Vous avez dit Chocolat Chantilly ?
Alimentation - Décembre 2007
© Inra, C. Maître
Si en 1502, Christophe Colomb ne prête que peu d’attention au cacao qu'on lui présente lorsqu’il débarque au Honduras, aujourd’hui nos sens s’éveillent à la magie du chocolat. Comment confectionner un chocolat Chantilly ? Un chercheur en gastronomie moléculaire vous en révèle les secrets …
La formation d’une mousse de chocolat, un principe très simple ...
Chacun connaît la crème Chantilly que l’on confectionne en battant de la crème dans un récipient refroidi. Le fouet introduit progressivement des bulles d’air, ce qui forme une mousse. Pourrait-on alors reproduire ce principe de la crème Chantilly avec une matière grasse autre que celle du lait ? Le chocolat contient du beurre de cacao, pourrait-on réaliser un “Chocolat Chantilly”, par exemple ?
Cacaoyer : fruit et graines
© F.E. Köhler, in Köhler's Medizinal-Pflanzen.
Pour y parvenir, examinons ce qu'est la crème. Elle est confectionnée à partir du lait. Le lait est un mélange complexe constitué majoritairement d’eau (90 %) où sont dissous du sucre (ou lactose) et des sels minéraux et où sont dispersées des gouttelettes de matière grasse recouvertes d'agrégats de protéines (les caséines) et de phosphate de calcium.
Quand on laisse reposer du lait, les gouttelettes de matière grasse, moins denses que l'eau, montent lentement en surface et forment la crème. Celle-ci reste constituée de gouttelettes de matière grasse dispersées dans l'eau. Ce système physique est nommé émulsion.
D’abord une émulsion :
Pour confectionner un "Chocolat Chantilly", nous devons d'abord réaliser une émulsion de chocolat.
Rappelons qu’une émulsion est une dispersion d'un liquide dans un autre avec lequel il ne se mélange pas. Autrement dit, des goutelettes d'un liquide sont dispersées dans un autre liquide. Ce mélange reste stable grâce à un troisième ingrédient appelé émulsifiant ou tensioactif.
Par exemple, la mayonnaise est une émulsion froide : on disperse des gouttelettes d'huile dans de l'eau apportée par le vinaigre et le jaune d'oeuf ; les protéines du jaune d'œuf stabilisent cette préparation en enrobant les gouttelettes d'huile.
Jaune et blanc d'un oeuf cassé
© Inra, C. Maître
De même, un beurre blanc est une émulsion chaude : on disperse des gouttelettes de beurre fondu dans l'eau apportée par du vinaigre et du vin tandis que les caséines du lait servent de tensioactif.
On comprend donc que pour faire une préparation analogue à la crème Chantilly, il faille partir d'un émulsion, ici au chocolat. On fera alors cette émulsion au chocolat de la façon suivante : prendre de l'eau (aromatisée, c'est meilleur, pensons à du jus d'orange, une infusion de menthe, …), y ajouter du chocolat puis chauffer. Le chocolat fond (il est composé de beaucoup de beurre de cacao) et ses gouttelettes sont dispersées dans l’eau grâce à la lécithine qui s’y trouve également et qui joue là le rôle de tensioactif.
Puis une mousse :
Passons à l'émulsion mousseuse qu'est le Chocolat Chantilly : il faut refroidir l'émulsion en la fouettant, comme on ferait avec de la crème. Le fouet introduira des bulles d'air qui seront stabilisées par les molécules tensioactives et par la cristallisation de la matière grasse autour des bulles d'air. Si l’on refroidissait sans fouetter, on obtiendrait une pâte semi solide que l’on ne pourrait plus faire mousser ; si l’on fouettait sans refroidir, on ne pourrait stabiliser les bulles d’air dans le chocolat. Le fouettage et le refroidissement doivent donc être simultanés.
Posons la casserole contenant l'émulsion chaude sur un lit de glace. Puis fouettons tandis que la sauce refroidit. Le fouet introduit d'abord de grosses bulles d’air, puis, progressivement, la sauce épaissit et, quand la température de cristallisation du chocolat est atteinte, le volume de la sauce augmente d’un coup (la sauce “ foisonne ”), tandis que sa couleur passe du marron foncée au marron clair. Ce changement de couleur est le signe de la présence de bulles d’air introduites par le fouet. L’effet est identique à celui que l’on obtient quand on fouette du blanc d’oeuf ou quand on mixe trop fort un gaspacho ou encore quand on passe une mayonnaise au mixeur électrique : le blanchissement résulte de la présence de petites structures, petites bulles dans le cas du blanc en neige et petites gouttelettes de matière grasse dans le cas de la mayonnaise ou du gaspacho. L’introduction des bulles d’air modifie également la texture : le liquide forme des houppes derrière les branches du fouet, tout comme dans une crème Chantilly.
La recette en trois temps trois mouvements
1. Dans une casserole, mettre 20 cl d’un liquide parfumé et 250 g de chocolat.
2. Chauffer doucement, la sauce doit être un peu crémeuse.
3. Quand tout le chocolat est fondu, retirer la casserole du feu et la refroidir en la posant sur un lit de glace. Simultanément, fouetter à l’aide d’un fouet mécanique ou d'un batteur électrique, en cherchant bien à introduire de l’air.
Au début, quelques grosses bulles d’air apparaissent en surface mais elles ne tiennent pas bien. Quand la préparation a suffisamment refroidie, elle gonfle et blanchit légèrement ; augmenter alors la vitesse de battage pendant quelques secondes.
Mousse de chocolat
© Inra, C. Foucaud-Scheunemann
Ca y est, c’est fait ! Naturellement, nous ne résisterons pas au plaisir de déguster immédiatement ce Chocolat Chantilly. Nous pouvons aussi le laisser attendre au réfrigérateur. Bon appétit !
Que faire si la préparation de base estt trop liquide et si la mousse ne tient pas bien? Refondez-la, ajoutez un peu de chocolat et recommencez.
Que faire si la préparation finale est trop dense? Refondez-la en ajoutant un peu de liquide.
Hervé This travaille dans l’UMR214 Inra-AgroParisTech Ingénierie analytique pour la qualité des aliments du département Alimentation humaine. En 1988, il a créé avec le physicien britannique Nicholas Kurti (1908-1998), le concept de gastronomie moléculaire. Cette discipline scientifique explore les opérations et transformations culinaires du point de vue physico-chimique.
Directeur scientifique de la Fondation "Science et culture alimentaire" de l’Académie des sciences, Hervé This est également conseiller scientifique de la revue "Pour la Science" et membre correspondant de l’Académie d’agriculture de France.
Rédaction : Hervé This et Mission communication
Contact : Hervé This, hthis@paris.inra.fr
Hug! Ce blog reprend mes énigmes, sondages et questions existantielles de 3 forums.Avec, en plus, 2 - 3 bidules repris par-ci par-là.
mercredi 26 mai 2010
mardi 4 mai 2010
Wahre Geizkrägen suchen im Internet
Interview: Christoph Landolt Aktualisiert am 26.04.2010
Mit der Eröffnung des Discounters Saturn in Volketswil wächst die Konkurrenz im Elektronikhandel. Comparis-Experte Peter Düggeli erklärt, wie der Markt spielt.
Gestern Donnerstag standen die Schnäppchenjäger schon früh morgens vor der neuen Saturnfiliale in Volketswil Schlange. Ist die Kette wirklich so billig?
Nicht unbedingt billiger als die Konkurrenz. Wir haben gestern die Preise bei verschiedenen Produkten verglichen. Bei zwei Dritteln aller Produkte ist Media-Markt am günstigsten, bei einem Drittel Saturn. Man kann sagen, dass Saturn ein bisschen preiswerter ist als Inter-Discount und deutlich billiger als Fust.
Kassenschlager war ein 40-Zoll-Flachfernseher für 499 Franken. Verdient Saturn mit solchen Angeboten Geld?
Das sind schon Lockvogelangebote. Meist beteiligen sich auch die Lieferanten daran, die ja auch ein Interesse daran haben, zuvorderst auf den Katalog von Saturn zu kommen.
Für die Discounter lohnt sich das Geschäft, auch wenn sie mit einem sehr günstigen Produkt nicht direkt etwas verdienen. Wenn tausend Leute eine Playstation kaufen und jeder noch ein teures, margenträchtiges HDMI-Kabel dazulegt, dann schaut für den Händler am Ende gutes Geld heraus.
Welche Produkte kauft man besser beim Discounter, welche im Fachhandel?
In der Breite des Angebots sind Saturn und Media-Markt ähnlich teuer wie ihre härtesten Konkurrenten. Wenn Sie es auf das besondere Schnäppchen aus der Werbung abgesehen haben, lohnt sich der Gang zum Discounter jedoch schon. Der 499-Franken-Fernseher, den Saturn im Angebot hat, kostet im Onlinehandel 250 Franken mehr.
Wie stark ist die Konkurrenz, die aus dem Onlinehandel erwächst?
Sehr stark. Die Onlineshops sind immer noch am günstigsten, auch wenn die Unterschiede in den letzten Jahren kleiner geworden sind. Die Preissuchmaschinen, mit denen die Konsumenten das billigste Angebot finden können, werden extrem oft konsultiert, und zwar auch von den Händlern selbst. Wenn Sie in einem Media-Markt zeigen können, dass sie das gleiche Gerät bei einem etablierten Onlineshop billiger bekommen, wird man Ihnen vermutlich den gleichen Preis anbieten.
Hauptkonkurrentin von Saturn dürfte Media-Markt sein. Beide Ketten gehören zum gleichen Konzern. Warum leistet sich die Mutterfirma das?
In den Köpfen stellt die Gruppe die Nummern 1 und 2 – zumindest in Sachen Preisimage. Der Konzern kann dadurch den Konkurrenzkampf verschärfen und dennoch die Kunden im eigenen Haus behalten. Nicht nur die beiden Marken Saturn und Media-Markt treten gegeneinander an, sondern auch die einzelnen Fachmärkte. Jeder Laden kauft für sich selbst ein, deshalb unterscheiden sich die Preise manchmal von Filiale zu Filiale.
Allein letztes Jahr sind Fernseher 20 Prozent billiger geworden. Liefern die Produzenten immer günstiger, oder schrumpfen auch die Profite des Handels?
Die Margen sind in den letzten Jahren stark zusammengebrochen, ganz klar. Wenn Geiz jedoch immer geil bleibt, steigt die Gefahr, dass die Hersteller bei der Produktion sparen und weniger hochwertige Teile in ihren Geräten verbauen.
(Tagesanzeiger.ch/Newsnetz)
Mit der Eröffnung des Discounters Saturn in Volketswil wächst die Konkurrenz im Elektronikhandel. Comparis-Experte Peter Düggeli erklärt, wie der Markt spielt.
Gestern Donnerstag standen die Schnäppchenjäger schon früh morgens vor der neuen Saturnfiliale in Volketswil Schlange. Ist die Kette wirklich so billig?
Nicht unbedingt billiger als die Konkurrenz. Wir haben gestern die Preise bei verschiedenen Produkten verglichen. Bei zwei Dritteln aller Produkte ist Media-Markt am günstigsten, bei einem Drittel Saturn. Man kann sagen, dass Saturn ein bisschen preiswerter ist als Inter-Discount und deutlich billiger als Fust.
Kassenschlager war ein 40-Zoll-Flachfernseher für 499 Franken. Verdient Saturn mit solchen Angeboten Geld?
Das sind schon Lockvogelangebote. Meist beteiligen sich auch die Lieferanten daran, die ja auch ein Interesse daran haben, zuvorderst auf den Katalog von Saturn zu kommen.
Für die Discounter lohnt sich das Geschäft, auch wenn sie mit einem sehr günstigen Produkt nicht direkt etwas verdienen. Wenn tausend Leute eine Playstation kaufen und jeder noch ein teures, margenträchtiges HDMI-Kabel dazulegt, dann schaut für den Händler am Ende gutes Geld heraus.
Welche Produkte kauft man besser beim Discounter, welche im Fachhandel?
In der Breite des Angebots sind Saturn und Media-Markt ähnlich teuer wie ihre härtesten Konkurrenten. Wenn Sie es auf das besondere Schnäppchen aus der Werbung abgesehen haben, lohnt sich der Gang zum Discounter jedoch schon. Der 499-Franken-Fernseher, den Saturn im Angebot hat, kostet im Onlinehandel 250 Franken mehr.
Wie stark ist die Konkurrenz, die aus dem Onlinehandel erwächst?
Sehr stark. Die Onlineshops sind immer noch am günstigsten, auch wenn die Unterschiede in den letzten Jahren kleiner geworden sind. Die Preissuchmaschinen, mit denen die Konsumenten das billigste Angebot finden können, werden extrem oft konsultiert, und zwar auch von den Händlern selbst. Wenn Sie in einem Media-Markt zeigen können, dass sie das gleiche Gerät bei einem etablierten Onlineshop billiger bekommen, wird man Ihnen vermutlich den gleichen Preis anbieten.
Hauptkonkurrentin von Saturn dürfte Media-Markt sein. Beide Ketten gehören zum gleichen Konzern. Warum leistet sich die Mutterfirma das?
In den Köpfen stellt die Gruppe die Nummern 1 und 2 – zumindest in Sachen Preisimage. Der Konzern kann dadurch den Konkurrenzkampf verschärfen und dennoch die Kunden im eigenen Haus behalten. Nicht nur die beiden Marken Saturn und Media-Markt treten gegeneinander an, sondern auch die einzelnen Fachmärkte. Jeder Laden kauft für sich selbst ein, deshalb unterscheiden sich die Preise manchmal von Filiale zu Filiale.
Allein letztes Jahr sind Fernseher 20 Prozent billiger geworden. Liefern die Produzenten immer günstiger, oder schrumpfen auch die Profite des Handels?
Die Margen sind in den letzten Jahren stark zusammengebrochen, ganz klar. Wenn Geiz jedoch immer geil bleibt, steigt die Gefahr, dass die Hersteller bei der Produktion sparen und weniger hochwertige Teile in ihren Geräten verbauen.
(Tagesanzeiger.ch/Newsnetz)
«Wir wollen 15 Schweizer Märkte»
Von Mirjam Comtesse. Aktualisiert am 22.04.2010
Der deutsche Elektronikdiscounter Saturn eröffnet die ersten Schweizer Märkte. Auch hier solle das Motto gelten «Geiz ist geil», sagt Geschäftsleitungsmitglied Bernhard Hochspach.
Saturn expandiert kräftig in der Schweiz. Nach dem ersten Markt in Basel wird heute in Volketswil ein Geschäft eröffnet, in einer Woche ist Schönbühl bei Bern dran, und im Herbst soll Winterthur folgen. Was kommt noch?
Bernhard Hochspach: Die Expansion läuft im gleichen Rahmen weiter, also relativ aggressiv. Unsere Studien zeigen, dass die Schweiz noch Platz für rund 15Saturn-Märkte bietet. Wir möchten diese Geschäfte so schnell wie möglich eröffnen. Allerdings müssen die gewünschten Standorte erst verfügbar sein.
In Lyssach steht ein Media-Markt, der ebenfalls zur Media-Saturn-Gruppe gehört. Wieso konkurrenziert Saturn seine eigene Schwester?
Wir verfolgen eine konsequente Zwei-Marken-Strategie. Der Media-Markt ist in der Schweiz bereits gut positioniert. Die hausgemachte Konkurrenz mag ungewöhnlich erscheinen. Doch der Kunde hat so die Auswahl zwischen zwei Marken, die sich im Detail durchaus unterscheiden.
Was ist denn der Unterschied zwischen einem Media-Markt-und einem Saturn-Kunden?
Sie suchen ein anderes Einkaufserlebnis. Saturn steht für eine technik-affine Zielgruppe, die immer das Neuste will. Die Einrichtung der Märkte erinnert an eine Messe. Media-Markt dagegen richtet sich mehr auf den Zeitgeist aus.
Dann werden zumindest andere günstige Elektronikunternehmen wie etwa M-Electronics, Interdiscount und Fust von der neuen Konkurrenz betroffen sein. Die Schweiz ist mit solchen Geschäften breit abgedeckt. Wo sehen Sie da überhaupt noch eine Lücke für Saturn?
Es gibt auf jeden Fall weiteres Potenzial. Saturn bringt mit seinem Konzept etwas Neues.
Was genau ist denn das Spezielle an Saturn – abgesehen davon, dass sie die neusten Entwicklungen im Sortiment haben wollen?
Im Vordergrund stehen natürlich die günstigen Preise und die grosse Auswahl. Dazu kommt unser Service-Konzept namens «Power-Service» hinzu, das eigens für Saturn in der Schweiz entwickelt wurde.
Was ist «Power-Service»?
Dabei geht es um Dienstleistungen wie Lieferung, Montage, Reparatur. Wir bieten unseren Kunden auch Schulungen an und liefern auf Wunsch zusätzliche Kabel oder Stecker. Diese Dienstleistungspakete können die Kundinnen und Kunden direkt in den Filialen kaufen.
Und das gibt es nur in der Schweiz?
«Power-Service» bieten wir auch im benachbarten Ausland an. Doch in der Schweiz übernimmt eine eigene Tochterfirma die Dienstleistungen. So haben wir einen grösseren Einfluss auf die Qualität.
Sie haben es angedeutet: Saturn nimmt für sich in Anspruch, immer günstiger zu sein als die Konkurrenz. Wie ist das möglich?
Saturn profitiert von der Grösse des Konzerns. Das heisst, wir können mit internationalen Preisen operieren. Hinzu kommt die lokale Verankerung: Die Geschäftsführer vor Ort haben die Preise der lokalen Mitbewerber permanent im Auge, so können sie für die Preisführerschaft in ihrem Gebiet sorgen.
Trotzdem: Saturn ist ja kein selbstloses Unternehmen, das möglichst günstige Geräte anbieten will. Ein Gewinn muss rausschauen.
Wir haben flache Hierarchien, ein günstiges Kostenmanagement und keine zentrale Struktur, die viel Geld kostet.
Und das reicht? Halten Sie nicht einfach die Löhne tief, damit der Ertrag stimmt?
Wir gehen nicht an den Markt und stellen Leute unter der Würdegrenze ein. Wir importieren also nicht deutsche Arbeitskräfte zu Billigpreisen, sondern setzen auf lokale Mitarbeiter, welche die Kultur verstehen. Damit ist das Lohngefüge automatisch lokal angepasst. Unsere Angestellten verdienen eher über dem Branchenschnitt.
Richtet sich auch die Werbung lokal aus? In Deutschland wirbt Saturn ja mit dem Slogan «Geiz ist geil». In der Schweiz kommen solch markigen Sprüche wahrscheinlich weniger gut an.
Auch unsere Schweizer Kunden sind in der aktuellen Wirtschaftssituation sehr preissensibel. In Deutschland ist der Werbespruch zu einem stehenden Begriff geworden, und in der Schweiz war er schon bekannt, bevor es den ersten Saturn-Markt gab. Es wäre ein Fehler, nicht von dieser Markenkraft zu profitieren.
Wie sieht es mit weiteren Zukunftsplänen aus? Bisher vertreibt Saturn seine Geräte nur in den Filialen und verzichtet auf ein Onlineangebot. Wird sich dies in absehbarer Zeit ändern?
Unser Konzern testet momentan ein Onlineangebot in Holland und Österreich. Falls es ankommt, wird es sicher auf weitere Ländern ausgedehnt – auch auf die Schweiz.
(Berner Zeitung)
Der deutsche Elektronikdiscounter Saturn eröffnet die ersten Schweizer Märkte. Auch hier solle das Motto gelten «Geiz ist geil», sagt Geschäftsleitungsmitglied Bernhard Hochspach.
Saturn expandiert kräftig in der Schweiz. Nach dem ersten Markt in Basel wird heute in Volketswil ein Geschäft eröffnet, in einer Woche ist Schönbühl bei Bern dran, und im Herbst soll Winterthur folgen. Was kommt noch?
Bernhard Hochspach: Die Expansion läuft im gleichen Rahmen weiter, also relativ aggressiv. Unsere Studien zeigen, dass die Schweiz noch Platz für rund 15Saturn-Märkte bietet. Wir möchten diese Geschäfte so schnell wie möglich eröffnen. Allerdings müssen die gewünschten Standorte erst verfügbar sein.
In Lyssach steht ein Media-Markt, der ebenfalls zur Media-Saturn-Gruppe gehört. Wieso konkurrenziert Saturn seine eigene Schwester?
Wir verfolgen eine konsequente Zwei-Marken-Strategie. Der Media-Markt ist in der Schweiz bereits gut positioniert. Die hausgemachte Konkurrenz mag ungewöhnlich erscheinen. Doch der Kunde hat so die Auswahl zwischen zwei Marken, die sich im Detail durchaus unterscheiden.
Was ist denn der Unterschied zwischen einem Media-Markt-und einem Saturn-Kunden?
Sie suchen ein anderes Einkaufserlebnis. Saturn steht für eine technik-affine Zielgruppe, die immer das Neuste will. Die Einrichtung der Märkte erinnert an eine Messe. Media-Markt dagegen richtet sich mehr auf den Zeitgeist aus.
Dann werden zumindest andere günstige Elektronikunternehmen wie etwa M-Electronics, Interdiscount und Fust von der neuen Konkurrenz betroffen sein. Die Schweiz ist mit solchen Geschäften breit abgedeckt. Wo sehen Sie da überhaupt noch eine Lücke für Saturn?
Es gibt auf jeden Fall weiteres Potenzial. Saturn bringt mit seinem Konzept etwas Neues.
Was genau ist denn das Spezielle an Saturn – abgesehen davon, dass sie die neusten Entwicklungen im Sortiment haben wollen?
Im Vordergrund stehen natürlich die günstigen Preise und die grosse Auswahl. Dazu kommt unser Service-Konzept namens «Power-Service» hinzu, das eigens für Saturn in der Schweiz entwickelt wurde.
Was ist «Power-Service»?
Dabei geht es um Dienstleistungen wie Lieferung, Montage, Reparatur. Wir bieten unseren Kunden auch Schulungen an und liefern auf Wunsch zusätzliche Kabel oder Stecker. Diese Dienstleistungspakete können die Kundinnen und Kunden direkt in den Filialen kaufen.
Und das gibt es nur in der Schweiz?
«Power-Service» bieten wir auch im benachbarten Ausland an. Doch in der Schweiz übernimmt eine eigene Tochterfirma die Dienstleistungen. So haben wir einen grösseren Einfluss auf die Qualität.
Sie haben es angedeutet: Saturn nimmt für sich in Anspruch, immer günstiger zu sein als die Konkurrenz. Wie ist das möglich?
Saturn profitiert von der Grösse des Konzerns. Das heisst, wir können mit internationalen Preisen operieren. Hinzu kommt die lokale Verankerung: Die Geschäftsführer vor Ort haben die Preise der lokalen Mitbewerber permanent im Auge, so können sie für die Preisführerschaft in ihrem Gebiet sorgen.
Trotzdem: Saturn ist ja kein selbstloses Unternehmen, das möglichst günstige Geräte anbieten will. Ein Gewinn muss rausschauen.
Wir haben flache Hierarchien, ein günstiges Kostenmanagement und keine zentrale Struktur, die viel Geld kostet.
Und das reicht? Halten Sie nicht einfach die Löhne tief, damit der Ertrag stimmt?
Wir gehen nicht an den Markt und stellen Leute unter der Würdegrenze ein. Wir importieren also nicht deutsche Arbeitskräfte zu Billigpreisen, sondern setzen auf lokale Mitarbeiter, welche die Kultur verstehen. Damit ist das Lohngefüge automatisch lokal angepasst. Unsere Angestellten verdienen eher über dem Branchenschnitt.
Richtet sich auch die Werbung lokal aus? In Deutschland wirbt Saturn ja mit dem Slogan «Geiz ist geil». In der Schweiz kommen solch markigen Sprüche wahrscheinlich weniger gut an.
Auch unsere Schweizer Kunden sind in der aktuellen Wirtschaftssituation sehr preissensibel. In Deutschland ist der Werbespruch zu einem stehenden Begriff geworden, und in der Schweiz war er schon bekannt, bevor es den ersten Saturn-Markt gab. Es wäre ein Fehler, nicht von dieser Markenkraft zu profitieren.
Wie sieht es mit weiteren Zukunftsplänen aus? Bisher vertreibt Saturn seine Geräte nur in den Filialen und verzichtet auf ein Onlineangebot. Wird sich dies in absehbarer Zeit ändern?
Unser Konzern testet momentan ein Onlineangebot in Holland und Österreich. Falls es ankommt, wird es sicher auf weitere Ländern ausgedehnt – auch auf die Schweiz.
(Berner Zeitung)
Elektronik-Discounter prescht nach Bern vor
Von Nicole Tesar. Aktualisiert am 29.04.2010
Heute eröffnet der deutsche Unterhaltungselektronik-Anbieter Saturn im Shoppyland seine dritte Schweizer Filiale.
Der Start war unglücklich. Die deutsche Elektronik-Kette Saturn verärgerte die Kunden mit einem Inserat bereits vor der Ladeneröffnung im Shoppyland Schönbühl. Am Dienstag pries der Erfinder des Verkaufsmottos «Geiz ist geil» in ganzseitigen Zeitungsinseraten «Die geilste Neueröffnung!» an. Jetzt sei Geiz auch im Shoppyland geil, hiess es weiter. Ab 6 Uhr.
Eine zentrale Information fehlte jedoch in der Anzeige. Saturn hat vergessen, das Eröffnungsdatum zu nennen. «Das sorgte für Verwirrung», hiess es gestern bei Migros Aare. So musste in den vergangenen zwei Tagen ein Securitas-Angestellter die potenziellen Kunden vor der Saturn-Filiale auf den heutigen Donnerstag vertrösten.
Für die Eröffnung um 6 Uhr «rechnen wir mit über 1000 Besuchern», sagte gestern Filialleiter Iwan Spicher in Schönbühl. Mit sehr günstigen Lockangeboten – Mikrowellengeräte für 29 Franken oder ein Laptop für 249 Franken –, publiziert in Zeitungsbeilagen, sorgte der deutsche Anbieter im Vorfeld für die beabsichtigte Gier in den Köpfen der Leute. Saturn ist auch nach den Eröffnungstagen günstig.
Der Internetvergleichsdienst Comparis hat vergangene Woche einen Preisvergleich im Bereich Unterhaltungselektronik publiziert. Er kommt zum Schluss, dass Saturn und Media-Markt – den Internethandel ausgenommen – Preisführer sind. Beide Anbieter gehören zur gleichen Muttergesellschaft, der deutschen Metro-Gruppe. Der Konzern verfolgt denn auch den Anspruch, innerhalb jeder Region der günstigste Anbieter zu sein. Interdiscount und Fust belegten beim Preisvergleich die hinteren Ränge. M-Electronics bezog Comparis in den Vergleich nicht mit ein.
Die Grösse gehört zum Konzept
Der Markteintritt von Saturn erfolgte in der Schweiz vergangenen Herbst. Mit der ersten Filiale eröffnete Saturn im September in Basel mit 5000 Quadratmetern gleich einen der grössten Elektronikmärkte der Schweiz. Dafür ist Saturn in Deutschland bekannt. Die Grösse gehört zum Konzept: Die Saturn-Filiale in Hamburg ist weltweit der grösste Elektronikfachmarkt und bietet auf 18 000 Quadratmetern rund 100 000 Artikel. Im Shoppyland sind es 40 000 Produkte auf 2500 Quadratmetern – den Apple-Shop inbegriffen.
Vergangene Woche folgte in Volketswil ZH die Filiale Nummer zwei in der Schweiz. Der Markt im Shoppyland ist der dritte Laden. In drei bis vier Jahren will Saturn insgesamt 15 Filialen in der Schweiz betreiben, wie Sprecherin Manuela Tröndle gestern sagte. Die Suche nach geeigneten Ladenlokalen sei in der Schweiz jedoch schwierig. «Während Saturn in Deutschland vorwiegend an Innenstadtlagen einquartiert ist, sind in der Schweiz kaum Verkaufsflächen von mindestens 2000 Quadratmetern an solchen Lagen verfügbar.» Deshalb muss Saturn hierzulande in die Peripherie ausweichen, wo jedoch die 19 Media-Markt-Filialen angesiedelt sind.
Saturn schafft in Schönbühl 54 Arbeitsplätze. Da der Elektronikmarkt gesättigt ist, kann Saturn nur auf Kosten der Konkurrenz wachsen. Detailhandelsexperte Gotthard F. Wangler bringt es auf den Punkt: «Bluten werden alle.» Gemeint ist auch M-Electronics. Der Elektronikmarkt der Migros verfügt ebenfalls über eine Filiale im Shoppyland. Der orange Riese fürchtet sich jedoch nicht vor einer Kannibalisierung innerhalb des Einkaufszentrums. Im Gegenteil: Migros erhofft sich durch hohe Frequenz bei Saturn auch mehr Umsatz bei M-Electronics.
(Der Bund)
Erstellt: 29.04.2010, 09:24 Uhr
Shoppyland feiert den Umbau
Das Einkaufszentrum in Schönbühl wurde für 200 Millionen Franken umgebaut. Heute beginnt das 10-tägige Eröffnungsfest.
«Das war kein Umbau, sondern eigentlich ein Neubau», sagte gestern der Chef der Migros Aare, Beat Zahnd. Die Fassade des 1975 erbauten Einkaufszentrums wurde erneuert, ins Innere gelangt nun – durch eine Öffnung im Dach – Sonnenlicht, und die Verkaufsfläche wurde vergrössert. In fast vier Jahren wechselten die Standorte einiger Anbieter bis zu vier Mal. 20 neue Mieter kamen hinzu. Insgesamt sind es heute 77.
Drei Ankermieter zählt das Shoppyland neu. Früher war es nur der Migros-Markt. Heute kommt der deutsche Elektronikdiscounter Saturn hinzu. Ursprünglich hätte die französische Elektronik- und Buchhandelskette Fnac zum Ankermieter werden sollen. Das Unternehmen hatte sich jedoch aus der Deutschschweiz zurückgezogen und den Vertrag mit der Migros Aare aufgelöst. Seit 2007 verfügt der dritte Grossmieter, Manor, über eine Verkaufsfläche im Shoppyland.
Auch eine unangenehme Seite bringt der Umbau für die Kunden mit sich: Am 4. Oktober führt Migros eine Parkplatz-Gebühr ein. Wie die Modalitäten aussehen, ist laut Migros noch nicht bekannt. Im Vordergrund stehen nun die Feierlichkeiten. Während zehn Tagen wird vor dem Haupteingang eine Bratwurst mit Mütschli und einem Getränk für 3 Franken verkauft. Dazu gibt es ein Karussell, Kinderschminken und einen Seifenblasen-Workshop. (nt)
Heute eröffnet der deutsche Unterhaltungselektronik-Anbieter Saturn im Shoppyland seine dritte Schweizer Filiale.
Der Start war unglücklich. Die deutsche Elektronik-Kette Saturn verärgerte die Kunden mit einem Inserat bereits vor der Ladeneröffnung im Shoppyland Schönbühl. Am Dienstag pries der Erfinder des Verkaufsmottos «Geiz ist geil» in ganzseitigen Zeitungsinseraten «Die geilste Neueröffnung!» an. Jetzt sei Geiz auch im Shoppyland geil, hiess es weiter. Ab 6 Uhr.
Eine zentrale Information fehlte jedoch in der Anzeige. Saturn hat vergessen, das Eröffnungsdatum zu nennen. «Das sorgte für Verwirrung», hiess es gestern bei Migros Aare. So musste in den vergangenen zwei Tagen ein Securitas-Angestellter die potenziellen Kunden vor der Saturn-Filiale auf den heutigen Donnerstag vertrösten.
Für die Eröffnung um 6 Uhr «rechnen wir mit über 1000 Besuchern», sagte gestern Filialleiter Iwan Spicher in Schönbühl. Mit sehr günstigen Lockangeboten – Mikrowellengeräte für 29 Franken oder ein Laptop für 249 Franken –, publiziert in Zeitungsbeilagen, sorgte der deutsche Anbieter im Vorfeld für die beabsichtigte Gier in den Köpfen der Leute. Saturn ist auch nach den Eröffnungstagen günstig.
Der Internetvergleichsdienst Comparis hat vergangene Woche einen Preisvergleich im Bereich Unterhaltungselektronik publiziert. Er kommt zum Schluss, dass Saturn und Media-Markt – den Internethandel ausgenommen – Preisführer sind. Beide Anbieter gehören zur gleichen Muttergesellschaft, der deutschen Metro-Gruppe. Der Konzern verfolgt denn auch den Anspruch, innerhalb jeder Region der günstigste Anbieter zu sein. Interdiscount und Fust belegten beim Preisvergleich die hinteren Ränge. M-Electronics bezog Comparis in den Vergleich nicht mit ein.
Die Grösse gehört zum Konzept
Der Markteintritt von Saturn erfolgte in der Schweiz vergangenen Herbst. Mit der ersten Filiale eröffnete Saturn im September in Basel mit 5000 Quadratmetern gleich einen der grössten Elektronikmärkte der Schweiz. Dafür ist Saturn in Deutschland bekannt. Die Grösse gehört zum Konzept: Die Saturn-Filiale in Hamburg ist weltweit der grösste Elektronikfachmarkt und bietet auf 18 000 Quadratmetern rund 100 000 Artikel. Im Shoppyland sind es 40 000 Produkte auf 2500 Quadratmetern – den Apple-Shop inbegriffen.
Vergangene Woche folgte in Volketswil ZH die Filiale Nummer zwei in der Schweiz. Der Markt im Shoppyland ist der dritte Laden. In drei bis vier Jahren will Saturn insgesamt 15 Filialen in der Schweiz betreiben, wie Sprecherin Manuela Tröndle gestern sagte. Die Suche nach geeigneten Ladenlokalen sei in der Schweiz jedoch schwierig. «Während Saturn in Deutschland vorwiegend an Innenstadtlagen einquartiert ist, sind in der Schweiz kaum Verkaufsflächen von mindestens 2000 Quadratmetern an solchen Lagen verfügbar.» Deshalb muss Saturn hierzulande in die Peripherie ausweichen, wo jedoch die 19 Media-Markt-Filialen angesiedelt sind.
Saturn schafft in Schönbühl 54 Arbeitsplätze. Da der Elektronikmarkt gesättigt ist, kann Saturn nur auf Kosten der Konkurrenz wachsen. Detailhandelsexperte Gotthard F. Wangler bringt es auf den Punkt: «Bluten werden alle.» Gemeint ist auch M-Electronics. Der Elektronikmarkt der Migros verfügt ebenfalls über eine Filiale im Shoppyland. Der orange Riese fürchtet sich jedoch nicht vor einer Kannibalisierung innerhalb des Einkaufszentrums. Im Gegenteil: Migros erhofft sich durch hohe Frequenz bei Saturn auch mehr Umsatz bei M-Electronics.
(Der Bund)
Erstellt: 29.04.2010, 09:24 Uhr
Shoppyland feiert den Umbau
Das Einkaufszentrum in Schönbühl wurde für 200 Millionen Franken umgebaut. Heute beginnt das 10-tägige Eröffnungsfest.
«Das war kein Umbau, sondern eigentlich ein Neubau», sagte gestern der Chef der Migros Aare, Beat Zahnd. Die Fassade des 1975 erbauten Einkaufszentrums wurde erneuert, ins Innere gelangt nun – durch eine Öffnung im Dach – Sonnenlicht, und die Verkaufsfläche wurde vergrössert. In fast vier Jahren wechselten die Standorte einiger Anbieter bis zu vier Mal. 20 neue Mieter kamen hinzu. Insgesamt sind es heute 77.
Drei Ankermieter zählt das Shoppyland neu. Früher war es nur der Migros-Markt. Heute kommt der deutsche Elektronikdiscounter Saturn hinzu. Ursprünglich hätte die französische Elektronik- und Buchhandelskette Fnac zum Ankermieter werden sollen. Das Unternehmen hatte sich jedoch aus der Deutschschweiz zurückgezogen und den Vertrag mit der Migros Aare aufgelöst. Seit 2007 verfügt der dritte Grossmieter, Manor, über eine Verkaufsfläche im Shoppyland.
Auch eine unangenehme Seite bringt der Umbau für die Kunden mit sich: Am 4. Oktober führt Migros eine Parkplatz-Gebühr ein. Wie die Modalitäten aussehen, ist laut Migros noch nicht bekannt. Im Vordergrund stehen nun die Feierlichkeiten. Während zehn Tagen wird vor dem Haupteingang eine Bratwurst mit Mütschli und einem Getränk für 3 Franken verkauft. Dazu gibt es ein Karussell, Kinderschminken und einen Seifenblasen-Workshop. (nt)
Getrennt marschieren, vereint kassieren
von Lukas Mäder, Fabienne Riklin - Sie geschäften in die gleiche Kasse, treten aber als Konkurrenten auf: Mediamarkt und Marktneuling Saturn verfolgen eine knallharte Wachstumsstrategie.
Das Herz so manches Technik-Fans schlug heute Morgen höher: es galt einen Samsung LCD TV für 499 Franken zu ergattern. Mit diesem Angebot lockte der deutsche Elektronik-Discounter Saturn neue Kunden um 6 Uhr in der Früh zur Eröffnung einer neuen Filiale in Volketswil. Über 400 mehrheitlich Männer stellten sich in den Morgenstunden in die Schlange, bis heute Abend werden rund 10 000 Personen die Filiale besucht haben, so die Einschätzung von Saturn.
Mit seinen Tiefpreisangeboten konkurrenziert Saturn seit letztem Herbst den Mediamarkt, der seit 15 Jahren auf dem Schweizer Markt präsent ist. Doch Mediamarkt ist keine echte Konkurrenz. Der Elektronik-Discounter gehört wie Saturn zur Media-Saturn-Unternehmensgruppe, die mehrheitlich dem international tätigen Handelsunternehmen Metro-Group gehört.
Von dieser Konkurrenz unter dem gleichen Dach hält der Detailshandelexperte und Wirtschaftsberater Gotthard F. Wangler nicht viel. «Diese Strategie ist sinnlos, da Saturn den Mediamarkt zu kannibalisieren droht», sagt er. Möglicherweise hat auch der langjährige Landeschef von Mediamarkt Schweiz, Guido Renggli, so gedacht, als er nach zwölf Jahren im Amt auf Ende letzten Jahres zurücktrat. Denn konzernintern war die Strategie dem Vernehmen nach umstritten. Und Renggli sei ein Vertreter des Mottos «Lieber eine feste Anzahl von Mediamärkten in der Gewinnzone als immer wieder neue, die sich gegenseitig konkurrenzieren», schrieb das Branchenmagazin «Home Electronic Inside», das den Rücktritt im Herbst publik machten.
Bei konsequenter Wachstumsstrategie sinnvoll
Die beiden Elektronik-Discounter selbst sehen sich nicht als direkte Konkurrenten: «Die zwei Märkte unterscheiden sich durchaus. Saturn steht für eine technik-affine Kundschaft, während Mediamarkt sich mehr nach dem Zeitgeist richtet», sagt Manuela Tröndle, Sprecherin der Media-Saturn-Unternehmensgruppe, zu der Saturn und Mediamarkt gehören.
Für Damian Künzi, Ökonom bei der Credit Suisse, können zwei Fachmärkte im gleichen Konzern sinnvoll sein, wenn eine konsequente Wachstumsstrategie verfolgt wird. «Es ist vielleicht eine gute Möglichkeit, mit Saturn Personen anzusprechen, die nicht Stammkunden bei Mediamarkt sind», sagt er. Deshalb könne sich eine neue Saturn-Filiale für den Konzern unter dem Strich lohnen, auch wenn diese einem etablierten Mediamarkt einige Kunden abwirbt.
In Deutschland unterscheiden sich die beiden Fachmärkte zudem über den Standort: Saturn ist eher an innerstädtischen Standorten vertreten, Mediamarkt bevorzugt die Peripherie. Diese Unterscheidung ist laut Wangler in der Schweiz schwierig. «Die Schweiz ist viel kleinräumiger als Deutschland», sagt er. So konnte Saturn hierzulande bisher noch keine Filiale an bevorzugter Lage eröffnen. Das soll sich im Herbst ändern. Dann will Saturn in der Winterthurer Fussgängerzone eine Filiale eröffnen.
Gemeinsamer Einkauf ist zentral
Die Konkurrenten Mediamarkt und Saturn sind aber auch Partner. So dürfte der Einkauf grösstenteils zentral abgewickelt werden. Denn tiefe Preise erreichen die Discounter über ihre Marktmacht. «Der zentrale Einkauf ist ein wesentlicher Faktor bei Discountern», sagt Künzi von der Credit Suisse. Zudem benötigten Mediamarkt und Saturn die Produkte in so grossen Mengen, dass sie diese mehrheitlich direkt beim Hersteller beziehen müssen. An eine Zusammenarbeit zwischen Mediamarkt und Saturn glaubt auch Wangler: «Ich gehe davon aus, dass es einen gemeinsamen Einkauf gibt.»
Sprecherin Tröndle bestreitet, dass Saturn und Mediamarkt beim Einkauf zusammenspannen. «Wir kaufen separat ein», sagt sie. Saturn profitiere aber durch die Grösse des Konzerns von international günstigen Preisen. Tatsächlich sind die Filialen rechtlich unabhängig und können Angebot und Preise variieren. Doch nicht völlig unabhängig: Der Konzern gebe einen gewissen Preisrahmen vor, sagt ein Insider. Es sei nicht auszuschliessen, dass eine solche Bandbreite für die Preisfestsetzung gar für beide Tochterfirmen, Saturn und Mediamarkt, gelte.
Kein Preisvergleich mehr möglich
Preislich die grösste Konkurrenz für Saturn und Mediamarkt sind aber die Online-Händler (siehe Infobox). Deshalb will auch Mediamarkt ins Internet expandieren. Entsprechende Versuche finden in Österreich und in den Niederlanden statt. Die Schweiz könnte folgen. Bereits heute läuft ein Abwehrkampf gegen die Online-Konkurrenz — nicht nur von Saturn und Mediamarkt. Hersteller würden für Elektrofachmärkte die Bezeichnung gewisser Produkte ändern, sagt ein Kenner der Branche zu 20 Minuten Online. Das gleiche Gerät ist dann unter verschiedener Typenbezeichnung im Handel. Die Möglichkeit das einfachen Online-Preisvergleichs für den Kunden fällt weg.
Onlineshops toppen Saturn und Mediamarkt
Ein Preisvergleich zeigt: Am günstigsten sind Flachbildfernseher, Digitalkameras, Blu-ray-Player, Spielkonsolen und Video-Camcordern bei Onlineshops. Für seine Erhebung hat der Internet-Vergleichsdienst comparis.ch die Preise von den Fachmärkten Saturn, Mediamarkt, Interdiscount und Fust sowie von Onlineshops verglichen.
Die beiden Schwesterunternehmen aus der Media-Saturn-Unternehmensgruppe liefern sich unter den Fachmärkten ein Kopf-an-Kopf-Rennen. Mediamarkt-Filialen sind bei rund zwei Dritteln der erhobenen Produkte am günstigsten, Saturn-Märkte bei rund einem Drittel. Nach Sortiment unterschieden ist Saturn bei den Fernsehern am günstigsten, Mediamarkt bei den übrigen Produkten. (fr)
Media-Saturn-Gruppe
Saturn gehört zusammen mit Mediamarkt zur Media-Saturn-Gruppe, die wiederum mehrheitlich im Besitz des Handelsunternehmens Metro-Group ist. Mit einem Nettoumsatz von 19 Milliarden Euro und nahezu 60 000 Mitarbeitern im Jahr 2008 ist die Holding die Nummer eins unter Europas Elektronikfachmärkten. Offiziell stehen Mediamarkt und Saturn gegenseitig im Wettbewerb.
Seit letztem Herbst fasst Saturn in der Schweiz Fuss. Im September eröffnete der Elektronik-Discounter einen ersten Markt in Basel. Am Donnerstag folgte ein Geschäft in Volketswil, in einer Woche ist Schönbühl (BE) dran und im Herbst Winterthur. «Wir sind daran weitere Standorte zu prüfen», sagt Sprecherin Manuela Tröndle. Nach Studien von Saturn hat es noch für rund 15 weitere Märkte Platz. (fr)
Das Herz so manches Technik-Fans schlug heute Morgen höher: es galt einen Samsung LCD TV für 499 Franken zu ergattern. Mit diesem Angebot lockte der deutsche Elektronik-Discounter Saturn neue Kunden um 6 Uhr in der Früh zur Eröffnung einer neuen Filiale in Volketswil. Über 400 mehrheitlich Männer stellten sich in den Morgenstunden in die Schlange, bis heute Abend werden rund 10 000 Personen die Filiale besucht haben, so die Einschätzung von Saturn.
Mit seinen Tiefpreisangeboten konkurrenziert Saturn seit letztem Herbst den Mediamarkt, der seit 15 Jahren auf dem Schweizer Markt präsent ist. Doch Mediamarkt ist keine echte Konkurrenz. Der Elektronik-Discounter gehört wie Saturn zur Media-Saturn-Unternehmensgruppe, die mehrheitlich dem international tätigen Handelsunternehmen Metro-Group gehört.
Von dieser Konkurrenz unter dem gleichen Dach hält der Detailshandelexperte und Wirtschaftsberater Gotthard F. Wangler nicht viel. «Diese Strategie ist sinnlos, da Saturn den Mediamarkt zu kannibalisieren droht», sagt er. Möglicherweise hat auch der langjährige Landeschef von Mediamarkt Schweiz, Guido Renggli, so gedacht, als er nach zwölf Jahren im Amt auf Ende letzten Jahres zurücktrat. Denn konzernintern war die Strategie dem Vernehmen nach umstritten. Und Renggli sei ein Vertreter des Mottos «Lieber eine feste Anzahl von Mediamärkten in der Gewinnzone als immer wieder neue, die sich gegenseitig konkurrenzieren», schrieb das Branchenmagazin «Home Electronic Inside», das den Rücktritt im Herbst publik machten.
Bei konsequenter Wachstumsstrategie sinnvoll
Die beiden Elektronik-Discounter selbst sehen sich nicht als direkte Konkurrenten: «Die zwei Märkte unterscheiden sich durchaus. Saturn steht für eine technik-affine Kundschaft, während Mediamarkt sich mehr nach dem Zeitgeist richtet», sagt Manuela Tröndle, Sprecherin der Media-Saturn-Unternehmensgruppe, zu der Saturn und Mediamarkt gehören.
Für Damian Künzi, Ökonom bei der Credit Suisse, können zwei Fachmärkte im gleichen Konzern sinnvoll sein, wenn eine konsequente Wachstumsstrategie verfolgt wird. «Es ist vielleicht eine gute Möglichkeit, mit Saturn Personen anzusprechen, die nicht Stammkunden bei Mediamarkt sind», sagt er. Deshalb könne sich eine neue Saturn-Filiale für den Konzern unter dem Strich lohnen, auch wenn diese einem etablierten Mediamarkt einige Kunden abwirbt.
In Deutschland unterscheiden sich die beiden Fachmärkte zudem über den Standort: Saturn ist eher an innerstädtischen Standorten vertreten, Mediamarkt bevorzugt die Peripherie. Diese Unterscheidung ist laut Wangler in der Schweiz schwierig. «Die Schweiz ist viel kleinräumiger als Deutschland», sagt er. So konnte Saturn hierzulande bisher noch keine Filiale an bevorzugter Lage eröffnen. Das soll sich im Herbst ändern. Dann will Saturn in der Winterthurer Fussgängerzone eine Filiale eröffnen.
Gemeinsamer Einkauf ist zentral
Die Konkurrenten Mediamarkt und Saturn sind aber auch Partner. So dürfte der Einkauf grösstenteils zentral abgewickelt werden. Denn tiefe Preise erreichen die Discounter über ihre Marktmacht. «Der zentrale Einkauf ist ein wesentlicher Faktor bei Discountern», sagt Künzi von der Credit Suisse. Zudem benötigten Mediamarkt und Saturn die Produkte in so grossen Mengen, dass sie diese mehrheitlich direkt beim Hersteller beziehen müssen. An eine Zusammenarbeit zwischen Mediamarkt und Saturn glaubt auch Wangler: «Ich gehe davon aus, dass es einen gemeinsamen Einkauf gibt.»
Sprecherin Tröndle bestreitet, dass Saturn und Mediamarkt beim Einkauf zusammenspannen. «Wir kaufen separat ein», sagt sie. Saturn profitiere aber durch die Grösse des Konzerns von international günstigen Preisen. Tatsächlich sind die Filialen rechtlich unabhängig und können Angebot und Preise variieren. Doch nicht völlig unabhängig: Der Konzern gebe einen gewissen Preisrahmen vor, sagt ein Insider. Es sei nicht auszuschliessen, dass eine solche Bandbreite für die Preisfestsetzung gar für beide Tochterfirmen, Saturn und Mediamarkt, gelte.
Kein Preisvergleich mehr möglich
Preislich die grösste Konkurrenz für Saturn und Mediamarkt sind aber die Online-Händler (siehe Infobox). Deshalb will auch Mediamarkt ins Internet expandieren. Entsprechende Versuche finden in Österreich und in den Niederlanden statt. Die Schweiz könnte folgen. Bereits heute läuft ein Abwehrkampf gegen die Online-Konkurrenz — nicht nur von Saturn und Mediamarkt. Hersteller würden für Elektrofachmärkte die Bezeichnung gewisser Produkte ändern, sagt ein Kenner der Branche zu 20 Minuten Online. Das gleiche Gerät ist dann unter verschiedener Typenbezeichnung im Handel. Die Möglichkeit das einfachen Online-Preisvergleichs für den Kunden fällt weg.
Onlineshops toppen Saturn und Mediamarkt
Ein Preisvergleich zeigt: Am günstigsten sind Flachbildfernseher, Digitalkameras, Blu-ray-Player, Spielkonsolen und Video-Camcordern bei Onlineshops. Für seine Erhebung hat der Internet-Vergleichsdienst comparis.ch die Preise von den Fachmärkten Saturn, Mediamarkt, Interdiscount und Fust sowie von Onlineshops verglichen.
Die beiden Schwesterunternehmen aus der Media-Saturn-Unternehmensgruppe liefern sich unter den Fachmärkten ein Kopf-an-Kopf-Rennen. Mediamarkt-Filialen sind bei rund zwei Dritteln der erhobenen Produkte am günstigsten, Saturn-Märkte bei rund einem Drittel. Nach Sortiment unterschieden ist Saturn bei den Fernsehern am günstigsten, Mediamarkt bei den übrigen Produkten. (fr)
Media-Saturn-Gruppe
Saturn gehört zusammen mit Mediamarkt zur Media-Saturn-Gruppe, die wiederum mehrheitlich im Besitz des Handelsunternehmens Metro-Group ist. Mit einem Nettoumsatz von 19 Milliarden Euro und nahezu 60 000 Mitarbeitern im Jahr 2008 ist die Holding die Nummer eins unter Europas Elektronikfachmärkten. Offiziell stehen Mediamarkt und Saturn gegenseitig im Wettbewerb.
Seit letztem Herbst fasst Saturn in der Schweiz Fuss. Im September eröffnete der Elektronik-Discounter einen ersten Markt in Basel. Am Donnerstag folgte ein Geschäft in Volketswil, in einer Woche ist Schönbühl (BE) dran und im Herbst Winterthur. «Wir sind daran weitere Standorte zu prüfen», sagt Sprecherin Manuela Tröndle. Nach Studien von Saturn hat es noch für rund 15 weitere Märkte Platz. (fr)
Les secrets du Big Mac
Pourquoi un Big Mac rutilant et « 100% pur bœuf » , vous laisse-t-il l’estomac noué et le moral dans les chaussettes ?
Pour savoir ce qu’il y a dans un Big Mac, il suffit de demander … Deux steaks hachés, du cheddar fondu, 3 buns de pain, des oignons, des cornichons, deux lits de salade et une sauce inimitable… apprend-on au comptoir de vente.On pourrait s’arrêter là. Il vaut mieux creuser un peu.
Qu’est-ce donc qu’un « bun de pain » ? qu’ est-ce qu’« une sauce inimitable » ? Juste un clic ou deux sur le site de Mc Donald. La réponse est là. Et bien évidemment, on tombe des nues. La recette du pain a des allures de posologie médicamenteuse. Une vingtaine d’additifs chimiques s’ajoutent à la farine[1] et l’eau. Agents anti-microbiens, agents de texture, colorants, conservateurs tous azimuts. La plupart de ces produits chimiques sont généralement utilisés dans l’industrie du plastique ou même la métallurgie…
Comment toutes ces saletés sont arrivées dans un Big Mac, c’est un véritable mystère… Il est probable d’ailleurs que personne ne le sache vraiment…
Dire qu’il était besoin au crétin de Supersize me de s’avaler pendant un mois devant la caméra trois menus Mc Donald’s par jour pour démontrer aux braves gens que ce genre de restauration était nocif pour la santé. Il suffit de lire la liste des ingrédients que Mc Donald’s met gentiment à la disposition de tous ses clients pour comprendre qu’un burger ou des frites Mc Do sont parfaitement in-di-gé-rables :
Le petit « pain » (dénommé Big Mac® Bun) :
Seules les indications en italiques sont des notes de l’auteur.
· farine enrichie (farine de blé raffiné, farine d’orge malté, niacine, fer (« reduced iron »), thiamine, mononitrate, riboflavine, acide folique, enzymes)
· eau
· sirop de maïs à haute teneur en fructose
· sucre
· huile de soja et/ou huile de soja partiellement hydrogénée
Le petit pain contient aussi 2% ( au plus) des ingrédients suivants :
· Sel
· sulfate de calcium (E516)
· Carbonate de calcium (E170) colorant blanc
· Gluten de blé
· Sulfate d’ammonium (E517) stabilisateur
· Chlorure d’ammonium (E510) Sale plus que le sel
· Stéaryl de sodium lactylé, (E481(i)) Emulsifiant, stabilisant
· Esters mixtes acétiques et tartriques des mono- et diglycérides d’acides gras (E472(f)) DATEM * (Diacetyl Tartaric (Acid) Ester of Monoglyceride)
· Acide ascorbique* (E300)
· Azodicarbonamide* (E927)
· Mono- et diglycérides* (E471)
· Mono- et di-glycérides éthoxyles (E488)*
· Orthophosphate monocalcique* (E341(i))
· enzymes*
· gomme de guar (E412)*
· peroxide de calcium (E930)*
· farine de soja*
· Propionate de calcium (E282) *(conservateur)
· Propionate de sodium (E281) (conservateur)
· Lécithine de soja
· Graines de sésame
* Agent de panification
La sauce « inimitable » (Big Mac® Sauce) :
•huile de soja
•condiment de cornichons (fait avec :)
- cornichons coupés en cubes
- sirop de maïs à haute teneur en fructose
- sucre
- vinaigre
- sirop de maïs
- sel
- Chlorure de calcium (E509)
- Gomme xanthane (E415)
- Sorbate de potassium (E202)
- Extraits d’épice
- Monooléate de polyoxyéthylène de sorbitane (polysorbate 80) (Émulsifiant)
•extrait de vinaigre
•eau
•jaunes d’œufs
•sirop de maïs à haute teneur en fructose
•poudre d’oignon
•graine de moutarde
•sel
•épices
•Alginate de propane-1 (E405)
•sodium benzoate (conservateur)
•son de moutarde
•sucre
•poudre d’ail
• protéine végétale (maïs hydrolysé, soja et blé) – (Il s’agit en réalité de glutamate de sodium)
•couleur caramel
•extraits de paprika
•lécithine de soja
•curcuma (couleur)
•Disodium de calcium d’EDTA (E385) (conservateur d’arôme). [2]
Un burger Mc Do ne moisit jamais. Il n’a jamais eu rien de vivant. C’est de la nourriture androïde. Gardez-le dans votre tiroir ou au fond de votre poche pendant des années. Il restera tel quel. Indestructible. Hors-champ. L’air et le Temps n’ont pas d’impact sur cette matière-là. Les bactéries n’en veulent pas. Le dernier des microbes, le plus petit des champignons taille la route en le découvrant. Il n’y a que des humains pour s’avaler pareille ignominie. Que devient ce genre de plat au fond du corps humain ? Où s’accumulent les matières chimiques engrangées au fil des jours ? Allez savoir…
Le plus terrible n’est pas que cette chose existe et soit même mangée. Libre aux androïdes qui colonisent maintenant l’espèce humaine d’avaler ce genre de plats mutants. Le plus terrible est que l’on puisse encore appeler cette chose « pain » car ce n’est pas du pain mais une usurpation de pain. Un simulacre. Un mensonge. Tout comme un épi de maïs génétiquement modifié ne devrait plus pouvoir s’appeler « Maïs », du pain de laboratoire comme celui des Mc Donalds ne devrait plus avoir droit au nom de pain.
C’est la première et peut-être la seule bataille que doivent livrer les écologistes et les adeptes de la nourriture biologique. Celle des mots. Celle du Nom.
Dans une société où l’on ne démêle déjà plus le vrai du faux, les noms ne doivent pas être usurpés sous peine que nous ne perdions bientôt tout contact avec le Réel.
A-S BENOIT
Source : site mcdonalds.com
http://nutrition.mcdonalds.com/nutr...
--------------------------------------------------------------------------------
[1] Je n’ai pas creusé pour la fabrication de la « farine ». Elle doit réserver aussi plein d’autres surprises…
[2]Pour ceux qui aiment la poésie, voici ce que contiennent les célèbres frites croustillantes à souhait…
Frites
Pommes de Terre, Huile végétale (huile de canola, huile de soja hydrogénée, arôme naturel de bœuf [dérivés de blé et lait]*, acide citrique [conservateur]), dextrose, acide de sodium pyrophosphate (maintient la couleur), sel. Frites préparées à l’huile végétale (huile de canola, huile de maïs, huile de soja, huile de soja hydrogénée au TBHQ (Tertiary-Butylhydroquinone) et acide citrique ajouté pour préserver la fraîcheur). Dimethylpolysiloxane ajouté comme agent anti-effervescent.
*l’arôme naturel de bœuf contient du blé hydrogéné et du blé hydrolysé.
http://nutrition.mcdonalds.com/nutritionexchange/ingredientslist.pdf
Pour savoir ce qu’il y a dans un Big Mac, il suffit de demander … Deux steaks hachés, du cheddar fondu, 3 buns de pain, des oignons, des cornichons, deux lits de salade et une sauce inimitable… apprend-on au comptoir de vente.On pourrait s’arrêter là. Il vaut mieux creuser un peu.
Qu’est-ce donc qu’un « bun de pain » ? qu’ est-ce qu’« une sauce inimitable » ? Juste un clic ou deux sur le site de Mc Donald. La réponse est là. Et bien évidemment, on tombe des nues. La recette du pain a des allures de posologie médicamenteuse. Une vingtaine d’additifs chimiques s’ajoutent à la farine[1] et l’eau. Agents anti-microbiens, agents de texture, colorants, conservateurs tous azimuts. La plupart de ces produits chimiques sont généralement utilisés dans l’industrie du plastique ou même la métallurgie…
Comment toutes ces saletés sont arrivées dans un Big Mac, c’est un véritable mystère… Il est probable d’ailleurs que personne ne le sache vraiment…
Dire qu’il était besoin au crétin de Supersize me de s’avaler pendant un mois devant la caméra trois menus Mc Donald’s par jour pour démontrer aux braves gens que ce genre de restauration était nocif pour la santé. Il suffit de lire la liste des ingrédients que Mc Donald’s met gentiment à la disposition de tous ses clients pour comprendre qu’un burger ou des frites Mc Do sont parfaitement in-di-gé-rables :
Le petit « pain » (dénommé Big Mac® Bun) :
Seules les indications en italiques sont des notes de l’auteur.
· farine enrichie (farine de blé raffiné, farine d’orge malté, niacine, fer (« reduced iron »), thiamine, mononitrate, riboflavine, acide folique, enzymes)
· eau
· sirop de maïs à haute teneur en fructose
· sucre
· huile de soja et/ou huile de soja partiellement hydrogénée
Le petit pain contient aussi 2% ( au plus) des ingrédients suivants :
· Sel
· sulfate de calcium (E516)
· Carbonate de calcium (E170) colorant blanc
· Gluten de blé
· Sulfate d’ammonium (E517) stabilisateur
· Chlorure d’ammonium (E510) Sale plus que le sel
· Stéaryl de sodium lactylé, (E481(i)) Emulsifiant, stabilisant
· Esters mixtes acétiques et tartriques des mono- et diglycérides d’acides gras (E472(f)) DATEM * (Diacetyl Tartaric (Acid) Ester of Monoglyceride)
· Acide ascorbique* (E300)
· Azodicarbonamide* (E927)
· Mono- et diglycérides* (E471)
· Mono- et di-glycérides éthoxyles (E488)*
· Orthophosphate monocalcique* (E341(i))
· enzymes*
· gomme de guar (E412)*
· peroxide de calcium (E930)*
· farine de soja*
· Propionate de calcium (E282) *(conservateur)
· Propionate de sodium (E281) (conservateur)
· Lécithine de soja
· Graines de sésame
* Agent de panification
La sauce « inimitable » (Big Mac® Sauce) :
•huile de soja
•condiment de cornichons (fait avec :)
- cornichons coupés en cubes
- sirop de maïs à haute teneur en fructose
- sucre
- vinaigre
- sirop de maïs
- sel
- Chlorure de calcium (E509)
- Gomme xanthane (E415)
- Sorbate de potassium (E202)
- Extraits d’épice
- Monooléate de polyoxyéthylène de sorbitane (polysorbate 80) (Émulsifiant)
•extrait de vinaigre
•eau
•jaunes d’œufs
•sirop de maïs à haute teneur en fructose
•poudre d’oignon
•graine de moutarde
•sel
•épices
•Alginate de propane-1 (E405)
•sodium benzoate (conservateur)
•son de moutarde
•sucre
•poudre d’ail
• protéine végétale (maïs hydrolysé, soja et blé) – (Il s’agit en réalité de glutamate de sodium)
•couleur caramel
•extraits de paprika
•lécithine de soja
•curcuma (couleur)
•Disodium de calcium d’EDTA (E385) (conservateur d’arôme). [2]
Un burger Mc Do ne moisit jamais. Il n’a jamais eu rien de vivant. C’est de la nourriture androïde. Gardez-le dans votre tiroir ou au fond de votre poche pendant des années. Il restera tel quel. Indestructible. Hors-champ. L’air et le Temps n’ont pas d’impact sur cette matière-là. Les bactéries n’en veulent pas. Le dernier des microbes, le plus petit des champignons taille la route en le découvrant. Il n’y a que des humains pour s’avaler pareille ignominie. Que devient ce genre de plat au fond du corps humain ? Où s’accumulent les matières chimiques engrangées au fil des jours ? Allez savoir…
Le plus terrible n’est pas que cette chose existe et soit même mangée. Libre aux androïdes qui colonisent maintenant l’espèce humaine d’avaler ce genre de plats mutants. Le plus terrible est que l’on puisse encore appeler cette chose « pain » car ce n’est pas du pain mais une usurpation de pain. Un simulacre. Un mensonge. Tout comme un épi de maïs génétiquement modifié ne devrait plus pouvoir s’appeler « Maïs », du pain de laboratoire comme celui des Mc Donalds ne devrait plus avoir droit au nom de pain.
C’est la première et peut-être la seule bataille que doivent livrer les écologistes et les adeptes de la nourriture biologique. Celle des mots. Celle du Nom.
Dans une société où l’on ne démêle déjà plus le vrai du faux, les noms ne doivent pas être usurpés sous peine que nous ne perdions bientôt tout contact avec le Réel.
A-S BENOIT
Source : site mcdonalds.com
http://nutrition.mcdonalds.com/nutr...
--------------------------------------------------------------------------------
[1] Je n’ai pas creusé pour la fabrication de la « farine ». Elle doit réserver aussi plein d’autres surprises…
[2]Pour ceux qui aiment la poésie, voici ce que contiennent les célèbres frites croustillantes à souhait…
Frites
Pommes de Terre, Huile végétale (huile de canola, huile de soja hydrogénée, arôme naturel de bœuf [dérivés de blé et lait]*, acide citrique [conservateur]), dextrose, acide de sodium pyrophosphate (maintient la couleur), sel. Frites préparées à l’huile végétale (huile de canola, huile de maïs, huile de soja, huile de soja hydrogénée au TBHQ (Tertiary-Butylhydroquinone) et acide citrique ajouté pour préserver la fraîcheur). Dimethylpolysiloxane ajouté comme agent anti-effervescent.
*l’arôme naturel de bœuf contient du blé hydrogéné et du blé hydrolysé.
http://nutrition.mcdonalds.com/nutritionexchange/ingredientslist.pdf
lundi 19 avril 2010
Krankenkassen: Gratis-Kreuzfahrt für Verkäufer
Statt Kosten zu sparen, betreiben Krankenkassen eine unverschämte Jagd auf neue und gesunde Kunden. Bereits jetzt sind Makler am Werk für den Krankenkassenwechsel aufs Jahr 2011. Dafür geben die Versicherungen Millionen aus, zum Beispiel für Gratis-Kreuzfahrten für ihre Verkäufer.
Auffallend häufig werden Versicherte schon in den letzten Wochen von Krankenkassenverkäufern angerufen. Die Makler versuchen sogenannt «gute Risiken» zu einem Wechsel der Krankenkasse zu bewegen. Eine Umfrage des «Kassensturz» zeigt: Viele Versicherer bieten schon jetzt Verträge für 2011 an. Die meisten mit den diesjährigen Prämien. Das ist erstaunlich, denn die Prämien sind noch gar nicht bekannt.
Ombudsman kritisiert
Rudolf Luginbühl, Ombudsman der Krankenversicherung, bestätigt: Dass Versicherungsmakler schon so früh am Werk sind, sei eine neue Erscheinung. Er kritisiert das Vorgehen: «Man verpflichtet sich aufgrund von Prämien, die weder bekannt noch genehmigt sind.» Das könne dann im Herbst zu Streitfällen führen.
Dennoch rüsten sich einige Kassen besonders aggressiv für das nächste Jahr: So zum Beispiel die Groupe Mutuel. Die Krankenkasse motiviert ihre Makler zusätzlich mit einem Wettbewerb. Wer in den ersten Monaten des Jahres viele Kunden holt, kann ausser den üblichen Provisionen tolle Preise gewinnen: Autos, Kreuzfahrten und eine Reise an die Fussballweltmeisterschaften. Gratisferien für Makler auf Kosten der Prämienzahler.
Verbot von Provisionen?
«Das ist eine Verschwendung von Prämiengeldern und nicht die Aufgabe von Krankenkassen», sagt die Aargauer CVP-Nationalrätin Ruth Humbel. Sie hat gemeinsam mit anderen Parlamentariern ein ganzes Bündel von Sparmassnahmen im Gesundheitswesen vorgeschlagen. Sie möchte auch Telefonwerbung und Provisionen in der Grundversicherung verbieten. Über 100 Millionen geben gemäss Zahlen des Bundesamts für Gesundheit alle Krankenkassen für Provisionen in der Grundversicherung aus. Im Sommer soll der Nationalrat voraussichtlich über das Verbot entscheiden.
Auch Familie Schweizer hält nichts von Provisionsjägern. Letzten Oktober war ein Makler der Groupe Mutuel zu Besuch. Schweizers sagten klar: Sie wollen nur wechseln, wenn die ganze Familie auch in die Zusatzversicherung aufgenommen wird. Der Makler lässt einen Antrag unterschreiben – nur als Anfrage, betont er. Die böse Überraschung: Felix Schweizer wird nicht in die Zusatzversicherung aufgenommen, für die anderen in der Familie ist der Antrag nun doch bindend. Schweizers wollen so gar nicht wechseln.
«Legitimer Ansporn»
Es lockt das schnell verdiente Geld – das zeigen Provisions-Papiere der Groupe Mutuel, die «Kassensturz» zugespielt worden sind. Für bestimmte Versicherungsmodelle, Franchisenstufen und Zusatzversicherungen erhalten die Makler mehr oder weniger Provisionen. «Kassensturz» rechnet nach: Ein Makler der Groupe Mutuel kann mit einer vierköpfigen Familie mit Grund- und Zusatzversicherungen locker 2000 Franken verdienen. Da denkt manch ein Verkäufer mehr an sich als an die Kunden.
Groupe Mutuel rechtfertigt den Wettbewerb: Es sei ein legitimer Ansporn für ihre Verkäufer, er werde ausserdem aus der Zusatzversicherung finanziert. Dennoch geben die Krankenkassen Millionen von der Grundversicherung aus für die Jagd nach guten Risiken.
(sf/ferp/doer)
Auffallend häufig werden Versicherte schon in den letzten Wochen von Krankenkassenverkäufern angerufen. Die Makler versuchen sogenannt «gute Risiken» zu einem Wechsel der Krankenkasse zu bewegen. Eine Umfrage des «Kassensturz» zeigt: Viele Versicherer bieten schon jetzt Verträge für 2011 an. Die meisten mit den diesjährigen Prämien. Das ist erstaunlich, denn die Prämien sind noch gar nicht bekannt.
Ombudsman kritisiert
Rudolf Luginbühl, Ombudsman der Krankenversicherung, bestätigt: Dass Versicherungsmakler schon so früh am Werk sind, sei eine neue Erscheinung. Er kritisiert das Vorgehen: «Man verpflichtet sich aufgrund von Prämien, die weder bekannt noch genehmigt sind.» Das könne dann im Herbst zu Streitfällen führen.
Dennoch rüsten sich einige Kassen besonders aggressiv für das nächste Jahr: So zum Beispiel die Groupe Mutuel. Die Krankenkasse motiviert ihre Makler zusätzlich mit einem Wettbewerb. Wer in den ersten Monaten des Jahres viele Kunden holt, kann ausser den üblichen Provisionen tolle Preise gewinnen: Autos, Kreuzfahrten und eine Reise an die Fussballweltmeisterschaften. Gratisferien für Makler auf Kosten der Prämienzahler.
Verbot von Provisionen?
«Das ist eine Verschwendung von Prämiengeldern und nicht die Aufgabe von Krankenkassen», sagt die Aargauer CVP-Nationalrätin Ruth Humbel. Sie hat gemeinsam mit anderen Parlamentariern ein ganzes Bündel von Sparmassnahmen im Gesundheitswesen vorgeschlagen. Sie möchte auch Telefonwerbung und Provisionen in der Grundversicherung verbieten. Über 100 Millionen geben gemäss Zahlen des Bundesamts für Gesundheit alle Krankenkassen für Provisionen in der Grundversicherung aus. Im Sommer soll der Nationalrat voraussichtlich über das Verbot entscheiden.
Auch Familie Schweizer hält nichts von Provisionsjägern. Letzten Oktober war ein Makler der Groupe Mutuel zu Besuch. Schweizers sagten klar: Sie wollen nur wechseln, wenn die ganze Familie auch in die Zusatzversicherung aufgenommen wird. Der Makler lässt einen Antrag unterschreiben – nur als Anfrage, betont er. Die böse Überraschung: Felix Schweizer wird nicht in die Zusatzversicherung aufgenommen, für die anderen in der Familie ist der Antrag nun doch bindend. Schweizers wollen so gar nicht wechseln.
«Legitimer Ansporn»
Es lockt das schnell verdiente Geld – das zeigen Provisions-Papiere der Groupe Mutuel, die «Kassensturz» zugespielt worden sind. Für bestimmte Versicherungsmodelle, Franchisenstufen und Zusatzversicherungen erhalten die Makler mehr oder weniger Provisionen. «Kassensturz» rechnet nach: Ein Makler der Groupe Mutuel kann mit einer vierköpfigen Familie mit Grund- und Zusatzversicherungen locker 2000 Franken verdienen. Da denkt manch ein Verkäufer mehr an sich als an die Kunden.
Groupe Mutuel rechtfertigt den Wettbewerb: Es sei ein legitimer Ansporn für ihre Verkäufer, er werde ausserdem aus der Zusatzversicherung finanziert. Dennoch geben die Krankenkassen Millionen von der Grundversicherung aus für die Jagd nach guten Risiken.
(sf/ferp/doer)
Assurance-maladie: la concurrence se transforme
MARKETING Le Groupe Mutuel attire les bons risques en stimulant la vente simultanée d’assurances de base et complémentaires. Des concours sont prévus pour récompenser le personnel.
PHILIPPE RODRIK 30.03.2010 00:02
Les assurances-maladie aux primes ne couvrant pas les coûts, ce devrait être fini. Même le groupe Helsana a compris, après avoir dû augmenter de 40% les tarifs de sa caisse low- cost Avanex, et perdu en tout 160 000 clients cette année. Mais la concurrence change de forme.
«Nous stimulons notre réseau de vente en organisant parfois des concours», confirme le porte-parole du Groupe Mutuel, Yves Seydoux. De quoi s’agit-il? C’est simple. Fin mai, le courtier apportant le volume de contrats le plus important au Groupe Mutuel pourra gagner une VW Scirocco, d’une valeur de 35 000 francs. Dix de ses confrères, zélés mais un peu moins performants, seront gratifiés de Fiat 500 ou de Mini Ray. D’autres, très méritants également, seront récompensés avec des voyages outre-mer devisés à plusieurs milliers de francs chacun. Tous ces prix seront décernés lors d’une cérémonie, fixée le 18 juin. «Les résultats des lauréats seront évalués en fonction de critères de qualité et de rentabilité afin d’étoffer notre portefeuille d’assurés et d’en maintenir l’équilibre», relève Yves Seydoux
Plus concrètement, cela signifie que les courtiers doivent faire signer non seulement des contrats d’assurance de base, mais aussi d’assurances complémentaires. Et ce double effort de vente offre de précieux avantages au Groupe Mutuel.
Profils judicieux
D’office, les vendeurs vont en effet chercher et convaincre des clients acceptables pour des complémentaires. «Et ces dernières dépendent de questionnaires de santé très détaillés. L’assureur peut refuser des clients ou exclure la couverture de certains risques», rappelle Valérie Muster, juriste à la Fédération romande des consommateurs (FRC). Du fait de leurs talents, les courtiers au service du Groupe Mutuel attirent donc des profils d’assurés judicieux: ils souscrivent à des complémentaires et présentent de solides bilans de santé, tout aussi profitables en assurance de base.
Eventuelle interdiction
Des experts décèlent dans ce processus un changement de forme de concurrence. Certains d’entre eux le déplorent car, à leurs yeux, ce système favorise les chances d’une caisse maladie unique, la hantise des assureurs et des partis bourgeois. En ce sens, le conseiller aux Etats démocrate-chrétien Urs Schwaller (FR) dénonce les compétitions susceptibles d’encourager la chasse aux bons risques. «Notre conseil d’administration a lui-même abordé mercredi dernier la question d’une interdiction du démarchage téléphonique pour l’assurance de base et les rémunérations liées à la signature de ce type de contrats», indique Nello Castelli, porte-parole de l’organisation des assureurs-maladie, SantéSuisse.
Le Groupe Mutuel a commencé à développer son réseau de vendeurs indépendants en 1981. Il compte actuellement 3000 spécialistes.
PHILIPPE RODRIK 30.03.2010 00:02
Les assurances-maladie aux primes ne couvrant pas les coûts, ce devrait être fini. Même le groupe Helsana a compris, après avoir dû augmenter de 40% les tarifs de sa caisse low- cost Avanex, et perdu en tout 160 000 clients cette année. Mais la concurrence change de forme.
«Nous stimulons notre réseau de vente en organisant parfois des concours», confirme le porte-parole du Groupe Mutuel, Yves Seydoux. De quoi s’agit-il? C’est simple. Fin mai, le courtier apportant le volume de contrats le plus important au Groupe Mutuel pourra gagner une VW Scirocco, d’une valeur de 35 000 francs. Dix de ses confrères, zélés mais un peu moins performants, seront gratifiés de Fiat 500 ou de Mini Ray. D’autres, très méritants également, seront récompensés avec des voyages outre-mer devisés à plusieurs milliers de francs chacun. Tous ces prix seront décernés lors d’une cérémonie, fixée le 18 juin. «Les résultats des lauréats seront évalués en fonction de critères de qualité et de rentabilité afin d’étoffer notre portefeuille d’assurés et d’en maintenir l’équilibre», relève Yves Seydoux
Plus concrètement, cela signifie que les courtiers doivent faire signer non seulement des contrats d’assurance de base, mais aussi d’assurances complémentaires. Et ce double effort de vente offre de précieux avantages au Groupe Mutuel.
Profils judicieux
D’office, les vendeurs vont en effet chercher et convaincre des clients acceptables pour des complémentaires. «Et ces dernières dépendent de questionnaires de santé très détaillés. L’assureur peut refuser des clients ou exclure la couverture de certains risques», rappelle Valérie Muster, juriste à la Fédération romande des consommateurs (FRC). Du fait de leurs talents, les courtiers au service du Groupe Mutuel attirent donc des profils d’assurés judicieux: ils souscrivent à des complémentaires et présentent de solides bilans de santé, tout aussi profitables en assurance de base.
Eventuelle interdiction
Des experts décèlent dans ce processus un changement de forme de concurrence. Certains d’entre eux le déplorent car, à leurs yeux, ce système favorise les chances d’une caisse maladie unique, la hantise des assureurs et des partis bourgeois. En ce sens, le conseiller aux Etats démocrate-chrétien Urs Schwaller (FR) dénonce les compétitions susceptibles d’encourager la chasse aux bons risques. «Notre conseil d’administration a lui-même abordé mercredi dernier la question d’une interdiction du démarchage téléphonique pour l’assurance de base et les rémunérations liées à la signature de ce type de contrats», indique Nello Castelli, porte-parole de l’organisation des assureurs-maladie, SantéSuisse.
Le Groupe Mutuel a commencé à développer son réseau de vendeurs indépendants en 1981. Il compte actuellement 3000 spécialistes.
mardi 23 mars 2010
Volkswagen et LichtBlick concluent un partenariat énergétique
LichtBlick commercialise et met en réseau des centrales électriques domestiques équipées de moteurs au gaz naturel produits par Volkswagen.
Le Groupe Volkswagen et le fournisseur d'énergie LichtBlick ont signé ce mercredi 9 septembre à Salzgitter un partenariat énergétique mondial exclusif. Volkswagen produira les centrales de cogénération à haut rendement « EcoBlue », actionnées par des moteurs au gaz naturel issus de sa propre production. LichtBlick commercialisera les installations sous forme de « centrales électriques domestiques » et les présente comme un concept novateur et intelligent d'approvisionnement calorifique et électrique.
Dans le futur, les centrales électriques domestiques alimenteront non seulement les bâtiments en chaleur, mais seront également mises en réseau afin de constituer une grande centrale électrique moderne. D'une puissance de 2 000 mégawatts, cette usine à gaz décentralisée atteindra la capacité de deux centrales nucléaires. Tandis que les centrales électriques domestiques produisent de l'électricité sur demande, la chaleur produite lors de cette opération est stockée de sorte que les bâtiments soient à tout instant approvisionnés de manière fiable en énergie calorifique et en eau chaude. Grâce à l'efficacité de la technologie Volkswagen, les centrales électriques domestiques au gaz naturel permettent déjà à l'heure actuelle de réduire les émissions de CO2 de près de 60% par rapport à la production de chaleur et d'électricité usuelle. À l'avenir, LichtBlick souhaite exploiter les installations au biogaz renouvelable, elles auraient dès lors une empreinte climatique nulle.
LichtBlick complètera l'expansion des énergies renouvelables avec le concept de production énergétique décentralisée. Selon les estimations d'experts, pratiquement la moitié de l'électricité sera d'origine renouvelable d'ici 2020. Les centrales de base traditionnelles ne peuvent être allumées ou éteintes avec une rapidité suffisante afin de compenser l'injection fluctuante d'électricité produite par l'énergie éolienne ou photovoltaïque, lesquelles sont tributaires des conditions climatiques. Par contre, le système décentralisé est en mesure de fournir le réseau dans la minute. LichtBlick a choisi le marché de Hambourg pour lancer les premières centrales électriques domestiques. Les premières installations pourront être montées dès le printemps 2010. Le client contribue à l'installation à hauteur de 5 000 euros. Dès 2010, LichtBlick étendra peu à peu la commercialisation à l'ensemble du territoire fédéral.
Volkswagen se chargera de la production en série des centrales électriques domestiques dans son usine de moteurs située à Salzgitter. Dans le cadre des négociations salariales 2006 pour le site de Salzgitter, le projet de « centrale de cogénération » a fait l'objet d'un accord entre la direction et le comité d'entreprise. Ce dernier considère ce projet comme une première étape importante vers la diversification de l'emploi, en parallèle à la production traditionnelle de moteurs.
Le Groupe Volkswagen et le fournisseur d'énergie LichtBlick ont signé ce mercredi 9 septembre à Salzgitter un partenariat énergétique mondial exclusif. Volkswagen produira les centrales de cogénération à haut rendement « EcoBlue », actionnées par des moteurs au gaz naturel issus de sa propre production. LichtBlick commercialisera les installations sous forme de « centrales électriques domestiques » et les présente comme un concept novateur et intelligent d'approvisionnement calorifique et électrique.
Dans le futur, les centrales électriques domestiques alimenteront non seulement les bâtiments en chaleur, mais seront également mises en réseau afin de constituer une grande centrale électrique moderne. D'une puissance de 2 000 mégawatts, cette usine à gaz décentralisée atteindra la capacité de deux centrales nucléaires. Tandis que les centrales électriques domestiques produisent de l'électricité sur demande, la chaleur produite lors de cette opération est stockée de sorte que les bâtiments soient à tout instant approvisionnés de manière fiable en énergie calorifique et en eau chaude. Grâce à l'efficacité de la technologie Volkswagen, les centrales électriques domestiques au gaz naturel permettent déjà à l'heure actuelle de réduire les émissions de CO2 de près de 60% par rapport à la production de chaleur et d'électricité usuelle. À l'avenir, LichtBlick souhaite exploiter les installations au biogaz renouvelable, elles auraient dès lors une empreinte climatique nulle.
LichtBlick complètera l'expansion des énergies renouvelables avec le concept de production énergétique décentralisée. Selon les estimations d'experts, pratiquement la moitié de l'électricité sera d'origine renouvelable d'ici 2020. Les centrales de base traditionnelles ne peuvent être allumées ou éteintes avec une rapidité suffisante afin de compenser l'injection fluctuante d'électricité produite par l'énergie éolienne ou photovoltaïque, lesquelles sont tributaires des conditions climatiques. Par contre, le système décentralisé est en mesure de fournir le réseau dans la minute. LichtBlick a choisi le marché de Hambourg pour lancer les premières centrales électriques domestiques. Les premières installations pourront être montées dès le printemps 2010. Le client contribue à l'installation à hauteur de 5 000 euros. Dès 2010, LichtBlick étendra peu à peu la commercialisation à l'ensemble du territoire fédéral.
Volkswagen se chargera de la production en série des centrales électriques domestiques dans son usine de moteurs située à Salzgitter. Dans le cadre des négociations salariales 2006 pour le site de Salzgitter, le projet de « centrale de cogénération » a fait l'objet d'un accord entre la direction et le comité d'entreprise. Ce dernier considère ce projet comme une première étape importante vers la diversification de l'emploi, en parallèle à la production traditionnelle de moteurs.
mercredi 10 mars 2010
Gare aux faux vendeurs de vin
La police neuchâteloise met en garde la population concernant une escroquerie montée par de fausses entreprises de vente de vin apparue ces derniers temps.
Les malfrats prennent contact avec des clients pour leur faire miroiter un gain à une fausse loterie. Afin de toucher ce soi-disant gain, les victimes de l'arnaque sont contraintes d'effectuer un versement anticipé. Les délinquants n'hésitent pas à harceler téléphoniquement les futurs lésés afin qu'ils s'exécutent rapidement. Les appels semblent provenir d'Afrique du Nord, indique la police.
Une autre variante de l'escroquerie consiste à livrer à domicile, contre payement cash ou via une société de transfert, des vins de faible qualité au prix de grands crus.
La police recommande de ne jamais donner suite à ce genre de proposition. Elle demande aux éventuelles victimes de telles escroqueries de ne pas hésiter à porter plainte.
Les personnes qui auraient été contactées pour des faits similaires sont priées d'en informer la police au 032/889 9000. /comm-réd.
Les malfrats prennent contact avec des clients pour leur faire miroiter un gain à une fausse loterie. Afin de toucher ce soi-disant gain, les victimes de l'arnaque sont contraintes d'effectuer un versement anticipé. Les délinquants n'hésitent pas à harceler téléphoniquement les futurs lésés afin qu'ils s'exécutent rapidement. Les appels semblent provenir d'Afrique du Nord, indique la police.
Une autre variante de l'escroquerie consiste à livrer à domicile, contre payement cash ou via une société de transfert, des vins de faible qualité au prix de grands crus.
La police recommande de ne jamais donner suite à ce genre de proposition. Elle demande aux éventuelles victimes de telles escroqueries de ne pas hésiter à porter plainte.
Les personnes qui auraient été contactées pour des faits similaires sont priées d'en informer la police au 032/889 9000. /comm-réd.
Les Neuchâtelois sont encore privés de chaînes TV numériques gratuites
Les Neuchâtelois sont encore privés de chaînes TV numériques gratuites
Alors que la télévision numérique s'impose partout, les Neuchâtelois ne disposent pas d'une offre de chaînes TV numériques gratuites. La grogne monte. Mais Cablecom, qui contrôle les réseaux de la région, affirme que cela va bientôt changer.
Cablecom fait un geste pour soutenir la télévision numérique: le géant suisse du câble proposera dès juin une simplification technique et financière de l'accès à 55 chaînes TV en qualité numérique, dont une (HD Suisse) en haute définition (lire ci-contre). Cela suffira-t-il à calmer le mécontentement de nombreux téléspectateurs romands? Cela reste encore à voir.
«L'avenir, c'est la télévision numérique. Nous devons donc offrir des chaînes numériques dans notre offre de base, sans supplément de prix», explique sans ambages Jean-Pierre Authier, président du conseil d'administration de Vidéo 2000 (qui dessert la plupart des téléspectateurs du Littoral et des Vallées).
Mais si Jean-Pierre Authier en est le président, il ne représente chez Vidéo 2000 que les 40% du capital contrôlés par la Ville de Neuchâtel et quelques autres communes. En face, le géant Cablecom est majoritaire avec ses 60% du capital et bloque cet élargissement de l'offre de base à la TV numérique. Dans les Montagnes, Cablecom gère en direct les téléréseaux et ne propose donc pas non plus de chaînes numériques dans son offre de base.
Pourtant, d'autres téléréseaux romands (qui sont eux indépendants de Cablecom), s'y sont mis. Comme celui de Lausanne (en mains publiques) depuis deux ans. Et Genève (également en mains publiques) a annoncé qu'il suivrait le mouvement à la mi-mars. Enfin, cinq téléréseaux valaisans viennent de s'allier pour mettre sur pied un tel service.
Pour Cablecom (contrôlé par le groupe américain Liberty Global), il s'agit d'une question commerciale. Entrer sur ce terrain-là signifierait concurrencer, voire même cannibaliser, son actuelle offre payante de chaînes TV numériques, accessibles via son décodeur maison «Mediabox».
Jean-Pierre Authier ne comprend pas la position de l'actionnaire majoritaire: «La vision de Cablecom est à court terme et il s'agit d'un combat retardateur. C'est vraiment dommage! Mais j'espère que nous allons pouvoir faire évoluer les choses.»
Directeur de Cablecom Suisse romande, Claude Hildenbrand voit bien sûr les choses de manière très différente. «La diffusion de chaînes numériques, comme le pratique le téléréseau de Lausanne, n'est économiquement pas intéressante. D'une part, cette diffusion empêche d'établir un lien direct avec le client pour lui proposer des offres ciblées. Par ailleurs, la norme utilisée pour cette diffusion, le DVB-T (la TNT, comme on l'appelle en France), occupe beaucoup plus de place sur la bande passante et réduira les possibilités de services supplémentaires.»
Les téléspectateurs non abonnés à un téléréseau reçoivent déjà la télévision numérique: soit par la TNT hertzienne (antenne sur le toit), soit par le satellite, soit encore par Swisscom TV (ex-Bluewin TV) qui est en train de séduire de plus en plus d'anciens abonnés de Vidéo 2000 ou de Cablecom. /NWI
NICOLAS WILLEMIN
Dernière mise à jour : 10.03.10 09:17
L'offre de Cablecom
Jusqu'à présent, l'offre la moins chère de Cablecom et de Vidéo 2000 pour l'accès à la télévision numérique passait par la location d'un boîtier décodeur de base (Mediabox) pour 6 francs /mois avec 95 chaînes TV. Pour la version HD (haute-définition), il faut compter 15 francs /mois.
Dès juin 2010, l'offre de base passera à 4 francs /mois, pour 55 chaînes TV, mais y compris la HD et, en fonction des régions, une possibilité de programmes TV à la demande. Pour ceux qui ne veulent pas d'un abonnement mensuel, Cablecom propose une solution baptisée DigiCard, soit une carte spécifique au format CI+ (Common-Interface) que l'on peut insérer directement dans les téléviseurs récents. Cette carte sera vendue 99 francs et il n'y aura pas de frais mensuels supplémentaires. Selon Cablecom, la plupart des téléviseurs actuellement disponibles dans le commerce sont compatibles avec cette technologie. /nwi
La TV numérique mode d'emploi
Analogique
La télévision analogique, c'est la TV que l'on regarde depuis ses débuts dans les années 50. Aujourd'hui, près de 90% des abonnés à un téléréseau ne reçoivent que des chaînes analogiques (soit une quarantaine de chaînes).
Numérique
La télévision numérique, apparue dans les années 90, permet une meilleure qualité d'image et occupe moins de place sur les téléréseaux: un canal analogique permet de diffuser une dizaine de chaînes numériques.
TNT
La télévision numérique terrestre (TNT, DVB-T en anglais), apparue en France il y a quelques années, est une norme de diffusion pour la réception avec une antenne-rateau. Aujourd'hui, cette norme, très médiatisée en France, est utilisée aussi sur les téléréseaux car la plupart des téléviseurs vendus depuis trois ans en Europe sont équipés à l'interne d'un décodeur DVB-T.
Décodeur
Pour capter la TV numérique, il faut transformer ce signal pour qu'il puisse s'afficher sur le petit écran. Cette transformation se fait à l'aide d'un décodeur: celui-ci peut-être externe ou être déjà intégré sur les téléviseurs les plus récents.
Cryptage
Capter et décoder la télévision numérique est donc aujourd'hui assez facile. Mais Cablecom ajoute, lors de la diffusion des chaînes numériques, un cryptage pour que seuls les abonnés qui ont un contrat avec lui puissent accéder à ces chaînes. Le cryptage est donc un moyen pour garder son client captif afin de lui proposer d'autres offres payantes.
Téléréseau
En Suisse, on estime aujourd'hui que plus de 85% des ménages sont connectés à un téléréseau. Et Cablecom contrôle plus de la moitié du marché suisse des téléréseaux, dont tout le canton de Neuchâtel, soit en direct, soit via Video 2000. Depuis quelques années, Cablecom tente de convaincre ses abonnés de passer au numérique. Mais dans le canton, on estime que seulement 15% de ceux-ci se sont laissés tenter.
Swisscom
Cablecom ne se contente pas de proposer des chaînes TV à ses abonnés, il leur propose aussi des accès à internet et la téléphonie fixe. Réponse du berger à la bergère, Swisscom propose lui aussi depuis 2007 des chaînes TV à ses abonnés. /nwi
Le Surveillant des prix s'est mis d'accord avec Cablecom
L'offre présentée hier par Cablecom a reçu l'accord de Stefan Meierhans, le Surveillant des prix, à la suite de longues négociations. M. Meierhans a notamment accepté que Cablecom augmente de 70 centimes les prix de l'abonnement de base pour tous ses clients. /nwi
Alors que la télévision numérique s'impose partout, les Neuchâtelois ne disposent pas d'une offre de chaînes TV numériques gratuites. La grogne monte. Mais Cablecom, qui contrôle les réseaux de la région, affirme que cela va bientôt changer.
Cablecom fait un geste pour soutenir la télévision numérique: le géant suisse du câble proposera dès juin une simplification technique et financière de l'accès à 55 chaînes TV en qualité numérique, dont une (HD Suisse) en haute définition (lire ci-contre). Cela suffira-t-il à calmer le mécontentement de nombreux téléspectateurs romands? Cela reste encore à voir.
«L'avenir, c'est la télévision numérique. Nous devons donc offrir des chaînes numériques dans notre offre de base, sans supplément de prix», explique sans ambages Jean-Pierre Authier, président du conseil d'administration de Vidéo 2000 (qui dessert la plupart des téléspectateurs du Littoral et des Vallées).
Mais si Jean-Pierre Authier en est le président, il ne représente chez Vidéo 2000 que les 40% du capital contrôlés par la Ville de Neuchâtel et quelques autres communes. En face, le géant Cablecom est majoritaire avec ses 60% du capital et bloque cet élargissement de l'offre de base à la TV numérique. Dans les Montagnes, Cablecom gère en direct les téléréseaux et ne propose donc pas non plus de chaînes numériques dans son offre de base.
Pourtant, d'autres téléréseaux romands (qui sont eux indépendants de Cablecom), s'y sont mis. Comme celui de Lausanne (en mains publiques) depuis deux ans. Et Genève (également en mains publiques) a annoncé qu'il suivrait le mouvement à la mi-mars. Enfin, cinq téléréseaux valaisans viennent de s'allier pour mettre sur pied un tel service.
Pour Cablecom (contrôlé par le groupe américain Liberty Global), il s'agit d'une question commerciale. Entrer sur ce terrain-là signifierait concurrencer, voire même cannibaliser, son actuelle offre payante de chaînes TV numériques, accessibles via son décodeur maison «Mediabox».
Jean-Pierre Authier ne comprend pas la position de l'actionnaire majoritaire: «La vision de Cablecom est à court terme et il s'agit d'un combat retardateur. C'est vraiment dommage! Mais j'espère que nous allons pouvoir faire évoluer les choses.»
Directeur de Cablecom Suisse romande, Claude Hildenbrand voit bien sûr les choses de manière très différente. «La diffusion de chaînes numériques, comme le pratique le téléréseau de Lausanne, n'est économiquement pas intéressante. D'une part, cette diffusion empêche d'établir un lien direct avec le client pour lui proposer des offres ciblées. Par ailleurs, la norme utilisée pour cette diffusion, le DVB-T (la TNT, comme on l'appelle en France), occupe beaucoup plus de place sur la bande passante et réduira les possibilités de services supplémentaires.»
Les téléspectateurs non abonnés à un téléréseau reçoivent déjà la télévision numérique: soit par la TNT hertzienne (antenne sur le toit), soit par le satellite, soit encore par Swisscom TV (ex-Bluewin TV) qui est en train de séduire de plus en plus d'anciens abonnés de Vidéo 2000 ou de Cablecom. /NWI
NICOLAS WILLEMIN
Dernière mise à jour : 10.03.10 09:17
L'offre de Cablecom
Jusqu'à présent, l'offre la moins chère de Cablecom et de Vidéo 2000 pour l'accès à la télévision numérique passait par la location d'un boîtier décodeur de base (Mediabox) pour 6 francs /mois avec 95 chaînes TV. Pour la version HD (haute-définition), il faut compter 15 francs /mois.
Dès juin 2010, l'offre de base passera à 4 francs /mois, pour 55 chaînes TV, mais y compris la HD et, en fonction des régions, une possibilité de programmes TV à la demande. Pour ceux qui ne veulent pas d'un abonnement mensuel, Cablecom propose une solution baptisée DigiCard, soit une carte spécifique au format CI+ (Common-Interface) que l'on peut insérer directement dans les téléviseurs récents. Cette carte sera vendue 99 francs et il n'y aura pas de frais mensuels supplémentaires. Selon Cablecom, la plupart des téléviseurs actuellement disponibles dans le commerce sont compatibles avec cette technologie. /nwi
La TV numérique mode d'emploi
Analogique
La télévision analogique, c'est la TV que l'on regarde depuis ses débuts dans les années 50. Aujourd'hui, près de 90% des abonnés à un téléréseau ne reçoivent que des chaînes analogiques (soit une quarantaine de chaînes).
Numérique
La télévision numérique, apparue dans les années 90, permet une meilleure qualité d'image et occupe moins de place sur les téléréseaux: un canal analogique permet de diffuser une dizaine de chaînes numériques.
TNT
La télévision numérique terrestre (TNT, DVB-T en anglais), apparue en France il y a quelques années, est une norme de diffusion pour la réception avec une antenne-rateau. Aujourd'hui, cette norme, très médiatisée en France, est utilisée aussi sur les téléréseaux car la plupart des téléviseurs vendus depuis trois ans en Europe sont équipés à l'interne d'un décodeur DVB-T.
Décodeur
Pour capter la TV numérique, il faut transformer ce signal pour qu'il puisse s'afficher sur le petit écran. Cette transformation se fait à l'aide d'un décodeur: celui-ci peut-être externe ou être déjà intégré sur les téléviseurs les plus récents.
Cryptage
Capter et décoder la télévision numérique est donc aujourd'hui assez facile. Mais Cablecom ajoute, lors de la diffusion des chaînes numériques, un cryptage pour que seuls les abonnés qui ont un contrat avec lui puissent accéder à ces chaînes. Le cryptage est donc un moyen pour garder son client captif afin de lui proposer d'autres offres payantes.
Téléréseau
En Suisse, on estime aujourd'hui que plus de 85% des ménages sont connectés à un téléréseau. Et Cablecom contrôle plus de la moitié du marché suisse des téléréseaux, dont tout le canton de Neuchâtel, soit en direct, soit via Video 2000. Depuis quelques années, Cablecom tente de convaincre ses abonnés de passer au numérique. Mais dans le canton, on estime que seulement 15% de ceux-ci se sont laissés tenter.
Swisscom
Cablecom ne se contente pas de proposer des chaînes TV à ses abonnés, il leur propose aussi des accès à internet et la téléphonie fixe. Réponse du berger à la bergère, Swisscom propose lui aussi depuis 2007 des chaînes TV à ses abonnés. /nwi
Le Surveillant des prix s'est mis d'accord avec Cablecom
L'offre présentée hier par Cablecom a reçu l'accord de Stefan Meierhans, le Surveillant des prix, à la suite de longues négociations. M. Meierhans a notamment accepté que Cablecom augmente de 70 centimes les prix de l'abonnement de base pour tous ses clients. /nwi
lundi 8 février 2010
Migros nervös, Coop noch gelassen
Schweizer Detailhändler spüren deutsche Discounter unterschiedlich
Migros-Chef Herbert Bolliger ist enttäuscht vom Geschäftsgang und zieht über die Billigkonkurrenz Aldi und Lidl her. Denn in der Krise kaufen die Konsumenten dort ein, wo sie am meisten für ihr Geld erhalten. Coop musste zwar die Preise auch senken, gibt sich aber viel gelassener. Das hat gute Gründe.
Von Christoph Stricker
Die Nerven von Herbert Bolliger liegen offenbar blank, wenn er an das vergangene Geschäftsjahr denkt. Kurz vor dem Jahreswechsel kritisierte er für einen Manager ungewohnt scharf und deutlich die beiden deutschen Konkurrenten. Und er spielte sogar direkt auf den Mann: «Die Besitzer von Aldi und Lidl werden immer reicher und drücken auf Kosten der Produzenten und Mitarbeiter permanent die Preise», sagte er in einem Interview. Das sei «volkswirtschaftlich ganz übel».
Migros vom Plus ins Minus
Hintergrund der Verbalattacken sind die Preiskämpfe mit den deutschen Discountern, auf die sich Bolliger stark eingelassen hat. Hinzu kommt, dass die Migros im letzten Jahr schlechter abgeschnitten hat als die meisten Konkurrenten. Bolliger hatte seine Umsatzprognosen von zunächst plus 2 Prozent auf nur noch 1 Prozent herunter korrigieren müssen. Doch war auch das noch zu optimistisch, wie die am Montag vorgelegten Zahlen zeigen: Der Detailhandelsumsatz des orangen Riesen sank letztes Jahr gar um 2,4 Prozent auf gut 21 Mrd. Franken.
Coop setzt in den Läden mehr um
Wie beim Konkurrenten Coop, wo der Detailhandelsumsatz mit 18,1 Milliarden aber gleich hoch blieb, waren die stark gesunkenen Treibstoffpreise hauptverantwortlich dafür. Die Coop-Läden setzten aber 2,2 Prozent mehr um als im Vorjahr. In den Läden der zehn Migros-Genossenschaften jedoch sank das Kassentotal ebenfalls, nämlich um 1,1 Prozent. Das gesamte Sortiment musste der Konzern auch unter dem Druck der Billigkonkurrenz um 2 Prozent billiger anbieten.
Da hat es Coop-Chef Hansueli Loosli leichter, die beiden deutschen Discounter weiterhin gelassen zu nehmen. Zwar musst auch Coop Anfang 2009 als Reaktion auf den bevorstehenden Markteintritt von Lidl die Preise auf 600 Markenartikeln senken. Das gesamte Sortiment wurde um 3,7 Prozent verbilligt.
Nicht nur der Preis zählt
Doch bisher scheint der Basler Detailhändler resistenter zu sein gegen die Billigkonkurrenz. Das mag damit zu tun haben, dass Coop trotz allen gegenteiligen Bemühungen im Vergleich zu Migros immer noch als teurer gilt. Damit dürften viele Konsumenten die Basler auch weniger direkt mit den ausländischen Billiganbietern vergleichen.
Loosli stellt jedenfalls fest, dass «die Konsumenten nicht nur auf den Preis achten». So habe Coop im letzten Jahr zum Beispiel rund 4 Prozent mehr Bio-Produkte verkauft. Ökologie und soziale Nachhaltigkeit seien den Kunden ebenfalls wichtig. Tatsächlich hat Coop sein Bio- und Nachhaltigkeits-Image in vielen Köpfen verankern können.
«Wir profitieren von Aldi»
Der Konzernchef zeigt sich von der ausländischen Konkurrenz unbeeindruckt und gewinnt ihr sogar positive Seiten ab: «Überall dort, wo Aldi in der Nähe von Coop einen Laden eröffnet, erhalten wir mehr und neue Kunden. Diese Aldi-Kunden kaufen bei uns Fleisch und Markenartikel», sagte Loosli kürzlich in der «Handelszeitung». Und von Lidl spüre Coop nichts, dazu besitze der deutsche Discounter noch zu wenig Läden.
Migros begibt sich auf Tiefpreis-Terrain
Anders sieht das offenbar die Migros, obwohl auch ihre Kunden nicht nur auf den Preis schauen. So stieg etwa der Absatz von Bioprodukten (+6,9 Prozent) sowie von frischen Fertigprodukten (+15 Prozent). Trotzdem setzt sie in ihrer Werbung stark auf tiefe Preise, wie etwa die jüngste Kampagne der «Sparwochen» zeigt. Und die Billiglinie M-Budget wird in bester Harddiscounter-Tradition gegenwärtig sogar mit der Tiefpreisgarantie beworben.
Das sei klar der falsche Ansatz, findet Markenexperte Thomas Harder. Der Geschäftsführer der Firma Swiss Brand Experts weist darauf hin, dass Direktvergleiche mit Billigdiscountern für die Migros nicht vorteilhaft sein können: Sie habe etwa durch das viel breitere Sortiment und die aufwendigere Warenpräsentation in den Läden eine ganz andere Kostenstruktur, was ihr gesamthaft keine so tiefen Preise erlaube.
Eigene Stärken besser hervorheben
Statt sich auf das Feld von Aldi und Lidl zu begeben, müsse Bolliger die Stärken seines eigenen Unternehmens hervorheben. «Migros hat alle Voraussetzungen dazu, sich erfolgreich gegen diese Konkurrenz zu behaupten», ist Harder überzeugt.
Als Stärken des Unternehmens erkennt er zum Beispiel die in der Schweiz herstellten Eigenmarken, die gute Produktequalität zu einem vernünftigen Preis, aber auch Werte wie das Kulturprozent oder den Nachhaltigkeitsgedanken. Auch die Organisationsform als nicht nur dem Profit verpflichtete Genossenschaft gehöre zum Profil der Migros, das wieder geschärft werden sollte.
Konzernchef Bolliger könnte sich damit auch wieder eine Portion Gelassenheit leisten, die er noch beim Markteintritt der beiden deutschen Konkurrenten so demonstrativ an den Tag gelegt hat.
Migros-Chef Herbert Bolliger ist enttäuscht vom Geschäftsgang und zieht über die Billigkonkurrenz Aldi und Lidl her. Denn in der Krise kaufen die Konsumenten dort ein, wo sie am meisten für ihr Geld erhalten. Coop musste zwar die Preise auch senken, gibt sich aber viel gelassener. Das hat gute Gründe.
Von Christoph Stricker
Die Nerven von Herbert Bolliger liegen offenbar blank, wenn er an das vergangene Geschäftsjahr denkt. Kurz vor dem Jahreswechsel kritisierte er für einen Manager ungewohnt scharf und deutlich die beiden deutschen Konkurrenten. Und er spielte sogar direkt auf den Mann: «Die Besitzer von Aldi und Lidl werden immer reicher und drücken auf Kosten der Produzenten und Mitarbeiter permanent die Preise», sagte er in einem Interview. Das sei «volkswirtschaftlich ganz übel».
Migros vom Plus ins Minus
Hintergrund der Verbalattacken sind die Preiskämpfe mit den deutschen Discountern, auf die sich Bolliger stark eingelassen hat. Hinzu kommt, dass die Migros im letzten Jahr schlechter abgeschnitten hat als die meisten Konkurrenten. Bolliger hatte seine Umsatzprognosen von zunächst plus 2 Prozent auf nur noch 1 Prozent herunter korrigieren müssen. Doch war auch das noch zu optimistisch, wie die am Montag vorgelegten Zahlen zeigen: Der Detailhandelsumsatz des orangen Riesen sank letztes Jahr gar um 2,4 Prozent auf gut 21 Mrd. Franken.
Coop setzt in den Läden mehr um
Wie beim Konkurrenten Coop, wo der Detailhandelsumsatz mit 18,1 Milliarden aber gleich hoch blieb, waren die stark gesunkenen Treibstoffpreise hauptverantwortlich dafür. Die Coop-Läden setzten aber 2,2 Prozent mehr um als im Vorjahr. In den Läden der zehn Migros-Genossenschaften jedoch sank das Kassentotal ebenfalls, nämlich um 1,1 Prozent. Das gesamte Sortiment musste der Konzern auch unter dem Druck der Billigkonkurrenz um 2 Prozent billiger anbieten.
Da hat es Coop-Chef Hansueli Loosli leichter, die beiden deutschen Discounter weiterhin gelassen zu nehmen. Zwar musst auch Coop Anfang 2009 als Reaktion auf den bevorstehenden Markteintritt von Lidl die Preise auf 600 Markenartikeln senken. Das gesamte Sortiment wurde um 3,7 Prozent verbilligt.
Nicht nur der Preis zählt
Doch bisher scheint der Basler Detailhändler resistenter zu sein gegen die Billigkonkurrenz. Das mag damit zu tun haben, dass Coop trotz allen gegenteiligen Bemühungen im Vergleich zu Migros immer noch als teurer gilt. Damit dürften viele Konsumenten die Basler auch weniger direkt mit den ausländischen Billiganbietern vergleichen.
Loosli stellt jedenfalls fest, dass «die Konsumenten nicht nur auf den Preis achten». So habe Coop im letzten Jahr zum Beispiel rund 4 Prozent mehr Bio-Produkte verkauft. Ökologie und soziale Nachhaltigkeit seien den Kunden ebenfalls wichtig. Tatsächlich hat Coop sein Bio- und Nachhaltigkeits-Image in vielen Köpfen verankern können.
«Wir profitieren von Aldi»
Der Konzernchef zeigt sich von der ausländischen Konkurrenz unbeeindruckt und gewinnt ihr sogar positive Seiten ab: «Überall dort, wo Aldi in der Nähe von Coop einen Laden eröffnet, erhalten wir mehr und neue Kunden. Diese Aldi-Kunden kaufen bei uns Fleisch und Markenartikel», sagte Loosli kürzlich in der «Handelszeitung». Und von Lidl spüre Coop nichts, dazu besitze der deutsche Discounter noch zu wenig Läden.
Migros begibt sich auf Tiefpreis-Terrain
Anders sieht das offenbar die Migros, obwohl auch ihre Kunden nicht nur auf den Preis schauen. So stieg etwa der Absatz von Bioprodukten (+6,9 Prozent) sowie von frischen Fertigprodukten (+15 Prozent). Trotzdem setzt sie in ihrer Werbung stark auf tiefe Preise, wie etwa die jüngste Kampagne der «Sparwochen» zeigt. Und die Billiglinie M-Budget wird in bester Harddiscounter-Tradition gegenwärtig sogar mit der Tiefpreisgarantie beworben.
Das sei klar der falsche Ansatz, findet Markenexperte Thomas Harder. Der Geschäftsführer der Firma Swiss Brand Experts weist darauf hin, dass Direktvergleiche mit Billigdiscountern für die Migros nicht vorteilhaft sein können: Sie habe etwa durch das viel breitere Sortiment und die aufwendigere Warenpräsentation in den Läden eine ganz andere Kostenstruktur, was ihr gesamthaft keine so tiefen Preise erlaube.
Eigene Stärken besser hervorheben
Statt sich auf das Feld von Aldi und Lidl zu begeben, müsse Bolliger die Stärken seines eigenen Unternehmens hervorheben. «Migros hat alle Voraussetzungen dazu, sich erfolgreich gegen diese Konkurrenz zu behaupten», ist Harder überzeugt.
Als Stärken des Unternehmens erkennt er zum Beispiel die in der Schweiz herstellten Eigenmarken, die gute Produktequalität zu einem vernünftigen Preis, aber auch Werte wie das Kulturprozent oder den Nachhaltigkeitsgedanken. Auch die Organisationsform als nicht nur dem Profit verpflichtete Genossenschaft gehöre zum Profil der Migros, das wieder geschärft werden sollte.
Konzernchef Bolliger könnte sich damit auch wieder eine Portion Gelassenheit leisten, die er noch beim Markteintritt der beiden deutschen Konkurrenten so demonstrativ an den Tag gelegt hat.
Grossoffensive des deutschen Discounters
Lidl hat sich in der Schweiz bereits 100 Standorte gesichert – Migros und Coop sind gefordert
Die deutsche Ladenkette Lidl verfolgt ehrgeizige Wachstumsziele: Diese Woche wird in Basel die dreissigste Filiale eröffnet, 2010 soll das Ladennetz gar verdoppelt werden.
Peter Keller
Lidl breitet sich in der Schweiz aus: Die Discountkette hat sich bereits 100 Standorte gesichert, wie Marktexperten bestätigen. Die Deutschen kaufen oder mieten Grundstücke und Immobilien. In Frage kommt auch die Übernahme von bestehenden Objekten. Allerdings hat Lidl bei gewissen Projekten die notwendigen Baubewilligungen noch nicht erhalten.
Schritt in die Romandie
Firmensprecherin Paloma Martino erklärt auf Anfrage lediglich, dass in diesem Jahr zwischen 20 und 30 Filialen mit einer durchschnittlichen Verkaufsfläche von 1000 Quadratmetern eröffnet werden sollen. Es würden in allen Kantonen laufend Standorte erworben. Im Gang sind auch Bauvorhaben in der Romandie, wo 2010 die ersten Verkaufsstellen in Betrieb genommen werden. Über die Orte will Martino noch nichts verraten.
Tatsache ist, dass in der kommenden Woche in Basel die Türen des dreissigsten Ladens geöffnet werden. Während Lidl in ländlichen Gebieten sogenannte Stand-alone-Lösungen mit genügend Parkplätzen bevorzugt, müssen in Innenstädten zwangsläufig Kompromisse eingegangen werden. Bis anhin lag der Schwerpunkt der Expansion stets in der Deutschschweiz, zumal das Warenverteilzentrum in Weinfelden (TG) steht.
Lidl war in der Schweiz mit den ersten 13 Filialen am 19. März 2009 gestartet und scheint mit dem ersten Jahr zufrieden zu sein. «Wir konnten viele Stammkunden gewinnen», bilanziert Martino. Das rund 1800 Artikel umfassende Sortiment komme sehr gut an. Die wesentlichen Gründe für den Erfolg liegen darin, dass Lidl wie Konkurrent Aldi am Markt sehr präsent ist und auf die Bedürfnisse der Schweizer Konsumenten eingeht. Diese kaufen zudem ihre Lebensmittel wieder vermehrt in heimischen Gefilden und weniger im Ausland ein. Mitte März will der Discounter an einer Pressekonferenz einen Rück- und Ausblick über seine Tätigkeit geben.
Zahlen dürften indessen auch dann kein Thema sein. Branchenkenner gehen davon aus, dass eine Lidl-Filiale durchschnittlich 15 bis 20 Mio. Fr. pro Jahr umsetzt. Der Betrag liegt wegen des breiteren Sortiments und dank preisaggressiven Aktionen höher als bei Aldi mit 10 bis 12 Mio. Fr. Letzterer ist 2009 zweistellig gewachsen und hat dabei gemäss Schätzungen die Milliardenmarke überschritten («NZZ am Sonntag» vom 17. 1.). Das Discount-Konzept von Lidl ist kostenintensiver als jenes des deutschen Konkurrenten, der den Aufwand mit seinen rund 1000 Artikeln möglichst tief hält. Aldi setzt vornehmlich auf Eigenmarken, während Lidl auch Markenartikel anbietet.
Denner : Lukratives Discountgeschäft
Der Detailhändler Denner ist letztes Jahr nicht nur überdurchschnittlich rasch gewachsen. Das Geschäft mit den Tiefpreisprodukten ist offenbar auch sehr rentabel: Der zur Migros-Gruppe gehörende Discounter Denner habe eine Betriebsgewinnmarge vor Steuern (Ebit)von rund 5% des Umsatzes erreicht, ist aus gut informierter Quelle zu erfahren. Bei einem Umsatz von 3 Mrd. Fr. bedeutet dies eine Summe von 150 Mio. Fr. Denner will sich nicht zum finanziellen Ergebnis äussern und veröffentlicht auch keine Ertragszahlen. (kep.)
Aldi, der bereits bei 113 Filialen angekommen ist, will auch dieses Jahr 20 bis 30 neue Läden eröffnen. Mittelfristig haben sich die Deutschen in der Schweiz ein Netz von rund 200 Läden als Zwischenziel gesetzt. Schätzungen des Marktforschungsinstituts GfK Switzerland in Hergiswil gehen davon aus, dass Aldi und Lidl 2010 zusammen einen Umsatz von 2,1 bis 2,2 Mrd. Fr. erwirtschaften werden.
Markenartikel: zu hohe Preise
Dieser Betrag ist noch einiges entfernt vom Schweizer Konkurrenten Denner. Der Discounter knackte im letzten Jahr erstmals die Marke von 3 Mrd. Fr. und legte umsatzmässig um überdurchschnittliche 2,6% zu. Offenbar war auch das finanzielle Ergebnis ein Erfolg (siehe Kasten). Die 100%ige Tochtergesellschaft der Migros kann auf 752 Filialen und Satelliten zählen und will 2010 diese Zahl um 10 bis 15 Einheiten erhöhen. In grossen Einkaufszentren entstehen Denner-Läden neuerdings im Verbund mit Migros-Supermärkten. Das Konzept wird in Weinfelden und Rüschlikon angewendet und soll weiterentwickelt werden.
Tiefere Preise sieht Denner nach wie vor bei den internationalen Markenartikeln. In diesem Bereich sei das durch die Industrie verursachte Niveau zu hoch. Würden technische Handelshemmnisse fallen und könnte der Discounter ausgesuchte Produkte direkt importieren, seien Reduktionen von 20% möglich, heisst es bei Denner.
Die deutsche Ladenkette Lidl verfolgt ehrgeizige Wachstumsziele: Diese Woche wird in Basel die dreissigste Filiale eröffnet, 2010 soll das Ladennetz gar verdoppelt werden.
Peter Keller
Lidl breitet sich in der Schweiz aus: Die Discountkette hat sich bereits 100 Standorte gesichert, wie Marktexperten bestätigen. Die Deutschen kaufen oder mieten Grundstücke und Immobilien. In Frage kommt auch die Übernahme von bestehenden Objekten. Allerdings hat Lidl bei gewissen Projekten die notwendigen Baubewilligungen noch nicht erhalten.
Schritt in die Romandie
Firmensprecherin Paloma Martino erklärt auf Anfrage lediglich, dass in diesem Jahr zwischen 20 und 30 Filialen mit einer durchschnittlichen Verkaufsfläche von 1000 Quadratmetern eröffnet werden sollen. Es würden in allen Kantonen laufend Standorte erworben. Im Gang sind auch Bauvorhaben in der Romandie, wo 2010 die ersten Verkaufsstellen in Betrieb genommen werden. Über die Orte will Martino noch nichts verraten.
Tatsache ist, dass in der kommenden Woche in Basel die Türen des dreissigsten Ladens geöffnet werden. Während Lidl in ländlichen Gebieten sogenannte Stand-alone-Lösungen mit genügend Parkplätzen bevorzugt, müssen in Innenstädten zwangsläufig Kompromisse eingegangen werden. Bis anhin lag der Schwerpunkt der Expansion stets in der Deutschschweiz, zumal das Warenverteilzentrum in Weinfelden (TG) steht.
Lidl war in der Schweiz mit den ersten 13 Filialen am 19. März 2009 gestartet und scheint mit dem ersten Jahr zufrieden zu sein. «Wir konnten viele Stammkunden gewinnen», bilanziert Martino. Das rund 1800 Artikel umfassende Sortiment komme sehr gut an. Die wesentlichen Gründe für den Erfolg liegen darin, dass Lidl wie Konkurrent Aldi am Markt sehr präsent ist und auf die Bedürfnisse der Schweizer Konsumenten eingeht. Diese kaufen zudem ihre Lebensmittel wieder vermehrt in heimischen Gefilden und weniger im Ausland ein. Mitte März will der Discounter an einer Pressekonferenz einen Rück- und Ausblick über seine Tätigkeit geben.
Zahlen dürften indessen auch dann kein Thema sein. Branchenkenner gehen davon aus, dass eine Lidl-Filiale durchschnittlich 15 bis 20 Mio. Fr. pro Jahr umsetzt. Der Betrag liegt wegen des breiteren Sortiments und dank preisaggressiven Aktionen höher als bei Aldi mit 10 bis 12 Mio. Fr. Letzterer ist 2009 zweistellig gewachsen und hat dabei gemäss Schätzungen die Milliardenmarke überschritten («NZZ am Sonntag» vom 17. 1.). Das Discount-Konzept von Lidl ist kostenintensiver als jenes des deutschen Konkurrenten, der den Aufwand mit seinen rund 1000 Artikeln möglichst tief hält. Aldi setzt vornehmlich auf Eigenmarken, während Lidl auch Markenartikel anbietet.
Denner : Lukratives Discountgeschäft
Der Detailhändler Denner ist letztes Jahr nicht nur überdurchschnittlich rasch gewachsen. Das Geschäft mit den Tiefpreisprodukten ist offenbar auch sehr rentabel: Der zur Migros-Gruppe gehörende Discounter Denner habe eine Betriebsgewinnmarge vor Steuern (Ebit)von rund 5% des Umsatzes erreicht, ist aus gut informierter Quelle zu erfahren. Bei einem Umsatz von 3 Mrd. Fr. bedeutet dies eine Summe von 150 Mio. Fr. Denner will sich nicht zum finanziellen Ergebnis äussern und veröffentlicht auch keine Ertragszahlen. (kep.)
Aldi, der bereits bei 113 Filialen angekommen ist, will auch dieses Jahr 20 bis 30 neue Läden eröffnen. Mittelfristig haben sich die Deutschen in der Schweiz ein Netz von rund 200 Läden als Zwischenziel gesetzt. Schätzungen des Marktforschungsinstituts GfK Switzerland in Hergiswil gehen davon aus, dass Aldi und Lidl 2010 zusammen einen Umsatz von 2,1 bis 2,2 Mrd. Fr. erwirtschaften werden.
Markenartikel: zu hohe Preise
Dieser Betrag ist noch einiges entfernt vom Schweizer Konkurrenten Denner. Der Discounter knackte im letzten Jahr erstmals die Marke von 3 Mrd. Fr. und legte umsatzmässig um überdurchschnittliche 2,6% zu. Offenbar war auch das finanzielle Ergebnis ein Erfolg (siehe Kasten). Die 100%ige Tochtergesellschaft der Migros kann auf 752 Filialen und Satelliten zählen und will 2010 diese Zahl um 10 bis 15 Einheiten erhöhen. In grossen Einkaufszentren entstehen Denner-Läden neuerdings im Verbund mit Migros-Supermärkten. Das Konzept wird in Weinfelden und Rüschlikon angewendet und soll weiterentwickelt werden.
Tiefere Preise sieht Denner nach wie vor bei den internationalen Markenartikeln. In diesem Bereich sei das durch die Industrie verursachte Niveau zu hoch. Würden technische Handelshemmnisse fallen und könnte der Discounter ausgesuchte Produkte direkt importieren, seien Reduktionen von 20% möglich, heisst es bei Denner.
dimanche 3 janvier 2010
LUXUS-BEAMTE DER SUISA SCHIKANIEREN KMU
Egal ob Autoradios, Hintergrundmusik im Laden oder Berieselung in Warteschlaufen: Nach der Billag geht jetzt auch die Urheberrechtsgesellschaft Suisa auf das Kleingewerbe los und kassiert Gebühren. Das Topkader des Monopolbetriebs verdient fürstlich mit.
VON NADJA PASTEGA
Dem Transportunternehmer Maurice Clerc aus Würenlos AG reichts. «Die Billag-Gebühren sind okay, aber wenn jetzt auch noch die Suisa hinter dem Gebüsch hervorkommt, ist das eine hinterhältige Tour.»
Grund für den Ärger des Einmannunternehmers: Ordnungsgemäss meldete er das Autoradio in seinem Geschäftswagen bei der Billag an – und bekam auch gleich noch eine Rechnung von der Suisa. Für die Monate Oktober bis Dezember 2009 muss Clerc der Suisa eine so genannte «Urheberrechtsentschädigung» von Fr. 49.75 bezahlen – macht 200 Franken pro Jahr. «Sollten wir keine akzeptable Lösung finden», schrieb er der Suisa am 29. Dezember, «werde ich mein Autoradio im Geschäftswagen ausbauen lassen und Ihnen dieses per Post zustellen.»
Noch ärger erging es einer Coiffeuse im waadtländischen Duillier. Für die musikalische Berieselung in ihrem Salon stellte die Suisa Fr. 910.40 in Rechnung – rückwirkend bis 2004. Derzeit erhalten Tausende von Schweizer Gewerblern Post von der Suisa. Der Grund: Die Billag hat 130 000 Betriebe angeschrieben und die Anmeldung von Radios und PCs mit Internetzugang angemahnt. Wer sein Gerät anmeldet, bekommt flugs Post von der Suisa. «Für die Nutzung von Musik ausserhalb der Privatsphäre ist gemäss Urheberrechtsgesetz eine Gebühr zu entrichten», sagt Suisa-Sprecher Martin Wüth-rich. Und die Gebühreneintreiber kennen kein Pardon.
Neben den Autoradios in Firmenwagen ist auch Hintergrundmusik gebührenpflichtig, etwa in Läden, Restaurants, in Arbeitsräumen und in Aufenthaltsräumen – also auch die musikalische Berieselung in Waschräumen und Toiletten. Zur Kasse gebeten werden die Firmen laut Angaben der Suisa auch für die Musik in Warteschlaufen am Telefon.
Die Suisa zieht diese Gebühren für die Urheberrechte an den Musikstücken ein und verteilt sie an die Inhaber dieser Rechte, also an die Musiker – doch die Künstler bekommen längst nicht alles Geld. Das Top-Kader des Monopolbetriebs verdient an der Gebühren-Eintreiberei fürstlich mit. Gemäss Jahresrechnung 2008 – neuere Zahlen liegen nicht vor – bezog die dreiköpfige Geschäftsleitung Gesamtvergütungen von rund 1 Million Franken. Darin enthalten sind die Bruttolöhne, ergebnis- und leistungsabhängige variable Vergütungen (Boni) sowie Zusatzleistungen wie Dienstaltersgeschenke.
Generaldirektor Alfred Meyer verdiente brutto 357 420 Franken. Das ist mehr als der Direktor des Schweizer Heilmittelinstituts Swissmedic (296 080 Franken), mehr als der Chef der Bundespensionskasse Publica (283 038 Franken) und mehr als der Direktor von Schweiz Tourismus (322 396 Franken).
30 Millionen Franken der Suisa flossen in die Finanzierung des Verwaltungsaufwands, allein die Personalkosten, zum Beispiel Löhne, verschlingen 20 Millionen Franken. Die Suisa zahlt allen 168 Mitarbeitern zudem 65 Prozent der Beiträge an die Personalvorsorge – in der Privatwirtschaft sind 50 Prozent üblich.
Damit nicht genug: Die Suisa leistet sich einen 15-köpfigen Vorstand. Die Vorstandsmitglieder erhalten 1050 Franken Sitzungsgeld pro Tag. Der Präsident des Vorstands bekommt eine Pauschalvergütung von 40 000 Franken, der Vizepräsident 20 000 Franken und der Präsident der Vorstandskommissionen 10 000 Franken.
Dagegen regt sich jetzt politischer Widerstand. Der Zürcher FDP-Nationalrat Ruedi Noser verlangt in einer Anfrage vom Bundesrat Auskunft für die Betriebsrechnung der Suisa. «Bei diesen Löhnen der Suisa-Direktion muss die Kunstschaffenden der Schlag treffen», sagt Noser. Zudem sei die Betriebsrechnung der Suisa «total intransparent». Wirtschaftskreise hätten nun eine Arbeitsgruppe eingesetzt. «Wir werden im Sommer Vorschläge präsentieren. Es braucht eine Totalrevision des Urheberrechtsgesetzes.»
Auch die Zürcher SVP-Nationalrätin Natalie Rickli ist alarmiert: «Die Suisa zockt ab wie die Billag», so Rickli: «Es braucht dringend mehr Transparenz.» In der Februarsitzung der Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen will Rickli das Geschäftsgebaren der Suisa thematisieren.
Samstag, 02. Januar 2010 22:59
VON NADJA PASTEGA
Dem Transportunternehmer Maurice Clerc aus Würenlos AG reichts. «Die Billag-Gebühren sind okay, aber wenn jetzt auch noch die Suisa hinter dem Gebüsch hervorkommt, ist das eine hinterhältige Tour.»
Grund für den Ärger des Einmannunternehmers: Ordnungsgemäss meldete er das Autoradio in seinem Geschäftswagen bei der Billag an – und bekam auch gleich noch eine Rechnung von der Suisa. Für die Monate Oktober bis Dezember 2009 muss Clerc der Suisa eine so genannte «Urheberrechtsentschädigung» von Fr. 49.75 bezahlen – macht 200 Franken pro Jahr. «Sollten wir keine akzeptable Lösung finden», schrieb er der Suisa am 29. Dezember, «werde ich mein Autoradio im Geschäftswagen ausbauen lassen und Ihnen dieses per Post zustellen.»
Noch ärger erging es einer Coiffeuse im waadtländischen Duillier. Für die musikalische Berieselung in ihrem Salon stellte die Suisa Fr. 910.40 in Rechnung – rückwirkend bis 2004. Derzeit erhalten Tausende von Schweizer Gewerblern Post von der Suisa. Der Grund: Die Billag hat 130 000 Betriebe angeschrieben und die Anmeldung von Radios und PCs mit Internetzugang angemahnt. Wer sein Gerät anmeldet, bekommt flugs Post von der Suisa. «Für die Nutzung von Musik ausserhalb der Privatsphäre ist gemäss Urheberrechtsgesetz eine Gebühr zu entrichten», sagt Suisa-Sprecher Martin Wüth-rich. Und die Gebühreneintreiber kennen kein Pardon.
Neben den Autoradios in Firmenwagen ist auch Hintergrundmusik gebührenpflichtig, etwa in Läden, Restaurants, in Arbeitsräumen und in Aufenthaltsräumen – also auch die musikalische Berieselung in Waschräumen und Toiletten. Zur Kasse gebeten werden die Firmen laut Angaben der Suisa auch für die Musik in Warteschlaufen am Telefon.
Die Suisa zieht diese Gebühren für die Urheberrechte an den Musikstücken ein und verteilt sie an die Inhaber dieser Rechte, also an die Musiker – doch die Künstler bekommen längst nicht alles Geld. Das Top-Kader des Monopolbetriebs verdient an der Gebühren-Eintreiberei fürstlich mit. Gemäss Jahresrechnung 2008 – neuere Zahlen liegen nicht vor – bezog die dreiköpfige Geschäftsleitung Gesamtvergütungen von rund 1 Million Franken. Darin enthalten sind die Bruttolöhne, ergebnis- und leistungsabhängige variable Vergütungen (Boni) sowie Zusatzleistungen wie Dienstaltersgeschenke.
Generaldirektor Alfred Meyer verdiente brutto 357 420 Franken. Das ist mehr als der Direktor des Schweizer Heilmittelinstituts Swissmedic (296 080 Franken), mehr als der Chef der Bundespensionskasse Publica (283 038 Franken) und mehr als der Direktor von Schweiz Tourismus (322 396 Franken).
30 Millionen Franken der Suisa flossen in die Finanzierung des Verwaltungsaufwands, allein die Personalkosten, zum Beispiel Löhne, verschlingen 20 Millionen Franken. Die Suisa zahlt allen 168 Mitarbeitern zudem 65 Prozent der Beiträge an die Personalvorsorge – in der Privatwirtschaft sind 50 Prozent üblich.
Damit nicht genug: Die Suisa leistet sich einen 15-köpfigen Vorstand. Die Vorstandsmitglieder erhalten 1050 Franken Sitzungsgeld pro Tag. Der Präsident des Vorstands bekommt eine Pauschalvergütung von 40 000 Franken, der Vizepräsident 20 000 Franken und der Präsident der Vorstandskommissionen 10 000 Franken.
Dagegen regt sich jetzt politischer Widerstand. Der Zürcher FDP-Nationalrat Ruedi Noser verlangt in einer Anfrage vom Bundesrat Auskunft für die Betriebsrechnung der Suisa. «Bei diesen Löhnen der Suisa-Direktion muss die Kunstschaffenden der Schlag treffen», sagt Noser. Zudem sei die Betriebsrechnung der Suisa «total intransparent». Wirtschaftskreise hätten nun eine Arbeitsgruppe eingesetzt. «Wir werden im Sommer Vorschläge präsentieren. Es braucht eine Totalrevision des Urheberrechtsgesetzes.»
Auch die Zürcher SVP-Nationalrätin Natalie Rickli ist alarmiert: «Die Suisa zockt ab wie die Billag», so Rickli: «Es braucht dringend mehr Transparenz.» In der Februarsitzung der Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen will Rickli das Geschäftsgebaren der Suisa thematisieren.
Samstag, 02. Januar 2010 22:59
dimanche 27 décembre 2009
DAS EINZELBILLETT WIRD ZUM GA
SBB, BLS und Verkehrsverbünde planen den grossen Wurf: Das Schweizer Tarifsystem soll grundlegend erneuert werden.
VON BENJAMIN WEINMANN
Wer kein Generalabonnement besitzt und von Bern an den Zürcher Paradeplatz fahren möchte, der löst sich heute erst ein SBB-Ticket von Bern nach Zürich und dann ein separates Trambillett an den Paradeplatz. In Zukunft braucht es für diese Strecke nur noch ein Billett: So will es der Dachverband der Transportunternehmen des öffentlichen Verkehrs (VöV), der die Interessen seiner Mitglieder wie zum Beispiel der SBB, der BLS und des Zürcher Verkehrsverbundes (ZVV) vereint.
Seit rund zwei Jahren arbeitet der VöV still und heimlich an einer Neugestaltung des Tarifsystems. Nun werden dessen Grundzüge klar: Was mit dem Generalabo (GA) heute schon möglich ist – die Benutzung aller öffentlichen Verkehrsmittel mit nur einem Billett – soll auch mit Einzeltickets möglich werden.
«Das heute recht komplizierte und schwerfällige System soll von Grund auf erneuert werden», sagt VöV-Direktor Peter Vollmer. «Ziel ist ein vollständig integrierter Tarifverbund Schweiz.» Es solle in Zukunft Tickets geben, die Strecken und Zonen beinhalten, damit die direkten SBB-Tickets auch im öffentlichen Verkehr innerhalb der Städte gültig sind. «Prinzipiell sollte man ein solches Ticket an den meisten Haltestellen lösen können», so Vollmer.
SBB-Verwaltungsratspräsident Ulrich Gygi spricht gegenüber dem «Sonntag» von einer guten Kooperation zwischen den 172 Transportunternehmen in der Schweiz. «Eine noch intensivere Zusammenarbeit könnte sich dahin gehend entwickeln, dass alle Einzeltickets in allen Verbunden verwendet werden können, also analog dem GA.»
Zwar gibt es schon heute das City-Ticket, das die Weiterfahrt mit Tram und Bus erlaubt. Doch dieses ist nicht sehr flexibel: Es ist nur in ausgewählten Städten und jeweils für einen ganzen Tag gültig. Laut Branchenkennern ist das City-Ticket deshalb eher eine Zwischenlösung und hat den Durchbruch bis heute nicht geschafft.
Wie die Details des neuen Systems aussehen, ist noch nicht bestimmt. Laut Recherchen sollten aber bereits diesen Frühling erste Resultate auf dem Tisch liegen. Peter Vollmer bestätigt, dass die Arbeiten auf Hochtouren laufen. «Das neue System wird nicht auf einen Schlag kommen», so Vollmer, «wir möchten es aber in den nächsten fünf Jahren Schritt für Schritt einführen.»
Eine grosse Herausforderung wird die Abwicklung des Ticketverkaufs, wie SBB-Präsident Gygi bestätigt: «Sowohl über die Kriterien der Tarifbildung wie über die dazu notwendige Hard- und Software wird man sich noch finden müssen.»
Laut dem VöV sind die neuen, multifunktionalen Touchscreen-Automaten bezüglich Hardware für den neuen «Tarifverbund Schweiz» bereit. Und: Während die SBB schon länger die alten Tastenautomaten durch die Touchscreen-Automaten ausgewechselt haben, setzen nun auch vermehrt die Regionalverbünde auf die modernen Ticketautomaten. In Zürich möchte der ZVV zum Beispiel im kommenden Jahr 1100 neue Automaten an seinen Haltestellen installieren.
Weshalb wurde die Systemrevision überhaupt nötig? Durch die Ausdehnung der regionalen Verbunde wie des ZVV oder der Aargauer A-Welle über die ursprünglichen Grenzen hinweg ist es in den letzten Jahren zu Doppelspurigkeiten zwischen dem Distanz- und Zonensystem gekommen.
Ein Beispiel: Früher war die Strecke Zürich–Winterthur eine klassische Intercity-Strecke. Heute kann der Passagier entweder ein Ticket der SBB oder des ZVV lösen. «Die Preisgestaltung muss in Zukunft harmonisiert werden», sagt Vollmer. Diese Notwendigkeit zeigen auch die zum Teil unverhältnismässigen Abopreise: Ein GA kostet 3100 Franken und ist in allen 26 Kantonen gültig. Ein ZVV-Netzpass für das ganze Jahr kostet rund 2000 Franken, ist aber nur im Kanton Zürich gültig.
Die grösste Herausforderung wird es sein, alle Interessen unter einen Hut zu bringen: «Der Fernverkehr hat nicht immer die gleichen Interessen wie die Regionalverbunde», so Vollmer, «trotz Harmonisierung möchten wir die Autonomie der verschiedenen Partner nicht einschränken.» Touristische Bahnen sollen zum Beispiel bei der Preisgestaltung saisonal mehr Spielraum erhalten.
Auch andere Punkte gilt es zu harmonisieren:
● Hunde: In vielen Städten gibt es einen Hundezuschlag, in anderen Regionen ist das Mitführen von Hunden gratis.
● Tageskarten: In der Romandie ist eine Tageskarte 24 Stunden gültig, während in der Deutschschweiz zum Teil nur der Kalendertag gilt.
«Solche Regeln sollten in der ganzen Schweiz gleich sein», so Vollmer, «dies würde die Reise für die Passagiere vereinfachen.»
Samstag, 26. Dezember 2009 20:00
VON BENJAMIN WEINMANN
Wer kein Generalabonnement besitzt und von Bern an den Zürcher Paradeplatz fahren möchte, der löst sich heute erst ein SBB-Ticket von Bern nach Zürich und dann ein separates Trambillett an den Paradeplatz. In Zukunft braucht es für diese Strecke nur noch ein Billett: So will es der Dachverband der Transportunternehmen des öffentlichen Verkehrs (VöV), der die Interessen seiner Mitglieder wie zum Beispiel der SBB, der BLS und des Zürcher Verkehrsverbundes (ZVV) vereint.
Seit rund zwei Jahren arbeitet der VöV still und heimlich an einer Neugestaltung des Tarifsystems. Nun werden dessen Grundzüge klar: Was mit dem Generalabo (GA) heute schon möglich ist – die Benutzung aller öffentlichen Verkehrsmittel mit nur einem Billett – soll auch mit Einzeltickets möglich werden.
«Das heute recht komplizierte und schwerfällige System soll von Grund auf erneuert werden», sagt VöV-Direktor Peter Vollmer. «Ziel ist ein vollständig integrierter Tarifverbund Schweiz.» Es solle in Zukunft Tickets geben, die Strecken und Zonen beinhalten, damit die direkten SBB-Tickets auch im öffentlichen Verkehr innerhalb der Städte gültig sind. «Prinzipiell sollte man ein solches Ticket an den meisten Haltestellen lösen können», so Vollmer.
SBB-Verwaltungsratspräsident Ulrich Gygi spricht gegenüber dem «Sonntag» von einer guten Kooperation zwischen den 172 Transportunternehmen in der Schweiz. «Eine noch intensivere Zusammenarbeit könnte sich dahin gehend entwickeln, dass alle Einzeltickets in allen Verbunden verwendet werden können, also analog dem GA.»
Zwar gibt es schon heute das City-Ticket, das die Weiterfahrt mit Tram und Bus erlaubt. Doch dieses ist nicht sehr flexibel: Es ist nur in ausgewählten Städten und jeweils für einen ganzen Tag gültig. Laut Branchenkennern ist das City-Ticket deshalb eher eine Zwischenlösung und hat den Durchbruch bis heute nicht geschafft.
Wie die Details des neuen Systems aussehen, ist noch nicht bestimmt. Laut Recherchen sollten aber bereits diesen Frühling erste Resultate auf dem Tisch liegen. Peter Vollmer bestätigt, dass die Arbeiten auf Hochtouren laufen. «Das neue System wird nicht auf einen Schlag kommen», so Vollmer, «wir möchten es aber in den nächsten fünf Jahren Schritt für Schritt einführen.»
Eine grosse Herausforderung wird die Abwicklung des Ticketverkaufs, wie SBB-Präsident Gygi bestätigt: «Sowohl über die Kriterien der Tarifbildung wie über die dazu notwendige Hard- und Software wird man sich noch finden müssen.»
Laut dem VöV sind die neuen, multifunktionalen Touchscreen-Automaten bezüglich Hardware für den neuen «Tarifverbund Schweiz» bereit. Und: Während die SBB schon länger die alten Tastenautomaten durch die Touchscreen-Automaten ausgewechselt haben, setzen nun auch vermehrt die Regionalverbünde auf die modernen Ticketautomaten. In Zürich möchte der ZVV zum Beispiel im kommenden Jahr 1100 neue Automaten an seinen Haltestellen installieren.
Weshalb wurde die Systemrevision überhaupt nötig? Durch die Ausdehnung der regionalen Verbunde wie des ZVV oder der Aargauer A-Welle über die ursprünglichen Grenzen hinweg ist es in den letzten Jahren zu Doppelspurigkeiten zwischen dem Distanz- und Zonensystem gekommen.
Ein Beispiel: Früher war die Strecke Zürich–Winterthur eine klassische Intercity-Strecke. Heute kann der Passagier entweder ein Ticket der SBB oder des ZVV lösen. «Die Preisgestaltung muss in Zukunft harmonisiert werden», sagt Vollmer. Diese Notwendigkeit zeigen auch die zum Teil unverhältnismässigen Abopreise: Ein GA kostet 3100 Franken und ist in allen 26 Kantonen gültig. Ein ZVV-Netzpass für das ganze Jahr kostet rund 2000 Franken, ist aber nur im Kanton Zürich gültig.
Die grösste Herausforderung wird es sein, alle Interessen unter einen Hut zu bringen: «Der Fernverkehr hat nicht immer die gleichen Interessen wie die Regionalverbunde», so Vollmer, «trotz Harmonisierung möchten wir die Autonomie der verschiedenen Partner nicht einschränken.» Touristische Bahnen sollen zum Beispiel bei der Preisgestaltung saisonal mehr Spielraum erhalten.
Auch andere Punkte gilt es zu harmonisieren:
● Hunde: In vielen Städten gibt es einen Hundezuschlag, in anderen Regionen ist das Mitführen von Hunden gratis.
● Tageskarten: In der Romandie ist eine Tageskarte 24 Stunden gültig, während in der Deutschschweiz zum Teil nur der Kalendertag gilt.
«Solche Regeln sollten in der ganzen Schweiz gleich sein», so Vollmer, «dies würde die Reise für die Passagiere vereinfachen.»
Samstag, 26. Dezember 2009 20:00
MIGROS-CHEF KRITISIERT ALDI UND LIDL
«Der volkswirtschaftliche Schaden ist enorm», den die deutschen Harddiscounter mit ihrem «brutalen Preiskampf» anrichteten. Dies sagt Migros-Chef Bolliger. Am Ende müssten die Steuerzahler dafür zahlen.
VON PATRIK MÜLLER UND PETER BURKHARDT
So deutlich hat noch kein Schweizer Detailhändler die deutschen Billiganbieter kritisiert. Migros-Chef Herbert Bolliger sagt im «Sonntag»-Interview, dass der Preiskampf 2010 «leider» noch einmal härter werde: «Die Besitzer von Aldi und Lidl werden immer reicher und drücken auf Kosten der Produzenten und Mitarbeiter permanent die Preise.» Das sei «volkswirtschaftlich ganz übel».
Kurzfristig seien die Preissenkungen für die Konsumenten zwar positiv, aber langfristig verheerend: «Der brutale Preiskampf vernichtet ganze Unternehmen und Existenzen.» Insbesondere bei den Bauern werde «noch der letzte Cent rausgewürgt». Auch für die Mitarbeiter sieht Bolliger Gefahren: In Deutschland hätten die Harddiscounter begonnen, «Angestellte mit festen Arbeitsverträgen rauszuwerfen und Leiharbeiter einzustellen, zu einem Stundenlohn von 7 Euro».
Die Migros kann sich laut Bolliger der Preisdrückerei nicht entziehen: «Das schwappt auf die Schweiz über und ist eine ungesunde Entwicklung, die auch hierzulande volkswirtschaftliche Probleme verursacht. Aber was haben wir für eine andere Wahl, als die Preise ebenfalls zu senken?»
Die tieferen Preise sind es denn auch, die die Umsatzentwicklung bei der Migros 2009 gebremst haben. Bolliger: «Unser Umsatz wird etwa auf Vorjahresniveau sein, da die verkauften Mengen zwar höher sind, die Preise aber im Schnitt viel günstiger als letztes Jahr.» Die Teuerung sei im Supermarktbereich bei minus 3 Prozent. Vor einem Jahr seien es noch plus 2,5 Prozent gewesen. «Diese Differenz von 5,5 Prozent können wir auch über mehr Menge nicht wettmachen», sagt Bolliger. Erfreulich: Der mit 84 000 Mitarbeitern grösste Arbeitgeber der Schweiz plant trotz der schwierigen Wirtschaftslage kein Stellenabbau-Programm.
Der von Bolliger kritisierte Detailhändler Lidl baut derweil in der Schweiz kräftig aus – und will im Jahr 2010 rund 300 neue Arbeitsplätze schaffen, davon viele in Teilzeit. Lidl kündigt an, sein Filialnetz um 20 bis 30 Filialen zu erweitern. Mit jeder Filiale entstehen 15 bis 20 neue Arbeitsstellen.
Trotz nach wie vor schlechter Konjunktur gibt es weitere Unternehmen, die nächstes Jahr zusätzliche Arbeitsplätze schaffen, wie eine Job-Umfrage des «Sonntags» bei 26 grossen Unternehmen ergab. Beim Basler Pharmamulti Roche sind zurzeit 700 Stellen offen, netto sollen 280 zusätzliche Vollzeitstellen geschaffen werden. Roche-Chef Severin Schwan sagt: «Ich glaube, dass unsere Geschäftsaussichten sehr gut sind und dass Basel international ein sehr wettbewerbsfähiger Standort ist.»
VON PATRIK MÜLLER UND PETER BURKHARDT
So deutlich hat noch kein Schweizer Detailhändler die deutschen Billiganbieter kritisiert. Migros-Chef Herbert Bolliger sagt im «Sonntag»-Interview, dass der Preiskampf 2010 «leider» noch einmal härter werde: «Die Besitzer von Aldi und Lidl werden immer reicher und drücken auf Kosten der Produzenten und Mitarbeiter permanent die Preise.» Das sei «volkswirtschaftlich ganz übel».
Kurzfristig seien die Preissenkungen für die Konsumenten zwar positiv, aber langfristig verheerend: «Der brutale Preiskampf vernichtet ganze Unternehmen und Existenzen.» Insbesondere bei den Bauern werde «noch der letzte Cent rausgewürgt». Auch für die Mitarbeiter sieht Bolliger Gefahren: In Deutschland hätten die Harddiscounter begonnen, «Angestellte mit festen Arbeitsverträgen rauszuwerfen und Leiharbeiter einzustellen, zu einem Stundenlohn von 7 Euro».
Die Migros kann sich laut Bolliger der Preisdrückerei nicht entziehen: «Das schwappt auf die Schweiz über und ist eine ungesunde Entwicklung, die auch hierzulande volkswirtschaftliche Probleme verursacht. Aber was haben wir für eine andere Wahl, als die Preise ebenfalls zu senken?»
Die tieferen Preise sind es denn auch, die die Umsatzentwicklung bei der Migros 2009 gebremst haben. Bolliger: «Unser Umsatz wird etwa auf Vorjahresniveau sein, da die verkauften Mengen zwar höher sind, die Preise aber im Schnitt viel günstiger als letztes Jahr.» Die Teuerung sei im Supermarktbereich bei minus 3 Prozent. Vor einem Jahr seien es noch plus 2,5 Prozent gewesen. «Diese Differenz von 5,5 Prozent können wir auch über mehr Menge nicht wettmachen», sagt Bolliger. Erfreulich: Der mit 84 000 Mitarbeitern grösste Arbeitgeber der Schweiz plant trotz der schwierigen Wirtschaftslage kein Stellenabbau-Programm.
Der von Bolliger kritisierte Detailhändler Lidl baut derweil in der Schweiz kräftig aus – und will im Jahr 2010 rund 300 neue Arbeitsplätze schaffen, davon viele in Teilzeit. Lidl kündigt an, sein Filialnetz um 20 bis 30 Filialen zu erweitern. Mit jeder Filiale entstehen 15 bis 20 neue Arbeitsstellen.
Trotz nach wie vor schlechter Konjunktur gibt es weitere Unternehmen, die nächstes Jahr zusätzliche Arbeitsplätze schaffen, wie eine Job-Umfrage des «Sonntags» bei 26 grossen Unternehmen ergab. Beim Basler Pharmamulti Roche sind zurzeit 700 Stellen offen, netto sollen 280 zusätzliche Vollzeitstellen geschaffen werden. Roche-Chef Severin Schwan sagt: «Ich glaube, dass unsere Geschäftsaussichten sehr gut sind und dass Basel international ein sehr wettbewerbsfähiger Standort ist.»
mardi 24 novembre 2009
En plus de vous raser, Gillette vous tond | LeMatin.ch
Le prix des lames de rasoir Gillette augmente à intervalles réguliers depuis de nombreuses années, sur les recommandations du géant américain. Migros a décidé cette semaine de mettre un terme à cette spirale en dénonçant des tarifs surfaits et en baissant les prix jusqu’à 40%. Les autres distributeurs lui ont immédiatement emboîté le pas. Décryptage de cette nouvelle bataille dans la guerre des prix
Alexandre Haederli - le 21 novembre 2009, 21h05
Le Matin Dimanche
Se raser peut coûter cher. Les fidèles de la marque Gillette sont particulièrement bien placés pour le savoir. Ces dernières années, ils ont constaté avec dépit que le prix des lames de rechange n’a cessé d’augmenter.
Ces hausses découlent directement des recommandations émises par la multinationale Procter & Gamble qui a racheté le fabricant de rasoirs en 2005. Dernier exemple en date: au début du mois d’août, le fournisseur conseillait aux distributeurs de fixer le prix pour huit lames de rechange «Fusion Power» à… 49.90 francs. Plus de 6 francs la lame.
C’est huit fois plus qu’une lame standard commercialisée par Migros ou Coop sous leur propre marque (comme «His Way») et largement au-dessus des prix de son principal concurrent Wilkinson.
A quand la sixième lame?
Comment Gillette peut-elle justifier de telles augmentations? «Nous investissons continuellement dans la recherche et le développement de nos systèmes de rasage afin de les optimiser et de les améliorer en permanence», répond la porte-parole Irène Kämpfen.
Un exemple: rien que pour son modèle «Fusion», ce ne sont pas moins de vingt brevets qui ont été déposés, se vante Gillette sur son site Internet.
Reste que pour l’utilisateur moyen, la principale innovation tangible est l’ajout d’une lame supplémentaire tous les deux ou trois ans. Les derniers modèles de marque Gillette en comptent actuellement cinq. La dernière venue est présentée comme une «lame de précision pour les endroits difficiles». Avec une nouvelle augmentation des prix de vente, Gillette veut probablement financer la recherche d’une sixième lame…
L’autre élément qui, on le devine même si la porte-parole a oublié de le mentionner, doit peser lourd dans le budget de la marque, c’est le marketing. Gillette met le paquet pour asseoir sa position de leader mondial du rasoir (70% de parts de marché): des publicités en veux-tu en voilà et surtout des contrats de sponsorings avec les sportifs les plus chers de la planète dont Roger Federer, Tiger Woods et Thierry Henry.
Les augmentations de prix à répétition pratiquées par Gillette n’agacent pas que les utilisateurs. A l’heure où la guerre des prix fait rage entre les grands distributeurs, ceux-ci rechignent à répercuter les hausses conseillées par le fabricant.
Des prix «exagérément élevés»Il y a tout juste une semaine, Migros a donc décidé de frapper fort. Le géant orange a baissé drastiquement les prix des produits Gillette. Le paquet de 8 recharges «Gillette Sensor 3» coûte depuis lundi 13.40 francs, contre 21.90 auparavant.
Le leader suisse de la grande distribution dénonce des prix «exagérément élevés» et des hausses «incompréhensibles». Il n’hésite pas à accuser Gillette de «viser uniquement une croissance de marge». Une communication pour le moins agressive dont Migros n’est pas coutumière.
Visiblement la dernière hausse réclamée par Procter & Gamble a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. «Au mois d’août, nous avions choisi de ne pas suivre la recommandation de hausse et gardé nos prix stables, explique Nathalie Eggen, porte-parole. Mais pour faire bouger le marché, il fallait une action forte.»
Gillette, qui n’avait pas été prévenue de cette baisse, ne souhaite pas commenter cette décision. Et rappelle que «le prix de vente au consommateur final est fixé de manière autonome par le magasin, Gillette n’émettant qu’une recommandation».
Dans cette opération, la marque américaine ne perd pas un centime: l’entier de cette baisse sera supporté par la Migros. «On estime le manque à gagner à environ 5 millions de francs par an, précise Nathalie Eggen. Mais nous faisons toujours un bénéfice sur ces produits.»
Choc des titans
Si Migros peut se permettre de diminuer aussi fortement sa marge sur les lames de rasoir Gillette, cela signifie-t-il que jusqu’ici celle-ci était trop importante? Pas du tout, répond la porte-parole. Pour pou-voir assumer cette baisse des revenus, Migros devra réaliser des
économies à d’autres niveaux, «comme dans la logistique ou le budget publicitaire».
En dénonçant des prix surfaits et en pratiquant des baisses importantes, Migros se place du côté du consommateur et réalise surtout une bonne opération de communication. «Ce qui est nouveau dans ce cas, c’est que le conflit entre un producteur et un distributeur est porté sur la place publique, en prenant le consommateur à témoin», analyse Jean-Claude Usunier, professeur et directeur du département de marketing à HEC Lausanne.
Sur le fond, la décision de Migros est saluée par les observateurs. «Cela me réjouit d’une part pour les consommateurs et, de l’autre, parce que cela indique que les recommandations de prix des fabricants ne sont pas toujours suivies aveuglément par les commerçants», explique Stefan Meierhans, surveillant des prix à la Confédération.
Une opinion partagée à la Commission de la concurrence, qui s’était penchée sur le dossier au début
de l’année. «Le prix des lames est très élevé et nous avions remar-
qué que la plupart des grands distributeurs pratiquaient des prix identiques, notamment sur les produits
de marque Gillette, raconte le
directeur suppléant, Patrik Ducrey. Mais les observations que nous avons faites ont montré que certains détaillants, comme des drogueries par exemple, proposaient des prix plus attractifs que les grandes surfaces pour des produits identiques. Il n’y avait donc pas de cartel, ni d’abus de prix par une entreprise dominante.»
Coop, Denner et même Manor
La concurrence joue donc son rôle, et, autre élément réjouissant, la décision de Migros de faire chuter les prix des produits Gillette a suscité cette semaine une réaction en chaîne dans le secteur de la grande distribution. Coop a rapidement réagi en alignant au centime près ses prix sur ceux de Migros. Idem chez le discounter Denner. Même Manor a retranché ses prix en catimini: «Comme nous ne voulons pas nous définir seulement par le prix, nous avons décidé de ne pas mettre en avant la communication sur la baisse», glisse Elle Steinbrecher, porte-parole.
Mais pourquoi les autres distributeurs n’ont-ils pas décidé de baisser les prix les premiers? «Nous faisons nos prix en fonction du marché et de la concurrence», se contente de répondre Nicolas Schmied, porte-parole chez Coop. En fait, tous peinent à donner une réponse convaincante. Espérons que l’initiative de Migros donnera des idées à ses concurrents et fera baisser le prix d’autres articles qui connaissent des hausses régulières et injustifiées.
Des systèmes qui rendent le client captif
Si Gillette et ses principaux concurrents peuvent se permettre de vendre si cher leurs lames de rechange, c’est en partie dû au fait que le client est «captif».
Une fois qu’il a acheté un rasoir d’une marque donnée, il est obligé de se pourvoir en nouvelles lames chez elle. Conséquence: puisqu’il est assuré de vendre régulièrement la recharge nécessaire, le fabricant peut se permettre une politique de prix assez libre. «C’est comme ça que l’on arrive à des prix disproportionnés, pointe Jean-Claude Usunier, professeur et directeur du département de marketing à HEC Lausanne. Et au final, les prix de vente n’ont plus rien à voir avec les coûts de fabrication.»
Cette stratégie n’est pas propre aux vendeurs de rasoirs. D’autres biens de consommation courante fonctionnent sur le même modèle. Les machines à café qui utilisent des capsules, à commencer par celles de Nespresso, sont des références en la matière. Tout comme les imprimantes dont les cartouches coûtent parfois plus chères que l’appareil lui-même. Depuis quelques années, les utilisateurs de brosses à dents électriques, avec tête interchangeable, se retrouvent dans la même situation. Enfin, une grande partie du marché des pièces détachées automobiles fonctionne sur un modèle identique.
Attention au prix des recharges
«On peut considérer que ces pratiques qui consistent à verrouiller le consommateur auprès d’un fabriquant puis à augmenter régulièrement les prix sont très discutables, estime Jean-Claude Usunier. D’ailleurs les gens commencent à sérieusement se poser des questions.»
Que peut donc faire le consommateur face aux pros du marketing? Pas grand-chose malheureusement. «Ces stratégies commerciales ne sont pas illégales, constate le Monsieur Prix de la Confédération, Stefan Meierhans. Au moment d’acheter son rasoir ou son imprimante, le consommateur dispose d’un vrai choix. Il faut simplement qu’il soit conscient qu’il sera ensuite lié à la marque sur une longue durée.»
Un conseil donc: avant d’opter pour un produit, mieux vaut aller jeter un coup d’œil au prix des recharges pour éviter autant que possible les mauvaises surprises. «Pour se faire une idée, on peut également essayer de calculer combien cela coûtera sur une année», ajoute Stefan Meierhans.
Alexandre Haederli - le 21 novembre 2009, 21h05
Le Matin Dimanche
Se raser peut coûter cher. Les fidèles de la marque Gillette sont particulièrement bien placés pour le savoir. Ces dernières années, ils ont constaté avec dépit que le prix des lames de rechange n’a cessé d’augmenter.
Ces hausses découlent directement des recommandations émises par la multinationale Procter & Gamble qui a racheté le fabricant de rasoirs en 2005. Dernier exemple en date: au début du mois d’août, le fournisseur conseillait aux distributeurs de fixer le prix pour huit lames de rechange «Fusion Power» à… 49.90 francs. Plus de 6 francs la lame.
C’est huit fois plus qu’une lame standard commercialisée par Migros ou Coop sous leur propre marque (comme «His Way») et largement au-dessus des prix de son principal concurrent Wilkinson.
A quand la sixième lame?
Comment Gillette peut-elle justifier de telles augmentations? «Nous investissons continuellement dans la recherche et le développement de nos systèmes de rasage afin de les optimiser et de les améliorer en permanence», répond la porte-parole Irène Kämpfen.
Un exemple: rien que pour son modèle «Fusion», ce ne sont pas moins de vingt brevets qui ont été déposés, se vante Gillette sur son site Internet.
Reste que pour l’utilisateur moyen, la principale innovation tangible est l’ajout d’une lame supplémentaire tous les deux ou trois ans. Les derniers modèles de marque Gillette en comptent actuellement cinq. La dernière venue est présentée comme une «lame de précision pour les endroits difficiles». Avec une nouvelle augmentation des prix de vente, Gillette veut probablement financer la recherche d’une sixième lame…
L’autre élément qui, on le devine même si la porte-parole a oublié de le mentionner, doit peser lourd dans le budget de la marque, c’est le marketing. Gillette met le paquet pour asseoir sa position de leader mondial du rasoir (70% de parts de marché): des publicités en veux-tu en voilà et surtout des contrats de sponsorings avec les sportifs les plus chers de la planète dont Roger Federer, Tiger Woods et Thierry Henry.
Les augmentations de prix à répétition pratiquées par Gillette n’agacent pas que les utilisateurs. A l’heure où la guerre des prix fait rage entre les grands distributeurs, ceux-ci rechignent à répercuter les hausses conseillées par le fabricant.
Des prix «exagérément élevés»Il y a tout juste une semaine, Migros a donc décidé de frapper fort. Le géant orange a baissé drastiquement les prix des produits Gillette. Le paquet de 8 recharges «Gillette Sensor 3» coûte depuis lundi 13.40 francs, contre 21.90 auparavant.
Le leader suisse de la grande distribution dénonce des prix «exagérément élevés» et des hausses «incompréhensibles». Il n’hésite pas à accuser Gillette de «viser uniquement une croissance de marge». Une communication pour le moins agressive dont Migros n’est pas coutumière.
Visiblement la dernière hausse réclamée par Procter & Gamble a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. «Au mois d’août, nous avions choisi de ne pas suivre la recommandation de hausse et gardé nos prix stables, explique Nathalie Eggen, porte-parole. Mais pour faire bouger le marché, il fallait une action forte.»
Gillette, qui n’avait pas été prévenue de cette baisse, ne souhaite pas commenter cette décision. Et rappelle que «le prix de vente au consommateur final est fixé de manière autonome par le magasin, Gillette n’émettant qu’une recommandation».
Dans cette opération, la marque américaine ne perd pas un centime: l’entier de cette baisse sera supporté par la Migros. «On estime le manque à gagner à environ 5 millions de francs par an, précise Nathalie Eggen. Mais nous faisons toujours un bénéfice sur ces produits.»
Choc des titans
Si Migros peut se permettre de diminuer aussi fortement sa marge sur les lames de rasoir Gillette, cela signifie-t-il que jusqu’ici celle-ci était trop importante? Pas du tout, répond la porte-parole. Pour pou-voir assumer cette baisse des revenus, Migros devra réaliser des
économies à d’autres niveaux, «comme dans la logistique ou le budget publicitaire».
En dénonçant des prix surfaits et en pratiquant des baisses importantes, Migros se place du côté du consommateur et réalise surtout une bonne opération de communication. «Ce qui est nouveau dans ce cas, c’est que le conflit entre un producteur et un distributeur est porté sur la place publique, en prenant le consommateur à témoin», analyse Jean-Claude Usunier, professeur et directeur du département de marketing à HEC Lausanne.
Sur le fond, la décision de Migros est saluée par les observateurs. «Cela me réjouit d’une part pour les consommateurs et, de l’autre, parce que cela indique que les recommandations de prix des fabricants ne sont pas toujours suivies aveuglément par les commerçants», explique Stefan Meierhans, surveillant des prix à la Confédération.
Une opinion partagée à la Commission de la concurrence, qui s’était penchée sur le dossier au début
de l’année. «Le prix des lames est très élevé et nous avions remar-
qué que la plupart des grands distributeurs pratiquaient des prix identiques, notamment sur les produits
de marque Gillette, raconte le
directeur suppléant, Patrik Ducrey. Mais les observations que nous avons faites ont montré que certains détaillants, comme des drogueries par exemple, proposaient des prix plus attractifs que les grandes surfaces pour des produits identiques. Il n’y avait donc pas de cartel, ni d’abus de prix par une entreprise dominante.»
Coop, Denner et même Manor
La concurrence joue donc son rôle, et, autre élément réjouissant, la décision de Migros de faire chuter les prix des produits Gillette a suscité cette semaine une réaction en chaîne dans le secteur de la grande distribution. Coop a rapidement réagi en alignant au centime près ses prix sur ceux de Migros. Idem chez le discounter Denner. Même Manor a retranché ses prix en catimini: «Comme nous ne voulons pas nous définir seulement par le prix, nous avons décidé de ne pas mettre en avant la communication sur la baisse», glisse Elle Steinbrecher, porte-parole.
Mais pourquoi les autres distributeurs n’ont-ils pas décidé de baisser les prix les premiers? «Nous faisons nos prix en fonction du marché et de la concurrence», se contente de répondre Nicolas Schmied, porte-parole chez Coop. En fait, tous peinent à donner une réponse convaincante. Espérons que l’initiative de Migros donnera des idées à ses concurrents et fera baisser le prix d’autres articles qui connaissent des hausses régulières et injustifiées.
Des systèmes qui rendent le client captif
Si Gillette et ses principaux concurrents peuvent se permettre de vendre si cher leurs lames de rechange, c’est en partie dû au fait que le client est «captif».
Une fois qu’il a acheté un rasoir d’une marque donnée, il est obligé de se pourvoir en nouvelles lames chez elle. Conséquence: puisqu’il est assuré de vendre régulièrement la recharge nécessaire, le fabricant peut se permettre une politique de prix assez libre. «C’est comme ça que l’on arrive à des prix disproportionnés, pointe Jean-Claude Usunier, professeur et directeur du département de marketing à HEC Lausanne. Et au final, les prix de vente n’ont plus rien à voir avec les coûts de fabrication.»
Cette stratégie n’est pas propre aux vendeurs de rasoirs. D’autres biens de consommation courante fonctionnent sur le même modèle. Les machines à café qui utilisent des capsules, à commencer par celles de Nespresso, sont des références en la matière. Tout comme les imprimantes dont les cartouches coûtent parfois plus chères que l’appareil lui-même. Depuis quelques années, les utilisateurs de brosses à dents électriques, avec tête interchangeable, se retrouvent dans la même situation. Enfin, une grande partie du marché des pièces détachées automobiles fonctionne sur un modèle identique.
Attention au prix des recharges
«On peut considérer que ces pratiques qui consistent à verrouiller le consommateur auprès d’un fabriquant puis à augmenter régulièrement les prix sont très discutables, estime Jean-Claude Usunier. D’ailleurs les gens commencent à sérieusement se poser des questions.»
Que peut donc faire le consommateur face aux pros du marketing? Pas grand-chose malheureusement. «Ces stratégies commerciales ne sont pas illégales, constate le Monsieur Prix de la Confédération, Stefan Meierhans. Au moment d’acheter son rasoir ou son imprimante, le consommateur dispose d’un vrai choix. Il faut simplement qu’il soit conscient qu’il sera ensuite lié à la marque sur une longue durée.»
Un conseil donc: avant d’opter pour un produit, mieux vaut aller jeter un coup d’œil au prix des recharges pour éviter autant que possible les mauvaises surprises. «Pour se faire une idée, on peut également essayer de calculer combien cela coûtera sur une année», ajoute Stefan Meierhans.
jeudi 19 novembre 2009
La plupart des amendes infligées par la ComCo n'ont pas été payées
La ComCo vient de sanctionner Swisscom pour abus de position dominante. Depuis 2005, le total des amendes qu'elle a infligées dépasse 550 millions de francs. Mais, pour l'heure, seul 1,6 million a été payé
Alexandre Haederli - le 07 novembre 2009, 21h46
Le Matin Dimanche
Jeudi, la Commission de la concurrence (ComCo) a condamné Swisscom à une amende de 220 millions de francs pour avoir vendu trop cher l'internet à haut débit (ADSL) à ses concurrents.
Une annonce qui vient s'ajouter à une liste déjà conséquente: Swisscom Mobile, PubliGroupe, Felco, Landi, l'aéroport de Zürich ainsi que huit installateurs électriques bernois. Toutes ces entreprises ont été sommées de passer à la caisse par la ComCo. Depuis 2005, cette dernière a en effet la possibilité d'infliger des peines pécuniaires aux tricheurs. Et elle ne s'en prive pas: au total, ce sont plus de 550 millions de francs qu'elle réclame.
Seulement voilà: de cette coquette somme, la ComCo n'a jusqu'ici encaissé qu'1,6 million. «La plupart des décisions font l'objet de recours devant le Tribunal administratif fédéral, constate Walter Stoffel, président de la ComCo. Ces procédures sont longues et complexes. Elles prennent plusieurs années.»
Et la sanction de cette semaine à l'encontre de Swisscom ne fera pas exception: le géant bleu a d'ores et déjà annoncé qu'il fera recours. Peu de chance donc que la ComCo voit prochainement la couleur des 220 millions.
Dans les caisses de la Confédération
Le 1,6 million déjà versé, quant à lui, est passé directement dans les caisses de la Confédération. «L'argent des amendes est intégré au budget global de l'Etat. Il n'est affecté ni à la ComCo, ni à un poste en particulier», précise Walter Stoffel.
Le consommateur n'est pas directement dédommagé alors que c'est bel et bien lui qui fait les frais des entraves à la concurrence en payant trop cher certaines prestations. La Fédération romande des consommateurs voudrait d'ailleurs introduire, en cas de révision de la loi sur les cartels, une disposition qui permette de redistribuer le montant des amendes aux consommateurs.
En attendant, si Swisscom devait un jour verser les montants réclamés par la ComCo, la Confédération se retrouverait dans une situation incongrue: d'un côté, elle encaisserait des millions de francs d'amende et, de l'autre côté, elle continuerait de toucher des dividendes en tant qu'actionnaire majoritaire de l'opérateur. «Ce n'est en effet pas logique, reconnaît Walter Stoffel. Mais la loi ne fait pas de différence entre des entreprises contrôlées par la Confédération et les autres.»
Alexandre Haederli - le 07 novembre 2009, 21h46
Le Matin Dimanche
Jeudi, la Commission de la concurrence (ComCo) a condamné Swisscom à une amende de 220 millions de francs pour avoir vendu trop cher l'internet à haut débit (ADSL) à ses concurrents.
Une annonce qui vient s'ajouter à une liste déjà conséquente: Swisscom Mobile, PubliGroupe, Felco, Landi, l'aéroport de Zürich ainsi que huit installateurs électriques bernois. Toutes ces entreprises ont été sommées de passer à la caisse par la ComCo. Depuis 2005, cette dernière a en effet la possibilité d'infliger des peines pécuniaires aux tricheurs. Et elle ne s'en prive pas: au total, ce sont plus de 550 millions de francs qu'elle réclame.
Seulement voilà: de cette coquette somme, la ComCo n'a jusqu'ici encaissé qu'1,6 million. «La plupart des décisions font l'objet de recours devant le Tribunal administratif fédéral, constate Walter Stoffel, président de la ComCo. Ces procédures sont longues et complexes. Elles prennent plusieurs années.»
Et la sanction de cette semaine à l'encontre de Swisscom ne fera pas exception: le géant bleu a d'ores et déjà annoncé qu'il fera recours. Peu de chance donc que la ComCo voit prochainement la couleur des 220 millions.
Dans les caisses de la Confédération
Le 1,6 million déjà versé, quant à lui, est passé directement dans les caisses de la Confédération. «L'argent des amendes est intégré au budget global de l'Etat. Il n'est affecté ni à la ComCo, ni à un poste en particulier», précise Walter Stoffel.
Le consommateur n'est pas directement dédommagé alors que c'est bel et bien lui qui fait les frais des entraves à la concurrence en payant trop cher certaines prestations. La Fédération romande des consommateurs voudrait d'ailleurs introduire, en cas de révision de la loi sur les cartels, une disposition qui permette de redistribuer le montant des amendes aux consommateurs.
En attendant, si Swisscom devait un jour verser les montants réclamés par la ComCo, la Confédération se retrouverait dans une situation incongrue: d'un côté, elle encaisserait des millions de francs d'amende et, de l'autre côté, elle continuerait de toucher des dividendes en tant qu'actionnaire majoritaire de l'opérateur. «Ce n'est en effet pas logique, reconnaît Walter Stoffel. Mais la loi ne fait pas de différence entre des entreprises contrôlées par la Confédération et les autres.»
La fibre optique, une révolution pour Genève
L'ÉVÉNEMENT Swisscom et les Services Industriels vont investir des millions pour créer un réseau de fibres à très haut débit. La fibre optique entrera dans les logements des Genevois, permettant de mêler TV, Internet et téléphone. Pour éviter de creuser les rues dans tous les sens, Pierre Maudet pousse les opérateurs à s’entendre.
FRÉDÉRIC JULLIARD ET JEAN-CHARLES CANET 24.10.2009 00:03
L’avenir d’Internet et de la télévision à Genève se prépare en ce moment derrière des portes closes, au cours de discrètes négociations entre opérateurs et pouvoirs publics. Les tractations visent à préparer l’installation de la fibre optique dans les immeubles genevois. La fibre, un minuscule fil de silice conducteur de lumière, permettra d’accéder à des dizaines de chaînes de TV en haute définition, à la vidéo à la demande et à l’Internet à très haut débit (lire ci-contre).
Les négociations ont un second objectif, très concret pour les Genevois: éviter que les opérateurs ne creusent des trous partout en installant plusieurs réseaux concurrents.
C’est là qu’intervient Pierre Maudet. Le conseiller administratif de la Ville, en charge des nouvelles technologies, s’efforce d’obtenir un accord entre opérateurs. Le 15 octobre, lors d’une table ronde à Genève, l’élu radical a réuni les cinq acteurs concernés: l’Etat, les Services Industriels (SIG), qui vont investir 185 millions pour amener la fibre optique jusque dans les logements, Swisscom, qui construit un réseau de fibre dans toute la Suisse, Télégenève-Naxoo et Cablecom, qui exploitent en commun le câble du téléréseau, installé chez 85% des habitants de la ville. La table ronde a permis de clarifier les enjeux. Pour résumer, il existe un réseau déjà opérationnel (le câble), exploité par Télégenève. Un autre réseau (la fibre optique) sera construit puis commercialisé, en principe par SIG et Swisscom.
Des chantiers partout?
Reste le plus délicat: s’assurer que Swisscom et les SIG construiront un réseau en commun. Pierre Maudet leur a donné jusqu’à la fin de l’année pour trouver un compromis. «Un accord serait doublement intéressant pour le citoyen, explique le magistrat radical. Le prix des futures offres sera plus bas si les investissements ne se font pas à double. Et on évitera de multiplier les chantiers.»
Faute d’accord d’ici au 31 décembre, «l’Etat et la Ville durciront le ton», avertit Pierre Maudet. En clair, les opérateurs obtiendront moins facilement des autorisations de construire…
A terme, Genève souhaite voir la fibre installée dans tout le canton, pas seulement dans les quartiers denses, donc rentables, du centre-ville. «Le haut débit généralisé représenterait un atout économique très intéressant pour Genève», assure Pierre Maudet.
Pour amener la fibre dans les logements, l’accord des propriétaires d’immeubles et des régies sera indispensable. Les premièers offres basées sur la fibre ne seront pas prêtes avant 2010. Avec son réseau câblé déjà opérationnel, Naxoo a donc une belle longueur d’avance: son partenaire Cablecom pourrait proposer des offres à très haut débit dans les mois à venir.
La concurrence entre câble et fibre permettra en principe d’améliorer les offres triple play (Internet, télévision et téléphone en un seul abonnement), souvent chères et compliquées.
La révolution de la fibre optique obligera aussi les pouvoirs publics à repenser leur rôle. La Ville, par exemple, est juge et partie: propriétaire de Télégenève (à 51%, contre 49% à Cablecom), elle est aussi actionnaire des SIG (30%). Pierre Maudet plaide pour «une réflexion sur l’évolution de Télégenève vers deux activités distinctes: l’une gérant le réseau physique, l’autre le contenu. La vocation de la Ville n’est pas de vendre des programmes télévisés.» La balle est dans le camp des opérateurs. Pierre Maudet se dit «optimiste» sur la signature d’un accord. Le petit fil de verre pourra alors commencer son expansion, jusque chez vous.
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«Il faut trouver un accord. Toute autre option serait irresponsable»
Swisscom a commencé le déploiement de la fibre optique à Genève, jusqu’à présent en solitaire. Son patron, Carsten Schloter, s’en explique.
Vous avez conclu en septembre dernier un partenariat avec la Ville de Lausanne pour l’équipement des foyers en fibre optique. Qu’en est-il à Genève?
Sur Genève, nous avons commencé à travailler déjà l’année dernière. Nous sommes entrés en relation avec un certain nombre de propriétaires d’immeubles et la fibre est en cours de déploiement. Mais nous cherchons en parallèle un accord avec les Services Industriels de Genève (SIG). Il faut savoir que tous les déploiements que nous faisons aujourd’hui sont multifibres (ndlr: 4 fibres par ménage), ce qui fait que si nous trouvons un accord avec les SIG, nous pourrons intégrer l’ensemble de cette réalisation dans le partenariat. Si nous avions décidé de construire en monofibre, cela n’aurait pas été possible. Donc, notre façon de procéder laisse toutes les possibilités ouvertes pour les prochains mois.
Les SIG construisent aussi de leur côté un réseau à base de fibre optique…
Ils ont annoncé leur intention.
Et ils penchent pour un équipement des foyers en monofibre.
Il y a encore aujourd’hui quelques Services Industriels qui déploient de la monofibre. Le fait est que là où ça se passe, les propriétaires d’immeubles font assez rapidement obstacle dès qu’ils s’aperçoivent du principal désavantage de ce canal unique: se retrouver exclusivement lié avec un opérateur d’infrastructures pour les trente prochaines années.
Zurich, par exemple, avait une position très ferme sur la monofibre. Swisscom n’a pas forcé Zurich à changer d’avis, ce sont les propriétaires d’immeubles qui ont infléchi la position de la Ville. De plus, les régulateurs suisses et européens ont indiqué une claire préférence pour les modèles multifibres. Je reste donc persuadé que la monofibre n’a pas beaucoup d’avenir.
Dans l’hypothèse où les négociations entre Swisscom et les SIG aboutissent, y aura-t-il des obstacles techniques pour la mise en commun des infrastructures?
Aucun avec celle que nous construisons.
Où en est-on dans les négociations?
Du point de vue économique et entrepreneurial, il n’y a que des avantages à trouver un terrain d’entente. Parce que 80% des coûts de déploiement de la fibre sont des frais de construction.
Faire bande à part aboutit à une multiplication de ces coûts qui seront au final supportés par l’utilisateur final. Cela ne présente donc aucun intérêt. Il faut donc absolument trouver un accord. Toute autre option serait irresponsable.
Est-ce que les échanges et les discussions sont plus difficiles à Genève qu’ailleurs?
Je ne dirais pas que toute négociation est plus difficile à Genève. Certainement pas. Pour l’instant, c’est à Zurich que nous avons rencontré le plus de difficultés puis à Saint-Gall. Mais là, nous sommes parvenus à trouver une solution. (JChC)
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Optique 2010
La fibre, une tuyauterie dans le vent pour l’Internet à très haut débit.
❚ Chez les poseurs de tuyauterie numérique, la fibre optique a le vent en poupe. Au lieu d’être transmise sous la forme d’un signal électrique, comme c’est le cas pour les câbles en cuivre, l’information prend la forme d’un signal lumineux. Ses ambassadeurs lui accordent une vertu première: la silice, à la base de la fabrication du verre, n’est pas une denrée rare, contrairement au cuivre.
Autre avantage avancé: le signal lumineux couvre une plus grande distance que l’électrique. Son défaut: une plus grande fragilité. La fibre doit donc être soigneusement protégée avant son enfouissement. En termes de performances, les premières offres «optiques» promettent des débits minimums de 100 Mégabits par seconde. Bien plus par la suite. Les câblo-opérateurs «cuivre» affirment être à même de suivre le rythme via une modernisation de leur réseau. Cablecom s’y emploie notamment. (JChC)
FRÉDÉRIC JULLIARD ET JEAN-CHARLES CANET 24.10.2009 00:03
L’avenir d’Internet et de la télévision à Genève se prépare en ce moment derrière des portes closes, au cours de discrètes négociations entre opérateurs et pouvoirs publics. Les tractations visent à préparer l’installation de la fibre optique dans les immeubles genevois. La fibre, un minuscule fil de silice conducteur de lumière, permettra d’accéder à des dizaines de chaînes de TV en haute définition, à la vidéo à la demande et à l’Internet à très haut débit (lire ci-contre).
Les négociations ont un second objectif, très concret pour les Genevois: éviter que les opérateurs ne creusent des trous partout en installant plusieurs réseaux concurrents.
C’est là qu’intervient Pierre Maudet. Le conseiller administratif de la Ville, en charge des nouvelles technologies, s’efforce d’obtenir un accord entre opérateurs. Le 15 octobre, lors d’une table ronde à Genève, l’élu radical a réuni les cinq acteurs concernés: l’Etat, les Services Industriels (SIG), qui vont investir 185 millions pour amener la fibre optique jusque dans les logements, Swisscom, qui construit un réseau de fibre dans toute la Suisse, Télégenève-Naxoo et Cablecom, qui exploitent en commun le câble du téléréseau, installé chez 85% des habitants de la ville. La table ronde a permis de clarifier les enjeux. Pour résumer, il existe un réseau déjà opérationnel (le câble), exploité par Télégenève. Un autre réseau (la fibre optique) sera construit puis commercialisé, en principe par SIG et Swisscom.
Des chantiers partout?
Reste le plus délicat: s’assurer que Swisscom et les SIG construiront un réseau en commun. Pierre Maudet leur a donné jusqu’à la fin de l’année pour trouver un compromis. «Un accord serait doublement intéressant pour le citoyen, explique le magistrat radical. Le prix des futures offres sera plus bas si les investissements ne se font pas à double. Et on évitera de multiplier les chantiers.»
Faute d’accord d’ici au 31 décembre, «l’Etat et la Ville durciront le ton», avertit Pierre Maudet. En clair, les opérateurs obtiendront moins facilement des autorisations de construire…
A terme, Genève souhaite voir la fibre installée dans tout le canton, pas seulement dans les quartiers denses, donc rentables, du centre-ville. «Le haut débit généralisé représenterait un atout économique très intéressant pour Genève», assure Pierre Maudet.
Pour amener la fibre dans les logements, l’accord des propriétaires d’immeubles et des régies sera indispensable. Les premièers offres basées sur la fibre ne seront pas prêtes avant 2010. Avec son réseau câblé déjà opérationnel, Naxoo a donc une belle longueur d’avance: son partenaire Cablecom pourrait proposer des offres à très haut débit dans les mois à venir.
La concurrence entre câble et fibre permettra en principe d’améliorer les offres triple play (Internet, télévision et téléphone en un seul abonnement), souvent chères et compliquées.
La révolution de la fibre optique obligera aussi les pouvoirs publics à repenser leur rôle. La Ville, par exemple, est juge et partie: propriétaire de Télégenève (à 51%, contre 49% à Cablecom), elle est aussi actionnaire des SIG (30%). Pierre Maudet plaide pour «une réflexion sur l’évolution de Télégenève vers deux activités distinctes: l’une gérant le réseau physique, l’autre le contenu. La vocation de la Ville n’est pas de vendre des programmes télévisés.» La balle est dans le camp des opérateurs. Pierre Maudet se dit «optimiste» sur la signature d’un accord. Le petit fil de verre pourra alors commencer son expansion, jusque chez vous.
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«Il faut trouver un accord. Toute autre option serait irresponsable»
Swisscom a commencé le déploiement de la fibre optique à Genève, jusqu’à présent en solitaire. Son patron, Carsten Schloter, s’en explique.
Vous avez conclu en septembre dernier un partenariat avec la Ville de Lausanne pour l’équipement des foyers en fibre optique. Qu’en est-il à Genève?
Sur Genève, nous avons commencé à travailler déjà l’année dernière. Nous sommes entrés en relation avec un certain nombre de propriétaires d’immeubles et la fibre est en cours de déploiement. Mais nous cherchons en parallèle un accord avec les Services Industriels de Genève (SIG). Il faut savoir que tous les déploiements que nous faisons aujourd’hui sont multifibres (ndlr: 4 fibres par ménage), ce qui fait que si nous trouvons un accord avec les SIG, nous pourrons intégrer l’ensemble de cette réalisation dans le partenariat. Si nous avions décidé de construire en monofibre, cela n’aurait pas été possible. Donc, notre façon de procéder laisse toutes les possibilités ouvertes pour les prochains mois.
Les SIG construisent aussi de leur côté un réseau à base de fibre optique…
Ils ont annoncé leur intention.
Et ils penchent pour un équipement des foyers en monofibre.
Il y a encore aujourd’hui quelques Services Industriels qui déploient de la monofibre. Le fait est que là où ça se passe, les propriétaires d’immeubles font assez rapidement obstacle dès qu’ils s’aperçoivent du principal désavantage de ce canal unique: se retrouver exclusivement lié avec un opérateur d’infrastructures pour les trente prochaines années.
Zurich, par exemple, avait une position très ferme sur la monofibre. Swisscom n’a pas forcé Zurich à changer d’avis, ce sont les propriétaires d’immeubles qui ont infléchi la position de la Ville. De plus, les régulateurs suisses et européens ont indiqué une claire préférence pour les modèles multifibres. Je reste donc persuadé que la monofibre n’a pas beaucoup d’avenir.
Dans l’hypothèse où les négociations entre Swisscom et les SIG aboutissent, y aura-t-il des obstacles techniques pour la mise en commun des infrastructures?
Aucun avec celle que nous construisons.
Où en est-on dans les négociations?
Du point de vue économique et entrepreneurial, il n’y a que des avantages à trouver un terrain d’entente. Parce que 80% des coûts de déploiement de la fibre sont des frais de construction.
Faire bande à part aboutit à une multiplication de ces coûts qui seront au final supportés par l’utilisateur final. Cela ne présente donc aucun intérêt. Il faut donc absolument trouver un accord. Toute autre option serait irresponsable.
Est-ce que les échanges et les discussions sont plus difficiles à Genève qu’ailleurs?
Je ne dirais pas que toute négociation est plus difficile à Genève. Certainement pas. Pour l’instant, c’est à Zurich que nous avons rencontré le plus de difficultés puis à Saint-Gall. Mais là, nous sommes parvenus à trouver une solution. (JChC)
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Optique 2010
La fibre, une tuyauterie dans le vent pour l’Internet à très haut débit.
❚ Chez les poseurs de tuyauterie numérique, la fibre optique a le vent en poupe. Au lieu d’être transmise sous la forme d’un signal électrique, comme c’est le cas pour les câbles en cuivre, l’information prend la forme d’un signal lumineux. Ses ambassadeurs lui accordent une vertu première: la silice, à la base de la fabrication du verre, n’est pas une denrée rare, contrairement au cuivre.
Autre avantage avancé: le signal lumineux couvre une plus grande distance que l’électrique. Son défaut: une plus grande fragilité. La fibre doit donc être soigneusement protégée avant son enfouissement. En termes de performances, les premières offres «optiques» promettent des débits minimums de 100 Mégabits par seconde. Bien plus par la suite. Les câblo-opérateurs «cuivre» affirment être à même de suivre le rythme via une modernisation de leur réseau. Cablecom s’y emploie notamment. (JChC)
mardi 17 novembre 2009
Kunden stürmen Aldi-Filialen wegen Billig-PC
Kunden stürmen Aldi-Filialen wegen Billig-PC
13.11.2009 16:41
Szenen wie beim Ausverkauf: Kunden überrennen Aldi-Filialen, die angebotenen Billig-Computer gehen weg wie warme Weggli. Der Discount-König hat die Nachfrage total unterschätzt.
Ulrich Rotzinger
In den über 100 Schweizer Aldi-Filialen herrschte gestern ein Geschubse und Gedränge: Die am Donnerstag angebotenen Billig-Computer gingen innerhalb von Stunden weg wie warme Weggli. Teilweise bildeten sich Schlangen von Schnäppchenjägern, wie man sie zuletzt bei H&M-Design-Aktionen gesehen hat. Besonders in städtischen Discountläden ging die Post ab. «Wir wurden total überrannt», sagt Aldi-Sprecher Sven Bradke.
Hintergrund: Jeweils donnerstags lanciert der Discountriese Spezialangebote mit Non-Food-Produkten, die nicht ständig im Aldi-Sortiment geführt werden. Diesmal wurden Tausende sogenannter All-in-one-PC/Entertainment-Center mit Touchscreen zu einem Set-Preis von 999 Franken verkauft – bis auf den letzten innert weniger Stunden.
Zu ähnlichen Szenen kam es in der Vergangenheit immer wieder jenseits der Schweizer Grenze. Als etwa in Konstanz Aldi erstmals PC in die Läden brachte, kam es um die Geräte zu regelrechten Prügeleien vor den Aldi-Regalen. Das ging soweit, dass bewaffnete Securitas-Leute an den Eingängen postiert wurden.
Discountriese bedauert, dass Kunden leer ausgingen
Am heutigen Freitag entschuldigte sich der Discountriese prompt in grossflächigen Zeitungsanzeigen (siehe Bild). Sprecher Bradke gibt zu, die Nachfrage total unterschätzt zu haben. «Wir haben eindeutig zu wenig Produkte geordert.» Dass der Discounter am Tag nach dem Ausverkauf eine pfannenfertige Anzeige folgen lässt, macht stutzig. War das etwa beabsichtigt? Hat Aldi absichtlich zu wenig Computer bestellt?
«Nein, das macht heute keiner mehr. Weder Denner oder Lidl noch Aldi», sagt ein Branchenkenner zu cash. Er glaube nicht, dass es sich um ein Lockvogelangebot handle. Es lohne sich für Aldi schlichtweg nicht, denn: «Der ganze Aufwand, verärgerte Kunden und Kosten für Nachbestellungen. Aldi hat eben einen Fehler gemacht», urteilt der Detailhandelsexperte.
Der Computer-Fachhandel dürfte von der PC-Aktion alles andere als begeistert sein. Denn damit greift der Discounter bereits vor dem eigentlichen Weihnachtsgeschäft wichtige PC-Käufer ab. Die Branche ist eh schon unter Druck wegen des kontinuierlichen Preiszerfalls von PC, Laptops und anderen Multi-Media-Gadgets.
Aldi kündigt indes weitere Aktionen dieser Art an. Man habe bereits Computer nachgeordert, so Sprecher Bradke.
13.11.2009 16:41
Szenen wie beim Ausverkauf: Kunden überrennen Aldi-Filialen, die angebotenen Billig-Computer gehen weg wie warme Weggli. Der Discount-König hat die Nachfrage total unterschätzt.
Ulrich Rotzinger
In den über 100 Schweizer Aldi-Filialen herrschte gestern ein Geschubse und Gedränge: Die am Donnerstag angebotenen Billig-Computer gingen innerhalb von Stunden weg wie warme Weggli. Teilweise bildeten sich Schlangen von Schnäppchenjägern, wie man sie zuletzt bei H&M-Design-Aktionen gesehen hat. Besonders in städtischen Discountläden ging die Post ab. «Wir wurden total überrannt», sagt Aldi-Sprecher Sven Bradke.
Hintergrund: Jeweils donnerstags lanciert der Discountriese Spezialangebote mit Non-Food-Produkten, die nicht ständig im Aldi-Sortiment geführt werden. Diesmal wurden Tausende sogenannter All-in-one-PC/Entertainment-Center mit Touchscreen zu einem Set-Preis von 999 Franken verkauft – bis auf den letzten innert weniger Stunden.
Zu ähnlichen Szenen kam es in der Vergangenheit immer wieder jenseits der Schweizer Grenze. Als etwa in Konstanz Aldi erstmals PC in die Läden brachte, kam es um die Geräte zu regelrechten Prügeleien vor den Aldi-Regalen. Das ging soweit, dass bewaffnete Securitas-Leute an den Eingängen postiert wurden.
Discountriese bedauert, dass Kunden leer ausgingen
Am heutigen Freitag entschuldigte sich der Discountriese prompt in grossflächigen Zeitungsanzeigen (siehe Bild). Sprecher Bradke gibt zu, die Nachfrage total unterschätzt zu haben. «Wir haben eindeutig zu wenig Produkte geordert.» Dass der Discounter am Tag nach dem Ausverkauf eine pfannenfertige Anzeige folgen lässt, macht stutzig. War das etwa beabsichtigt? Hat Aldi absichtlich zu wenig Computer bestellt?
«Nein, das macht heute keiner mehr. Weder Denner oder Lidl noch Aldi», sagt ein Branchenkenner zu cash. Er glaube nicht, dass es sich um ein Lockvogelangebot handle. Es lohne sich für Aldi schlichtweg nicht, denn: «Der ganze Aufwand, verärgerte Kunden und Kosten für Nachbestellungen. Aldi hat eben einen Fehler gemacht», urteilt der Detailhandelsexperte.
Der Computer-Fachhandel dürfte von der PC-Aktion alles andere als begeistert sein. Denn damit greift der Discounter bereits vor dem eigentlichen Weihnachtsgeschäft wichtige PC-Käufer ab. Die Branche ist eh schon unter Druck wegen des kontinuierlichen Preiszerfalls von PC, Laptops und anderen Multi-Media-Gadgets.
Aldi kündigt indes weitere Aktionen dieser Art an. Man habe bereits Computer nachgeordert, so Sprecher Bradke.
CH: Marché de la bière: ventes quasi stables en 2008/09
CH/Marché de la bière: ventes quasi stables en 2008/09
Zurich (awp/ats) - Le marché suisse de la bière est resté pratiquement stable durant l'année brassicole 2008/09, qui s'est achevée fin septembre, malgré un hiver long et vigoureux. Si la production indigène a cédé du terrain, les importations ont elles continué d'augmenter.
Plus de 4,48 millions d'hectolitres (hl) ont été écoulés durant cette période, ce qui correspond à un recul de 0,1% par rapport à l'exercice précédent, a indiqué lundi l'Association suisse des brasseries dans un communiqué.
Fortement tributaires de la météo, les ventes de bière ont pâti de l'hiver long et froid. "Ce sont surtout les mois d'avril, d'août et de septembre, chauds et ensoleillés, qui ont permis d'égaler ou presque les résultats de l'année passée", commente le conseiller national Markus Zemp (PDC/AG), président de l'Association suisse des brasseries.
La production de bière helvétique a fléchi de 61'600 hl (-1,7%) pour atteindre 3,57 millions de hl. Les importations ont en revanche progressé de 55'600 hl (+6,4%) pour un volume total de 917'400 hl.
La part de marché des bières produites en Suisse continue de diminuer. Elle s'élève maintenant à 79,5%, contre 80,8% l'an passé. La part des importations se chiffre à 20,5% (19,2% en 2007/08). Les exportations, qui représentent seulement 1,4% de la production, ont quant à elles baissé d'un quart à 51'600 hectolitres.
L'industrie brassicole helvétique réalise un chiffre d'affaires avoisinant 1 milliard de francs, rappelle l'association. Cette dernière réunit 16 entreprises réparties sur 19 sites de production. Elles couvrent quelque 98% des bières produites en Suisse.
La Confédération a bénéficié au cours de l'année brassicole d'un apport de quelque 110 millions de francs au titre de l'impôt spécial sur la bière, précise l'Association suisse des brasseries. Le produit de la TVA sur les ventes de bière dans l'hôtellerie-restauration et le commerce de détail est estimé à plus de 200 millions avant impôt ordinaire sur les entreprises.
ats/jq
(AWP/16 novembre 2009 13h43)
Zurich (awp/ats) - Le marché suisse de la bière est resté pratiquement stable durant l'année brassicole 2008/09, qui s'est achevée fin septembre, malgré un hiver long et vigoureux. Si la production indigène a cédé du terrain, les importations ont elles continué d'augmenter.
Plus de 4,48 millions d'hectolitres (hl) ont été écoulés durant cette période, ce qui correspond à un recul de 0,1% par rapport à l'exercice précédent, a indiqué lundi l'Association suisse des brasseries dans un communiqué.
Fortement tributaires de la météo, les ventes de bière ont pâti de l'hiver long et froid. "Ce sont surtout les mois d'avril, d'août et de septembre, chauds et ensoleillés, qui ont permis d'égaler ou presque les résultats de l'année passée", commente le conseiller national Markus Zemp (PDC/AG), président de l'Association suisse des brasseries.
La production de bière helvétique a fléchi de 61'600 hl (-1,7%) pour atteindre 3,57 millions de hl. Les importations ont en revanche progressé de 55'600 hl (+6,4%) pour un volume total de 917'400 hl.
La part de marché des bières produites en Suisse continue de diminuer. Elle s'élève maintenant à 79,5%, contre 80,8% l'an passé. La part des importations se chiffre à 20,5% (19,2% en 2007/08). Les exportations, qui représentent seulement 1,4% de la production, ont quant à elles baissé d'un quart à 51'600 hectolitres.
L'industrie brassicole helvétique réalise un chiffre d'affaires avoisinant 1 milliard de francs, rappelle l'association. Cette dernière réunit 16 entreprises réparties sur 19 sites de production. Elles couvrent quelque 98% des bières produites en Suisse.
La Confédération a bénéficié au cours de l'année brassicole d'un apport de quelque 110 millions de francs au titre de l'impôt spécial sur la bière, précise l'Association suisse des brasseries. Le produit de la TVA sur les ventes de bière dans l'hôtellerie-restauration et le commerce de détail est estimé à plus de 200 millions avant impôt ordinaire sur les entreprises.
ats/jq
(AWP/16 novembre 2009 13h43)
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