dimanche 11 février 2007

Büsingen

Pas d'Allemands plus suisses

Oubliés de l'histoire, les habitants de Büsingen sont titulaires d'un passeport de la Bundesrepublik mais largement soumis au droit suisse. Fatalistes, ils cultivent leur statut d'exception.




Ron Hochuli, Büsingen
Mercredi 9 août 2006
Rubrique: Zooms




Les panneaux de localité jaunes étonnent. Quelques drapeaux allemands qui le disputent à la croix blanche dans le sillage du Mondial renforcent l'incertitude. Et, une fois sur la place du village, l'on se met sérieusement à douter.

Deux cabines téléphoniques, l'une de Swisscom et l'autre de Deutsche Telekom; deux numéros postaux, l'un à quatre, l'autre à cinq chiffres, affichés à côté de la mairie. Aurait-on passé une douane sans s'en rendre compte? Non. Et pourtant... Bienvenue à Büsingen, enclave allemande entièrement sur territoire suisse.

A dix minutes de bus de Schaffhouse, entouré de vertes prairies d'un côté et du Rhin de l'autre, ce coin de terre bucolique accueille, l'été, foule de baigneurs, de cyclistes et de badauds. Suisses, en majorité. Au même titre que la plupart des locaux envoient leurs enfants à l'école à Schaffhouse et y travaillent eux-mêmes. Indéniablement, le chef-lieu cantonal fait office d'aimant, bien davantage que le Bade-Wurtemberg, Land auquel la commune est officiellement rattachée.

«D'ailleurs, quand on parle de l'Allemagne, on dit: «là-bas», confirme Catarina Schweizer, citoyenne d'honneur, qui pourtant, se souvient encore de la vie en vase clos, «pendant la guerre, lorsque la frontière fut brièvement fermée». Aujourd'hui, plus aucune trace d'une séparation.

Dans les faits, depuis 1964 et la signature d'un accord entre Berne et Bonn, Büsingen est économiquement considéré comme suisse. «Lorsque nous achetons de la viande en Allemagne, nous devons la dédouaner au même titre qu'un Suisse», illustre le syndic, Gunnar Lang dans un schwyzerdütsch parfait. Les voitures de Büsingen ont d'ailleurs leur propre sigle d'immatricualtion, «BÜS», qui permet aux douaniers suisses de les reconnaître. Autre exemple: les agriculteurs de la commune sont logés au régime de subventions bernois.

Néanmoins, administrativement, Büsingen est bien allemand. Ce qui a poussé bon nombre de familles à déménager en Suisse, où la fiscalité sur le revenu est plus clémente. A l'inverse, l'enclave a longtemps fait le bonheur des retraités schaffhousois, lorsque les rentes n'étaient pas taxées en Allemagne.

Résultat? La commune a vu sa population baisser et vieillir, ces dernières années. Aujourd'hui, les quelque 1300 âmes qui peuplent le village souhaiteraient qu'un nouvel accord, notamment sur la question fiscale, soit trouvé entre Berne et Berlin. «Mais les gouvernements ont d'autres chats à fouetter», constate, fataliste, Gunnar Lang, déjà très fier que la récente course d'école du Conseil fédéral ait fait halte dans le village.

Les Schaffhousois, qui avaient le contrôle de Büsingen jusqu'à la fin du XVIIe siècle, n'ont jamais pu reprendre la commune aux Autrichiens, puis au royaume du Wurtemberg qui l'a pris sous sa tutelle en 1805. Voici pourquoi: en 1693, le bailli de Büsingen, non content des services des pasteurs, menace de se tourner vers les prêtres catholiques de Constance. Il est alors kidnappé par les dignitaires de Schaffhouse. Lorsqu'il est relâché, il jure que Büsingen ne reviendra, «outrage éternel», jamais à Schaffhouse.

Après la Seconde Guerre mondiale, ce sera même le Conseil fédéral qui refusera de réintégrer la commune. Et même si aujourd'hui encore, une majorité de villageois serait favorable à un retour en Suisse, «cela nécessiterait un changement de Constitution dans les deux pays. Ce qui ne se fera jamais pour 1300 âmes, prédit Gunnar Lang. Donc, nous cultivons notre statut d'exception. Avec quelques problèmes, mais non sans fierté...»

Mon but: rendre la téléphonie plus facile

«Mon but: rendre la téléphonie plus facile»
INTERVIEW Les ambitions de Christoph Brand, nouveau directeur de Sunrise
MARIE-ANTOINETTE CRIVELLI
10 février 2007
Sur le même sujet
» Mobiles dans les cours d'école: «Interdire ne mène à rien»
» Transfuge de Swisscom: «C'est normal de changer au cours d'une carrière»
» Tout en un: «Je ne crois pas au téléphone qui fait tout bien»
Sur le web
» Sunrise
Trois mois après sa nomination à la tête de Sunrise, Christoph Brand, le jeune patron (37 ans) du deuxième opérateur national, évoque sa vision du monde de la téléphonie et détaille les grandes lignes de sa stratégie.

Le mobile est déjà baladeur, appareil photo, téléviseur. Que va-t-il devenir encore?

Ce qui prime, ce n'est pas la technologie, mais les besoins des gens. Ce qu'ils recherchent, c'est d'abord communiquer! Ce peut aussi être avec une machine, par exemple pour acheter une boisson ou commander un billet de train. Je pense que le GPS a un avenir prometteur; c'est précieux pour un parent de savoir où est son enfant. Mais le plus important, c'est que tous ces services soient faciles à utiliser. Et c'est mon but.

En faisant quoi, par exemple?

En écoutant davantage les remarques de nos clients. Exemple: il y a trop d'abonnements. Les gens sont perdus, ils ne savent plus lequel choisir. Nous allons rendre cela moins compliqué.

Beaucoup se plaignent des prix du mobile en Suisse par rapport aux autres pays...

Ces personnes comparent des poires avec des pommes! Il faut tenir compte des salaires suisses - nos call centers ne sont pas en Inde! Les normes suisses sont très sévères, ce qui implique davantage d'antennes, d'autant que le pays n'est pas plat. Et, surtout, il y a le subventionnement. Les gens ne paient pas grand-chose pour leur nouveau mobile. Or le fabricant ne fait pas de cadeau, c'est l'opérateur qui paie. Vous ne pouvez pas prétendre avoir à la fois des minutes gratuites et aussi le mobile!

Et pourtant vous promettez une baisse des prix et une augmentation de la qualité...

Oui, nous allons offrir des prix encore plus bas, davantage de largeur de bande, une couverture plus étendue, de nouvelles technologies: davantage sur tous les plans et pour moins cher.

Et comment est-ce possible?

Nous allons notamment proposer des bundles, c'est-à-dire des solutions combinant fixe, mobile et grande vitesse sur Internet. Des paquets simples à comprendre. Et tout sur une seule facture!

Cela fait penser au triple bouquet (téléphone, Web, TV). Or vous ne parlez pas de la TV par ADSL...

Pour cela, nous avons besoin d'avoir notre propre infrastructure. Ça ne peut se faire qu'après avoir réglé le monopole du dernier kilomètre. Nous sommes confiants: cela va bouger cette année encore...
© Le Matin Online

Kabel-TV: Kleinfirma will Cablecom Kunden abjagen



Markus Poffet (l.) und Fabian Heil: Konkurrenz für die Cablecom.






Kontext




Cablecom streicht noch mehr Sender

Cablecom kämpft um ihren Ruf

Cablecom ade: Run auf Bluewin TV









Link-Box




www.cablenetswiss.ch









Story-Tools




Story verschicken | drucken

Top-Storys



Kabel-TV: Kleinfirma will Cablecom Kunden abjagen

Die Zürcher Oberländer Firma CableNetSwiss will vom Unmut über die Cablecom profitieren: Ihren Kunden garantiert sie 40 analoge TV-Sender bis zum Jahr 2016.

Das Kabelnetz des kleinen Zürcher Oberländer Dorfs Hittnau gilt als Musterbeispiel dafür, dass man es auch anders machen kann als die Cablecom, die einen Sender nach dem andern streicht: Netz-Besitzer Fabian Heil bietet den Hittnauern über 40 analoge Sender und dazu ohne Aufpreis über hundert digitale Programme und HDTV an. «Ich wurde mit Anfragen von Personen aus anderen Gemeinden überhäuft, die auch Kunden werden wollen», sagt Heil.

Bisher musste man aber in Hittnau wohnen, um von seinem Angebot profitieren zu können. Das ist jetzt anders: Die Signale aus dem Hittnauer Netz will die Firma CableNetSwiss mit Sitz in Grüt (Gossau) nun auch in andere Gemeinden im Zürcher Oberland übertragen – später auch in die Städte Zürich, Winterthur und Rapperswil-Jona. «Ich hoffe, dass möglichst viele Liegenschaftenverwaltungen zu uns wechseln», sagt Markus Poffet, Geschäftsführer der kleinen Firma.

Überbauungen mit mindestens 35 Einheiten können angeschlossen werden. Bis Ende Jahr möchte Poffet 2000 bis 3000 Kunden haben. Die Cablecom wollte sich gestern nicht zur neuen Konkurrenz äussern.

Marco Lüssi

Mehr Wettbewerb durch ewz-Breitbandnetz

Mehr Wettbewerb durch ewz-Breitbandnetz

200 Millionen Franken soll das neue Glasfasernetz kosten, von dem ganz Zürich profitieren soll. Die Kosten dafür übernimmt das Elektrizitätswerk (ewz).

Einen Standortvorteil für Zürich und mehr Wettbewerb: Das erwarten die Befürworter vom geplanten Einstieg des ewz in den Aufbau eines Glasfasernetzes. Freisinn und Linke spannen im Pro-Komitee zusammen.

Für 200 Millionen Franken will das Elektrizitätswerk der Stadt Zürich (ewz) in den nächsten Jahren ein effizientes Glasfasernetz aufbauen. In diesem ersten Schritt werden 13 000 Haushalte und 4000 Unternehmen angeschlossen. Bis heute leisten sich nur Grossfirmen und Telekom-Anbieter solche Datenautobahnen.

Das überparteiliche Komitee «Ja zum ewz-Breitbandnetz» hat am Dienstag für eine Grundversorgung der Zürcher Haushalte mit Glasfasertechnologie plädiert. Diese müsse selbstverständlich werden - so wie ein Telefon- oder ein Wasseranschluss.

Neutraler Betreiber bringt Wettbewerb

Für die Linke steht im Vordergrund, dass das Netz von einem neutralen Betreiber erstellt wird. Indem es allen Interessierten angeboten werde, sei ein diskriminierungsfreier Zugang gewährleistet. Wenn das Netz nicht denen gehöre, die auch die Dienste anböten wie Cablecom und Swisscom, steige künftig die Wahlfreiheit für Mieterinnen und Mieter.

Ein FDP-Sprecher räumte ein, dass man sich zuerst mit der Idee eines öffentlichen Breitbandnetzes schwer getan habe. Da das ewz sein Netz aber künftig allen Anbietern zur Verfügung stellen müsse und selber keine Dienste anbiete, sei der Wettbewerb garantiert.

Kein «Staatsmonopol»

Von einem «Staatsmonopol», wie die Gegner sagen, könne keine Rede sein, da Private weiterhin eigene Netze erstellen könnten. Die Finanzierung erfolge nicht aus Steuergeldern, sondern aus Reserven des ewz, die mit dem neuen Netz gewinnbringend angelegt würden.

Laut Telekom-Experte Jörg Halter, Partner der Firma OCHA GMBH, sind heute in Zürich weniger als drei Prozent der Unternehmen und ein Prozent der Haushalte an Glasfaserkabel angeschlossen. Er erwartet auch künftig nicht, dass Private in eine Breitband- Grundversorgung investieren. Diese seien an einer Doppelrolle mit eigenem Netz und eigenen Diensten interessiert.

SVP warnt vor Wettbewerbsverzerrung

Gegen die ewz-Pläne gewandt haben sich die privaten Telekom- Anbieter und - als einzige Partei - die SVP. Diese argumentiert mit ordnungspolitischen und marktwirtschaftlichen Gründen, wie SVP- Exponenten kürzlich vor den Medien ausführten.

Ein ewz-Einstieg ins Telekom-Geschäft stellt für die Gegner einen unzulässigen Eingriff in den funktionierenden privaten Telekommuikationsmarkt dar. Zudem stehe er im Widerspruch zum Grundsatz, dass staatliche Unternehmen nicht gewinnorientiert handeln dürften.

Der Markt in Zürich sei gross genug, um private Anbieter zu interessieren; ein «service public» sei in dieser Angelegenheit nicht gefragt. Ausserdem besteht nach Ansicht der SVP die Gefahr, dass durch die zu erwartenden tieferen Preise des ewz-Engagements Arbeitsplätze bei heutigen Anbietern gefährdet werden.

Est-ce bien à la Ville de Lausanne de concurrencer Swisscom?

Est-ce bien à la Ville de Lausanne de concurrencer Swisscom?

MULTIMÉDIA Après la télévision et Internet, Lausanne complète son offre sur le câble avec la téléphonie fixe. Certains estiment que ce n’est pas le rôle d’une collectivité publique de développer ces services.

JULIAN PIDOUX
Publié le 10 février 2007

TÉLÉPHONE: Citycable vient de lancer Cityphone . Martine Favre, cheffe du multimédia de la ville de Lausanne, et son chef des projets Pierre-Alain Steffen posent devant les nouveaux écrans de contrôle du réseau câblé de la ville de Lausanne. / FLORIAN CELLA
TÉLÉPHONE: Citycable vient de lancer Cityphone . Martine Favre, cheffe du multimédia de la ville de Lausanne, et son chef des projets Pierre-Alain Steffen posent devant les nouveaux écrans de contrôle du réseau câblé de la ville de Lausanne. / FLORIAN CELLA

Lausanne a passé un cap important dans sa politique multimédia. Après s'être affranchie des fournisseurs Urbanet et VTX en août 2005, pour constituer sa propre entité Internet Citycable, la capitale vaudoise vient de se lancer dans la téléphonie fixe. Deux prestations auxquelles s'ajoute la télévision, toutes diffusées sur le câble. La ville tient son «triple play»: trois services, un seul support et une facture unique pour ses clients (lire ci-dessous).

Mais cette stratégie dérange. Certains estiment qu'une collectivité publique n'a pas sa place sur ce marché. C'est le cas de Marc Comina qui trouve le principe «saugrenu». Membre du Parti radical lausannois et candidat au Grand Conseil, il affirme que «le multimédia ne fait pas partie des tâches essentielles d'une ville, comme l'éducation ou la sécurité.»

Un avis que le centre droite ne partage pas tout à fait, comme l'explique Mathieu Blanc, président de LausannEnsemble: «Tant que les fonds publics ne créent pas une concurrence déloyale pour le privé, il faut reconnaître que Citycable engendre des rentrées intéressantes». Principal concurrent de Citycable sur le territoire communal, Swisscom s'étonne toutefois de cette situation. Christian Neuhaus, porte-parole: «Il est surprenant de voir qu'au niveau national l'Etat se libère d'une partie de ses actions Swisscom, alors que des villes investissent dans leur propre réseau.»

Habitué à ces remarques, Jean-Yves Pidoux, directeur des Services industriels (SI), ne cache pourtant plus son irritation. Et au magistrat écologiste de rappeler la présence historique du téléréseau à Lausanne. «A l'époque, c'est la topographie difficile qui avait mené à cette solution. Plus récemment, les élus ont accepté de rénover le câble. Il faut rentabiliser ces investissements.» Un amortissement qui passe par une diversification nécessaire, au risque de voir une partie des 73 000 abonnés du téléréseau lausannois (environ 26% des ménages vaudois) préférer le géant bleu qui propose aussi téléphone, Internet et télévision. En outre, le municipal maintient que la communication et l'information sont vitales pour les citoyens et donc «assimilables aux tâches d'un service public».

Si Marc Comina ne conteste pas l'importance du multimédia, il insiste sur le fait qu'«une commune n'a pas à s'enrichir sur le dos du contribuable avec ces services. C'est un impôt déguisé. Ce d'autant plus que Lausanne a le monopole de son réseau, empêchant d'autres opérateurs câblés comme Cablecom d'appliquer des méthodes plus agressives et concurrentielles face à Swisscom». Une main mise que Jean-Yves Pidoux conteste, en rappelant que «l'entretien de cette fibre optique permet aussi à des sociétés privées de la louer, afin de développer leurs activités».

Pour mettre un terme à cette «incohérence», Marc Comina suggère de vendre l'entité Citycable, dont le produit «contribuerait à rembourser la dette lausannoise. Pourquoi pas un premier pas vers une libéralisation des Services industriels». Une démarche qui ne passerait pas inaperçue. Claude Hildenbrand, directeur de Cablecom pour la Suisse romande, avoue que «si Lausanne vendait son téléréseau, il est clair que nous ferions une offre».

Trois opérateurs qui se disputent le marché du triple play lausannois

J.PX

CITYCABLE Ce service est disponible dans la capitale vaudoise et les communes desservies par le téléréseau lausannois. Pour bénéficier du triple play par le câble il faudra compter 90 francs par mois. Soit 19 francs pour l'abonnement du téléphone, 46 francs pour Internet 3000/300 (location du modem comprise), 25 francs pour la télévision (50 programmes analogiques et une vingtaine de chaînes numériques francophones).

SWISSCOM Accessible sur la majorité du territoire, le géant bleu propose aussi le triple play, mais par la prise du téléphone. Pour les trois prestations, la facture sera d'environ 104 francs par mois. Afin de bénéficier d'une offre comparable à celle de Citycable, les tarifs Swisscom se déclinent ainsi: 25 francs pour l'abonnement téléphonique de base, 49 francs pour l'ADSL 3500/300 et dès 30 francs pour la centaine de chaînes numériques de Bluewin TV.

CABLECOM
Comme l'opérateur lausannois Citycable, Cablecom propose ses prestations via le câble. Mensuellement, le triple play sera de l'ordre de 92 francs. C'est-à-dire 45 francs pour l'Internet 3000/300, 27 francs pour quelque 100 chaînes numériques (tarif valable dès le 1er avril) et 20 francs pour l'abonnement du téléphone.

COMPARAISON Il faut préciser que ces offres ne sont pas tout à fait comparables et méritent d'être étudiées, en fonction de vos besoins et habitudes. Hors options, le téléphone est, par exemple, moins avantageux chez Swisscom que chez Citycable. Mais il ne faut pas oublier que le géant bleu propose dans son prix de triple play un enregistreur à disque dur. Option qui n'est pas comprise dans le prix de base de Cablecom.

vendredi 9 février 2007

Le cercle vicieux où l’appât de la thune fait perdre des plumes

Le cercle vicieux où l’appât de la thune fait perdre des plumes

ARNAQUE Un prétendu projet d’entraide financière fait fureur dans le canton. Reportage.

ABDOULAYE PENDA NDIAYE
Publié le 09 février 2007

VALEYRES-SOUS-RANCES: La salle où a eu lieu une des réunions d’un prétendu «système d’entraide», pendant moderne du jeu de l’avion, a fait l’objet d’une descente de police mercredi soir. / OLIVIER ALLENSPACH
VALEYRES-SOUS-RANCES: La salle où a eu lieu une des réunions d’un prétendu «système d’entraide», pendant moderne du jeu de l’avion, a fait l’objet d’une descente de police mercredi soir. / OLIVIER ALLENSPACH

Mercredi soir, seize inspecteurs et gendarmes de la police cantonale vaudoise sont intervenus, sur demande du Juge d'instruction, à la salle communale de Valeyres-sous-Rances. Une réunion y regroupait une centaine de personnes.

Au même moment, à Pomy, autre village du Nord-vaudois, se tenait une réunion du même type. «Il vous faut être d'une extrême discrétion. Même si ce que nous faisons est légal, n'en parlez qu'à des connaissances dignes de confiance», lance Pablo* à l'assistance, composée d'une cinquantaine de personnes, hommes et femmes dont la moyenne d'âge avoisine la quarantaine. Le bouche-à-oreilles fonctionne bien. La semaine précédente, ils étaient près de cent dans un tea-room d'Yverdon. Tous veulent gagner de l'argent. Facilement et sans risquer gros.

«Le projet d'entraide financière, poursuit Pablo, est un concept dans lequel quinze positions sont acquises finan- cièrement. Une personne entrant dans une place définie progresse au sein du concept pour atteindre le centre et en ressortir après réception du don.»

Gains exponentiels

Pour mieux convaincre ceux qui douteraient encore de cette «belle opportunité», l'orateur insiste sur les retombées financières. «Avec une mise de 3000 francs, vous gagnez 15 000 francs», ajoute-t-il, avant de faire miroiter un gain de 120 000 francs à ceux qui se sentiraient bien inspirés d'augmenter leur mise jusqu'à 15 000 francs.

Un monsieur, qui avoue avoir déjà été grugé dans le jeu de l'avion, plombe un peu l'ambiance en faisant part de ses craintes. Un rictus d'agacement s'empare alors du visage jusqu'ici serein de l'orateur.

«L'expert juridique» viendra à sa rescousse. Look à la Antonio Banderas, verbe facile, il abreuve la salle de termes juridiques. «Ce n'est pas le système boule-de-neige ni le jeu de l'avion ou la pyramide. L'arrêté du Tribunal fédéral du 31 mars 2006, clame-t-il sans ciller, autorise le parrainage et la participation à ce concept d'entraide financière.»

Une interprétation, évidemment, fallacieuse. Une fois le seuil de saturation atteint, les «vrais-faux futurs gagnants» viennent grossir les rangs des personnes grugées. ( lire ci-dessous ). Et si ce prétendu système d'aide profite tout de même à quelques-uns, entrés les premiers dans la combine, leurs gains restent parfaitement illégaux.

«M…, je me suis fait avoir. J'ai dû emprunter 3000 francs pour miser», s'étranglait hier une Avenchoise, après avoir réalisé son erreur. Une autre dame, qui rêvait de s'installer dans un pays chaud, n'avait plus que ses yeux pour pleurer. Ô mirage de soleil!

* Prénom d'emprunt

«Les conséquences sociales sont catastrophiques»

A. P. N.

Deux néophytes démarchés par un parrain (ou marraine), entrent dans le cercle après avoir apporté leur don en espèces lors d'une réunion privée. Chacun d'entre eux devra trouver à son tour deux autres néophytes. Ce système fonctionne selon le principe dit de la boule-de-neige. Son ampleur n'est pas encore connue des services de la police cantonale. Mais, des éléments attestent qu'outre Vaud, Fribourg aussi est touché. «Ça se répand comme une traînée de poudre», déplore l'adjoint du juge d'instruction cantonal, Jean Treccani. Qui s'inquiète des «répercussions sociales catastrophiques». S'il n'est pas interdit dans certains pays voisins, comme l'Allemagne, ce système, qui rappelle le jeu de l'avion, l'est en Suisse. «La justice peut obliger ceux qui ont gagné à rembourser ceux qui ont perdu. Dès qu'on recrute quelqu'un, on est punissable et on risque jusqu'à 10 000 francs d'amende», précise le juge. Exemple illustratif de la dangerosité de ce système, il explique que, dans un cercle comprenant 17 cycles, pour 65 000 gagnants, il y a 520 000 qui ont misé et qui espèrent toucher de l'argent. «En Suisse alémanique, il y a plusieurs villages où les habitants ne se parlent plus à cause de ce jeu», signale Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale.

jeudi 8 février 2007

Les concurrents de Swisscom se multiplient

Les concurrents de Swisscom se multiplient


TELECOMS. De plus en plus de câblo-opérateurs se lancent sur le marché de la téléphonie fixe.


Anouch Seydtaghia
Jeudi 8 février 2007

Swisscom a subi mercredi une petite défaite. Suivant la Commission de la communication, le Tribunal fédéral a décidé que l'opérateur devait fortement réduire la taxe qu'il exigeait de Cablecom. L'opérateur encaissait 31 francs chaque fois que l'un de ses clients voulait garder son numéro fixe lorsqu'il le quittait pour la concurrence. Cette taxe chute désormais avec effet rétroactif: 17,65 francs pour 2004, 15,15 francs pour 2005 et 11,90 francs dès 2006. Du coup, Swisscom (SCMN.VX) devra rétrocéder à Cablecom une somme que les deux parties ont choisi de taire. D'après nos estimations, il s'agirait d'environ deux à trois millions de francs.

Une petite somme pour Swisscom, qui subit actuellement une pression de plus en plus importante des câblo-opérateurs sur le marché de la téléphonie fixe. A commencer par Cablecom: la société a lancé son service en juin 2004 déjà. «Le nombre de nos clients a augmenté de 20% en 2006, pour atteindre désormais les 250000», affirme Martin Wüthrich, porte-parole de Cablecom. Plus besoin de passer par Swisscom, les clients de Cablecom paient moins cher leur taxe de base et leurs appels, qui sont gratuits sur le réseau fixe le soir, la nuit et le week-end.

L'effet de cette concurrence va crescendo dans les comptes de Swisscom. De septembre 2005 à septembre 2006, le nombre de lignes classiques a fondu de 1,3%, pour s'établir à 2,892 millions. En parallèle, le nombre de minutes de conversation a chuté de 10,9% en un an pour les communications nationales.

«Nous faisons face à une véritable concurrence sur ce marché, affirme Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Il faut d'ailleurs que le régulateur réfléchisse lorsqu'il voit des réseaux câblés, entièrement en mains publiques, nous concurrencer».

En effet, Lausanne a débuté le 31 janvier son service Cityphone, dont les tarifs sont très proches de ceux de Cablecom. «Swisscom se lance dans la télévision et propose une offre «triple play», il est normal que nous répliquions en faisant de même, explique Martine Favre Leyvraz, chef du service multimédia aux services industriels de la ville. Nous avons déjà 10000 clients pour l'Internet à haut débit, nous en espérons 1000 à 2000 en téléphonie d'ici fin 2007». Ambitions identiques pour le téléréseau genevois: «Grâce à notre partenariat avec Cablecom, nous proposerons un accès à Internet et de la téléphonie dès juin dans certains quartiers, puis dans l'ensemble de la ville d'ici juillet 2008», détaille Antoni Mayer, directeur de Naxoo, société qui exploite le téléréseau genevois.

Sunrise très ambitieux pour 2007

Sunrise très ambitieux pour 2007


TELECOMS. Le nouveau directeur a esquissé la stratégie de l'opérateur.



Anouch Seydtaghia, Zurich
Mercredi 7 février 2007



Directeur de Sunrise depuis le 1er novembre 2006, Christoph Brand, 37 ans, s'exprimait mardi soir pour la première fois devant la presse. L'ancien directeur de Swisscom (SCMN.VX) Fixnet a esquissé les grandes lignes de la stratégie de l'opérateur. Pour Sunrise, 2007 sera une année très importante, puisque le Conseil fédéral édictera en avril l'ordonnance d'application sur l'ouverture du fameux «dernier kilomètre» de Swisscom. «C'est l'un de mes deux gros soucis, explique Christoph Brand. Nous ne connaissons pas du tout les détails de cette ordonnance, et comment nous pourrons offrir de nouveaux services. Mais nous voulons absolument proposer des offres innovantes cette année encore.» Voilà qui est plutôt optimiste, tant il est certain que Swisscom fera tout pour retarder l'ouverture de son réseau. Christoph Brand n'a pas détaillé de quels services il s'agira, mais a affirmé son intérêt pour une offre de télévision et pour des offres groupées, tel ADSL, téléphonie fixe et mobile, pour les particuliers.

Le second souci du directeur de Sunrise, ce sont les frais de terminaison mobile, abaissés sous pression de la Commission de la concurrence. «Le marché fonctionne très bien, et je ne vois pas pourquoi un opérateur tel que Sunrise, qui détient moins de 20% du marché, doit subir une décision politique», a martelé Christoph Brand.

«Pas de pression maximale»

Le chiffre d'affaires de Sunrise diminue depuis plusieurs trimestres, comment son nouveau directeur compte-t-il inverser la tendance? «Les prix baissent constamment, ce ne sera pas facile, concède-t-il. Nous voulons lancer de nouveaux produits, et aussi abaisser nos coûts.» Christoph Brand le reconnaît, il reçoit des objectifs précis depuis Copenhague, siège de TDC, maison mère de Sunrise, dirigée par un certain... Jens Alder, ancien directeur de Swisscom. «Le but des propriétaires de TDC n'est pas d'effectuer une pression maximale sur Sunrise pour accroître leurs bénéfices», poursuit Christoph Brand, qui n'exclut pas de nouveaux licenciements chez Sunrise - 145 emplois avaient été supprimés en mai 2006.

Christoph Brand a aussi beaucoup insisté sur la «suissitude» de Sunrise: «Nous avons investi huit milliards de francs ici depuis dix ans, nos employés et nos clients sont suisses, nous sommes bien en Suisse pour y rester», a affirmé le nouveau directeur. Une manière sans doute de convaincre la Berne fédérale de donner plus de marge de manœuvre à Sunrise face à Swisscom. Reste que Jens Alder l'a reconnu publiquement: le contrôle de Sunrise par TDC est essentiellement financier - signe que l'opérateur suisse peut être revendu à tout moment.

Le premier grand test de Christoph Brand aura lieu le 22 février, lors de la présentation des résultats annuels 2006 de Sunrise.

jeudi 1 février 2007

Comment l'une des plus grandes arnaques du Net suisse a eu lieu sur Ricardo.ch

Comment l'une des plus grandes arnaques du Net suisse a eu lieu sur Ricardo.ch


INTERNET. Une centaine d'utilisateurs du site suisse de vente aux enchères Ricardo.ch ont perdu quelque 500000 francs au total en payant en avance des ordinateurs d'Apple à prix cassés. Les dédommagements seront a priori limités.


Anouch Seydtaghia
Jeudi 1 février 2007

Une police qui ne répond que par e-mail, un vendeur sous enquête qui n'a pas peur de parler à la télévision, des victimes qui ont perdu au total près de 500000 francs... Jamais le Web suisse n'avait connu pareille situation. Pour plusieurs dizaines d'internautes, dont de nombreux Romands, 2007 commence de façon douloureuse: ils réalisent ces jours qu'ils ont perdu chacun entre 1000 et 3000 francs. La faute à un vendeur douteux qui leur promettait, sur le site de vente aux enchères Ricardo.ch, des ordinateurs Apple à prix cassés.

Frédéric Rody, enseignant à Bulle, fait partie des victimes. «Cela faisait un an que je voyais ce vendeur proposer des ordinateurs à prix très intéressants sur Ricardo.ch. Je me méfiais, mais quand j'ai vu qu'il avait récolté plus de mille évaluations positives, je me suis lancé mi-décembre en payant une machine 1230 francs au lieu de 1690. Dimanche passé, j'ai vu que le compte du vendeur était fermé... Du coup, j'ai peu d'espoir de voir la couleur de mon argent...» Graphiste à Genève, Yashka Steiner a perdu davantage encore: «Le 8 janvier, j'ai payé 2710 francs un MacBook Pro, au lieu des 3549 francs officiels. Le vendeur demandait un versement en avance, et annonçait six semaines de délai de livraison. Mais je me suis très vite rendu compte de mon erreur...»

L'affaire qui se dessine est doublement extraordinaire. D'abord, jamais une arnaque de cette ampleur n'a eu lieu en Suisse - d'après une estimation provisoire, près de 150 personnes ont été grugées, pour un montant estimé à 500000 francs. Ensuite, c'est la première fois que le système d'évaluation de Ricardo.ch, numéro un de la vente aux enchères en Suisse, a été pareillement pris en défaut. D'habitude, le système fonctionne à merveille: après chaque transaction, l'acheteur publie une évaluation du vendeur. Plus ce dernier a d'évaluations positives, plus il est réputé fiable. «Jamais nous n'avons été confrontés à un tel problème», reconnaît Mojca Fuks, porte-parole de Ricardo.ch. Le vendeur, qui agissait sous le pseudo «apfelrechner», possédait fin 2006 plus de 1000 évaluations positives. Mi-janvier, le vent tourne, et les internautes arnaqués publient des évaluations incendiaires. Certains reprochent au site d'avoir intentionnellement effacé de mauvaises évaluations... ce que Ricardo.ch reconnaît en partie. «Lorsque tant le vendeur que l'acheteur demandent d'en effacer, nous le faisons, admet Mojca Fuks. Ce qui a été fait concernant «apfelrechner». Et comme l'a démontré l'hebdomadaire SonntagsZeitung, il est possible de créer de faux acheteurs temporaires pour recevoir de bonnes évaluations à peu de frais... Le vendeur a donc profité des failles du système, mais Mojca Fuks affirme que «Ricardo.ch ne va pas modifier ses pratiques».

Le vendeur n'a pas répondu à notre e-mail, mais il s'est exprimé à visage masqué mardi soir lors de l'émission «Kassensturz», pendant alémanique d'«A bon entendeur». Apparemment, sa stratégie était d'acheter des Macs à prix normal auprès de distributeurs agréés Apple, puis de les revendre à prix cassés - de nombreux internautes ont effectivement profité de ses tarifs et reçu leurs machines. Accumulant les dettes, le vendeur n'a finalement plus livré ses acheteurs, qui tous avaient payé en avance. Le vendeur ne regrette pas sa stratégie dite de la «boule de neige». Il affirme avoir réalisé un chiffre d'affaires de plusieurs millions, et a déclaré qu'il voudrait ouvrir un vrai magasin et offrir des services.

Alertée par de nombreux internautes qui ont déposé plainte, la police cantonale d'Argovie a ouvert une enquête et contacté Ricardo.ch qui fermait le compte «apfelrechner» le 18 janvier. «Avant cela, aucune raison ne justifiait l'exclusion de ce membre», se défend Ricardo.ch. «Les responsables du site avaient découvert les problèmes plusieurs jours avant, ils ont agi avec légèreté en intervenant si tard», se plaint Frédéric Rody. Du côté de la police, silence radio: il faut contacter par e-mail le responsable du dossier, qui n'a pas répondu hier.

Que peuvent espérer les victimes? Ricardo.ch leur promet 250 francs de dédommagement, comme les conditions générales le stipulent. L'espoir de récupérer sa mise semble ainsi ténu, ce qui ne va pas décourager les utilisateurs du site. Mais ils deviendront très méfiants. «Je ne réitérerai un achat sur ce site que si le système d'évaluation est revu, que le profil des vendeurs devient plus transparent et que Ricardo.ch prenne ses responsabilités», affirme Yashka Steiner. Pour la plupart, les victimes de «apfelrechner» sont des habitués de Ricardo.ch - Yashka Steiner avait par exemple déjà acheté un minibus et un projecteur vidéo. Mais il est possible que le paiement par avance, pour les montants importants, soit en net recul sur le site.







Ricardo.ch, numéro un en Suisse

Anouch Seydtaghia

En Suisse, eBay n'est pas numéro un dans la vente aux enchères sur Internet, c'est Ricardo.ch. Fondé en 1999, le site est depuis fin 2000 membres du groupe QXLricardo, basé à Londres. Ricardo.ch compte aujourd'hui 450000 enchères ouvertes, et emploie 60 collaborateurs. Le site prélève une commission de quelques centimes lors de la présentation d'objet, et une seconde commission de 1,5 à 4,5% lors de la vente. Les acheteurs évaluent les vendeurs, ce qui a permis d'éviter, jusqu'à présent, des problèmes importants.

vendredi 12 janvier 2007

Denner racheté par Migros ?

Philippe Gaydoul verkauft Denner

Denner-Chef Philippe Gaydoul entschliesst sich in unsicheren Zeiten für den Verkauf.


Der Discounter geht in neue Hände über. Topkandidatin ist die Migros. Der Deal kann bereits heute bekannt gegeben werden.

Von Marc Badertscher und Romeo Regenass
Im Schweizer Detailhandel zeichnen sich grosse Veränderungen ab. Philippe Gaydoul, Chef von Denner und zusammen mit seiner Mutter Denise auch Hauptaktionär, verkauft die Mehrheit am Unternehmen. Laut gut unterrichteten Quellen stehen die Gespräche mit möglichen Käufern kurz vor dem Abschluss.

Konkret verhandelt der Discounter mit der Migros und mindestens einem ausländischen Interessenten. Die Pressestellen von Migros und Denner lehnten eine Stellungnahme ab.



Gaydoul wurde intern und extern von einem kleinen Team unterstützt. Mit dabei war Dieter Berninghaus, seit Anfang Jahr Verwaltungsrat bei Denner. Er war Chef und davor Auslandverantwortlicher des Kölner Detailhandelskonzerns Rewe. Gaydoul holte ihn wegen seines internationalen Netzwerks letzten Herbst nach Zürich. Für die Vorbereitung des anstehenden Verkaufs wurde ein ausländisches Finanzinstitut eingeschaltet. Trotz dieser internationalen Kontakte will Denner nun offenbar einer schweizerischen Lösung den Vorzug geben.
Denner –­ ein Discounter unter vielen
Philippe Gaydoul, der gestern Donnerstag seinen 35. Geburtstag feierte, hat die Nummer drei des Schweizer Detailhandels in den letzten Jahren erfolgreich neu ausgerichtet und 2005 ein organisches Umsatzwachstum von 11 Prozent erreicht. Nun aber steht Denner vor einer heiklen Phase. Aldi expandiert weiter, Lidl tritt demnächst in den Markt ein, die Billigkette Otto‘s zählt bereits über 100 Läden, und die Branchenleader Coop und Migros tummeln sich zunehmend im Tiefpreissegment. Die Zeiten sind definitiv vorbei, da Denner als einziger Discounter-Hecht im Karpfenteich schwimmen konnte.
Hinzu kommt, dass Gaydoul zuletzt viel Geld investiert hat: über 100 Millionen Franken in den neuen Auftritt der Läden, 50 bis 60 Millionen in die Übernahme der Pick-Pay-Kette von Rewe. Aber nicht mit dem gewünschten Erfolg: Die umgestalteten Filialen setzen weniger um als noch unter dem Pick-Pay-Regime, sagt ein Manager, der mit dem Geschäftsgang von Denner vertraut ist.

In den Umbau von Franz Carl Weber an der Bahnhofstrasse zum Kids Town hat Gaydoul 12,5 Millionen Franken gesteckt. Der letztjährige Verkauf des defizitären Spielwarenhändlers an die französische Ludendo brachte dennoch nur mässig liquide Mittel. Grosse persönliche Reserven hat Gaydoul selber nicht. In Bankkreisen heisst es, er habe sich verschuldet, als er vor einigen Jahren seinen Onkel Nicolas, der ein grösseres Aktienpaket besass, für rund 200 Millionen Franken auszahlte.

Kurz: Denner fehlen die nötigen Mittel, um in einem härter werdenden Umfeld weiter investieren zu können. Auf sich alleine gestellt, fehlt es dem vergleichsweise kleinen Discounter auch an Einkaufsmacht, um auf Dauer gegen internationale Konzerne wie Aldi und Lidl preislich bestehen zu können. Gaydoul geriet in Zugzwang: Entweder holt er sich einen Partner ins Boot oder er und seine Familie machen Kasse. Der Enkel von Firmengründer Karl Schweri hat sich für Letzteres entschieden.

«Wenn Denner verkauft wird, ist jetzt der richtige Zeitpunkt dazu», sagen mehrere Branchenexperten übereinstimmend. Sobald Lidl und Aldi in der Schweiz breit präsent sind, fällt der Wert der Discounterkette stetig.

Gaydoul besitzt zusammen mit seiner Mutter 50,52 Prozent an Denner. Verkaufen die beiden, geht die Macht im Konzern an die neuen Eigentümer über. Je rund 25 Prozent halten die Familien Schweri und Borzatta. Auch für sie gilt: wenn verkaufen, dann jetzt.

Migros mit den besten Karten
Die Migros hat beste Kontakte zu Denner. Als der Discounter 2005 die Pick-Pay-Filialen übernehmen wollte, hatte der Grossverteiler bei Rewe ein gutes Wort für Denner eingelegt. Sieben von zehn Pick-Pay-Läden waren in Liegenschaften des Grossverteilers eingemietet, und die Migros hatte in den Verhandlungen klargemacht, dass sie Denner als neuen Mieter bevorzugt. Damit fand die Migros-Kundschaft den Alkohol weiterhin gleich um die Ecke.
Wenn die Migros sich nun Denner einverleibt, werden schon bald Schnaps, Wein und Tabak in rauen Mengen unter dem Konzerndach der Migros verkauft. Das wird noch zu reden geben.

Migros und Denner zusammen würden in der Schweiz eine gewaltige Marktmacht ausüben. Die Wettbewerbskommission wollte sich jedoch nicht dazu äussern, ob ein Zusammenschluss aus wettbewerbsrechtlicher Sicht überhaupt möglich ist.

Interessenten auch aus dem Ausland
Verhandlungen führte Denner nicht nur mit der Migros, sondern auch mit mindestens einem ausländischen Interessenten. In Frage kommt in erster Linie der deutsche Lidl. Der Harddiscounter ist ähnlich positioniert wie Denner und führt ebenfalls viele Markenartikel. Lidl sichert sich an immer mehr Standorten in der Schweiz eine Baubewilligung, schliesst jedoch die Verträge mit einer Ausstiegsklausel ab. Zudem warten die Deutschen mit dem Baubeginn zu. Auffällig ist dies insbesondere beim Verteilzentrum in Weinfelden, wo die Bagger noch nicht aufgefahren sind, obschon die Bewilligung seit mehreren Monaten vorliegt. Der Lidl-Hauptsitz im gleichen Ort befindet sich hingegen im Bau.
Der Kauf von Denner würde der deutschen Lidl-Gruppe auf einen Schlag eine starke Basis in der Schweiz mit attraktiven Ladenstandorten und Verteilzentren sichern. Weil die Denner-Filialen in den Innenstädten zum Teil erstklassig gelegen sind, dürfte Lidl wohl auch kleinere Läden nicht verschmähen, die nicht ins traditionelle Konzept passen.

vendredi 29 décembre 2006

La guerre du renseignement téléphonique


La guerre du renseignement

TÉLÉPHONIE Le 111 sera désactivé le 1er janvier. Beaucoup espèrent lui succéder. Tout devrait se jouer entre le 1811 de Swisscom et le 1818 des deux moustachus

RENAUD MICHIELS
26 décembre 2006






En Images
» Quelques chiffres

Sur le web
» Office fédéral de la communication
» Swisscom
» Sunrise: 1818
» InfoNXX



Le 111 est mort. Ou presque. Libéralisation oblige, le numéro de renseignement né en 1921 sera désactivé le 1er janvier. Il sera remplacé par des numéros à quatre chiffres, débutant tous par 18. Seize ont été attribués à des opérateurs par l'Office fédéral de la communication. Tous aimeraient bien leur part du gâteau du renseignement téléphonique, estimé à 110 millions de francs par an.

Peu d'écart de coûts entre les offres
Lors de notre test effectué hier, en éliminant les numéros renvoyant vers d'autres opérateurs, six étaient déjà en service. Mais d'autres pourraient encore proposer leurs services. Pour la recherche d'un numéro en Suisse, on constate qu'il y a peu d'écart de coûts entre les offres. «Il existe une pression à la baisse sur les prix, commente Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Mais la différence se fera surtout sur la qualité du service, à savoir la rapidité et la fiabilité des renseignements donnés.»

Selon les spécialistes, il n'y a pas de place pour tout le monde. «A terme, je ne sais pas combien d'acteurs il restera sur le marché, confirme Christian Neuhaus, mais il est certain qu'il y aura une consolidation.» Ralf Beyeler, chef du service télécoms du site Comparis, se montre plus tranchant. Selon lui, les numéros 1811 et 1818 vont se partager le marché. D'autant qu'avec les bottins sur Internet, la place du renseignement téléphonique ne cesse de se réduire.

Le 1811 appartient à Swisscom, qui met en avant son savoir-faire ancestral et dit ouvertement vouloir rester le patron du renseignement téléphonique.

Son principal concurrent, le 1818, poursuit le même but: être numéro un en Suisse. Le 1818 est détenu par la société Auskunft AG. Il s'agit d'une petite soeur des «The Number» et «Le Numéro», respectivement numéro 1 du marché en Grande-Bretagne, et en France. Toutes appartiennent au groupe américain InfoNXX, leader mondial du domaine. Autre atout pour le 1818, une campagne de pub efficace. Impossible de passer à côté des délires des deux zigotos moustachus tout droit sortis des seventies...

© Le Matin Online

mardi 5 décembre 2006

Bluewin TV, le test

Bluewin TV, le test


TELEVISION. Que vaut le nouveau service de Swisscom? Premières impressions d'une offre prometteuse.



Anouch Seydtaghia
Lundi 4 décembre 2006



Le 31 octobre, Swisscom annonçait le lancement de son service de télévision via les fils téléphoniques, baptisé Bluewin TV. Depuis lors, des dizaines d'installateurs de l'opérateur sillonnent le pays pour mettre en service cette nouvelle offre. Comment l'installation se déroule-t-elle? Que vaut Bluewin TV?

• Les préliminaires

Pour bénéficier de Bluewin TV, il faut obligatoirement qu'un employé de Swisscom vienne à votre domicile l'installer. Rendez-vous est donc pris par téléphone.

- Nous pourrons venir le mercredi 29 novembre vers 13h00. Prévoyez plusieurs heures.

- Ah bon, plusieurs heures?

- Oui, entre trois et quatre. Et pensez à sauver les données du disque dur de votre ordinateur.

- Euh... Certes, mais pourquoi?

- Des données pourraient être perdues lors de l'installation.

Bref, rien de très rassurant. Attendons mercredi...

• L'installation

Dès 10h00, un petit témoin lumineux s'éteint sur le modem, signe que la ligne ADSL a été coupée. Swisscom a donc basculé la ligne en VDSL, qui offre un débit nettement supérieur.

Arrivé sur place, David Raemy, l'installateur de Swisscom examine les lieux. A priori, la configuration n'est pas idéale: la prise téléphonique, l'ordinateur et la télévision se trouvent dans trois pièces différentes. Problème supplémentaire: Swisscom a oublié d'envoyer quelques jours auparavant par courrier le nouveau modem VDSL - l'installateur va immédiatement en chercher un au magasin Swisscom le plus proche. Mais il y a une bonne surprise: il n'y aura pas besoin de changer la ligne, récente, entre l'appartement et l'arrivée des fils Swisscom au bas de l'immeuble.

Après une brève discussion, décision est prise de contourner le hall d'entrée avec le câblage, et de passer derrière les plinthes, pour connecter le téléviseur du salon. C'est là que sera installé le modem Wi-Fi, qui communiquera sans fil avec l'ordinateur situé à l'autre bout de l'appartement. En 10 minutes, le câble est installé entre la prise et le téléviseur. Il faudra ensuite modifier la prise elle-même, trop ancienne. Au final, le processus dure trois heures, entre l'installation et la configuration du modem, la mise en service de la set top box, et son raccordement à la télévision.

Avant tout ce processus, il a bien entendu fallu vérifier si l'appartement, situé au centre de Lausanne, pouvait être relié à Bluewin TV. Une opération qui ne prend que 5 secondes sur le site de Swisscom. L'appartement se situe à 1700 mètres du central le plus proche. Le débit maximal sera d'environ 9 Mo/s, soit 2,2 Mo/s pour chaque canal de télévision, le solde pour la connexion à Internet. Bref, c'est ric-rac.

Au fait, pourquoi a-t-il fallu, à l'ère du sans-fil, tirer des câbles? «Nous devrions proposer dès l'an prochain des liaisons sans fil entre le modem et la set top box», explique Didier Raemy.

• Premières impressions

Quelques secondes après sa réinitialisation, la set top box, large comme deux lecteurs DVD, est opérationnelle. La qualité de l'image est excellente, il n'y a pas de décalage entre le son et l'image, et les informations en bas de l'écran (nom du programme, mini-résumé) sont utiles. Très vite, l'on remarque cependant une petite gêne: Bluewin TV met chaque fois une seconde à réagir aux ordres envoyés par la télécommande. Les fonctions de base marchent parfaitement, pour mettre sur «pause» une émission en direct pour la visionner un peu plus tard, ou pour regarder à nouveau les dernières minutes d'un programme - elles sont automatiquement enregistrées. Il faut quelque temps pour s'habituer à la nouvelle télécommande - qui est aussi programmée pour contrôler le téléviseur.

• Le guide des programmes

C'est un point fort de Bluewin TV: la possibilité de voir en quelques clics l'ensemble des émissions actuelles ou à venir, de lire leurs résumés, et de rechercher un programme bien précis. Exemple: un clic sur «recherche», vous écrivez «pitt», et s'affichent tous les films à venir dans lesquels joue Brad Pitt, et ce sur toutes les chaînes. De quoi vraiment se passer d'un magazine TV... mais si Swisscom en fournit un! Ce magazine papier est envoyé aux clients de Bluewin TV pour leur indiquer entre autres les nouveaux films proposés en location.

• L'enregistrement

La simplicité même: un clic sur le bouton rouge de la télécommande, et l'enregistrement démarre. Lorsque l'on consulte le guide des programmes, un clic sur ce même bouton et l'enregistrement est programmé. Si l'on veut sauvegarder tous les prochains épisodes de 24 Heures chrono ou les prochains 19h30, la fonction d'enregistrement multiple est également très efficace. Encore mieux: en se connectant, via Internet, sur son compte Bluewin (http://epg.sso.bluewin.ch/fr), il est possible de programmer à distance ses émissions à enregistrer, et l'ordre est immédiatement transmis à la set top box. Rien à redire.

• La vidéo à la demande

Inutile de descendre de son sofa pour aller louer un DVD au vidéoclub du quartier, Bluewin TV comprend un service de vidéo à la demande. Le catalogue est encore très limité (400 titres en français), mais le service est performant. La sélection par genre ou titre de film est facile, et il est possible de lire un résumé du film, ainsi que sa bande-annonce - hélas souvent en allemand. Par contre, le film est en français. Dommage qu'il n'existe pas encore de versions originales sous-titrées. Le film démarre instantanément. Il est possible de le mettre sur «pause» pour le visionner plus tard - la location dure 24 heures.

• Conclusion

Bluewin TV comporte pour l'heure deux défauts: le temps de réaction suite aux ordres donnés par la télécommande, et la petite taille du catalogue de films proposés. Sinon, le service remplit parfaitement sa mission: permettre de regarder la télévision de façon plus intelligente, en sélectionnant avec soin les émissions auxquelles l'on s'intéresse. Le guide des programmes et les fonctions d'enregistrement sont ainsi remarquables.








Le service n'est pas disponible partout
Aujourd'hui, 65% des ménages ont accès au service entier.
Anouch Seydtaghia
«Pourquoi nous ne publions pas de carte de couverture de Bluewin TV en Suisse? Certaines personnes qui vivent dans un espace urbain seraient déçues de constater qu'elles ne peuvent pas profiter de ce service.» Bref, comme l'explique Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, la disponibilité de Bluewin TV ressemble un peu à une loterie. Certains ménages dans des zones peuplées n'y ont pas droit, alors que d'autres, habitant dans des zones reculées, y ont accès. Des exemples? Le service de télévision est disponible dans les mayens de Mase, au milieu du val d'Hérens (VS), mais se refuse encore aux habitants de Gilly (VD), sur La Côte, ou dans des villages du Gros-de-Vaud.

Pourquoi? Tout dépend de la distance entre le raccordement téléphonique et le central, ou ses répétiteurs. Au-delà de 2000 mètres, l'opération est compromise. Légèrement en dessous de cette distance, il y a des risques pour que seul un canal TV soit disponible, et non deux comme dans l'offre standard. Actuellement, 75% des ménages peuvent bénéficier d'un canal TV, et 65% de deux canaux. D'ici 2010, 75% des ménages disposeront de deux canaux. Les ingénieurs de l'opérateur font le forcing pour moderniser le réseau, qui consiste en l'amélioration de la technologie ADSL vers le VDSL, qui permet des débits bien supérieurs. Une opération qui prend du temps, et qui risque de laisser de nombreuses personnes frustrées de ne pas pouvoir essayer Bluewin TV.


Retour au sommet de la page



Combien ça coûte?
Anouch Seydtaghia
• L'installation sera effectuée par un technicien Swisscom. Elle est obligatoire et est facturée 95 francs. Attention, s'il faut faire passer des câbles sous des plinthes, par exemple, ce travail sera facturé en sus...

• Il faut bien entendu un raccordement téléphonique chez Swisscom (25,25 francs par mois). Il faut aussi s'abonner à l'ADSL, disponible dès 9 francs par mois. Les utilisateurs réguliers d'Internet opteront pour l'offre à 49 francs par mois, pour un débit de 2 Mbit/s et un volume et un temps de surf illimité.

• L'abonnement mensuel est de 29 francs pour l'offre de base (soit 100 chaînes de télévision, 70 programmes radio, le guide des programmes, l'enregistreur et la télécommande). Si vous avez un second téléviseur, il faut payer 10 francs supplémentaires par mois. Ajoutez 1,05 franc par mois pour vous acquitter des taxes liées au droit d'auteur et à l'Ofcom.

• Swisscom propose des bouquets de chaînes supplémentaires. Comptez ainsi, par mois, 48 francs pour l'ensemble des chaînes de Canal+, 29,90 pour le bouquet de base Teleclub Basic, plus 9,90 francs pour l'offre Teleclub Movie, ou 12,90 francs pour Teleclub Sport, ou 9,90 pour Teleclub Family.

• Bluewin TV comprend des émissions sportives en direct à la carte: l'ensemble des matches de football de la Ligue des champions, deux matches par tour de championnat suisse de hockey sur glace et deux matches par tour du championnat suisse de football. Le prix de chacun de ces matches est de 1 franc.

• Le service de vidéo à la demande (environ 400 titres) est facturé de 3,50 à 6 francs par film, visionnable pendant 24 heures.

lundi 4 décembre 2006

Solariums: les jeunes en danger!

Solariums: les jeunes en danger!

MÉLANOMES Déprime saisonnière ou préparation aux vacances: la tentation de quelques séances UV est forte. Mais en abuser augmente les risques de cancer. Surtout chez les jeunes

IVAN RADJA
02 décembre 2006






Sur le web
» OFSP
» OMS
» CICR



Avec 20 à 30 cas annuels pour 100 000 habitants, la Suisse est l'un des pays les plus touchés d'Europe par le cancer de la peau, selon les statistiques de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). «Elle arrive même au deuxième rang, juste derrière la Norvège», ajoute sa porte-parole Christine Klinger.

La raison? «Difficile à déterminer, mais le pouvoir d'achat joue certainement un rôle.» Ainsi que l'accès aux salons UV self-service. En Suisse, aucune restriction n'existe en la matière. Contrairement à la France, où ils sont interdits d'accès aux moins de 18 ans depuis 1997, ou à la Belgique, pour les moins de 15 ans. Copropriétaire du solarium self service Top Sun, à Lausanne, Gérald Christinat précise que «de nombreux frontaliers français viennent en Suisse car les selfs sont carrément interdits en France.»

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part appelé à l'interdiction des solariums pour les moins de 18 ans. Une mesure prise également par l'Union européenne en juin de cette année.

A part des mises en garde sur les dangers potentiels des UV sur www.ofsp.admin.ch, l'OFSP reconnaît qu'il n'existe aucune législation dans ce domaine en Suisse. Une lacune d'autant plus inquiétante que, selon une étude publiée mardi par le Centre international de recherche sur le cancer de Lyon (CIRC), a démontré que le risque de mélanome augmente de 75% chez les jeunes ayant commencé à utiliser les solariums entre 10 et 30 ans.

«Or, en Suisse, un sondage réalisé en 2004 a révélé que 15% des 15 - 29 ans avaient régulièrement recours à ces appareils», précise Christine Klinger. Pour des motifs esthétiques, psychiques (pour le moral), ou climatiques. «Ça fait du bien de se réchauffer un peu par ce temps», commente une cliente régulière du Top Sun. Certaines viennent en cachette, comme Aline et Elodie (prénoms fictifs), 15 et 16 ans, car «nos parents ne nous le permettent pas.»

A coup de 5 francs les 5 minutes, et de deux séances de 20 minutes par semaine, les jeunes n'hésitent pas à économiser pour avoir le teint bronzé et suivre la mode «métis». Sans forcément avoir conscience des risques encourus.