete er allen Ernstes und ultimativ. Als Begründung führte er ins Feld, dass man intensiv dabei sei, einen grossen Rollout an der Paris Air Show 2011 vorzubereiten, an dem die Produkte der Stratxx präsentiert werden sollten. Im Hinblick auf den damit erhofften «Neuheitseffekt», sei man an einer vorgängigen Berichterstattung nicht interessiert.




Keine Kommunikation
Die «intensiven Vorbereitungen des Rollouts» – also der erstmaligen öffentlichen Präsentation der Produkte der Stratxx – liegen mittlerweile mehr als ein halbes Jahr zurück. Und inzwischen ist die weltweit grösste Luftfahrtsmesse in Paris in vollem Gang. Mit dabei die Pilatus Flugzeugwerke AG aus Stans, die Maxon Motor AG aus Sachseln und gegen 30 Zulieferfirmen aus der Schweiz. Entgegen ihrer Ankündigung fehlt hingegen die Stratxx aus Kägiswil. Was ist passiert? Die ONZ hat sich nach den Gründen erkundigt. Die Anfrage per E-Mail blieb unbeantwortet. Der Telefonanruf eine Woche später wurde von der Gegenseite mit einem grusslosen Aufhängen beendet. Zuvor sagte der unhöfliche Stratxx-Marketingleiter Hackbarth aber immerhin: «Nach Ihrem letzten Artikel sind wir an einer Kommunikation mit Ihnen nicht interessiert.» Und, «nein, auch nicht mit einem Kollegen». Diese barsche Reaktion auf die berechtigte Frage nach dem Ausbleiben eines angekündigten Ereignisses setzt die landesunübliche Tradition des merkwürdigen Unternehmens fort: viele leere Ankündigungen und eisernes Schweigen.




Material für Schutzwesten
Auf der Website des Stratxx-Unternehmens sind unter «Latest News» fünf Einträge platziert. Zwei davon aus dem Jahre 2006, je einer aus den Jahren 2007 und 2008 und einer vom Oktober 2010. Der vergleichsweise brandaktuelle Eintrag vom vergangenen Oktober besagt, dass die Stratxx an der «Policetrend 2010», einem eintägigen, nur für ausgewiesene Mitglieder von Polizei- und Sicherheitsbehörden zugänglichen nationalen Anlass im Schiesssport-Zentrum Brünig Indoor «antiballistisches Super-Material» gezeigt hat. Material also, das sich beispielsweise als Polsterung für kugelsichere Schutzwesten eignet. Von Fortschritten über die von der Stratxx als eigentliche Zielprodukte deklarierten Zeppeline zur Stationierung von Kommunikationskomponenten in der Luft und im Weltall ist dagegen nichts zu lesen. Weder auf der Website der Stratxx noch sonst irgendwo im Internet. Niemand weiss, in welchem Entwicklungsstadium die Zeppeline sind, und wie viele bereits verkauft wurden, wenn überhaupt. Die Anzahl der Mitarbeiter scheint entgegen den Ankündigungen nach dem Umzug von Willisau nach Kägiswil zu stagnieren. Darauf weisen die Angaben in den Wirtschaftsinformationsdiensten hin.



Nächtliche Testaufstiege
Statt des nicht erfolgten Rollouts in Paris hat sich die Stratxx offenbar in letzter Zeit, abgeschieden von der Öffentlichkeit, mit weiteren Testaufstiegen von Zeppelinen beschäftigt, die immer nachts erfolgen. Wenn überhaupt. Die einzigen Hinweise auf diese Aufstiege sind die entsprechenden Vermerke auf der amtlichen Tagesliste der Einschränkungen für Piloten von Luftfahrzeugen. In den letzten Monaten hat die Stratxx angeblich mit dem benachbarten Flugplatz eine schriftliche Vereinbarung darüber getroffen, wann und unter welchen Umständen weitere Testaufstiege erfolgen können. Diese Vereinbarung sei aber von der Stratxx noch nicht unterzeichnet. Ebenfalls auf sich warten lässt der von der Stratxx in den letzten Jahren mehrmals angekündigte Bau einer neuen Werkhalle in unmittelbarer Nähe des heutigen, nicht repräsentativen Holz-Altbaus. Immerhin macht die Stratxx immer wieder einmal mit Stelleninseraten auf sich aufmerksam. Soeben abgelaufen ist die Frist für Interessenten an einer Anstellung als CNC-Mechaniker/Polymechaniker oder Mechaniker mit Erfahrung in CNC (Computerized Numerical Control, also computergestützte numerische Steuerung). Gesucht werden Bewerber im Alter zwischen 20 und 30 Jahren.




Gute Noten für die Holding
Auch bei den Wirtschaftsinformationsdiensten ist das verschwiegene Obwaldner Unternehmen mit rund 30 Angestellten ein Thema. Der Wirtschaftsinformationsservice «D & B» hat die Bonität der Stratxx Holding AG neu bewertet. Mit einem «Benchmark D & B Paydex» von 86 liegt die Holding noch immer sechs Punkte über dem Durchschnitt der Branche mit knapp 500 erfassten Mitbewerbern. Doch der Trend während der letzten sechs Monate zeigt abwärts. Die Finanzlage der Holding wird als gut bezeichnet. Das Risiko von Verlusten für Investoren als gering. Allerdings ist die Stratxx Holding nur eine von mehreren Unternehmen des Iraners Kamal Alavi. Die Hauptaktivitäten einschliesslich Mitarbeiterwesen werden über die im Januar 2010 gegründete Stratxx Near Space Technology AG abgewickelt. Die seit Kurzem verfügbare Bonitätseinstufung verleiht auch diesem Unternehmensbereich eine gute Finanzlage und geringes Verlustpotenzial. Der «Benchmark D &B Paydex» steht hier mit 79 zwei Punkte über dem Branchendurchschnitt mit allerdings bloss 17 erfassten Mitbewerbern.




Zahlen zur Zahlungsmoral
Die Zahlungsmoral wird wie folgt dokumentiert: «74 Prozent der Rechnungen werden nicht innerhalb der vereinbarten Zahlungskonditionen beglichen. Diese Aussage stützt sich auf acht verschiedene Rechnungen.» Die Anzahl der aufgelisteten Betreibungen beläuft sich auf eine Pro Jahr. Bilanz und Umsatzzahlen über die Stratxx Near Space Technology AG sind ebenso wenig erhältlich wie Steuerzahlen. Die jüngste Firma im Stratxx-Geflecht ist die am 20. Juli 2010 im Handelsregister eingetragene Swiss Space Sensors Technologies AG mit Kamal Alavi als einzigem Unterschriftsberechtigten. Über sie liegen noch keine Bonitätsinformationen vor. Gemäss Eintrag bezweckt dieses Unternehmen «die Erforschung und Entwicklung von Space- und Near-Space-Sensoren sowie die Herstellung solcher Sensoren zur Nutzbarmachung der Stratosphäre für Kommunikationsdienstleistungen aller Art». Rein theoretisch wäre das weltraumorientierte Unternehmen aus Kägiswil ein attraktiver Aussteller an einer internationalen Luftfahrzeugausstellung. Sofern die Produkte vorzeigereif sind.


Die Paris Air Show


Von Montag bis Sonntag, 20. bis 26. Juni, findet auf dem Pariser Flugplatz «Le Bourget» die 49. Internationale Paris Air Show statt. Sie gilt mit 2000 Ausstellern aus 46 Ländern, gegen 140'000 geschäftlichen und fast 200'000 privaten Besuchern sowie rund 3000 akkreditierten Journalisten als weltweit grösste und wichtigste Luftfahrtausstellung, in deren Verlauf mehr als 140 Flugzeuge und Helikopter präsentiert und im Flug vorgeführt werden. Weil dabei die Piloten oft ans Limit und etwas darüber gehen, um das Publikum zu beeindrucken, kommt es immer wieder zu spektakulären und in der Regel optimal dokumentierten Unfällen – weil immer hunderte von Kameras die Ereignisse festhalten. Über 200 offizielle Delegationen aus 88 Nationen werden in Paris erwartet. Le Bourget – wo die Air Show stattfindet - ist die weltweite Drehscheibe der globalen Luftfahrtindustrie. Auf ihr werden alle neuen Luftfahrzeuge präsentiert, die von internationaler Bedeutung sind. Aus Nidwalden sind die Flugzeugwerke Pilatus mit ihren Bestsellern PC-12, PC-21 und Pilatus-Porter PC-6 in Le Bourget präsent, aus Obwalden die Maxon Motor AG mit ihren marserprobten Komponenten. Auch der Solarflieger «Solar Impulse» ist in Paris zu sehen und Breitling schickt seine neue restaurierte Super Constellation in die Reihen der aktuellen und futuristischen Luftfahrtgeräte. Insgesamt sind mehr als 30 Unternehmen aus der Schweiz an der weltweit grössten Luftfahrtausstellung vertreten. (nwä)




http://www.onz.ch/artikel/104315/

dimanche 10 avril 2011

SonntagsZeitung | Verbot von Elefantenrennen

SonntagsZeitung | Verbot von Elefantenrennen

VERBOT VON ELEFANTENRENNEN

Bundesamt will Überholmanöver von LKW auf 250 bis 550 Kilometern untersagen

Von Matthias Halbeis und Joël Widmer

Bern Wenn auf der dicht befahrenen A 1 zwischen Bern und Zürich ein Lastwagen im Schneckentempo an einem LKW-Kollegen vorbeischleicht, kochen schnell die Emotionen der Fahrer hinter ihm hoch. «Zum Teil rufen uns aufgebrachte Autolenker direkt von der Autobahn an und beschweren sich», sagt Thomas Rohrbach, Sprecher des Bundesamtes für Strassen (Astra).

Er hat Verständnis für den Ärger der Autofahrer: «Überholende Lastwagen verursachen Stress bei den übrigen Verkehrsteilnehmern, schränken die Kapazitäten ein und können zu sicherheitsrelevanten Nachteilen führen.»

Darum wird nun bis Ende 2011 das ganze Netz der Autobahnen auf mögliche neue Überholverbote für Lastwagen hin überprüft. Das Astra rechnet mit Verboten auf 250 bis 550 Kilometern. Bisher wurden sie aufgrund einzelner Erfahrungen beantragt und verfügt. Nun wird erstmals systematisch überprüft, wo Überholverbote etwas bringen. Heute bestehen nur auf rund 50 Kilometern des 1800 Kilometer langen Netzes Überholverbote für LKW. Der mit 13 Kilometer längste Abschnitt ist auf der Nordrampe am Gotthard bei Wassen UR.

Wo Tunnel auf Tunnel folgt, braucht es andere Lösungen

Problematisch sind die Elefantenrennen der LKW vor allem auf Abschnitten mit viel Verkehr und in den Steigungen. Die meisten der neuen Überholverbote werden darum temporär sein, je nach Verkehrsaufkommen. «Unsere Präferenz liegt bei dynamischen Systemen, die Überholverbote nur dann anzeigen, wenn die Verkehrsdichte ein bestimmtes Mass überschreitet», sagt Rohrbach. Auf der A 1 im Aargau zwischen Safenwil und Wiggertal hat das Astra schon erfolgreich ein dynamisches System getestet.

Auch bei allen Tunneln wird ein Überholverbot geprüft. Auf ein generelles LKW-Überholverbot in Tunneln, wie es der Touringclub (TCS) fordert, wird aber laut Rohrbach verzichtet. Die Umsetzung sei dort problematisch, wo Tunnel relativ dicht aufeinanderfolgten. Da müsste ein überholender LKW schnell einmal das Manöver abbrechen, wenn wieder ein Tunnel komme. Zu beachten seien zudem andere negative Auswirkungen. So könnten sich LKW-Pulks bilden, die das Ein- und Ausfädeln an den Anschlüssen erschweren würden.

Der TCS begrüsst das Vorgehen. «Es ist eine Trendwende, dass das Astra grossen Handlungsbedarf anerkennt und eine Beurteilung auf dem ganzen Netz machen will», sagt TCS-Präsident Niklaus Lundsgaard-Hansen. Der TCS hatte 2008 auf viel befahrenen Strecken Überholverbote gefordert.

Auch der Lastwagenverband Astag sperrt sich nicht mehr gegen Verbote. «Wir haben keine Einwände, dass der Bund zeitlich und örtlich begrenzte Überholverbote prüft», sagt Astag-Direktor Michael Gehrken. Bisher versuchte der Verband, die Chauffeure mit Schulungen und Kampagnen von Elefantenrennen abzuhalten.

Trotz aller Aufregung über die Lastwagen will das Bundesamt für Strassen laut Sprecher Rohrbach festhalten, dass die LKW nur für 50 Prozent der langsamen Überholmanöver verantwortlich seien. Die anderen 50 Prozent werden von Personenwagen und Cars verursacht.

Publiziert am 10.04.2011


lundi 7 mars 2011

Deutsches Joghurt erobert die Schweiz

BERN - Die Schweizer Konsumenten kaufen bei Lidl und Aldi zunehmend deutschtes Joghurt. Obwohl das Schweizer Produkt billiger wäre.


Aktualisiert um 14:45
26.09.2010
 
Schwere Zeiten für die Schweizer Molkereien. Seit einiger Zeit gehen die Exporte von Schweizer Pordukten in Europäische Länder zurück. Zu gross ist die Konkurrenz aus Frankreich, Deutschland und Österreich. Zudem hemmt der derzeit starke Franken die Waren-Ausfuhr.




Und jetzt droht den Joghurt-Herstellern auch auf den Heim-Markt eine Krise. Der Grund: Die Schweizer kaufen vermehrt ausländische Produkte. Vor allem die Discounter Aldi und Lidl setzen auf deutsches Joghurt – und den Schweizer Konsumenten scheint es zu schmecken, wie die «NZZ am Sonntag» berichtet.





Schweizer Joghurt als Billig-Produkt



Paradox: Bei Aldi wie auch bei Lidl ist das Schweizer Joghurt das billigste im Sortiment. 45 Rappen kostet ein Becher. Qualitativ hochwertigere Produkte wie Frucht-, Rahm oder Light-Joghurt kommen aus Deutschland und sind mit 59 Rappen und mehr deutlich teurer.



Sind die Schweizer Produzenten nicht in der Lage gleichwertige Produkte zum Preis von 60 Rappen zu produzieren? Man gar keine Anfrage für ein teureres Produkt erhalten, sagt Hansueli Bieri, Verkaufsleiter bei Cremo. Die Molkerei produziert das Billig-Joghurt für Aldi. Der Discounter habe die Preisklasse vorgegeben.





Import günstiger



Ein Grund für das Vorgehen von Aldi und Lidl könnte sein, dass die Schweizer Produzenten nicht die erforderlichen Mengen für die deutschen Discounter produzieren können. Deshalb ist es für diese günstiger, Joghurt in Deutschland zu beziehen und in die Schweiz zu transportieren.



Die Zahlen der Importe sind beunruhigend: Im ersten Semester 2010 wurden 5562 Tonnen Joghurt in die Schweiz eingeführt, wie die Zeitung «Schweizer Bauer» berichtete. Im Jahr 2005 waren es noch 871 Tonnen. Die Importe haben sich in den letzten fünf Jahren also mehr als versechsfacht. Düstere Aussichten für Schweizer Produzenten. (gca)

dimanche 27 février 2011

Milliardenwerte von Ghadhafi unbehelligt

Tamoil ist der wichtigste Wert des libyschen Staatsfonds in der Schweiz. Der Zugriff ist jedoch schwierig.


Von Daniel Hug




Überall in der Schweiz stehen sie, die 324 Tankstellen von Tamoil. Sie verkaufen Treibstoffe, die in der firmeneigenen Raffinerie in Collombey im Wallis hergestellt werden. Die 1500 Angestellten, die für Tamoil Suisse tätig sind, spüren von den Umwälzungen in Libyen angeblich wenig bis nichts. «Wir können im Moment absolut normal arbeiten», sagt Laurent Paoliello, Sprecher von Tamoil.



Die Gesellschaft hat laut eigenen Angaben im Jahr 2009 einen Umsatz von 2,7 Mrd. Fr. erwirtschaftet. Im Unternehmen stecken beträchtliche Werte: «Wir haben in den letzten Jahren über eine Milliarde Franken zur Modernisierung der Raffinerie Collombey investiert», sagt Paoliello. Wie viel Gewinn Isam Zanati, Verwaltungsratspräsident von Tamoil Suisse, an die niederländische Muttergesellschaft Tamoil Group abführt, ist nicht bekannt. Isam Zanati fungiert jedoch auch als Chef der Firma Oilinvest – sie ist die Muttergesellschaft der Tamoil-Gruppe.


Staatsfonds-Kader auf Liste

Die Muttergesellschaft Oilinvest wiederum gehört dem Staatsfonds «Libyan Investment Authority», der vom Ghadhafi-Clan kontrolliert wird. Mohamed El-Huwej, Verwaltungsrat dieser «Libyan Investment Authority» und Minister für Industrie und Wirtschaft in Tripolis, steht auch auf der Liste der Personen, deren Vermögenswerte der Bundesrat am Donnerstag hat sperren lassen. Denn es ist nicht klar, wohin die Erträge der Beteiligungen letztlich geflossen sind – und immer noch fliessen.



«Die Vermögenswerte von Tamoil sind im Moment nicht blockiert. Es ist prinzipiell möglich, dass Gelder von Tamoil abgezogen werden und in den libyschen Staatsfonds überführt werden», sagt der Basler Strafrechtsprofessor Mark Pieth. «Im Fall von Libyen ist die Trennung zwischen der Privat-Schatulle und dem Staatsvermögen jedoch schwierig zu ziehen», urteilt Pieth.



Tamoil dürfte nach der Affäre um die Verhaftung Hannibal Ghadhafis in Genf und dem darauffolgenden Rückzug vieler libyscher Gelder heute der wichtigste Wert der Libyer in der Schweiz sein. Im September 2007, als Ghadhafi 65% von Oilinvest an die US-Finanzgesellschaft Colony Capital LLC verkaufen wollte, wurde dieser Anteil auf 4 Mrd. € geschätzt. Die geplante Teilprivatisierung wurde im letzten Moment aber wieder abgesagt.



Der libysche Staatsfonds besitzt nicht nur Oilinvest, sondern verwaltet insgesamt Vermögenswerte von 60 bis 80 Mrd. $ und verfügt auch über die laufenden Einnahmen aus dem Ölgeschäft. Die meisten direkten Wirtschaftsbeteiligungen hält der Staatsfonds in Italien (siehe Kasten).



Rund 32 Mrd. $ soll der libysche Staatsfonds bei amerikanischen Banken angelegt haben, wobei verschiedene Institute jeweils bis zu 500 Mio. $ verwalten. Das steht in einer Depesche, welche der amerikanische Botschafter nach einem Treffen mit dem Chef des Staatsfonds, Mohammed Layas, nach Washington kabelte.



Boykottaufruf gegen Tamoil

Im Gegensatz zur Schweiz wird der Protest gegen Libyen und Tamoil in Deutschland immer lauter. Die Grünen haben am Samstag zum Boykott der 395 Tamoil-Tankstellen aufgerufen.



Die Politikerin Elvira Drobinski-Weiss, stellvertretende Sprecherin der Arbeitsgruppe Ernährung und Verbraucherschutz der SPD-Bundestagsfraktion, fordert zudem Strafmassnahmen gegen Tamoil. Es sei höchste Zeit, dass die EU mit Sanktionen gegen Libyen Ernst mache. «Dabei muss auch ein Zugriff auf europäische Vermögenswerte erfolgen, möglicherweise auch auf das hiesige Mineralölgeschäft und damit Tamoil», sagte sie der «Berliner Zeitung». Tamoil Deutschland erzielte im Jahr 2009 mit ihren knapp 400 Tankstellen einen Gewinn von umgerechnet 150 Mio. Fr. Es könne nicht sein, sagte Drobinski-Weiss, «dass hohe Geldströme aus dem europäischen Geschäft in der derzeitigen Lage dem Ghadhafi-Regime zufliessen».


Libyens Besitztümer


Libyen hält über Staatsfonds (Libyan Investment Authority, Libyan Africa Investment Portfolio) und über die Zentralbank weitverzweigte Beteiligungen:



• In den USA hat der Staatsfonds 32 Mrd. $ bei verschiedenen US-Banken angelegt. Die einzelnen Banken verwalteten jeweils bis zu 500 Mio. $, heisst es in einer US-Botschaftsdepesche, die über Wikileaks enthüllt wurde.



• Der Staatsfonds kontrolliert Oilinvest (NL) B.V., die Muttergesellschaft der Tamoil-Gruppe. 2007 wurde der Wert von Oilinvest auf 6 Mrd. € geschätzt.



• In Italien besitzen die Libyer 7,6% an der Grossbank Unicredit (4,9% via libysche Zentralbank), 2% an Fiat, 2% am Rüstungskonzern Finmeccanica, 2% am Energiekonzern Eni und 7,5% am Fussballklub Juventus Turin.



• In England 3% am Medienkonzern Pearson, der die «Financial Times» herausgibt, sowie 55% am Hedge-Fund FM Capital Partners, der für die Libyer mehrere 100 Mio. $ verwaltet. (dah.)

vendredi 18 février 2011

Discounter müssen Sonderangebote wirklich vorhalten

Verbraucherschützer haben vor dem BGH gegen Lidl gewonnen. Lockvogel-Angebote müssen mindestens bis 14 Uhr verfügbar sein, sonst droht Strafe.




Der Bundesgerichtshof (BGH) in Karlsruhe hat den Schutz der Verbraucher vor sogenannten Lockvogel-Angeboten gestärkt. Wenn Geschäfte mit günstigen Angeboten Käufer anlocken, müssen sie die beworbenen Waren eine gewisse Zeit vorrätig haben. Supermärkte oder Kleidungsgeschäfte, die Sonderangebote zwar im Prospekt abdrucken, aber in ihren Filialen kaum oder gar nicht zum Kauf anbieten, drohen Strafen, wie die Richter in einer am Freitag veröffentlichten Entscheidung bestätigten.







Edeka-Gruppe

Die Edeka-Gruppe aus Hamburg ist die Nummer eins unter den deutschen Lebensmittel-Einzelhändlern. Sie erzielte 2009 einen Gesamtumsatz (brutto inkl. Mehrwertsteuer) von 43,644 Millionen Euro und damit ein Plus von 16,1 Prozent.



.Rewe-Group

Die Rewe-Gruppe aus Köln lag 2009 mit einem Gesamtumsatz von 36,273 Millionen Euro (Veränderung zum Vorjahr: 6,7 Prozent) auf Platz 2.



.Metro-Gruppe

Die Metro-Gruppe aus Düsseldorf rangierte 2009 auf Platz 3 unter den Lebensmittelhändlern. Sie erzielte einen Gesamtumsatz von 30,690 Millionen Euro (Veränderung zum Vorjahr: minus 2,8 Prozent).



.Schwarz-Gruppe

Vierter war die Schwarz-Gruppe aus Neckarsulm mit einem Gesamtumsatz im Jahr 2009 von 27,375 Millionen Euro (Veränderung zum Vorjahr: plus 3,3 Prozent).



.Aldi-Gruppe

Die Aldi-Gruppe der Albrecht-Brüder aus Mülheim/Essen lag mit einem Gesamtumsatz von 25,450 Millionen Euro 2009 (Veränderung zum Vorjahr: plus 3,9 Prozent) auf Platz 5. Davon entfielen auf Aldi Süd 13,750 Millionen Euro und auf Aldi Nord 11,700 Millionen Euro.



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Im vorliegenden Fall hatte die Verbraucherzentrale Nordrhein-Westfalen gegen Lidl geklagt, weil sie Angebote der Supermarkt-Kette für ein reines Lockmittel hielt. Die Käufer hätten nicht ausreichend die Chance gehabt, die Ware auch zu erwerben. Laut den Verbraucherschützern warb der Discounter 2008 für eine irische Buttersorte und für Flachbildschirme. Die Werbung für die Butter galt demnach für die Gültigkeitsdauer des Prospekts. Die Flachbildschirme lockten mit der Einschränkung, der Artikel könne bereits am ersten Tag des Angebots ausverkauft sein.



Tatsächlich sei die Butter aber schon am ersten Tag des Sonderangebots in mehreren Filialen mittags nicht mehr erhältlich gewesen, monierten die Verbraucherschützer. Die Flachbildschirme seien in mehreren Geschäften schon bei der Öffnung um 8.00 Uhr am Morgen nicht zu bekommen gewesen. Deshalb klagte die Verbraucherzentrale gegen den Discounter. In mehreren Instanzen gewann Lidl, auch die Berufung vor dem Oberlandesgericht in Stuttgart.



Im Revisionsverfahren in Karlsruhe gaben die BGH-Richter aber in wichtigen Punkten der Verbraucherzentrale recht. Laut dem Urteil auf Unterlassung darf Lidl nicht mehr für Lebensmittel werben, wenn diese Produkte nicht zumindest am ersten Geltungstag vorgehalten werden. Dies gilt, wenn Waren so beworben werden wie die irische Butter. Computerprodukte darf der Discounter nur anpreisen wie im Fall des Flachbildschirms, wenn die Waren am ersten Geltungstag bis 14.00 Uhr vorgehalten werden. Hält sich Lidl nicht daran, kann ein Ordnungsgeld von bis zu 250.000 Euro fällig werden.




dapd/dma

dimanche 13 février 2011

Thomas Gottschalk, une star de la télévision allemande abandonne après un accident en direct

Thomas Gottschalk, star du petit écran allemand depuis un quart de siècle, a annoncé samedi qu'il arrêterait cet été d'animer son émission culte "Wetten, dass...?", ayant perdu la passion de son métier après un accident en direct, qui a laissé un jeune homme tétraplégique.




Cet accident "a jeté une ombre sur l'émission", a déclaré Thomas Gottschalk, 60 ans, devant les caméras samedi soir, à l'occasion du 30e anniversaire de "Wetten, dass...". "Je ne peux pas faire comme s'il ne s'était rien passé", a-t-il dit. Début décembre, Samuel Koch, un étudiant de 23 ans, était tombé en essayant de sauter au-dessus de plusieurs voitures en mouvement, avec l'aide de ressorts attachés aux jambes. Il avait chuté. Touché aux vertèbres cervicales, il souffre depuis de paralysies multiples. Expliquant avoir perdu de sa "bonne humeur", Thomas Gottschalk, qui anime l'émission depuis 24 ans, a dit vouloir boucler la saison en cours et arrêter avec une dernière émission à Majorque cet été. La chaîne de télévision publique ZDF a indiqué dans un communiqué son intention de trouver un successeur pour continuer l'émission.



L'intendant de la chaîne, Markus Schächter, a dit "regretter" mais "respecter" la décision de l'animateur. "Wetten, dass...?" (Vous pariez que...") propose, six à sept fois par an, à de parfaits inconnus de relever des défis la plupart du temps absurdes. La diffusion de l'émission, qui est une institution en Allemagne, avait été interrompue quelques minutes après l'accident, une première. ZDF avait fait l'objet de critiques en décembre pour avoir décidé de poursuivre ce programme après l'accident de Samuel Koch. L'émission réunit en moyenne plus de 11 millions de téléspectateurs, malgré une baisse d'audience ces dernières années. Nombre de vedettes nationales et internationales ont fait, ou cherchent à faire, une apparition aux côtés de Thomas Gottschalk, qui a notamment reçu Carla Bruni-Sarkozy, la femme du président français Nicolas Sarkozy, lors de la sortie de son dernier album.



AFP

dimanche 12 décembre 2010

La Belgique interdit les "tapis-puzzle" en mousse, dangereux pour la santé

La Belgique a décidé de retirer du marché et d'interdire les "tapis-puzzle" en mousse, dont la "quasi-totalité" libèrent des particules nocives pour les enfants, a annoncé vendredi le ministre chargé de la protection des consommateurs, Paul Magnette.

"Paul Magnette ordonne que tous les tapis-puzzle soient retirés du marché belge et ne puissent plus être vendus aux consommateurs", indique un communiqué de ses services.

Des analyses ont révélé que "la quasi-totalité des tapis mis en vente émettent un niveau trop élevé de particules nocives, notamment de formamide", un produit chimique industriel cancérigène, ajoute le communiqué.

"La Belgique est le premier pays européen à interdire tous les tapis-puzzle, mais nous anticipons en fait une décision européenne qui interdira les formamides dans tous les pays de l'UE à partir de 2013", a expliqué à l'AFP la porte-parole de Paul Magnette, Marie-Isabelle Gomez.

Ces puzzles, généralement destinés aux petits enfants, sont fabriqués en une sorte de plastique caoutchouteux semblables à celui utilisé pour les revêtement de sol de centres aérés ou de tapis de gymnastique.

Or, certaines substances destinées à les assouplir sont "nocives lorsqu'elles sont inhalées ou ingérées et irritantes pour les yeux et la peau", ont dénoncé en 2009 des associations de consommateurs belge, italienne, portugaise et espagnole.

Les enfants y sont particulièrement vulnérables car ils "goûtent et mettent en bouche tout ce qu?ils trouvent", soulignait l'association belge Test-Achats.

L'administration belge devra "prendre toutes les mesures nécessaires en vue d'assurer ce retrait", explique Paul Magnette, les contrevenants risquent des amendes pouvant aller jusqu'à 20.000 euros.

En outre, afin qu'un tapis-puzzle puisse être à l'avenir mis sur le marché, le fabricant devra prouver qu'il ne "contient plus aucune trace de substances nocives".

La décision belge s'apparente à celle prise par la France et le Danemark, qui avaient décidé unilatéralement d'interdire la fabrication et la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A, un composé chimique controversé utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires, avant que l'ensemble des pays de l'UE décident de faire de même le 25 novembre.

samedi 13 novembre 2010

Dans le «gruyère» de la défense suisse

François Sérié 12.11.10

Les Suisses l'appellent affectueusement le «gruyère». Il ne s'agit pas de leur célébrissime fromage, mais des centaines de kilomètres de galeries souterraines blindées, des bases aériennes, des arsenaux et des abris antinucléaires dissimulés dans la montagne et au milieu des chalets. Bienvenue dans un pays de paix toujours paré pour la guerre.

Il est 8 heures du matin. Sorti de la montagne, un avion de chasse F/A-18 Hornet traverse soudain la route départementale pour rejoindre sa piste d'envol. Puis, un deuxième appareil traverse la route, réacteurs au ralenti. Un salut amical du pilote aux automobilistes, bloqués au passage à niveau, et l'aéronef décolle. La scène est surréaliste. Bienvenue à Meiringen, la base principale de la Schweizer Luftwaffe, bien cachée dans les contreforts des Alpes. Elle abrite le fleuron de l'aviation militaire suisse: le F/A-18 Hornet. Une trentaine d'avions qui participent régulièrement à des exercices en étroite coopération avec nos Mirage et Rafale de l'armée de l'air.

En Suisse, l'armée est partout, mais on ne la voit pas. Pourtant, tout citoyen helvète effectue au sein de la Schweizer Armee «des périodes» de trois à six semaines par an. Chaque conscrit possède son arme et son uniforme chez lui. Comme eux, les pilotes civils effectuent des vols dans les F-5 Tiger ou F/A-18 Hornet de l'armée de l'air dans l'une des six bases aériennes souterraines suisses. Qu'ils aient appartenu à la défunte Swissair ou qu'ils travaillent aujourd'hui à la compagnie aérienne Swiss, ces acrobates passent aisément de leurs Boeing 747 à leurs appareils de combat. Après chaque vol, les avions viennent se mettre à l'abri dans une « caverne » creusée sous la montagne. Comme ils ne peuvent pas y entrer seuls, un ingénieux système permet à un petit tracteur de tirer leur train d'atterrissage en suivant, à l'aide d'une loupe, une ligne peinte au sol pour éviter toute collision dans le tunnel d'accès en S (une forme de fortification spécifique pour détourner les missiles).

Ces bases souterraines ont été imaginées pendant le dernier conflit mondial et réalisées au moment de la guerre froide pour protéger l'arsenal suisse des éventuelles frappes du bloc de l'Est. A l'intérieur, des ateliers de stockage et de réparation des avions, ainsi qu'un casernement. Des dortoirs, cantines et hôpitaux à l'abri d'attaques extérieures, protégés notamment contre des explosions nucléaires. Un peu partout, les militaires ont développé un réseau de faux chalets mais de vrais bunkers antichars, totalement intégrés dans un décor de carte postale. Un réseau de 200 à 300 chalets qui visait, jusqu'à très récemment, à «casser» une offensive «ennemie» en aval du réseau fortifié dans les montagnes.

Ce sont les nombreux éléments de ce «gruyère» suisse, constitué de centaines de forts et de fortins bâtis en réseau pour se protéger l'un l'autre et ingénieusement dissimulés dans le paysage à la manière d'une gigantesque ligne Maginot. Il existe deux Suisse. Celle de la surface, à l'image touristique, parsemée de lacs, de sommets enneigés, d'herbes grasses. Et celle en sous-sol, truffée de souterrains. «Une Suisse souterraine pouvant s'enorgueillir de pouvoir protéger la majeure partie de sa population en cas de guerre ou d'accident nucléaire», assure Maurice Lovisa, architecte et grand spécialiste des fortifications.

Le chalet de Faulensee est à l'image de cette Suisse idyllique pour magazines de tourisme. Il fait partie d'un réseau de quatre faux chalets équipés de canons antichars ou à longue portée. Placées au cœur du village, ces délicieuses maisonnettes de béton au bord du lac de Thoune possèdent des armes capables de clouer un régiment sur place. Ils sont desservis par un réseau souterrain et un centre de commandement qui leur permet de communiquer entre eux. Leur emplacement anodin permet à la population, responsable de sa propre défense, de surveiller et de protéger, de rejoindre les bunkers en cas d'urgence et de se battre en cas de besoin. S'il se faisait un jour sentir... Pour lutter contre d'hypothétiques offensives de blindés, le pays est aussi traversé par un réseau de surface, affectueusement baptisé « Toblerone ». Après le gruyère, cette nouvelle métaphore alimentaire ne décrit rien de très gustatif. Il s'agit en fait d'une série de gigantesques dents en béton dont la forme ressemble étrangement à la célèbre barre chocolatée.

A une centaine de kilomètres de Faulensee, face à la France, les infrastructures de Dailly nous ont ouvert leurs portes pour la première fois. Partie romande du « Réduit national », en face des pistes de ski d'Avoriaz, les canons du fort de Dailly peuvent tirer jusqu'en France. Plusieurs canons de 150 millimètres, des mortiers à éclipse, habilement dissimulés dans le paysage, sont ainsi susceptibles, en cas de brouille sévère avec notre pays, d'atteindre la vallée de Chamonix, à 25 kilomètres de là. En dessous serpentent presque à l'infini des kilomètres de souterrains desservant des casernements et des arsenaux conçus pour protéger et équiper plus de 1000 hommes pendant plusieurs semaines. Ainsi, en théorie, le fort de Dailly a-t-il pour mission de stopper net une offensive terrestre venant des plaines du Léman. Et accessoirement de France.

L'armée et la Confédération suisse disposent aussi de réserves de nourriture régulièrement mises à jour pour toute la population et la troupe. Chaque immeuble, hôpital, chaque école possède aussi son «abri de protection civile». Des hôpitaux souterrains militaires et civils ont également été construits pendant la guerre froide. En effet, chaque hôpital est tenu de posséder l'équivalent souterrain des installations et équipements de surface. Des obligations qui posent de vrais problèmes logistiques et techniques, puisque certains instruments chirurgicaux ont des dates de péremption incompatibles avec un stockage prolongé. Il n'est ainsi pas rare qu'en exercice, les médecins militaires, par ailleurs médecins dans le civil, se plaignent de travailler avec des instruments devenus obsolètes.

Des dizaines d'usines souterraines furent ainsi construites pendant la Seconde Guerre mondiale pour des raisons stratégiques. Celle du col du Grimsel, par exemple, assure l'alimentation électrique de nombreuses villes helvètes, dont Zurich. Tous les pans de l'économie et de la production ont été pensés en amont, pour pouvoir survivre en cas de guerre ou de conflit nucléaire. Même « vitrifié » en surface, le pays était supposé pouvoir continuer à survivre en sous-sol. En plusieurs décennies, des milliards de francs suisses ont été injectés dans ce système de défense, également appelé Réduit national suisse. Théorisée au XIXe siècle par le chef de l'état-major général Pfyffer von Altishofen, et renforcée par le généralissime Henri Guisan pendant la dernière guerre, la «théorie du Réduit» repose sur un principe simple : l'évacuation des plaines, notamment toute la région de Genève et du Léman, pour se replier sur les premiers contreforts des Alpes.

Construits dès la fin du XIXe siècle, les premiers bunkers du Réduit à l'ouest, au sud et à l'est ne cesseront d'être perfectionnés. Mais tout s'accélère dans les années 50. «La guerre froide fut le déclencheur d'une véritable politique nationale d'armement et de protection des citoyens», explique Maurice Lovisa. Toutes les « cavernes » existantes à Saint-Maurice (Dailly), face à la France, au massif du Gothard, face à l'Italie, au Brenner, face à l'Autriche et l'Allemagne, furent ainsi élargies et améliorées. A cette époque, la paranoïa était telle que l'or de la Banque centrale avait été dispersé dans les forts, pour éviter que les troupes du pacte de Varsovie ne puissent un jour mettre la main sur ce pactole.

Longtemps, et notamment pendant cette période, les militaires suisses ont bénéficié d'excellentes rémunérations et de conditions de réinsertion privilégiées dans le civil. A qualification égale, un militaire, particulièrement un officier, trouvait plus facilement un employeur qu'un non-militaire. Un système qui tend à disparaître aujourd'hui, avec la baisse des effectifs militaires et la mise en sommeil progressif d'une grande partie de cet arsenal défensif.


Les exercices ont montré les limites du système

Car, malgré les milliards investis, l'armée suisse démantèle petit à petit ses bunkers et réduit parallèlement le nombre de ses soldats. Certaines bases aériennes souterraines servent aujourd'hui de stockage pour les chars ou les hélicoptères obsolètes. Certaines casemates deviennent des musées, chers à entretenir. Des entreprises ont sauté sur l'occasion. Certains bunkers sont transformés en centres de stockage ultraprotégés à l'usage de particuliers ou d'entreprises, voire en lieux de vies new age ou en hôtels.Il ne suffirait pourtant que de quelques jours pour en réactiver la majorité. Le Conseil fédéral n'en a pas moins décidé très récemment de suspendre progressivement l'activité de ces fortifications, dont celles dernièrement rénovées, considérant qu'elles ne correspondaient plus à un type de menaces identifiable aujourd'hui... Scellant ainsi le sort de l'un des plus impressionnants systèmes de défense militaire au monde.

Il est vrai que les exercices ont montré les limites du système. Le plus spectaculaire et le moins concluant s'est déroulé en 1987. Pour éviter de creuser le sous-sol du centre historique de Lucerne, l'Etat fédéral eut une idée ingénieuse : utiliser le tunnel autoroutier tout proche pour y protéger, en cas de conflit ou d'accident nucléaire, la majeure partie de la population de la ville. Mais le test grandeur nature permit surtout aux autorités de s'apercevoir que seules 17 000 personnes pouvaient potentiellement y être hébergées. Par ailleurs, les deux gigantesques portes en béton armé mirent vingt-quatre heures à se fermer et à «emprisonner» les 10.000 volontaires retenus pour participer à la simulation de guerre nucléaire.

Pire, au bout de quarante-huit heures, la situation était devenue ingérable. Les premiers incidents à l'intérieur du tunnel n'ont pas tardé à éclater entre réfugiés ainsi concentrés dans un espace confiné. Certains «résidents» volontaires, ne supportant plus l'enfermement, en vinrent aux mains. Un phénomène comparable a celui vécu par certains régiments de la ligne Maginot, atteints de «bétonnite». Une sorte de dépression mêlée parfois d'agressivité et de comportements irrationnels. De quoi forcer aujourd'hui, plus de vingt ans après la chute du bloc de l'Est, l'armée suisse à sortir timidement de ses cavernes.

vendredi 29 octobre 2010

Wie die Stiftung Waren testet

Basmati-Reis, Fahrräder, Notebooks - bei vielen Produkten haben die Kunden längst den Überblick verloren. Was ist gut, und was einfach nur billig? Die Stiftung Warentest bemüht sich seit 1964 um Klarheit. Michael Kröger hat beobachtet, wie die Tester ihre Urteile fällen.

Berlin - Es ist ein Marathon im Testlabor: In vier langen Reihen aufgestellt absolvieren 42 Waschmaschinen ihr Programm. Die Trommeln drehen sich dreimal rechts, dreimal links herum, im Abwasserrohr gurgelt Waschwasser. Plötzlich knallt es laut, Splitter fliegen umher, der Deckel einer Maschine schlägt krachend auf den Boden. Totalausfall.

Als die Labortechniker den Schaden untersuchen, trauen sie ihren Augen nicht. Beim Schleudern ist die Trommel der Waschmaschine vom Typ Candy GO auseinandergeflogen. Hubertus Primus, Redaktionsdirektor der Stiftung Warentest, wittert eine spektakuläre Schlagzeile, als er am nächsten Tag vom Crash der Maschine erfährt. Doch noch muss er warten und bangen, ob alle Beteiligten dichthalten. Knapp drei Monate später wird Primus für seine Geduld belohnt. Als sich auch eine zweite Maschine derselben Marke zerlegt, kann die Stiftung Warentest mit der Sondermeldung an die Öffentlichkeit gehen. Für einige Tage sind die Verbraucherschützer wieder in aller Munde.

"Das war natürlich eine besondere Situation, vor allem aus journalistischer Sicht", erinnert sich Primus. "Aber", so schränkt er nachdrücklich ein, "es ist gut, dass solche Fälle bei uns die Ausnahme bilden."

Seit ihrer Gründung 1964 bewegt sich die Stiftung Warentest im Spannungsfeld zwischen öffentlichkeitswirksamen Schlagzeilen einerseits und Tests andererseits, die auch einer juristischen Prüfung standhalten müssen. Damals hatte der Bundestag die Stiftung aus der Taufe gehoben, um eine unabhängige Instanz zu schaffen, die frei von äußeren Einflüssen die Qualität von Produkten und Dienstleistungen unter die Lupe nimmt. Getestet wird seitdem fast alles, was der Handel anbietet - Gartenscheren, Kindersitze oder Fotoapparate ebenso wie Olivenöl, Winterreifen und Kondome. Oder eben Staubsauger, Fernseher und Waschmaschinen.

Modische Aspekte sind irrelevant

Seriosität ist dabei eherne Pflicht, auch wenn die eigentlichen Warentester sie noch ein Stück ernster nehmen als die Journalisten der Stiftung, deren Aufgabe es ist, die Ergebnisse anschaulich aufzubereiten - und eine gute Auflage für die hauseigenen Blätter "Test" und "Finanztest" zu erzielen. Zuspitzung, ein beliebtes Werkzeug aller Journalisten, ist verpönt am Lützowplatz in Berlin, wo die Stiftung ihren Sitz hat.

Den Anfang machen natürlich die Ingenieure, Chemiker oder Werkstoff-Experten, welche die Testreihen konzipieren. Wenn es etwa um Kleidung geht, ist der modische Aspekt vollkommen irrelevant - so wie bei den schwarzen T-Shirts im August-Heft von "Test". Wichtig sind vielmehr Haltbarkeit, Farbechtheit und Formbeständigkeit beim Waschen. In weiteren Testreihen wird der Stoff nach einem penibel festgelegten Muster gerieben, gedehnt oder UV-Strahlung ausgesetzt. Mit sogenannten Gaschromatographen ermitteln die Tester überdies die Konzentration von Schadstoffen und gleichen die Ergebnisse mit den Angaben auf dem Etikett ab.

In einem gesonderten Kapitel gehen die Tester seit 2004 außerdem der Frage nach, ob der betreffende Hersteller umweltschonend produziert und seine Mitarbeiter fair behandelt. Kritiker zweifeln allerdings an der Aussagekraft der Ergebnisse, weil die Stiftung Warentest dabei auf die Angaben der Unternehmen angewiesen ist und unangemeldete Kontrollbesuche nicht möglich sind. "Für das Testergebnis sind diese Bewertungen deshalb nicht von Belang", erklärt der Chef der Testabteilung, Holger Brackemann.

Brackemann zählt zu den Nüchternen in der Stiftung, für die nichts anderes zählt als harte, nachprüfbare Fakten. "Das sind wir nicht nur den Verbrauchern schuldig, sondern auch den Herstellern, deren Produkte wir testen." Schließlich hänge von den Ergebnissen nicht selten der Verkaufserfolg einer ganzen Produktlinie ab. "Ich kann mir jedenfalls nicht vorstellen, dass noch irgendjemand eine Waschmaschine von Candy kauft - es sei denn, er hat von dem Test nichts erfahren".

Fehler in der Testrechnung

Die negative Publicity brachte in der Vergangenheit einige Testverlierer auf die Barrikaden. So klagte zum Beispiel ein Hersteller von Skibindungen mit dem Argument, die Beurteilungen seien nicht an wissenschaftlichen Maßstäben orientiert. Erst in letzter Instanz gaben die Richter der Stiftung Warentest Recht. Qualitätsurteile seien erlaubt, "wenn sie auf sachkundigen, objektiven und neutralen" Untersuchungen beruhten. Einem weiteren Urteil zufolge darf die Stiftung dabei sogar Geräte mit "mangelhaft" beurteilen, selbst wenn sie die einschlägigen Sicherheitsnormen nach DIN erfüllen. Voraussetzung sei aber, dass die Kriterien nachvollziehbar und sachgerecht festgelegt würden.

2002 lieferten dagegen die Tester selbst ein "mangelhaftes" Produkt ab. Bei der Prüfung von Riester-Rentenverträgen war ihnen ein entscheidender Rechenfehler unterlaufen, ein großer Teil der Offerten schnitt deshalb schlechter ab, als es gerechtfertigt gewesen wäre. Die Stiftung rief sofort die komplette "Finanztest"-Ausgabe zurück. "Die schnelle Reaktion und die offene Selbstkritik hat entscheidend geholfen, dass unser Ruf nicht allzu sehr gelitten hat", erinnert sich Primus.

Vergleichstests, die über jeden Zweifel erhaben sind - damit steht und fällt auch das Image der Stiftung Warentest. Wie tief diese Erkenntnis in allen Abteilungen verwurzelt ist, lässt sich an der Zahl der Kontrollinstanzen ablesen. Gleich mehrere Komitees sind dafür zuständig, die Konzeption der Versuchsreihen abzusegnen. In den entscheidenden Gremien sind dabei auch die Hersteller vertreten. Nach verschiedenen Indiskretionen in der Anfangszeit stellen die Tester dort die Versuchsanordnungen nur noch sehr kursorisch dar, um zu vermeiden, dass sich die Testkandidaten auf die einzelnen Disziplinen speziell vorbereiten können.

Ungenauigkeiten werden nicht toleriert

Und natürlich ist das Pi-mal-Daumen-Prinzip verpönt, wenn es darum geht, die Testreihen durchzuführen. Meist übernehmen diese Aufgabe unabhängige Institute, deren Namen die Stiftung Warentest streng unter Verschluss hält. "Nur so können wir jede Einflussnahme ausschließen", begründet Brackemann die Diskretion. In Einzelfällen hätten Labors schon massiven Druck von außen bekommen, Aufträge der Stiftung abzulehnen.

Bei der Auswertung gehen die Warentester anschließend ebenso penibel ans Werk. Mehrfach werden die Ergebnisse kontrolliert, bevor sie von einem "Test"-Redakteur aufbereitet werden. Die Texte wiederum durchlaufen mehrere Instanzen, bis sie zuletzt in der Rechtsabteilung auf juristische Ungenauigkeiten abgeklopft werden. Viel Raum für Kreativität bleibt da nicht.

Anders als etwa Autozeitschriften, die gerne einmal Traumwagen testen oder Supersportwagen gegeneinander antreten lassen, sind die Warentester auf Brot-und-Butter-Ware fixiert. "Selbstverständlich testen wir auch Produkte der oberen Preiskategorie", erklärt Brackemann. "Aber Motoryachten, Luxusuhren oder Highend-Stereoanlagen werden wohl nie dazu gehören - schon allein, weil sie unseren Etat sprengen würden."

Das heißt allerdings nicht, dass die Stiftung vor aufwendigen Testreihen zurückschrecken würde. Beispiele dafür sind der Crashtest für Kindersitze oder der Vergleichstest von Winterreifen, die Warentest gemeinsam mit dem ADAC durchführte. Doch solche Großprojekte bleiben die Ausnahme.

Wesentlich einfacher sind Testreihen mit Lebensmitteln zu realisieren. Und die Ergebnisse finden ganz nebenbei die größte Aufmerksamkeit: Der große Olivenöl-Test im Jahr 2005, der sogar einen Herstellerrückruf zur Folge hatte, war das bestverkaufte "Test"-Heft überhaupt.

lundi 25 octobre 2010

«SWISSNESS IST KUNDEN EGAL»

Migros-Chef Herbert Bolliger über den Kampf mit den deutschen Billigläden und wie Migros die Nummer 1 bleiben will

von Benita Vogel und Alexandre Haederli

Gehen Sie selbst einkaufen?

Natürlich, jedes Wochenende kaufe ich zusammen mit meiner Frau ein, manchmal muss ich auch alleine gehen.

Was landet in Ihrem Einkaufswagen?

Meine Favoriten sind der frisch gepresste Annas-Best-Orangensaft, das Trockenfleisch und der Hüttenkäse von M-Budget. Den Hüttenkäse liebt auch unser Hund Stella, morgens erhält er jeweils einen Löffel voll.

Laut Marktforscher Nielsen soll Coop die Migros als grössten Lebensmittelhändler ablösen. Wie fühlen Sie sich, bald die Zwei auf dem Rücken zu haben?

Ich fühle mich nach wie vor sehr gut. Migros wird im Detailhandel in der Schweiz nicht von der Spitze verdrängt. Unser Hauptkonkurrent hat keine Chance, uns einzuholen. Ich habe keine Ahnung, wie gerechnet wurde. Wenn die Zahlen stimmen würden, müsste er dieses Jahr ein Wachstum von 20 Prozent pro Jahr haben. Das ist nicht möglich.

Das müssen Sie uns erklären. Immerhin hat Coop laut diesen neuen Zahlen schon einen Marktanteil von 40,5 Prozent, die Migros 40,6.

Diese Zahlen stimmen nicht mit den unseren überein. Ich fürchte, da wurden Äpfel mit Birnen verglichen. Wir liegen laut den Zahlen von Marktforscher GfK mit 19,6 Milliarden Franken Detailhandelsumsatz immer noch 3 Milliarden Franken vor unserem Hauptkonkurrenten.

Erreichen Sie das Ziel von einem Prozent Umsatzwachstum über das ganze Sortiment?

Wir haben dieses Jahr 350 Millionen in tiefere Preise investiert. Das gesamte Sortiment wurde im Schnitt 3 Prozent billiger. Die Preise sind stärker gesunken als erwartet. Wir rechneten für dieses Jahr mit einem Prozent Minusteuerung. Deshalb werden wir das budgetierte Wachstum von einem Prozent kaum erreichen. Aktuell liegen wir auf Vorjahresniveau, da wir mehr Mengen verkaufen konnten.

Coop holt beim Marktanteil also doch weiter auf.

Ich schätze, dass unser Hauptkonkurrent eine leicht bessere Marktanteilsentwicklung hat als wir. Laut unseren Studien gewinnen wir zwar mehr Kunden von Coop, als wir an ihn verlieren. Aber wir haben eine deutlich stärkere Abwanderung von Kunden zu den Harddiscountern als Coop. Wir haben traditionell preissensiblere Kunden als Coop, und die sind weniger loyal.

Die Discounter sind seit 5 Jahren hier, und Migros hat es noch immer nicht geschafft, die Abwanderung von Kunden zu stoppen?

Die Abwanderung geht nicht unendlich weiter. Je dichter das Filialnetz der Discounter wird, desto weniger Kunden wechseln; sie kommen sogar wieder zurück. Im ersten Moment aber lassen sie sich von Schnäppchen anlocken. Die hohe Qualität und Swissness von Migros ist ihnen egal.

Die Qualität ist auch bei Discountern gut, und schweizerisch sind die deutschen auch.

Glauben Sie einem Deutschen, dass er ein Schweizer ist? Das Sortiment muss dem Land angepasst werden, das ist keine Frage. Aber dass sich die deutschen Unternehmen als Schweizer ausgeben, ist für mich nicht glaubwürdig. Uns käme es in den deutschen Filialen nie in den Sinn zu sagen: «Wir sind eine deutsche Migros.» Ich habe Mühe damit, wenn man nicht zu seinen Wurzeln stehen kann.

Lidl lanciert eine neue Preisrunde. Bedauern Sie, in den Preiskampf eingetreten zu sein?

Es gibt keine andere Wahl. Auch wir werden die Preise weiter senken. Der Kampf hört auf, wenn der er zulasten von Mitarbeitern, Umwelt und Tierhaltung geht. Wir wollen eine nachhaltige Entwicklung und unsere hohen sozialen und ökologischen Standards aufrechterhalten. In Deutschland ist der schöne Sonntagsbraten günstiger als die Büchse Hundefutter. So weit will ich es hier nicht kommen lassen.

Sie warnen vor einer Verschlechterung der Standards, lancieren aber einen Cassis-de-Dijon-Sirup mit weniger Fruchtanteil. Damit fördern Sie schlechte Qualität selbst.

Nein, wir verkaufen beide, der Konsument entscheidet.

Das ist eine einfache Ausrede.

Wir müssen bei Cassis-de-Dijon mitmachen, sonst droht ein Wettbewerbsnachteil, wenn Konkurrenten nur noch den Sirup mit weniger Fruchtanteil verkaufen und der Kunde den Eindruck hat, das sei Schweizer Standard. Zudem glaube ich, die Schweizer sind qualitätsbewusster als die Deutschen. Die Kriegszeit hat die Deutschen stärker geprägt als uns. Zudem geben Deutsche weniger für Lebensmittel aus und leisten sich dafür andere Sachen wie beispielsweise ein grösseres Auto.

Der Euro verbilligt Ihre Einkäufe im Ausland. Weshalb geht es so lange, bis Sie Preissenkungen weitergeben?

Das stimmt nicht. Preisabschläge bei Frischprodukten geben wir sofort weiter. Aber bei längerfristigen Verträgen können wir nicht sofort reagieren. Zudem verkaufen wir zwar viele Importprodukte, aber die bezahlen wir längst nicht alle in Euro. Nivea-Cremen etwa kaufen wir bei Beiersdorf in Basel in Franken. Den Schweizer Ländergesellschaften ausländischer Marken müssen wir jeweils erst begreifbar machen, dass wir den Preisvorteil, den sie wegen des schwächeren Euros haben, an die Konsumenten weitergeben wollen.

Wie will Migros wachsen?

Der jetzt schon stark wachsende Onlinebereich Leshop wird weiterhin ein zweistelliges Wachstum aufweisen. Auch im Anfang Oktober lancierten Unterhaltungselektronik-Onlineshop M-Electronics sehen wir grosses Wachstumspotenzial.

Online wachsen ist heute einfach, wie sieht es bei den Filialen aus?

Hier setzen wir auf die Tankstellenshops Migrolino, von heute 160 Läden werden wir auf über 200 Standorte expandieren. Grosses Wachstum sehe ich auch bei den Wohnaccessoires-Läden Depot-Interio. Im Ausland haben wir schon 80 neue Läden eröffnet.

Dann sind Sie mit Depot im Ausland erfolgreicher als mit den M-Filialen in Deutschland. Die laufen nicht so gut.

Mit Non-Food im Ausland zu wachsen, ist viel einfacher. Der Lebensmittelmarkt in Deutschland ist ein schwieriges Pflaster, wir haben mit der Positionierung oberhalb der Mitte zwar eine Nische besetzt, aber treten gegen starke Platzhirsche an, die ihrerseits nicht stehen geblieben sind. Wir bleiben hier vorsichtig, werden aber nach der Eröffnung im September in Ludwigshafen die fünfte Filiale in Ludwigsburg eröffnen.

Geht auch M-Way ins Ausland?

Das kann ich mir gut vorstellen. Es gibt Elektromobilhersteller in Asien, die Partner in Europa suchen. Eine erste Franchisinganfrage haben wir schon, aber erst wollen wir die Plattform in der Schweiz richtig lancieren.

Einen Wachstumssprung könnte Migros durch einen Zukauf erreichen.

Grosses Wachstum geht in unserer Branche heute nur über Akquisitionen. Das ist aber kein Thema.

Bei Vögele ist Migros mit einem Aktienanteil von 20 Prozent schon in der Poleposition.

Vögele ist ein gutes Finanzinvest- ment. Mehr steckt nicht dahinter.

Kaum zu glauben, zumal es sich bisher nicht gelohnt hat. Die Aktien notieren bei knapp 50 Franken. Als Sie 2008 einstiegen, bei über 80 Franken.

Wenn ich unseren Durchschnittspreis für unsere Anteile anschaue, ist es bis jetzt kein schlechtes Finanzengagement. Wir sind überzeugt, dass sich Charles Vögele gut entwickeln wird.

Wollen Sie Vögele vor ausländischen Investoren retten?

Wir sind nicht der weisse Ritter.

Können Sie sich ein Shop-in-Shop-Konzept vorstellen?

Vögele auf den Migros-Flächen sehe ich nicht. Vögele hat ein gutes Netz in der Schweiz.

Was erwarten Sie vom Weihnachtsgeschäft?

Das entscheiden höhere Mächte. Jetzt kommt die Zeit, in der ich nach Schnee Ausschau halte. Anfang November brauchen wir hier drei bis vier Tage fünf bis zehn Zentimeter Schnee, dann geht die Post ab. Die Konsumentenstimmung ist gut, sodass ich ein gutes Geschäft erwarte.

WoodWing

Publiziert am 24.10.2010


«WIR SCHAFFEN NÄCHSTES JAHR 450 NEUE JOBS »

Lidl-Schweiz-Chef Andreas Pohl über Expansionsprobleme, neue Preissenkungsrunden und vorgetäuschte Swissness.

VON BENJAMIN WEINMANN

Herr Pohl, Lidl gibt sich in der Werbung schweizerisch. Trotzdem stellen laut einer Studie nur zwei Prozent der Bevölkerung eine Verbindung zwischen Schweizer Werten und Lidl her.
Dieser Wert wurde ermittelt, als wir gerade einmal 20 Filialen hatten. Wir ziehen uns ja nicht einfach ein Schweizer Mäntelchen an und sagen, so, jetzt sind wir alle Schweizer. Wir sind ein international tätiges Unternehmen mit einer eigenen Organisation in der Schweiz und wir passen uns an.

Wie denn?
Wir führen ein Schweizer Lohnsystem. Und wir passen das Sortiment dem Schweizer Geschmack an. In ganz Europa verkaufen wir zum Beispiel keine Marroni – nur in der Schweiz. Durch die Schweizer Produkte kommt die Swissness automatisch. Wir setzen uns aber auch mit der Schweizer Kultur auseinander. Wir unterstützen den Schwinger Christian Stucki...

...der am Eidgenössischen nur Dritter wurde. Den Schwingerkönig Kilian Wenger hat Ihnen nun die Migros weggeschnappt.
So ist nun mal der Sport. Wir halten aber trotzdem an Christian Stucki fest, auch am nächsten Eidgenössischen.

Tatsache ist doch: Sobald der Agrarfreihandel kommt, ist es um die Swissness bei Lidl geschehen. Dann fliegen die Schweizer Produkte wieder raus.
Die Frage ist, was der Konsument will. Wir stellen keine politischen Forderungen. Wir passen uns den Rahmenbedingungen an.

Das klingt nicht nach einem starken Bekenntnis zur Schweiz. Was, wenn der Freihandel kommt, Herr Pohl?
Dann werden die Karten neu gemischt, und das müssen wir uns dann anschauen. Wir würden sicher nicht alle Schweizer Agrarprodukte aus dem Sortiment nehmen. Wenn der Konsument sagt, er möchte Schweizer Kopfsalat, dann bekommt er ihn auch. Wenn er aber den tiefsten Preis will, dann sehen wir das als einen Auftrag an uns an.

Wann folgt die nächste Preisrunde?
Morgen. Heute Abend beginnt im Fernsehen unsere neue Kampagne. Dafür geben wir 15 Prozent unseres Werbebudgets aus. Wir senken jede Woche rund 17 Artikel des Alltagsbedarfs um 4 bis 14 Prozent, Lidl- aber auch Markenprodukte. Emmis Caffè Latte kostet noch 1.65 statt 1.85, 10 Rollen WC-Papier 3.79 statt 3.99, und 10 Freilandeier nur noch 3.39 statt 3.59 Franken – 80 Rappen weniger als bei Migros.

Die Migros senkte vor zwei Wochen 275 Preise. Coop im ganzen Jahr bisher 800. Ihre 17 Artikel sind mickrig – das ist keine echte Preisrunde.
Es bleibt ja nicht bei 17, sondern es kommen jede Woche neue hinzu. Es werden garantiert mehr als 50 sein. Und ein Viertel davon werden Markenartikel sein. Zudem haben wir selber auch schon 360 unserer 1700 Artikel im Preis gesenkt im laufenden Jahr, im Durchschnitt um 9 Prozent – und das bei einem deutlich kleineren Sortiment als bei den Vollsortiment-Händlern, die oft nur Randprodukte senken, wie zum Beispiel Pyjamas und Deos. Wir hingegen senken Alltagsprodukte, die es jetzt schon nirgends günstiger gibt: WC-Papier, Eier, Hackfleisch und Energydrinks.

Tragen die Lieferanten die Preissenkungen mit?
Nein, das nehmen wir auf Kosten der eigenen Marge.

Gleichzeitig profitieren Sie aber von tiefen Euro-Einkaufspreisen.
Wir geben Preisvorteile wenn möglich an unsere Kunden weiter. Bei diesen Preissenkungen spielt der Euro aber fast keine Rolle. Viele Produkte kommen aus der Schweiz, wie zum Beispiel die Eier oder das Hackfleisch. Zudem konnten wir in den Abläufen und in der Logistik Kostenvorteile erzielen.

Viele Schweizer Produzenten weigern sich nach wie vor, Sie zu beliefern. Emmis Caffè Latte müssen Sie weiterhin aus dem Ausland importieren.
Natürlich wollen wir mehr Schweizer Markenprodukte verkaufen. Unsere Türen stehen allen Lieferanten offen. Aber wenn sie nicht wollen, dann wollen sie nicht.

Bei Ihrem Markteintritt beklagten Sie sich bei der Wettbewerbskommission, dass die Produzenten Lidl nicht beliefern, weil Coop Druck auf sie ausübe. Wurden Sie nochmals rechtlich aktiv?
Nein, wir haben nicht weiter agiert. Wir haben gute Lieferanten, mit denen wir sehr zufrieden sind. Mit diesem Status quo können wir leben.

Lidl Deutschland ist oftmals günstiger als Lidl Schweiz. Wie stark spüren Sie den Einkaufstourismus?
Den bekommen wir in den grenznahen Filialen teilweise zu spüren.

Die Konkurrenz spricht von bis zu 4 Prozent Umsatzeinbussen.
Ja, teilweise bewegen sie sich in diesem Bereich. Deshalb lancieren wir in grenznahen Geschäften immer wieder spezielle Aktionen mit zusätzlichem Rabatt.

Heute gibts 54 Lidl-Filialen. Bis Ende Jahr sollen es 60 werden. Und im kommenden Jahr?
2011 planen wir nochmals 30 neue Filialen, so wie dieses Jahr, in welchem wir aufgrund der Expansion zweistellig gewachsen sind. 2012 planen wir etwas zurückhaltender, mit 10 bis 15 Filialen.

Dann brauchen Sie aber noch lange, um Ihrem Fernziel von 200 Filialen näher zu kommen.
Vielleicht werden es dann ja auch mehr sein. Aber es ist immer schwierig vorauszusagen, wie sich die Baureglementierungen auf unsere Pläne auswirken. Die Gemeinden befürchten zum Teil, dass es zu viel Verkaufsfläche gibt, und schalten so den Wettbewerb aus. Da braucht es oft Überzeugungsarbeit.

Aktuell beschäftigen Sie 1300 Mitarbeiter. Wie viele neue Stellen schaffen Sie dieses und kommendes Jahr?
In einer Filiale arbeiten etwa 15 bis 20 Personen. Somit kreieren wir dieses und kommendes Jahr je circa 450 Stellen.


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Samstag, 23. Oktober 2010 23:00