samedi 9 juin 2007

Le Temps - temps fort

Le Temps - temps fort
Les poursuites paraissent sans fin

La stratégie de l'industrie du disque semble floue.




Anouch Seydtaghia
Samedi 9 juin 2007




L'industrie du disque est aux abois. En 2006, les ventes de disques ont par exemple chuté de 13,5% en Suisse. Partout l'IFPI poursuit les internautes qui s'échangent de la musique. Cette traque semble sans fin. «Oui, nos poursuites en justice, qui nous coûtent et nous prennent beaucoup de temps, vont se poursuivre, affirme Peter Vosseler, directeur de l'IFPI en Suisse. Cela pourrait durer des années.» Et sans, peut-être, que le nombre de morceaux mis à disposition baisse. «Des résultats positifs ont été enregistrés en Autriche, je suis optimiste pour la Suisse», poursuit Peter Vosseler, qui affirme que la loi doit changer: «Il n'est pas normal que l'on puisse télécharger des titres depuis des sources illégales. Si cela continue, ce sera le désastre.»

On en prend le chemin: la révision, en cours, de la loi sur le droit d'auteur, ne permettra a priori pas de poursuivre les internautes qui téléchargent. Comment l'industrie du disque veut-elle rendre ses services plus attractifs? EMI, qui commence à vendre ses chansons sans DRM, mais plus cher, ouvre-t-elle une nouvelle voie? «Ce seront aux sociétés de décider, mais je ne pense pas que l'on puisse se passer de DRM», glisse Peter Vosseler. Or ces DRM sont un obstacle majeur: beaucoup d'internautes seraient prêts à payer pour de la musique qu'ils seraient ensuite entièrement libres d'utiliser.

Le Temps - temps fort

Le Temps - temps fort

Musique: tous les internautes traqués

L´industrie du disque amende fortement le piratage Photo: Keystone
• Les amendes pleuvent sur des internautes romands qui mettent à disposition des chansons
• L'industrie du disque exige souvent des milliers de francs. Mais a-t-elle le droit d'agir ainsi?




Anouch Seydtaghia
Samedi 9 juin 2007




«J'ai failli m'évanouir lorsque j'ai reçu cette facture de 10000 francs. Je ne m'y attendais absolument pas, cela a été un terrible choc.» Catherine* est marquée par ce 16 mars 2007. Ce jour-là, elle reçoit à son domicile de La Conversion, près de Lausanne, une lettre de l'IFPI (Fédération internationale des producteurs de phonogrammes et vidéogrammes), la fédération qui représente une grande partie de l'industrie du disque. Les termes sont d'une précision implacable: «Le 27.09.2006 à 06:13:45 ont été offerts pour téléchargement à une «bourse d'échange» et donc au public mondial 2582 fichiers musicaux MP3 (...) par l'adresse IP 84.74.192.XXX.» Le bulletin de versement annexé est lourd: 7746 francs de dommages-intérêts, 1450 francs de frais légaux et 630 francs de frais d'enquête, le tout plus TVA. Total: 10572 francs à régler dans les trois semaines. «Je suis seule avec deux enfants à charge, jamais je ne pourrai payer une telle somme», soupire Catherine.

La charge menée par l'IFPI n'épargne personne. «Nous attaquons des internautes qui mettent à disposition parfois 200 fichiers en téléchargement, parfois 3000, cela dépend des jours», affirme Peter Vosseler, directeur de l'IFPI en Suisse. Deux cents fichiers, donc trois fois rien: tous les internautes qui utilisent des systèmes d'échange peer-to-peer, tel eMule ou LimeWire, risquent désormais de recevoir une facture très salée. 2007 marque un changement radical pour les amateurs de musique gratuite: l'impunité est terminée. Les plaintes pleuvent: 137 en Suisse depuis mars 2006

. «Nous poursuivrons nos actions en justice, aucun terme n'est prévu», avertit Peter Vosseler.

Avocate à Lausanne, Lise-Marie Gonzalez a défendu une habitante de La Côte dont la fille mineure était poursuivie en été 2006 par l'IFPI. «Il était exclu pour ma cliente d'aller en procès, nous avons donc fait le maximum pour réduire la facture initiale de 10000 francs, explique-t-elle. Avec succès, puisque la somme à payer a été réduite de moitié. Mais l'empressement – du jamais-vu dans une affaire – de l'IFPI à réclamer plusieurs fois l'argent, le sentiment qu'ils rechignaient à fournir des informations, des réponses floues, me font penser que l'IFPI ne serait pas totalement dans son droit.»

Plusieurs zones d'ombre existent. Pour traquer les adresses IP des internautes, l'IFPI utilise les services d'une société étrangère, dont elle garde le nom secret. «Certains estiment que l'adresse IP fait partie du domaine public. Cependant, en vertu de l'article 273 du Code pénal, on peut considérer que sa traque depuis l'étranger est une mesure d'investigation, une compétence qui n'appartiendrait qu'aux autorités suisses», relève Laurent Moreillon, avocat à Lausanne et coauteur d'un livre à paraître sur la criminalité informatique avec Miriam Mazou (avocate), Sandra Blank (juriste) et le juge d'instruction Jean Treccani. Celui-ci relève un autre problème majeur: «Lors de deux plaintes d'une association de défense du droit d'auteur dans le canton de Vaud, deux juges différents les ont rejetées. Ils ont estimé que ce sont les membres de l'association, et non celle-ci, qui sont titulaires des droits. Et l'association n'a pas recouru», conclut le juge. Pour Peter Vosseler, le problème n'existe pas: «La loi sur le droit d'auteur nous permet de mener ces actions. Les juges vaudois en effectuent une interprétation spéciale – s'il le faut, Warner ou EMI porteront directement plainte.»

Selon l'IFPI, sur les 137 plaintes déposées, 80 cas ont déjà été réglés par le versement de dédommagements via une convention, et les quatre internautes qui sont allés en procès ont tous perdu. Peter Vosseler affirme parfois faire preuve de clémence: «Lorsque nous avons affaire à des mineurs ou à des personnes en situation financière délicate, nous abaissons nos prétentions. Sinon, nous ne transigeons pas.» En plus des frais de justice, l'IFPI exige trois francs par titre mis à disposition – sans savoir combien de fois il a été téléchargé.

Avocat de Catherine, Yannis Sakkas estime que l'IFPI néglige des points très importants. «La loi punit le comportement intentionnel. Or ma cliente ne pouvait savoir qu'elle mettait des fichiers à disposition, n'ayant pas personnellement installé le programme. De plus, plusieurs personnes utilisaient son ordinateur. L'IFPI devra prouver que c'est elle qui a commis l'infraction.» Du coup, Yannis Sakkas espère obtenir l'acquittement de sa cliente ou pour le moins réduire fortement la somme exigée par l'IFPI: «En tout état de cause, ce montant est disproportionné, car l'IFPI ne peut prouver combien de copies ont été effectuées depuis les fichiers mis à disposition.» A priori, l'avocat de Martigny n'exclut pas une approche pragmatique et une conciliation. «Une procédure pénale peut coûter entre 2500 et 6000 francs de frais d'avocat, plus 2000 à 4000 francs de frais de justice en cas de condamnation. Tout compris, le risque pour ma cliente approche 20000 francs – et cela pour la mise à disposition de musique à son insu.»

Selon Peter Vosseler, il est trop tôt pour mesurer l'impact des plaintes déposées sur les Suisses qui utilisent des systèmes peer-to-peer.

Pour être à l'abri des poursuites de l'IFPI, il faut désactiver le partage de fichiers sur son logiciel peer-to-peer. Certains programmes l'autorisent. Mais d'autres, tel eMule, ne permettent pas de rendre inaccessibles les chansons que l'on est en train de télécharger. «Tous les internautes ne savent pas forcément comment paramétrer leur logiciel, et vont ainsi arrêter de l'utiliser. Donc les sources de fichiers mis à disposition vont se tarir», espère Peter Vosseler.

Même si cela semble paradoxal, les internautes qui ne font que télécharger sont intouchables selon la loi sur le droit d'auteur, tant que ce n'est que pour un usage privé. Mais la situation suscite une controverse. «La loi sur le droit d'auteur permet l'usage privé d'une œuvre divulguée, explique Miriam Mazou. Certains juristes estiment toutefois que la copie privée ne devrait être permise que lorsque l'œuvre a été rendue accessible de manière licite, par exemple par la société détentrice du droit d'auteur. Mais, à mon sens, la loi actuelle ne permet pas de condamner le fait de télécharger, quelle que soit la source.»

Selon Jean Treccani, la question s'annonce difficile à trancher . «Comment saurais-je si le système que j'utilise est légal, s'il me propose par exemple des chansons à 10 centimes l'unité, en étant légal dans un pays tiers, mais pas en Suisse?» s'interroge le juge.

*Prénom fictif.








Lexique
Anouch Seydtaghia
Adresse IP: Numéro qui permet d'identifier chaque ordinateur connecté à Internet. Il est en général composé de quatre nombres (par exemple 208.36.100.187). Il permet facilement de connaître le fournisseur d'accès et le pays de l'internaute. Mais seul le fournisseur d'accès connaît l'identité du détenteur de l'adresse IP. Il ne la communique que sur demande de la justice.

Logiciel peer-to-peer (P2P): Programme généralement gratuit permettant l'échange de fichiers (musicaux, vidéo, etc.) via Internet. Le téléchargement se fait via une multitude de sources, les fichiers étant échangés en petits morceaux. Les logiciels les plus populaires sont Kazaa, Bittorrent et LimeWire.

DRM: Le Digital Rights Management (soit la gestion numérique des droits) est souvent lié à des fichiers musicaux, et permet d'interdire leur copie multiple, de ne permettre de les lire qu'un nombre limité de fois, ou encore d'interdire le transfert vers un autre appareil tel un baladeur numérique. Les DRM accompagnent souvent les fichiers vendus sur les sites de téléchargement payants.

vendredi 8 juin 2007

France Télécom sort des Pays-Bas pour se renforcer en Espagne - La Tribune.fr

France Télécom sort des Pays-Bas pour se renforcer en Espagne - La Tribune.fr

La Tribune.fr - 07/06/07 à 9:11 - 387 mots

Télécoms

France Télécom sort des Pays-Bas pour se renforcer en Espagne

L'opérateur téléphonique a racheté à Deutsche Telekom pour 320 millions d'euros la totalité du fournisseur d'accès Internet espagnol Ya.com. Parallèlement à cette acquisition, il confirme étudier l'offre de l'opérateur allemand pour le rachat de sa filiale Orange Pays-Bas. Deutsche Telekom proposerait 1,3 milliard d'euros.

Depuis plusieurs semaines, la presse espagnole avait évoqué ce chassé-croisé entre France Télécom et Deutsche Telekom. C'est chose faite depuis mercredi soir. France Télécom a racheté à Deutsche Telekom pour 320 millions d'euros la totalité du fournisseur d'accès Internet espagnol Ya.com et a confirmé étudier l'offre de l'opérateur allemand pour le rachat de sa filiale Orange Pays-Bas.

France Télécom, qui misait beaucoup sur son développement en Espagne, franchit une nouvelle étape. Cette opération "nous fait grossir de 50% d'un coup" en Espagne, a précisé à l'Agence France Presse (AFP) le directeur financier de France Télécom, Gervais Pellissier. Et de préciser que l'opérateur français, qui compte 600.000 clients en Espagne, va gagner 400.000 nouveaux abonnés avec l'intégration de Ya.com.

"Cela nous positionne de très loin comme le deuxième opérateur en Espagne et le premier alternatif", souligne encore Gervais Pellissier, indiquant que cette acquisition "rapproche nos parts de marché dans le mobile et l'ADSL en Espagne, suivant notre logique de convergence". France Télécom reprendra l'ensemble des salariés de Ya.com.

"Sur le marché espagnol du haut débit qui connaît une expansion rapide et qui présente un potentiel de développement important, Orange atteint (...) une taille critique avec 18% de parts de marché ADSL", souligne l'opérateur historique français dans un communiqué, soulignant que la transaction est soumise à l'accord des autorités espagnoles.

Parallèlement à cette acquisition, France Télécom confirme qu'"Orange Pays-Bas est en train de consulter son comité d'entreprise sur l'offre de Deutsche Telekom" sur sa filiale néerlandaise. L'opérateur allemand proposerait environ 1,3 milliard d'euros pour la filiale de France Télécom Orange Pays-Bas, selon les déclarations d'une source proche du dossier à l'AFP, soit moins que les 1,6 milliard évoqués par la presse. Selon France Télécom, cette dernière opération devrait prendre entre six semaines et trois mois.

latribune.fr

mercredi 6 juin 2007

24 Heures - Economie detail - TÉLÉCOMS - Les abonnés de Bluewin TV ont été privés d’écran durant 24 heures

24 Heures - Economie detail - TÉLÉCOMS - Les abonnés de Bluewin TV ont été privés d’écran durant 24 heures

Les abonnés de Bluewin TV ont été privés d’écran durant 24 heures

TÉLÉCOMS | 00h26 Des abonnés à ce service lancé il y a huit mois par Swisscom ne reçoivent plus d’images depuis le week-end. La panne est désormais réglée, selon l’opérateur.

KEYSTONE | NUMÉRIQUE: La télévision par internet de Swisscom a été victime d’une importante panne.ARCHIVES

ÉLISABETH NICOUD ZURICH | 06 Juin 2007 | 00h26

C’est l’un des principaux chevaux de bataille de Swisscom, selon les termes de Daniel Staub, directeur marketing chez l’opérateur. La Bluewin TV, soit la télévision par internet, une offre lancée il y a huit mois, promet «un grand spectacle chaque jour». Seulement voilà: après un démarrage entaché de problèmes techniques, fin octobre 2006, le service a connu ces derniers jours une grosse panne et ceci dans toute la Suisse.

Ecran bleu

En lieu et place des programmes télévisés, un écran bleu désespérément statique, ainsi que pour certains abonnés de Swisscom, une connexion internet à haut-débit qui ne répondait plus durant plus de 24 heures. Débordés par les appels, les techniciens de l’opérateur ont planché tout le week-end. Hier, certains ménages ont pu retrouver leur Bluewin TV sur leur téléviseur. Toutefois, tous les bugs ne sont pas résolus, selon le service clientèle de Swisscom qui explique que chaque cas doit être examiné individuellement.

Un avis que ne partage pas Christian Neuhaus. Pour le porte-parole de Swisscom, il n’y a plus aucun problème avec Bluewin TV. Reste que les raisons de cette panne sont loin d’être élucidées. «Nous sommes en train d’effectuer une analyse avec nos techniciens et nos fournisseurs», commente sobrement Christian Neuhaus. Impossible également de connaître le nombre de clients touchés parmi les 40?000 abonnés à ce service. «La majorité de nos clients sont très satisfaits, voire enchantés», assène le porte-parole.

Difficile d’en savoir plus du côté du groupe qui ne souhaite visiblement pas faire étalage des problèmes liés, peut-être, à la jeunesse de la technologie de Bluewin TV. Pour rappel, cette dernière utilise un système de transfert baptisé VDSL (pour Very High Speed DSL) qui roule à 9Mo à la seconde. Les abonnés, moyennant un forfait démarrant à 29 francs par mois, reçoivent un nouveau modem et un appareil dit «set top box» qui permettent de recevoir un bouquet numérique de plus de 100 chaînes sur son poste de télévision.

Installation compliquée

Le tout vendu par Swisscom comme un service commercial abouti. Mais si la télévision de demain est très prometteuse, notamment ses services de vidéo à la demande, d’enregistrement et de gestion «intelligente» des programmes, Bluewin TV rencontre, dans la réalité, quelques écueils comme en témoignent les blogs sur internet comme celui de Pascal Magnenat, spécialiste en interactions homme-machine, qui y relate des déboires comme une installation souvent plus compliquée que prévue, un décalage entre le son et l’image ou un modem ou «set top box» à renvoyer, parfois plusieurs fois, au fournisseur.

www.pascalmagnenat.ch

vendredi 1 juin 2007

Aldi casse les prix... et les conditions de travail

Aldi casse les prix... et les conditions de travail
Unia dénonce la politique antisociale et antisyndicale du géant allemand, installé depuis un an en Suisse

Le casseur de prix allemand devrait faire son entrée en 2007 en Suisse romande. Les premiers coups de pioche du centre de distribution romand d'Aldi viennent d'être donnés à Domdidier près d'Avenches, des permis de construire ont été accordés à Bulle, Collombey et Bussigny et des discussions sont en cours à Morges. Mais cela fait déjà une année qu'Aldi est installé en Suisse alémanique avec l'ouverture, fin octobre 2005, de quatre magasins. Il en compte aujourd'hui 19 et son objectif est d'en ouvrir 300, dont une trentaine en terre romande. Unia a tiré le bilan de cette première année en Suisse et confirme les craintes exprimées lors de son implantation. Fin octobre, le syndicat dénonçait le fait qu'Aldi mène la même politique antisociale et antisyndicale qu'en Allemagne.

Personnel flexible
Ainsi, Aldi n'engage que du personnel à 50%, mis à part les responsables de filiales, ce qui lui permet d'économiser sur les cotisations à la caisse de retraite et de constituer une réserve d'employés flexibles, obligés d'effectuer des heures supplémentaires annoncées à la dernière minute. Dans la presse, Aldi a rétorqué en disant que ses salaires étaient supérieurs à la moyenne. «Ils paient 3696 francs la première année et 3864 francs la deuxième. C'est donc effectivement un peu plus haut que chez Coop et Migros. Mais avec du personnel à 50%, Aldi économise sur la caisse de retraite. Et si l'on regarde les autres conditions de travail, par exemple le temps de travail, le congé maternité ou les vacances, Aldi est bien en dessous de Coop et Migros», précise Robert Schwarzer, responsable Unia pour le commerce de détail en Suisse alémanique.
Unia dénonce également l'interdiction de travailler chez un concurrent pour compléter le temps de travail, le climat de répression et de délation au sein de l'entreprise et l'interdiction faite aux employés de s'adresser au syndicat ou aux médias pour informer de leurs conditions de travail ou se défendre.

Coupe de cheveux ou boulot, il faut choisir
Aldi se distingue encore par son ingérence dans la vie privée du personnel, en se réservant le droit d'autoriser des activités bénévoles en dehors du temps de travail, et par ses atteintes à leur personnalité en interdisant par exemple de porter des piercings. En Suisse allemande, explique Robert Schwarzer, une vendeuse à la coiffure rasta a été licenciée car, selon le porte-parole d'Aldi, elle avait choisi sa coiffure plutôt que son job! Là encore, Aldi dément cette ingérence dans la vie privée en expliquant que les contrats ont été modifiés. Mais Aldi refuse d'en remettre un exemplaire à Unia et les employés ne l'ont toujours pas reçu...
Unia exige d'Aldi de corriger ses conditions de travail inacceptables, de respecter les droits du personnel et la liberté syndicale. Unia a demandé à plusieurs reprises à Aldi d'ouvrir des négociations pour améliorer les conditions de travail et discuter d'une CCT. Mais «Aldi refuse le dialogue depuis longtemps», précise Robert Schwarzer.

Sylviane Herranz

Edition n° 46/47 du 15 novembre 2006

Le hard-discount reste en difficulté - lsa.fr

Le hard-discount reste en difficulté - lsa.fr

Le hard-discount reste en difficulté

En 2006, Lidl et Aldi ont progressé, mais l'ensemble du secteur est en recul. Selon TNS Worldpanel, l'image des enseignes de hard-discount s'est également dégradée.

L'étude annuelle de TNS Worldpanel sur l'évolution du hard-discount confirme le coup d'arrêt enregistré par ce format en 2006. Après des années de progression intense, la part de marché globale du hard-discount s'est stabilisée à 13,1 %, contre 13,2 % l'année précédente. « Nous avons su contrer le développement du hard-discount », a commenté Philippe Baroukh, directeur général d'Auchan, lors du Forum de la Grande conso organisé, ce jeudi 31 mai, par LSA. Nous avons amélioré notre offre en hypermarchés, en lui donnant davantage d'aspérités et de différenciation, ainsi qu'en donnant au consommateur la possibilité de mieux maîtriser le ticket, notamment via le self-discount. »
La réaction du hard-discount, essentiellement par voie de communication, n'a pas suffi pour lui redonner une impulsion. Le secteur a investi 146 millions d'euros dans ses campagnes en 2006, soit 10 % de plus que l'année précédente. La poursuite de son expansion géographique n'a pas davantage réussi à enrayer le reflux. Les 258 magasins supplémentaires n'ont pas réussi à recruter de nouveaux consommateurs. Globalement, la fréquentation (68,5 %) est même plutôt en baisse. Le panéliste souligne que les jugements des clients sur l'image des enseignes se sont également dégradés : choix des produits moins pertinent, propreté discutable, attente aux caisses moins performante...
« Le hard-discount peut encore contre-attaquer, prévient Philippe Baroukh. Rien ne dit que les enseignes vont chercher, comme nous le faisons dans le secteur des hypermarchés, à se différencier. C'est déjà le cas d'ailleurs : Lidl n'est pas Aldi. » Les chiffres ne disent pas autre chose : dans un secteur globalement en baisse, certaines enseignes s'en tirent mieux que d'autres. Lidl, leader avec 4,1 % de parts de marché, est en très légère progression (+ 0,1 point). Son rival Aldi enregistre la même progression, à 2,2 %. Les enseignes françaises Ed (2,3 % de parts de marché) et Netto (0,7 %) restent stables. En revanche, et ce n'est pas une surprise, Leader Price a perdu 0,2 point sur l'ensemble de l'année, pour se retrouver à 3,2 %.
Depuis le début de cette année, les lignes ont encore pas mal bougé : Lidl a introduit des marques nationales dans son assortiment, Leader Price a été repris en main par Casino et Ed a poursuivi ses différenciations en termes de produits frais et de magasin plus qualitatif.



Francis Lecompte

lundi 21 mai 2007

Sdent veut créer 60 cliniques dentaires

Sdent veut créer 60 cliniques dentaires


SANTE. A fin 2007, la société vise des ventes de 35 millions de francs. Et 80 millions en 2008.


Bastien Buss
Jeudi 26 avril 2007

Dans son domaine, Sdent veut suivre les traces des chaînes de pharmacies. La société valaisanne qui a vu le jour il y a un peu moins de deux ans veut devenir un grand des cliniques dentaires et des centres médico-dentaires. Pour y parvenir, l'entreprise veut croquer, dans une première phase, la Suisse romande à pleines... dents, en constituant un véritable réseau dans la plupart des villes. «Notre projet se base sur un business plan raisonnable, qui a été testé sur nos premiers sites. Les résultats obtenus nous donnent raison. D'ailleurs, nos banques partenaires ont revu complètement leur jugement. Au début, elles avaient plutôt tendance à trouver le projet complexe. Maintenant, elles nous prennent au sérieux», explique le docteur Narcis Paul Rosu, président de la holding Sdent, basée à Sion.

L'entreprise a mis en place un concept, qu'elle entend appliquer partout. Il consiste en une transparence des coûts, une simplification de la tarification et la création d'une concurrence saine, dans un secteur quelque peu sclérosé, garante d'une réduction des coûts au bénéfice des patients. Avec la mise en place d'un réseau, l'objectif est de parvenir à une masse critique suffisante, afin d'obtenir des économies d'échelle, sur la construction des cliniques, les frais d'assurance, les soins, l'approvisionnement, etc. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la société a des ambitions. Après avoir ouvert une clinique à Sierre, Sion et maintenant Martigny, Sdent veut s'étendre cette année encore, à Montreux, Nyon, Fribourg, Conthey, Versoix, Bulle et Champel (GE) (voir carte).

A Martigny, les installations sont flambant neuves, avec une odeur de peinture fraîche qui flotte encore dans les locaux. Ici, on ne tergiverse pas avec la qualité et l'hygiène. Chaque clinique se veut un tout autonome, avec une large palette de prestations et des soins prodigués jusqu'à 21 heures. L'entreprise a en outre mis en place un service d'urgences disponibles 24 heures sur 24. Tous les sites sont dotés de leur propre laboratoire, pour donner une cohérence à l'ensemble. Investissements: quelque 5 millions de francs par clinique, un montant variable en fonction de la taille et de l'étendue de l'offre.

Pas pousser à la surconsommation

L'arrivée de ce nouvel acteur suscite évidemment des grincements de dents. Ce d'autant plus qu'il propose la gratuité des contrôles dentaires scolaires. «Cette polémique est tout à fait normale. Mais, attention, nous ne voulons pas pousser à la surconsommation de soins dentaires, comme certains nous le reprochent. Comment le pourrions-nous d'ailleurs, étant donné que dans le secteur dentaire, le patient paie lui-même la facture dans 95% des cas?» se défend Dominique Sierro, vice-président du conseil d'administration du groupe et ancien directeur de l'Hôpital de Sion.

La holding se compose de différentes sociétés liées à son activité de base. Tout d'abord par Easymed, qui s'occupe de la fourniture et de l'installation d'équipements dentaires et médicaux. Un autre pôle est spécialisé dans la construction et l'aménagement de cliniques ou de cabinets. «Nous pouvons fournir une clinique clés en main à des tiers», selon Narcis Paul Rosu, même si pour l'heure cette société travaille plutôt pour le groupe. Une troisième filiale est active dans les équipements en rapport avec le domaine médical et une quatrième baigne dans l'ingénierie informatique. Finalement, Sdent s'est également doté d'un secteur de recherche et développement dentaire. Dans son pipeline figure par exemple un implant dentaire, qu'elle entend à terme breveter, construire et commercialiser. «Nous ne voulons pas concurrencer des sociétés comme Nobel Biocare ou Straumann (STMN.S). Mais il existe encore de la place dans certaines niches», d'après Narcis Paul Rosu En 2008, Sdent s'implantera à Viège, Lausanne et Bienne. Dans la plupart des cas (11 sur 13), la société est propriétaire des murs. A Versoix, Bienne et Lausanne, l'entreprise conjuguera médecine humaine et soins dentaires. D'ici à 2013, le réseau devrait compter une soixantaine de centres. Un objectif qui la poussera à franchir la Sarine. La société vise avant tout des partenariats avec des cabinets dentaires indépendants qui cherchent à vendre.

A l'heure actuelle, l'entreprise emploie 102 collaborateurs. Si les différentes étapes d'extension se concrétisent, les effectifs devraient atteindre les 400 personnes à fin 2008. En Valais, la société a déjà consenti des investissements de 15 millions de francs. Ceux pour la période 2007-2008 s'élèvent à 65 millions.

Mais d'où vient cette manne? La société assure avoir le soutien d'investisseurs valaisans privés et de plusieurs établissements financiers. Quant au montage financier, Narcis Paul Rosu se veut discret. «C'est la seule question que j'évite avec celle de la rentabilité», répond-il. A ce sujet, il déclare que pour chaque nouvelle clinique, il faut compter entre deux à trois mois pour atteindre l'équilibre.

Le modèle Sdent, qui sponsorise de nombreux clubs de sports en Valais, risque d'intéresser les assureurs, comme c'était le cas avec les pionniers de la pharmacie en réseau. La société est d'ailleurs en discussions avec un groupe valaisan. Narcis Paul Rosu est en convaincu, d'ici à dix ans, quelque 40% des soins dentaires seront prodigués par des cliniques. Les siennes?

A son tour, Lidl passe à l'offensive sur le marché suisse

A son tour, Lidl passe à l'offensive sur le marché suisse


COMMERCE DE DETAIL. D'après la «NZZ am Sonntag», le casseur de prix allemand devrait ouvrir sa première enseigne dans le pays d'ici à la fin de l'année, voire au début 2008.


Daniel Eskenazi, Zurich
Lundi 21 mai 2007

La Commission de la concurrence (Comco) effectue une enquête minutieuse avant d'avaliser ou non le rachat de Denner par Migros annoncé en janvier dernier. Elle devrait donner sa décision d'ici au 12 septembre. Parmi les critères que la Comco analysera figure le maintien d'une concurrence suffisante dans le commerce de détail, une branche où la concentration est déjà très forte, en raison du poids de Migros et de Coop.

Dans ce contexte, la concurrence est incarnée par le casseur de prix allemand Aldi et, bientôt, son rival Lidl. Ce dernier n'a pas encore ouvert d'enseigne en Suisse. Mais ce n'est qu'une question de temps. D'ici à la fin de l'année, voire au début 2008, Lidl inaugurera son premier magasin en Suisse. C'est en tout cas ce qu'affirme la NZZ am Sonntag dans sa dernière édition.

Pour l'instant, Lidl a déjà dans son escarcelle plus de 40 locaux d'une surface de 500 à 1500 m2. Le casseur de prix allemand a planifié environ 70 endroits supplémentaires pour son expansion. Certains n'attendent plus qu'un permis de construire. Mais à Weinfelden (TG) et à Sursee (LU), Lidl a déjà obtenu l'autorisation d'implanter deux centres de distribution. Le «hard discounter» allemand attend de pouvoir en construire deux supplémentaires à Näfels (GL) et à Sévaz (VD).

D'après les prévisions des experts, chaque centre de distribution peut fournir une soixantaine de magasins. En définitive, Lidl compte à long terme sur un réseau d'au minimum 240 magasins en Suisse pour concurrencer Migros, Denner, Coop, Aldi et Carrefour (CA.PA). Lidl, qui compte 7000 filiales en Europe, confirme son ambition de s'étendre en Suisse, sans donner de détails supplémentaires.

La force de Lidl, ce sont les produits de marque. Ils représentent environ 40% de l'assortiment qui varie d'un pays à l'autre. Le reste est constitué de ses propres produits. En Suisse, d'après la NZZ am Sonntag, ceux-ci seront en partie importés. Cela provoquera une pression sur les prix dès que les frontières aux produits agricoles seront ouvertes. Lidl a la capacité de proposer des prix jusqu'à 20% inférieurs à ceux de la concurrence.

A côté de Lidl, un autre casseur de prix allemand fait son nid en Suisse. Aldi dispose déjà de 31 filiales en Suisse sur les 7500 qu'il compte en Europe. A fin mai, le casseur de prix en comptera deux supplémentaires à Bâle et à Schlieren (ZH). Ainsi, d'ici à la fin de l'année, Aldi totalisera près de 50 magasins sur le territoire. Un réseau de 150 à 200 points de vente est prévu à long terme. En Suisse romande, un centre de logistique sera ouvert à l'automne 2008 à Domdidier (FR).

dimanche 20 mai 2007

Lidl kommt flächendeckend

Lidl kommt flächendeckend
Der deutsche Discounter hat in der Schweiz bereits über 100 Standorte im Visier. Die vier Verteilzentren lassen vermuten, dass am Ende etwa 240 Läden geplant sind

Die mächtigen Discounter Lidl und Aldi werden in den nächsten Jahren den Schweizer Markt mit Hunderten von Filialen zudecken. Der Preisdruck wird nochmals massiv zunehmen.




Peter Keller

Der Discounter Lidl gedenkt, die Schweiz zu erobern. Die Deutschen haben sich bereits über 40 Standorte für ihre ebenerdigen Läden mit einer Verkaufsfläche von 500 bis 1500 Quadratmetern gesichert. In rund 70 Ortschaften sind weitere Verkaufsstellen geplant oder Baubewilligungen hängig (siehe Karte), wie eine Auswertung von entsprechenden Baueingaben zeigt. In Weinfelden (TG) und in Sursee (LU) wurde der Bau eines Verteilzentrums bewilligt. Zwei weitere sollen im glarnerischen Näfels und im waadtländischen Sévaz entstehen. Laut Ansicht von Detailhandelsexperten können von einem Zentrum aus rund 60 Filialen beliefert werden. Das lässt den Schluss zu, dass Lidl längerfristig mindestens 240 Läden eröffnen will.

Der Discounter äussert sich zurückhaltend zu seinen Plänen. «Wir bestätigen, dass wir Standorte in der gesamten Schweiz planen», heisst es lediglich aus der Firmenzentrale. Offen bleibt, wann Lidl die ersten Läden eröffnet. Der Markteintritt hänge etwa von der Fertigstellung des Warenverteilzentrums in Weinfelden ab. Gemäss offizieller Auskunft laufen die Bauarbeiten planmässig. Die Branche rechnet damit, dass Lidl Ende des laufenden oder Anfang des nächsten Jahres loslegen wird.

Import von Produkten
Im Gegensatz zum Konkurrenten Aldi sind bei Lidl zahlreiche Markenartikel zu finden. Obwohl die Sortimente von Land zu Land variieren, macht der Anteil der Markenartikel im Durchschnitt 40% aus. Beim Rest handelt es sich um Eigenmarken. Die Deutschen dürften den grossen Teil ihrer Produkte in die Schweiz importieren. Dies zeigt ein kürzlich erschienenes Inserat, in dem das Unternehmen einen Leiter für das Zollgeschäft sucht. Er soll das Einfuhrgeschäft abwickeln und sämtliche dafür erforderlichen Genehmigungen, Bewilligungen und Kontingente erwirken. Lidl wird wohl vom Start an für weiteren Preisdruck im Detailhandel sorgen, der sich verstärken wird, sobald die Grenzen für Agrarprodukte offen sind. Gerechnet wird damit, dass sich Lidl einen Preisabstand von bis zu 20% gegenüber der Konkurrenz verschaffen kann.

Doch auch Aldi treibt seine Expansion auf dem Schweizer Markt munter voran. 31 Filialen sind bereits geöffnet. Ende Mai werden in Basel und Schlieren (ZH) zwei zusätzliche Läden dazukommen. Geht es in diesem Tempo weiter, beträgt die Zahl bis Ende Jahr rund 50 Einheiten. Firmensprecher Sven Bradke will sich nicht zu den Zielvorgaben äussern und erklärt, dass Aldi zu einem regionalen Nahversorger im ganzen Land ausgebaut werde. Der Discounter plant wie Lidl ein Netz von 150 bis 200 Verkaufsstellen. Zwei Verteilzentren in Embrach und Dagmersellen werden derzeit betrieben. Den Logistik-Standort für die Westschweiz wollen die Deutschen im Herbst 2008 in Domdidier (FR) eröffnen. Zwei weitere Projekte bestehen für Perlen (LU) und Wigoltingen (TG), den künftigen Hauptsitz von Aldi.

Handel unter Druck
Prognosen der Immobiliengesellschaft Immo Suisse gehen davon aus, dass Aldi 2011 und Lidl 2013 erstmals die Umsatzmarke von 1 Mrd. Fr. überschreiten. Das Phänomen der deutschen Discounter sei in der Schweiz zuerst unterschätzt worden, sagt ein ehemaliger Detailhandels-Manager. Aldi und Lidl würden in einer anderen Liga spielen als Migros und Coop. Dank ihrer Finanzkraft können die Deutschen in einer ersten Phase mit bescheidenen Margen leben, um sich längerfristig auf dem einheimischen Markt festzusetzen.

Die Marktmacht von Aldi und Lidl dürfte neben den beiden Platzhirschen vor allem auch Denner zu spüren bekommen. Schon heute ist der Discounter wie Migros und Coop gezwungen, die Preise nach unten anzupassen, was sich negativ auf die Margen auswirken dürfte. Denner stellt sich trotz 430 Filialen und 300 Satelliten auf einen harten Konkurrenzkampf ein. «Wir sind dank zahlreichen Läden in der Innenstadt für viele Konsumenten gut erreichbar», hebt Kommunikationschefin Eva-Maria Bauder eine Stärke hervor. Zudem verfüge Denner über ein breites Sortiment mit Markenartikeln, Wein, Tabak. Trotzdem verwarf Firmenchef Philippe Gaydoul die Idee des Alleingangs und verkaufte seine Firma Anfang Januar der Migros - wohl zum richtigen Zeitpunkt und zum besten Preis. Noch muss die Wettbewerbskommission den Deal vertieft prüfen.

Die Schweiz ist nicht das einzige europäische Land, das Aldi und Lidl überrollen wollen. Ersterer hat etwa noch Polen, Kroatien und Ungarn im Visier, Letzterer peilt die Ukraine und Malta an. Aldi ist derzeit europaweit mit rund 7500 Filialen präsent, Lidl mit 7000. Laut einer Retail-Analyse des Marktforschungsinstituts IGD wird Lidl den Konkurrenten im Jahr 2010 einholen. Beide sollen bis zu jenem Zeitpunkt in Europa über 8000 Läden betreiben.

jeudi 17 mai 2007

Securitas: bénéfice net 1T recule en raison de la réorganisation du groupe

ECO - Securitas: bénéfice net 1T recule en raison de la réorganisation du groupe
STOCKHOLM, 14 mai 2007 (AFP)
Le groupe suédois de sécurité et de gardiennage Securitas AB a présenté lundi un bénéfice net en baisse au premier trimestre, en raison de la réorganisation du groupe qui a affecté les comparaisons sur un an.

Son résultat net est ressorti en baisse de 14,5% à 517,7 millions de couronnes suédoises (56,1 millions d'euros), contre 605,7 millions un an plus tôt, selon un communiqué.

Mais en excluant un montant de 154,5 millions, engrangé lors des trois premiers mois de 2006 grâce aux deux anciennes divisions devenues des sociétés indépendantes, Securitas Direct et Securitas Systems, introduites en bourse l'an passé, le bénéfice net du groupe s'est apprécié de 15%.

Lors de la période sous revue, le bénéfice imposable a progressé de 6% à 694 millions contre 655 millions, selon un communiqué du groupe.

Mais il est inférieur aux prévisions des analystes interrogés par SME Direkt qui tablaient sur un résultat avant impôts de 722 millions, rapporte l'agence Thomson Financial News.

La présentation de ces résultats trimestriels a été sanctionnée à la Bourse de Stockholm, où l'action Securitas cédait 3,69% à 97,75% vers 07H40 GMT, dans un marché en hausse de 0,41%.

Les ventes ont augmenté de 2% à 15,21 milliards -- le marché attendait 15,23 milliards --, et le bénéfice opérationnel avant amortissements s'est élevé à 823 millions, également en hausse de 2% sur un an.

La marge opérationnelle est restée inchangée, à 5,4%.

Securitas, qui procède à la réorganisation de sa structure, indique avoir lancé en janvier 2007 une nouvelle activité, Mobile and Monitoring, spécialisée dans les services de sécurité pour les petites et moyennes entreprises.

Le nouveau directeur général de Securitas, Alf Göransson, cité dans le communiqué, indique qu'il s'agit d'"une étape de plus vers la spécialisation".

L'introduction en Bourse de la division Loomis (anciennement appelée Cash Handling Services, services liés à la manipulation de fonds) qui était initialement prévue en 2007, ne se fera pas cette année en raison de difficultés rencontrées en Grande-Bretagne, prévient Securitas.

Securitas Group comprend désormais Security Services USA, Security Services Europe, Mobile and Monitoring et Loomis, précise encore le communiqué.

© 2007 AFP

mercredi 2 mai 2007

Le Matin Online - Actu - Economie - Vaud monnaie les données personnelles de ses citoyens!

Vaud monnaie les données personnelles de ses citoyens!


Chaque fois qu'une personne emménage dans une commune vaudoise, le Contrôle des habitants transmet ses données personnelles à une société de marketing direct, le Bureau vaudois d'adresses (BVA).


- 01/05/2007
Le Matin Bleu avec les agences

Ces fiches, près de 25 000 par an, sont parfois octroyées gratuitement au BVA mais souvent facturées jusqu'à 80 centimes pièce. Le BVA recueille ainsi les nom, prénom, adresse, année de naissance, état civil, nationalité, origine, profession des arrivants pour les revendre ensuite aux sociétés qui veulent faire de la publicité ciblée.

Cette situation, autorisée par le gouvernement vaudois, est dénoncée par la Fédération romande des consommateurs (FRC). Elle exige que les nouveaux arrivants soient informés et puissent s'opposer à la transmission de leurs données à des fins commerciales. Des informations privées qui, de plus, «rapportent une petite fortune à l'insu des principaux intéressés», s'insurge la FRC. «Les Vaudois ignorent qu'ils sont «vendus»

jeudi 26 avril 2007

Der Fantasie wachsen Flügel

Der Fantasie wachsen Flügel
26.04 07:50
BILLIGSTTICKETS - Mit der Absicht, auch auf Langstrecken Billigflüge anzubieten, hat sich Ryanair-Chef Michael O'Leary den Spott der Konkurrenz eingehandelt. Bislang schlugen alle Versuche fehl.
von Iso Ambühl

Ryanair-Chef Michael O'Leary, 46, gefällt sich in der Rolle des «bad guy» der Branche. Der Chef von Europas grösstem und profitabelstem Billigflieger verärgert die Konkurrenten regelmässig mit flotten Sprüchen. Kürzlich war es wieder so weit: Michael O'Leary kündigte an, dass Ryanair um das Jahr 2010 Langstreckenflüge für nur 10 Euro (exklusive Gebühren) anbieten werde.

Erste Ziele sollen sekundäre US-Airports wie Baltimore, Providence Rhode Island oder New York Long Island sein. Die höheren Kosten will O'Leary über Zusatzverdienste wie den Verkauf von Verpflegung und Duty-free-Produkten, Hotelbuchungen, Reiseversicherungen, Unterhaltungsprogramme an Bord, spezielle Tarife für das Gepäck oder Autovermietungen hereinholen.

«Absoluter Blödsinn», sagt der Air-Berlin-Chef

Das Echo auf den jüngsten Streich des Iren lässt nicht auf sich warten. Als «absoluten Blödsinn» bezeichnet Air-Berlin-Chef Joachim Hunold den Plan im Berliner «Tagespiegel». Auf der Langstrecke sei ein Durchschnittspreis von 500 bis 900 Euro nötig. Hier handle es sich einmal mehr um einen Marketing-Gag O'Learys, doppelt Air-Berlin-Sprecher Peter Hauptvogel nach: «Das Billigfliegerkonzept funktioniert nur auf der Kurzstrecke.» Air Berlin werde nach der Übernahme des Ferienfliegers LTU und nach der Beteiligung bei der Schweizer Belair von Hotelplan keine Billigtarife auf der Langstrecke anbieten. Auch Easyjet, die Nummer 2 der Billigflieger, grenzt sich ab: «Wir konzentrieren uns auf das, was wir können: auf die Kurzstrecke.»

Etablierte Langstrecken-Airlines wie die Swiss zeigen sich wenig beeindruckt: «Auf der Langstrecke fehlt im Gegensatz zur Kurzstrecke ein wesentlicher Optimierungshebel: die höhere Flugzeug- und Personalproduktivität», sagt Swiss-Netzwerkchef Harry Hohmeister. Auf der Langstrecke ist die Flugzeugproduktivität aller ohnehin hoch. Somit blieben nur noch Einsparungen von Serviceleistungen. Auf Interkontinentalflügen wollten die Passagiere aber nicht auf ihren Service und auf das Sammeln von Meilen verzichten, sagt Hohmeister, der klarmacht: «Günstige Preise (alles inklusive) haben wir auf der Langstrecke saisonabhängig auch.»

Aktivitäten der Billigflieger wie tiefe Kosten für Marketing, Administration oder das Online-Buchungssystem sowie der Verkauf der Verpflegung an Bord könnten sicherlich von der Kurz- auf die Langstrecke übertragen werden, sagt Luftfahrtspezialist Andreas Wittmer von der Uni St. Gallen. Bei Flügen von acht Stunden und mehr kommt dem Flugbenzin ein hoher Stellenwert zu. Ein Kostenblock, den die Billigflieger nicht durch den Preismix von First-, Business- und Economyclass abfedern können.

Die Aufgabe ist nicht einfach: Ende 2006 groundete Air Madrid, die Low-Cost-Flüge von der spanischen Hauptstadt nach Südamerika anbot. Seit Oktober 2006 ist die Airline Oasis mit zwei Boeing 747-400 auf der Strecke Hongkong-London (Gatwick) unterwegs. Diese Woche waren in der Economy für den Flug ab London noch kurzfristig Plätze für 391 bis 839 Franken inklusive Gebühren von 182 Franken erhältlich. Ein Flug, der bei British Airways ab London-Heathrow 1900 Franken kostet. Der Sitzladefaktor von Oasis soll über 70 Prozent liegen. Andere Billigflieger auf der Langstrecke sind der australische Low-Cost-Carrier Jet Star nach Asien, die kanadische Zoom mit Flügen nach London und Paris oder die in Malaysia stationierte Air Asia, die 2008 mit der Tochtergesellschaft Air Asia X Flüge nach Europa plant.

Ryan Air muss die Wachstumsraten hochhalten

Dass Ryanair Langstrecken-Träume hegt, hängt damit zusammen, dass der Billigflieger seine Wachstumsraten hochhalten muss. Der europäische Markt sättigt sich: 2010 wird jeder dritte Passagier in Europa mit einem Low-Cost-Carrier (LCC) reisen. Aber auch die etablierten Airlines haben nach dem Vorbild der LCC ihre Kosten gesenkt und bieten Preisaktionen an.

O'Leary scheint sich seiner Sache nicht so sicher zu sein. Die Langstrecke will er nur mit einer Tochtergesellschaft angehen. «So riskiert er nicht, dass der Marktname von Ryanair ‹verwässert› oder sonstwie beschädigt wird», sagt der deutsche Aviatikanalyst Per-Ola Hellgren.

Ryan-Air-Chef Michael O'Learys utopische Idee: Für 10 Euro nach New York.

Der Fantasie wachsen Flügel

Billigflieger Langstrecken

dimanche 22 avril 2007

Internautes sous surveillance

Internautes sous surveillance

BIG BROTHER Le préposé fédéral à la protection des données est saisi d'une plainte contre une société suisse qui surveille sans droit les internautes

LUDOVIC ROCCHI
21 avril 2007

Depuis l'affaire des fiches, la Suisse se montre très chatouilleuse sur la protection de la vie privée de ses citoyens. Les écoutes téléphoniques préventives sont très strictement réglementées, même contre les terroristes. Surprise: la même Suisse héberge l'espion le plus puissant d'Internet, à savoir la société Logistep AG, basée à Steinhausen dans le canton de Zoug. Ses puissants ordinateurs peuvent surveiller en permanence jusqu'à deux millions d'échanges de fichiers sur Internet à travers le monde.

Cible privilégiée: les réseaux «peer to peer», qui offrent le partage de musique, de films, de jeux vidéo et autres logiciels protégés par des droits d'auteur. L'adresse IP des «pirates» est relevée et sert ensuite à leur réclamer de l'argent en les menaçant de poursuites judiciaires s'ils ne payent pas.

Violation de la vie privée
C'est ainsi que Logistep présente sa mission, mais sa surveillance préventive touche tout utilisateur d'Internet et pas seulement ceux qui s'échangent du contenu protégé. Cette violation de la vie privée vient d'être dénoncée au préposé fédéral à la protection des données. Dans un courrier envoyé vendredi à Berne, un célèbre «pirate» d'Internet explique par le menu comment les activités de Logistep s'apparentent à du «chantage et de la collecte illégale de données». Le plaignant a lui-même été victime de la surveillance sur Internet, par une autre société basée aux Etats-Unis. Sous le nom de code de Razorback, ce Valaisan est connu dans le monde entier pour avoir offert un des plus puissants serveurs d'échanges de fichiers. Son site a été bouclé et il fait l'objet d'une plainte pénale des grandes compagnies américaines du film.

Son avocat, Sébastien Fanti, explique les motivations de Razorback: «Nous voulons empêcher que des privés fassent la loi sur Internet. Nous sommes en possession d'avis de droits suisse, belge et français qui démontrent que la surveillance privée est illégale. Cette tâche doit rester en mains de l'Etat. La Suisse doit prendre conscience du problème, elle qui abrite la société la plus active dans ce domaine.»

Le Préposé fédéral à la protection des données ne veut évidemment pas prendre position sur une plainte qu'il vient de recevoir. Mais son porte-parole, Daniel Menna, confirme que les activités de Logistep sont dans son collimateur: «Nous sommes en train d'étudier le problème de la surveillance d'Internet avec nos collègues européens. Il existe un intérêt légitime à sauvegarder ses droits d'auteurs. Mais les moyens techniques utilisés doivent respecter la sphère privée. Dans ce sens, le monitorage général des échanges de fichiers pose problème.»

La polémique s'étend en France
La traque de Logistep a déjà débouché sur des procès en Allemagne, où 20 000 internautes accusés d'avoir téléchargé illégalement des jeux vidéo ont été sommés de payer un arrangement à l'amiable. La polémique s'est déplacée en France, où 5000 autres internautes ont reçu un courrier les enjoignant à payer 400 euros pour éviter un procès. Le Tribunal de Grande instance de Paris a un peu vite accepté que les fournisseurs d'accès à Internet livrent l'identité de leurs clients en fonction des adresses IP détectées par Logistep. Le procédé a été dénoncé devant l'équivalent français du préposé à la protection des données.

Président de Logistep, Richard M. Schneider dit ne pas craindre ces dénonciations: «Depuis 2004 que nous sommes actifs, nous sommes habitués à être violemment attaqués par les mauvais perdants que nous identifions en train de pirater du contenu protégé.» Il ajoute avoir déjà rendu des comptes au Préposé fédéral à la protection des données et affirme que «tout est en ordre». A l'évidence ce n'est pas le cas, puisqu'une enquête est en cours, indépendamment de la plainte de Razorback. Reste à savoir pourquoi aucun internaute suisse n'a encore été poursuivi? «En Suisse, la justice ne permet pas de chercher un arrangement à l'amiable. Si nous transmettons les adresses IP, il y aura une avalanche de procès. Ce n'est pas notre but», explique Richard M. Schneider.

Un nouveau business
En clair, il s'agit de faire rentrer de l'argent. Forte de onze employés à Zoug et d'un réseau mondial de bureaux d'avocats, Logistep voit d'ailleurs ses affaires se développer à grande vitesse, affirme son président sans donner de chiffres. Ce nouveau business échappe pour l'instant à tout contrôle. Et rien ne dit que la surveillance s'arrêtera aux échanges de jeux et autres DVD...

© Le Matin Online

vendredi 20 avril 2007

CCTV-Chaîne française-Monde de l'Economie

Le Group Jinjiang trouve des partenaires étrangers
cctv.com 07-04-18 11:50
Le groupe hôtelier international Jinjiang a signé lundi à Shanghai des ententes de plusieurs millions de dollars avec la Canadienne Fairmont Hotels and Resorts et la Suisse Swatch. Les accords président à la naissance de 2 joint-ventures, dont l'objectif est de rénover le célèbre hôtel Pacific, situé sur le Bund, à Shanghai.

Le groupe Shanghai Jinjiang signe d'abord un accord de joint-venture d'une valeur de 40 millions de dollars avec le Swatch Group Hong Kong Ltd. Swatch devient l'heureuse gestionnaire de l'aile sud de l'hôtel Pacific, qu'elle entend doter de restaurants luxueux et d'une boutique Swatch. Le droit de propriété équivaut à 10 pourcent de la valeur totale de l'hôtel.

Nick Hayek Jr.

P.-D.G., groupe Swatch

"Quand j'ai vu le bâtiment, j'ai su qu'il faudrait le restaurer, en collaboration avec les propriétaires. Ce serait dommage que cet édifice devienne un centre commercial, ou un hôtel luxueux identique à ceux qu'on retrouve partout dans le monde. J'ai donc développé cette idée avec mon personnel. Puis j'ai rencontré des gens de Jinjiang. Cela permettra certainement d'augmenter les ventes de Swatch."

Jinjiang a également signé une entente de joint-venture de 700 mille dollars américains avec la société Fairmont. Dans 2 ans, lorsque les rénovations qui commencent ce mois-ci seront terminées, l'entreprise canadienne fournira des services de gestion hotellière pour l'aile nord de l'hotel.

Liu Fang,CCTV


Rédacteur: Baiyun Origine:CCTV.com


CCTV-Chaîne française-Monde de l'Economie

Eine Epidemie ist rasch hier

«Eine Epidemie ist rasch hier»
Vize-Kantonsarzt Peter Frey erklärt, weshalb man schon heute einen möglichen Ernstfall von morgen planen sollte
Mit dem neuen Pandemieplan wappnet sich der Kanton für eine weltweite Grippeepidemie. Die Vorbereitung sei nicht nur Sache von Spezialisten, sondern jedes Einzelnen, sagt der stellvertretende Kantonsarzt und Pandemie-Verantwortliche Peter Frey.

»Meinungen zum Thema



»Kommentare zum Artikel



Mehr zum Thema:
Originalseite als PDF
«bund»: Die Vogelgrippe ist zurzeit kein Thema mehr. Ist sie überhaupt noch eine Gefahr?


Peter Frey: Im Moment nicht direkt. Die Weltgesundheitsorganisation WHO rechnet aber damit, dass irgendwann ein mutiertes Vogelgrippevirus oder ein neues Virus auftreten und sehr rasch weltweit zu einer Grippeepidemie – sprich Pandemie – führen kann. Die Vogelgrippe hat sich Europa genähert, es gibt bereits gehäufte Fälle in Afrika.

Ende März hat der Kanton einen Strategieplan für eine Grippewelle, den Influenza-Pandemieplan, publiziert. Sind wir nun sicher?


Sicher ist, dass wir eine gute Planungsgrundlage haben. Im öffentlichen Gesundheitswesen wurden konkrete Massnahmen vorbereitet. Nun braucht es weitere Planung und Massnahmen bei Behörden, Betrieben und im öffentlichen Verkehr.



Schlimmste Szenarien gehen von einer Erkrankungsrate von einem Viertel der Bevölkerung aus. Wie wahrscheinlich sind die?


Das ist schwierig abzuschätzen. Nicht alle Viren machen gleich stark und schnell krank. Faktoren


«Die psychologischen Auswirkungen wären nicht zu unterschätzen. Es würden gewaltige Gerüchte zirkulieren.»





sind auch die rasche Früherkennung und der Stand der Vorbereitung. Unsere Planung will genau diesen «Worst Case» verhindern.

Bei der Spanischen Grippe 1918/19 starben schweizweit 25 000 Leute. Gäbe es heute auch so viele Tote?


Die Situation war speziell, die Leute waren durch den Ersten Weltkrieg geschwächt. Heute sehe ich eine besondere Schwierigkeit in der hohen und schwer kontrollierbaren Mobilität der Leute.

Wie lange würde eine grosse Pandemie dauern?


Die WHO unterscheidet sechs Phasen. Was Sie ansprechen, ist die Phase 6, wenn das Pandemievirus anhaltend von Mensch zu Mensch übertragen wird. Eine Welle kann bis zu zwölf Wochen dauern. Es sind aber auch mehrere Wellen möglich. Heute stehen wir gemäss WHO in der Phase 3, der pandemischen Warnperiode. Es sind isolierte Infektionsfälle beim Menschen mit dem Vogelgrippevirus H5N1 bekannt, aber noch keine bestätigten Mensch-zu-Mensch-Übertragungen aufgetreten.

Wie würde eine Pandemie unser Alltagsleben verändern?

Die Regale in den Läden wären rasch leer. Ausfälle gäbe es auch im öffentlichen Verkehr, Schwierigkeiten womöglich im Geldverkehr. Das soziale Leben wäre mit drastischen Einschränkungen belegt, etwa durch Veranstaltungs- und Reiseverbote, Schulschliessungen. Wegen des überlasteten Gesundheitssystems käme es zu Personalausfällen bei der Kommunikation, der Energieversorgung, der öffentlichen Sicherheit oder der Abfallentsorgung. Es könnte Plünderungen geben wie bei der Flutkatastrophe in New Orleans. Nicht zu unterschätzen sind die psychologischen Auswirkungen. Es würden gewaltige Gerüchte zirkulieren.



Ist das nicht schwarz gemalt? Ein Kraftwerk zum Beispiel braucht doch nicht so viel Personal.


Gerade in hoch spezialisierten Betrieben wie Kernkraftwerken sind Personalausfälle ein besonderes Problem. Hier sind für Schlüsselpositionen nur beschränkt Ersatzleute verfügbar.



Bei einer normalen Grippe liegt die Erkrankungsrate bei zwei bis fünf Prozent. Ab welcher Rate ist das öffentliche Leben beeinträchtigt?


Es kommt darauf an, wie gut wir die Ressourcen hochfahren können. Um die Kapazitäten zu erhöhen, müssten Spitäler Wahloperationen absagen, leichtere Fälle müssten womöglich zu Hause oder in Heimen gepflegt werden.



Wo orten Sie zurzeit die grössten Defizite bei der Vorbereitung auf eine Pandemie?


Mich beunruhigt das mangelnde Bewusstsein der Bevölkerung für eine schleichende, eher zunehmende Bedrohung. Ein zweiter Punkt ist die noch fehlende Pandemieplanung in vielen Betrieben. Und der dritte Punkt ist ganz banal: Uns ist das Bewusstsein für elementare Hygiene abhanden gekommen. Wir wissen nicht mehr, dass schon nur Händewaschen uns vor Infektionen schützen kann.



Ich muss mich also persönlich auf eine Pandemie vorbereiten.


Wir denken heute, alles könne sofort gekauft oder geflickt werden. Bei einer wirklichen Krise ist die Beschaffbarkeit ein zentrales Problem. Und eine solche Krise kann sehr rasch eintreten. Da sollten wir uns schon vorher absichern. Dazu gehört das Wissen um das eigene soziale Netz. Es ist auch wichtig, einen kleinen Notvorrat zu halten. Bald werden die Grossverteiler Schutzmasken im Sortiment haben. Hierzu wird es Empfehlungen des Bundes geben.



«Kluger Rat, Notvorrat»: Das tönt ja wie im Kalten Krieg.


Die weltweite Vernetzung ist eine Errungenschaft unserer Zeit, aber sie kann auch Gefahr sein. Das Netz kann reissen. Auch Staaten müssen sich vorsehen. Die Schweiz hat zum Beispiel keine eigene Grippe-Impfstoff-Produktion. Der Bund hat daher einen Vorrat von acht Millionen Dosen präpandemischen Impfstoffes bestellt, der in der Armeeapotheke gelagert werden soll und bei einer Bedrohung verteilt werden kann.



Die Grossbank UBS hat an alle Mitarbeiter ein Pandemie-Set (Masken, Fiebermesser, Panadol) abgegeben. Sie haben diese Aktion als nicht eben sinnvoll eingestuft («Bund», 15. Februar). Wie sollten sich denn Firmen auf eine Pandemie vorbereiten?


Firmen müssen definieren, welche Prozesse für sie lebenswichtig sind und wie sie diese mit massiv reduziertem Personalbestand aufrechterhalten können. Sie müssen ausloten, ob Pensionierte eingesetzt werden könnten. Auch kann heute mit schnellen Internetverbindungen von zu Hause aus gearbeitet werden. Für Personen, die im Pandemiefall am Arbeitsplatz in Betrieben benötigt werden, sollten Massnahmen für Eingangskontrollen oder Seuchenteppiche vorbereitet sein. Grossbanken etwa sind in der Pandemieplanung schon sehr weit, zum Teil wurden Szenarien real durchgespielt. Das Pandemie-Set erachte ich nicht als falsch. Schutzmasken garantieren allerdings keinen Schutz vor Ansteckung. Fraglich ist auch, ob die Abgabe eines solchen Sets zum jetzigen Zeitpunkt verhältnismässig ist.



Steht denn der Kanton Bern mit seinen Vorbereitungen gut da?


Wir haben vieles konkret vorbereitet, Prozesse und Abläufe festgelegt und mit den Betroffenen praktisch umsetzbare Pläne und Massnahmen vorbereitet. Es liegen Merkblätter und Verhaltensanweisungen vor, so zum Beispiel für Schulschliessungen. Die öffentlichen Spitäler haben ihre Vorsorge bei Material und Medikamenten erhöht. Mich freut, dass die Partner im Gesundheitswesen bei der Planung aktiv mithelfen.



Im Pandemieplan des Kantons ist von Lücken im übergeordneten Influenza-Pandemieplan Schweiz 2006 die Rede. Worin bestehen die?


Die Planung des Bundes ist insgesamt gut. Die Vorgaben sagen aber beispielsweise nicht, wer im Falle einer Medikamentenknappheit zuerst behandelt würde. Das könnte zu regional unterschiedlichen Vorgehensweisen und so zu politischen Problemen führen.



1918 gab es die Spanische, 1957 die Asiatische, 1968 die Hongkong-, 1977 die Russische Grippe. Warum erst jetzt ein Pandemieplan?


Die Sars-Seuche war für alle ein Warnschuss. Da geschah weit entfernt etwas und wurde innert kurzer Zeit eine Bedrohung auch für


«Uns ist das Bewusstsein für elementare Hygiene abhanden gekommen. Schon Hände waschen kann schützen.»





uns. Die Vogelgrippe verstärkte den Handlungsdruck. Die WHO ergriff zusammen mit den Ländern die Initiative. Wichtig war auch die Gesamtnotfallübung «Epidemie Schweiz» von 2005, die zeigte, wie sehr im Pandemiefall die Departemente untereinander und die Kantone zusammenarbeiten müssten.

Sind für andere Katastrophen ähnlich detaillierte Aktionspläne ausgearbeitet worden?

In dieser Art ist das meines Wissens der erste. Es gibt Bereiche, denen der Bund besondere Beachtung schenkt: Epidemien und Radioaktivität. Für beides liegen auch Bundesgesetze vor, für beides beansprucht der Bund die strategische Leitung. Klar ist aber, dass die operative Umsetzung bei den Kantonen liegt.

Peter Frey


Peter Frey, 64 Jahre alt, ist Arzt und diplomierter Physiker. Seit 1992 amtet er in Bern als stellvertretender Kantonsarzt. Vorher war er an verschiedenen grossen Spitälern der Schweiz und an Forschungszentren tätig, so zum Beispiel am Cern in Genf. Als Oberst hat er das Spitalregiment 1 der Schweizer Armee kommandiert. Frey ist Chef Sanität im kantonalen Führungsorgan, das im Katastrophenfall zum Einsatz kommt. Zudem ist er als Fachberater für medizinische Massnahmen bei radioaktiven Katastrophen beim Verteidigungsministerium und dem Katastrophenhilfekorps tätig. Peter Frey ist verheiratet und Vater dreier erwachsener Söhne. (al)

Der Pandemieplan

Um auf eine weltweite Grippeepidemie – eine Pandemie – vorbereitet zu sein, arbeiten die Kantone zurzeit Pläne aus. Grundlage sind die Empfehlungen der Weltgesundheitsorganisation sowie der Influenza-Pandemieplan Schweiz 2006. Im März hat der Kanton Bern im Internet seinen Influenza-Pandemieplan für das öffentliche Gesundheitswesen publiziert («Bund», 22. März). In den Monaten zuvor haben 50 Fachpersonen unter der Leitung des Kantonsarztamtes die möglichen Auswirkungen einer Pandemie auf das bernische Gesundheitswesen untersucht. Planerisch konkretisiert wurden auch die Massnahmen zum Schutz der Bevölkerung. Die Themenbereiche des 250 Seiten starken Planes reichen von der Abgabe von Grippemedikamente über Früherkennung von entsprechenden Viren bis hin zur Kommunikation im Krisenfall. Der Pandemieplan wird regelmässig überprüft und den neusten Erkenntnissen angepasst. (sda/al)


[@] www.be.ch/pandemie

EN CAS DE PANDÉMIE DE GRIPPE, LES ENTREPRISES GENEVOISES ONT DÉJÀ TOUT PRÉVU

EN CAS DE PANDÉMIE DE GRIPPE, LES ENTREPRISES GENEVOISES ONT DÉJÀ TOUT PRÉVU
Par Christian Lecomte (Le Temps.ch)
17 février 2007

Genève -- Pour l'OMS et l'Office fédéral de la santé publique, une pandémie de grippe frappera le monde un jour ou l'autre. Les entreprises genevoises n'ont pas attendu pour organiser la riposte. La plupart ont déjà adopté des mesures préventives.

Marc Zuffa, le patron du dispositif OSIRIS (intervention dans les situations exceptionnelles) de la police cantonale de Genève, le reconnaît lui-même: «Le monde genevois de l'entreprise est très avancé en matière de moyens mis en place pour lutter contre une pandémie de grippe. Il va même parfois plus vite que nous.» Si la grippe aviaire version humaine venait à enrhumer la planète entière (passage de la phase 3 actuelle à la phase 4 selon l'OMS), les dégâts seraient comparables à plusieurs 11 septembre, assurent les places financières. A Genève, on a décidé de faire front en arrêtant de véritables plans de bataille.

On ne passera plus l'aspirateur
Illustration à la banque Lombard Odier Darier Hentsch (LODH), qui selon Alexandre Agad, le responsable de la logistique, «s'est lancée là-dedans à fond dès la fin 2005 tant le risque semblait réel». LODH (mille employés à Genève) a d'ores et déjà identifié trois catégories de personnels: celui qui n'a pas besoin de venir à la banque, celui qui peut travailler à la maison, celui qui doit venir à la banque.

«Les gérants de fortune par exemple peuvent travailler à domicile, il est prévu de les équiper en service internet amélioré leur permettant de continuer d'acheter et de vendre des positions, explique Alexandre Agad. On peut craindre une brèche dans la confidentialité, mais cette solution de télétravail que nous testons régulièrement est complètement sécurisée. Ces gérants ne pourront pas conserver la moindre donnée à la maison.»

Les collaborateurs devant se rendre à la banque travailleront dans des espaces séparés et cloisonnés. La fréquence des réunions sera réduite au minimum. «On ne passera même plus l'aspirateur le soir car les personnels de ménage ne viendront plus, mais on demandera à nos collaborateurs de vider les poubelles», précise même Alexandre Agad. D'autres personnels ont été répertoriés, comme les mères de famille et les familles monoparentales «amenées à s'absenter car les écoles seront fermées».

Confidentiel
LODH a par ailleurs stocké masques, désinfectants, lunettes de protection, mais n'a pas investi dans le médicament Tamiflu, préférant miser sur le vaccin prépandémique dont la Suisse s'est dotée à hauteur de 8 millions de doses. «Mais de telles mesures ne sont valables que si nos partenaires et concurrents sont informés et agissent dans le même sens», souligne Alexandre Agad. En février 2006, un séminaire a réuni soixante banques genevoises «afin de partager les expériences». Un document extranet, qui demeure confidentiel, a été publié à l'issue de la rencontre.

À la Fédération des entreprises romandes (FER), organe faîtier de six associations patronales, on insiste sur le fait que la mise en place de tels moyens est en conformité avec les textes et qu'elle entre dans un plan pandémie intégrant la direction de la santé, les services de police, la communication, la Genève internationale et le secteur économique. La FER (300 employés) vient d'acquérir 45000 masques, de quoi tenir cinq semaines en cas de pandémie, «car il faut changer de masque toutes les quatre heures».

Chez Givaudan (parfums), on est allé jusqu'à envoyer en octobre dernier des collaborateurs tester en Indonésie un plan de lutte contre la grippe aviaire et visiter des hôpitaux dédiés à cette maladie. Chez Rolex, on ne dit rien, tout en assurant que le nécessaire a été fait. Frank Renggli, de Pictet, annonce que la banque s'est dotée d'un comité de crise et qu'elle a élaboré un catalogue de procédures et de scénarios «pour assurer la bonne marche de l'entreprise ainsi que la pérennité des biens des clients».

Fermeture des frontières
«Depuis le 11 septembre 2001, les entreprises ont compris que leur seule vraie richesse était la santé des employés, confie Jean-Claude Canavese, médecin consultant auprès de plusieurs multinationales. Il y a donc la nécessité de les protéger tout en garantissant l'indispensable continuité du fonctionnement des entreprises en période de crise. Il faut faire en sorte de tenir deux à trois semaines, le temps de laisser passer le gros de l'orage.»

L'Office cantonal de l'inspection et des relations du travail (OCIRT) a ouvert sur son site internet une page où figurent une «check-list» qui décline les plans de mesure dans l'entreprise en cas de pandémie d'influenza, et un catalogue de questions et réponses du type: «Quel est le droit au salaire en cas de recommandations générales de rester à la maison ou si l'employé reste à la maison par peur? En situation d'épidémie déclarée, l'entreprise est-elle habilitée à limiter les échanges entre les collaborateurs? Peut-elle demander à certains de rester à la maison et à d'autres de se rendre sur leur lieu de travail? Peut-elle instaurer un volontariat?» Autre interrogation récurrente: en cas de fermeture des frontières, qu'adviendra-t-il des entreprises, sociétés, institutions internationales, hôpitaux et cliniques dont des employés résident en France? Selon Marc Zuppa, Berne et Paris étudieraient en ce moment les modalités pour laisser les frontières ouvertes. «On planifie tout pour être prêt, que cela arrive dans une année ou dans 50 ans», assure le policier. De son côté, Philippe Sudre, le médecin cantonal, rappelle qu'il n'y a pas plus d'angoisse ou d'inquiétude aujourd'hui qu'il y a une année «mais qu'il ne faut pas lever le pied».

Le set de survie de UBS
Les collaborateurs de la banque vont recevoir un nécessaire d'urgence.
Dès le début de mars, les quelque 26000 collaborateurs et collaboratrices de UBS en Suisse vont recevoir un «set de pandémie». Le contenu de ce paquet de survie: 50 masques de protection, du désinfectant, un thermomètre, et non pas du Tamiflu mais des Panadol. La banque ne veut pas indiquer les coûts de cette mesure, mais «il ne faut pas les surévaluer», a indiqué son porte-parole au quotidien bâlois gratuit Baslerstab. Des séances d'information sur les moyens de minimiser les risques d'infection si le virus venait à muter sont aussi organisées pour les employés.

Pourquoi UBS agit-elle maintenant? «Nous devons être préparés. Cela fait partie d'une gestion des risques professionnelle», indique le porte-parole. Anne Witschi, médecin cantonal de Bâle-Ville, salue la démarche: «Plus on s'y prend tôt, mieux ça vaut.» D'autres sont sceptiques: pour le médecin de la ville de Zurich, Albert Wettstein, il s'agit d'une solution de luxe. Migros aussi se prépare, et stocke des masques, mais ils ne seront pas distribués pour le moment.

Banque de données mondiale à Genève
Une banque de données mondiale sur le virus de la grippe aviaire se constitue à Genève. Elle sera opérationnelle dès le mois de mars au Swiss Institute of Bioinformatics (SIB), selon la revue Science et Le Figaro. Cette création émane de l'Initiative mondiale pour le partage des données sur la grippe aviaire, qui avait critiqué en 2006 l'accès trop limité au site du laboratoire américain de Los Alamos (Nouveau Mexique) où se partagent jusqu'à présent les données les plus importantes sur le virus.


Source

samedi 7 avril 2007

L'avocate qui menace les internautes

L'avocate qui menace les internautes
Par Yann PHILIPPIN
Le Journal du Dimanche

Une avocate a envoyé un courrier à des milliers de pirates présumés, au nom d'une société de jeux vidéo polonaise dont ils auraient téléchargé illégalement des produits. Elle leur demande de régler 400 euros ou menace de saisir leur biens. Une démarche qui choque non seulement les internautes mais aussi certains avocats. Et pourrait être illégale.

C'est la plus grande opération jamais menée en France contre les adeptes du téléchargement. Depuis une dizaine de jours, plus de 50 abonnés des fournisseurs d'accès internet Free et Orange ont reçu une lettre de mise en demeure signée de l'avocate parisienne Elizabeth Martin. Ces internautes sont accusés d'avoir piraté via des logiciels d'échange de fichiers peer-to-peer le jeu vidéo Call of Juarez, édité par la société polonaise Techland. L'avocate leur demande de payer 400 euros d'ici quatorze jours, faute de quoi elle se dit certaine d'obtenir d'importants dommages et intérêts en justice, et n'hésitera pas à réclamer "la vente de vos biens".

L'affaire menace de prendre des proportions énormes. Elizabeth Martin a en effet obtenu le 22 janvier auprès du tribunal de grande instance de Paris une ordonnance qui oblige huit fournisseurs d'accès à lui livrer les nom et adresse de tous les fraudeurs repérés par Techland sur internet. Selon nos informations, pas moins de 5.079 internautes sont concernés ! A titre de comparaison, l'ensemble des producteurs français de disques n'ont lancé qu'un peu plus de 200 procédures, dont seulement une quarantaine a fini devant les tribunaux.

Déjà testé avec succès aux Etats-Unis par les studios d'Hollywood, l'envoi massif de mises en demeure est une première dans l'Hexagone. "Il s'agit simplement de réparer le préjudice subi et d'offrir aux fraudeurs une alternative moins onéreuse qu'un procès", indique-t-on chez Techland. Cette méthode permet également à l'éditeur d'encaisser de l'argent sans engager de coûteuses procédures judiciaires.

Plusieurs internautes ont déjà réglé les 400 euros

A en croire les dizaines de messages angoissés postés sur le forum du site ratiatum. com, qui a révélé l'affaire, la tactique fonctionne. Plusieurs internautes ont déjà réglé les 400 euros. C'est le cas de Marie*, alors même que cette jeune femme affirme avoir acheté le jeu dans le commerce. "J'ai des enfants. Je ne voulais pas que la police débarque chez moi", explique-t-elle. D'autres internautes jurent qu'ils n'ont jamais téléchargé Call of Juarez, mais seulement la démonstration officielle. Ceux qui avouent avoir piraté le jeu sont également furieux. "Si la méthode avait été correcte, j'aurais accepté un accord amiable, explique Patrick*, qui vit dans les Yvelines. Je préfère me défendre en justice plutôt que de payer des gens qui pratiquent l'intimidation."

Plusieurs avocats interrogés par le JDD se sont déclarés choqués par la lettre de leur consoeur Elizabeth Martin. "Elle est rédigée de manière scandaleuse", dénonce Me Emmanuel Pierrat. Ce spécialiste de la propriété intellectuelle a repéré trois violations du code de déontologie. L'avocate n'informe pas les accusés de la possibilité d'être assistés d'un avocat. Elle ne s'engage pas à renoncer aux poursuites en échange des 400 euros. Et elle demande aux internautes de verser l'argent directement sur son compte. Or, pour éviter tout soupçon d'escroquerie, ce type de règlement doit obligatoirement transiter par la Carpa, la "banque des avocats". Par ailleurs, aucune des mises en demeure n'a été expédiée en recommandé, ce qui leur ôte toute valeur juridique.

"Ces pratiques semblent très éloignées des principes essentiels de notre déontologie", confirme un responsable de l'ordre des avocats de Paris. Le barreau a ouvert mardi une enquête à l'encontre d'Elizabeth Martin et peut décider de saisir la justice. Plusieurs passages de la lettre pourraient en effet constituer un délit de "menace" ou de "chantage", passibles de poursuites pénales selon d'autres avocats. "Je n'ai pas à parler de ce genre de choses avec un journaliste", a déclaré Elizabeth Martin au JDD.

Le cerveau de l'opération semble être la société Logistep, qui a repéré les fraudeurs présumés pour le compte de Techland. Cette agence suisse de chasse aux pirates a déjà mené des opérations similaires en Allemagne et en Grande-Bretagne. A chaque fois, la méthode est la même : sélection d'un cabinet d'avocats et envoi de milliers de courriers, à la formulation identique dans tous les pays. Or, au Royaume-Uni, plusieurs internautes affirment eux aussi n'avoir téléchargé que la "démo" du jeu. "C'est absolument impossible. Nous vérifions scrupuleusement que chaque contrefacteur que nous repérons a bien mis à disposition le fichier complet", indique-t-on chez Logistep.

"Je pense qu'ils n'attaqueront personne en justice", indique Me Gilles Broca, avocat au barreau de Nice. Son confrère Emmanuel Pierrat conseille "de ne pas payer, de ne pas répondre, et d'adresser une copie de la mise en demeure au barreau de Paris". Des internautes ont déjà saisi le barreau, la Cnil et l'UFC-Que Choisir. Et une quinzaine d'entre eux envisagent de se regrouper pour se défendre devant les tribunaux.

* Les prénoms ont été modifiés.

vendredi 6 avril 2007

Die Cablecom geht selbst auf Sendung

Die Cablecom geht selbst auf Sendung

VON JÜRG TSCHIRREN
05.04.2007 | 08:31:24

ZÜRICH – Die viel kritisierte Kabelnetzbetreiberin bläst zur Offensive. Sie baut ihren Infokanal zum moderierten Fernsehprogramm aus.


Cablecom wird zur Fernsehanstalt: Am 1. Mai geht sie mit einem eigenen Programm auf Sendung. «Wir bauen unseren Infokanal aus», bestätigt Sprecher Hanspeter Nehmer gegenüber CASH daily. Vorerst wolle man den Kanal nur zur Bewerbung des eigenen Digitalangebots benutzen, stapelt Nehmer tief.

CASH daily weiss aber: Cablecom plant nichts Geringeres als ein TV-Programm mit moderierten News und Filmbeiträgen. Die Suche nach Moderatorinnen und Moderatoren läuft.

Eine Konzession für den Ausbau ist dank des neuen Radio- und Fernsehgesetzes nicht nötig. Eine Konzession braucht nur, wer Gebühren erheben oder Zugang zu einem fremden Kabelnetz will. Beides ist bei Cablecom nicht der Fall. Die Kabelnetzbetreiberin hat zudem die Konzession für den bisherigen Infokanal ans Bundesamt für Kommunikation (Bakom) zurückgegeben. Grund: Sie hätte den Ausbau im geplanten Umfang nicht erlaubt. «Der entsprechende Antrag ist am Dienstag bei uns eingegangen», bestätigt Alfons Birrer vom Bakom.

Als Netzbetreiberin musste die Cablecom zuletzt viel Kritik einstecken. Zu Gunsten des digitalen Angebots hat sie diese Woche erneut mehrere Kanäle gestrichen. «Das analoge Programm soll die Sender umfassen, die die Mehrheit der Kunden sehen will», rechtfertigt sich CEO Rudolf Fischer. Dazu zählt offenbar auch ein hauseigenes Programm.

«Ich glaube nicht an tiefe Minutentarife»

Tages-Anzeiger vom 05.04.2007

«Ich glaube nicht an tiefe Minutentarife»

Orange-Chef Andreas Wetter plant ein Internetangebot und will die Informatikabteilung auslagern. Und er würde mit der Cablecom zusammenspannen – trotz ihres schlechten Images.

Mit Andreas Wetter sprach Angela Barandun in Bern

Sie stehen seit über 8 Jahren an der Spitze von Orange. Sunrise hat bereits den dritten Chef in zwei Jahren. Was machen Sie besser?

Orange Schweiz ist eine Erfolgsgeschichte. Wir sind die Nummer zwei im Mobilfunkmarkt. Gemessen am Umsatz, liegt unser Marktanteil bei über 20 Prozent. Bei den Kunden haben wir im letzten Jahr erstmals Sunrise überholt. Dort liegen wir bei 18,9 Prozent. Innerhalb von France Télécom weisen wir die höchsten Umsätze pro Kunde aus.

Das bedeutet wohl, dass sich die Investition für France Télécom gelohnt hat?

Wir zahlen Darlehen zurück.

Kein Gewinnbeitrag und ein Marktanteil, der bei 18 Prozent eingefroren worden ist. Reicht das einem so grossen Konzern?

Wir wachsen immer noch, und wir finanzieren unsere Investitionen seit 4 Jahren aus dem laufenden Geschäft. Wir liegen Frankreich nicht mehr auf der Tasche – das ist das Entscheidende. Ausserdem ist die Schweiz für France Télécom interessant, weil viele internationale Firmen ihren europäischen Hauptsitz hier haben. Dadurch lassen sich lukrative Verträge mit globalen Unternehmen abschliessen. Aber die Umsätze in der Schweiz werden schrumpfen. Bereits heute kommt auf jeden Schweizer ein Mobiltelefon – Babys sind da miteingerechnet.

Wie wollen Sie da noch wachsen?

Entscheidend ist, dass wir unser Kerngeschäft nicht vernachlässigen. Wir zahlen unsere Löhne immer noch mit mobiler, verbaler Kommunikation. Das wird auch in Zukunft so sein. Daneben müssen wir aber neue Produkte anbieten, die unseren Kunden mehr bieten und sie enger an uns binden.

Woran denken Sie?

Im Tessin haben wir vor kurzem den schnellen mobilen Internetzugang erweitert. Nicht allein, sondern in Zusammenarbeit mit den städtischen Industriebetrieben. Das ist die erste Vertriebszusammenarbeit mit einem lokalen Elektrizitätswerk in der Schweiz.

Ein Festnetzanbieter wird mit Ihrer Hilfe mobil. Und das Gegenteil? Wird Orange selbst Festnetzanbieter und investiert in die Letzte Meile?

Nein. Für uns rechnet sich der Aufbau einer eigenen Festnetzinfrastruktur nicht. Unser Fokus liegt klar auf dem mobilen Angebot, dort investieren wir. Trotzdem werden wir auch einzelne Produkte im Festnetz anbieten, allerdings zusammen mit Partnern. Was denn zum Beispiel?
Wir werden unseren Kunden neben dem Handy auch schnelles Internet aus der Steckdose bieten. Das werden wir noch in diesem Jahr realisieren.

Wer wird der Partner sein?

Das ist noch nicht entschieden. Wir reden aber mit allen. Wichtig ist, dass die Schnittstelle zum Kunden bei Orange bleibt. Der Rest ist nur eine Frage des Betriebs im Hintergrund. Das klingt zwar interessant, wird Orange aber nicht reich machen.
Darum müssen wir noch effizienter werden, schlanke Strukturen haben. Rank und schlank.

Sie wollen also Leute entlassen?

Nein. Die Effizienz und Effektivität zu steigern, heisst nicht zwangsläufig, Leute zu entlassen. Vielleicht bedeutete es indirekt, die Zahl der Stellen zu reduzieren.

Sie sprechen von Outsourcing?

Genau. Seit 4 Jahren überlegen wir uns für jede Tätigkeit, ob es nicht jemanden gibt, der diese Aufgabe besser und günstiger erledigen kann. Angefangen haben wir mit dem Auskunftsdienst, der war vom ersten Tag an ausgelagert. Dann war die Liegenschaftenverwaltung und -pflege an der Reihe, und im letzten Jahr ist das Callcenter für Privatkunden hinzugekommen.

Was ist als Nächstes dran?

Zurzeit wird die Auslagerung der Informatikabteilung evaluiert. Ein Entscheid fällt in den kommenden Wochen, sodass die Auslagerung noch in diesem Jahr stattfinden könnte.

Sorgt das nicht für viel Unruhe im Unternehmen?

Ja, schon. Aber Outsourcing muss nicht immer schlecht sein für die Mitarbeitenden. Oft eröffnet es ihnen auch neue Möglichkeiten. Ich weiss nicht, ob die Betroffenen das auch so sehen. Ihnen werden ja praktisch immer die Löhne gekürzt.
Ich glaube nicht, dass der Lohn ein Problem ist. Sonst würden die Leute ja einfach kündigen und sich einen besser bezahlten Job suchen. In der Telecombranche spielt der Wettbewerb um die Arbeitskräfte. Aber im Moment bauen doch alle Telecomfirmen Mitarbeitende ab!
Wir haben nur gute Erfahrungen gemacht mit dem Outsourcing. Der Hauswart an unserem Sitz in Biel, den wir als einen der ersten ausgelagert haben, ist heute noch derselbe wie damals. Und er hätte bestimmt gekündigt, hätte er weniger Lohn bekommen.

Sind Sie sicher?

Ja, davon bin ich überzeugt. Wird Orange irgendwann nur noch 200 Mitarbeitende haben?
Nein, das kann ich mir nicht vorstellen. Strategische Kernbereiche werden wir immer selbst betreiben. Aber es ist gut möglich, dass wir bald weniger als 1000 Mitarbeitende haben. Heute stehen wir bei 1250. Klar ist, im Vordergrund steht die Effizienz der Organisation und nicht die Ambition eines Jungmanagers, möglichst viele Leute zu führen.

Ein Jungmanager sind Sie ja bei weitem nicht mehr. Sie sind der Letzte aus einer ganzen Generation von Telecom-Chefs, der noch da ist. Ist das nicht eigenartig?

Ein gewisses Alter zu haben, hat auch den Vorteil, dass man nicht mehr so schnell explodiert. Ausserdem rekrutieren wir seit mehreren Jahren vor allem jüngere Manager für die Geschäftsleitung, die unter Umständen als Nachfolger in Frage kommen.

Und, ist einer in Sicht?

Ich habe immer jemanden im Auge. Manchmal deutlicher, manchmal weniger. Würden Sie je einen ausländischen Mobilfunkbetreiber auf ihr Netz lassen?
Das könnte ich mir sicher vorstellen. Wichtig ist, dass die Qualität eines solchen Anbieters stimmt. Weil das immer einen Einfluss auf unser Image hat. Und dass sich das Geschäft lohnt.

Gibt es konkrete Pläne?

Es gibt verschiedene ausländische Gesellschaften, die bei uns Anfragen deponiert haben. Das gab es aber auch schon letztes Jahr. Wieso hat es bisher nicht geklappt?
Weil nicht immer klar ist, ob es sich lohnt. Neue Anbieter bergen auch Gefahren. In einigen europäischen Märkten kam es zu ruinösen Konkurrenzverhältnissen.

Wird man in der Schweiz je für 10 Rappen pro Minute in alle Netze telefonieren können, wie das in Österreich der Fall ist?

Nein, das glaube ich nicht. Die Kosten in der Schweiz sind dafür zu hoch.

Wie weit können die Preise denn hier zu Lande noch sinken?

Ich glaube nicht an tiefe Minutentarife. Meiner Meinung nach wird es in Zukunft vor allem Pauschalangebot geben, mit Gratisminuten in alle Netze und einem inbegriffenen Daten- und Inhaltevolumen.

Wieso?

Bei länderübergreifenden Preisvergleichen geht gerne vergessen, wie viel teurer es ist, in der Schweiz ein Handynetz zu betreiben. Das fängt bei den Auflagen für den Bau einer Antenne an und hört bei der automatischen Strahlenkontrolle auf. Solche Dinge muss man berücksichtigen.

Wie viel teurer kann das sein? 10 Prozent?

Aus meiner Sicht variieren die Zusatzkosten zwischen 10 und 50 Prozent. Nur ein Beispiel: In der Schweiz kostet es mindestens 50 Prozent mehr im Jahr, einen Antennenstandort zu mieten, als etwa in Österreich. Wer in der Schweiz bereit ist, sich an einem attraktiven Standort eine Antenne aufs Dach stellen zu lassen, ist in einer so starken Position, dass er die Preise in die Höhe treiben kann.

Haben Sie Angst, dass Orange verkauft wird?

Darüber mache ich mir keine Sorgen. Es ist unwahrscheinlich, dass ein grosser Konzern oder ein potenter Investor in einen gesättigten und stark regulierten Markt investieren wollen, in dem sich der Preiszerfall bereits abzeichnet.

Sie glauben also nicht, dass jemand Orange kaufen würde?

Die Schweiz ist einfach nicht attraktiv. Es gibt zwar eine hohe Kaufkraft, der Markt ist aber klein. Zudem besteht politisch in keiner Weise der Wille, die dominante Position der Swisscom grundsätzlich und markant zu ändern. Darum glaube ich nicht, dass irgendeine der grossen Schweizer Telecomfirmen in nächster Zeit den Besitzer wechseln wird.

Schliessen Sie darum auch einen Zusammenschluss von Orange und Cablecom kategorisch aus?

Genau.

Und eine strategische Partnerschaft?

Eine operative Zusammenarbeit ohne Kapitalverflechtung würde ich nicht ausschliessen.

Das miserable Image der Cablecom wäre dabei kein Hindernis?

Überhaupt nicht. Ich bin der Meinung, dass die Medien unfair sind. Sie zollen dem Mut und dem Erfolg der Cablecom, die erst zu den Problemen geführt haben, überhaupt keinen Respekt.

Die momentane Unbeliebtheit hat sich die Cablecom mit dem Abschalten der TV-Sender selbst eingebrockt.

Aus der heutigen Perspektive hat sich das Unternehmen tatsächlich sehr unglücklich verhalten. Aber im Nachhinein ist man immer schlauer. Ich hätte an der Stelle der Cablecom massgebliche Interessengruppen wie den Bundesrat über die geplanten Abschaltungen von Analogkanälen vorinformiert und ihnen die Entscheidung überlassen.

Sie scheinen grosse Sympathien für die Cablecom zu hegen.

Nein, aber ich habe Respekt vor der Firma. Sie hat eine Erfolgsgeschichte geschrieben.

Kommt eine Partnerschaft mit Cablecom auch für das Internetangebot in Frage?

Die Cablecom hat bisher immer deutlich gemacht, dass sie sich nicht für solche Angebote öffnen will. Darum steht sie nicht an oberster Stelle bei der Partnersuche. Aber es ist denkbar.


Andreas Wetter

Andreas Wetter ist seit Dezember 1998 Chef von Orange Schweiz und hat das Unternehmen entscheidend geprägt. Vor Orange war der gelernte Elektroniker mit MBA Chef von Radio TV Steiner. Er arbeitete auch bei Ascom und als Länderverantwortlicher im IT-Markt. Der 57-Jährige ist verheiratet, hat zwei Töchter und zwei Grosskinder und wohnt in Feldmeilen ZH. (aba)