Nestlé voit chuter ses ventes de chocolat Cailler
ALIMENTATION. Migros profite des difficultés de la nouvelle gamme lancée par Nelly Wenger.
Willy BoderLundi 26 juin 2006
Nestlé a raté son coup d'éclat autour de la renaissance de la marque Cailler par de somptueux emballages plastifiés et quelques nouvelles recettes de chocolat. Les chiffres de l'institut d'études de marché ACNielsen, publiés par la SonntagsZeitung, démontrent un effondrement des ventes de chocolat Nestlé (NESN.VX) en Suisse. La tendance à la baisse est manifestement liée au lancement de la nouvelle gamme, en février, par Nelly Wenger, responsable de Nestlé Suisse. La comparaison entre les ventes mensuelles 2005 et 2006 est sans appel. Le chiffre d'affaires «chocolat» de Nestlé chute de 25,7%, à 3,1 millions de francs en avril, alors que les chocolats Frey, propriété de Migros, progressent de 8,2% sur un marché stagnant. En mai, la baisse est encore plus nette. Nestlé régresse de 32,7%, alors que Migros progresse (+11,7%), tout comme Lindt (LISN.S) & Sprüngli (+ 10,2%).
De janvier à mai, Nestlé affiche une baisse de 19,6%, alors que ses deux principaux concurrents en Suisse progressent de près de 8% sur un marché global en baisse de 2,4%. Le grand distributeur Coop, principal allié de Nestlé dont il a financé une partie de la campagne de promotion de la nouvelle gamme Cailler, a déjà réagi. La vente à prix cassés des anciens produits pour faire de la place aux nouveaux venus n'a pas suffi à relancer la consommation de manière durable.
Coop s'est vu contraint, en juin, de baisser les prix de la nouvelle gamme pour tenter de regagner la clientèle qui s'est rabattue sur les chocolats Migros.
Denner, deuxième principal distributeur des produits Cailler, est en froid avec Nestlé. La première livraison, en mars, des nouvelles plaques de chocolat restera la seule. Le distributeur a refusé d'appliquer les hausses de prix de 8% demandées par le chocolatier et ne vend plus de produits Cailler. Une plainte a été déposée auprès de la Commission de la concurrence, car Coop a semble-t-il bénéficié de conditions d'achat plus favorables.
Migros est l'entreprise qui tire le mieux profit des déboires de Nestlé. Elle contrôle désormais le tiers du marché du chocolat en Suisse. A fin mai, sa part a progressé de 3,2%, à 33,5%, en comparaison annuelle. Lindt & Sprüngli suit avec 21,3% (+2%), devant Nestlé avec 13,5% (-2,8%). Selon le groupe veveysan, le lancement de la nouvelle gamme Cailler ne peut pas être qualifié d'échec. La deuxième étape du renouveau de la marque, avec de nouvelles formes de chocolat, est en route.
© Le Temps, 2006 . Droits de reproduction et de diffusion réservés.
http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=184275
Hug! Ce blog reprend mes énigmes, sondages et questions existantielles de 3 forums.Avec, en plus, 2 - 3 bidules repris par-ci par-là.
samedi 15 juillet 2006
mardi 4 juillet 2006
Les piles Varta vont augmenter...
ATLANTA, Georgie, (ots) - Spectrum Brands, Inc. (NYSE: SPC),fabricant de biens de consommation pour le monde entier avec unportefeuille diversifié de marques internationales, a annoncéaujourd'hui une hausse du prix des piles électriques qu'ilcommercialise en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Cetteaugmentation, atteignant dans certains cas 15 %, varie en fonction dutype de produit, mais est applicable à toutes les catégories de pilesélectriques. " Nous pensons que cette augmentation est raisonnable etjustifiée, car elle résulte de la hausse considérable et continue ducoût des matières premières à laquelle notre industrie doit faireface, notamment concernant le zinc, composant principal de la pile ",a déclaré Rémy Burel, Président de Spectrum Brands pour l'Europe etle Reste du Monde. Le prix du zinc a été multiplié par deux au coursdes 12 derniers mois, et celui d'autres composants monte également enflèche. Spectrum Brands est un des premiers fabricants au monde depiles électriques de grande qualité, qu'il commercialise sous lesmarques Varta et Rayovac.
A propos de Spectrum Brands, Inc.
Spectrum Brands fabrique des biens de consommations pour le mondeentier et se classe parmi les premiers fournisseurs dans les secteursd'activité suivants: piles électriques, produits d'entretien pour lejardin, produits animaliers, produits pour le rasage, cosmétiques,soins, insecticides à usage domestique et éclairage portatif. Lesproduits de Spectrum Brands sont vendus par les 25 plus grandsdétaillants au monde, auprès de plus d'un million de points de vente,dans plus de 120 pays. Établi à Atlanta, en Géorgie, Spectrum Brandsgénère environ 2,6 milliards de dollars de revenus annuels et emploieaux alentours de 10 000 personnes dans le monde entier. SpectrumBrands est coté au New York Stock Exchange sous le symbole SPC.
http://www.presseportal.ch/fr/story.htx?nr=100512201
A propos de Spectrum Brands, Inc.
Spectrum Brands fabrique des biens de consommations pour le mondeentier et se classe parmi les premiers fournisseurs dans les secteursd'activité suivants: piles électriques, produits d'entretien pour lejardin, produits animaliers, produits pour le rasage, cosmétiques,soins, insecticides à usage domestique et éclairage portatif. Lesproduits de Spectrum Brands sont vendus par les 25 plus grandsdétaillants au monde, auprès de plus d'un million de points de vente,dans plus de 120 pays. Établi à Atlanta, en Géorgie, Spectrum Brandsgénère environ 2,6 milliards de dollars de revenus annuels et emploieaux alentours de 10 000 personnes dans le monde entier. SpectrumBrands est coté au New York Stock Exchange sous le symbole SPC.
http://www.presseportal.ch/fr/story.htx?nr=100512201
samedi 22 avril 2006
Swisscom ou le triomphe de la peur
Swisscom ou le triomphe de la peur
Analyse.
Pierre Veya
Vendredi 21 avril 2006
La privatisation totale de Swisscom (SCMN.VX) est compromise pour de mauvaises raisons politiques. Hans-Rudolf Merz a beau répéter ses intentions: sous la Coupole bernoise, une majorité est convaincue que la vente des actions de Swisscom a peu de chances de passer la rampe devant les deux Chambres et encore moins devant le peuple. Face à une coalition du refus «par principe» (socialistes, Verts, démocrates-chrétiens), face à des radicaux échaudés par les défaites électorales et des démocrates du centre qui jouent la carte régionaliste, le dossier Swisscom va être remis dans les tiroirs aussi vite qu'il en a été sorti.
L'ombre électorale
On laissera passer les élections fédérales de 2007, comme si l'usure du temps était une réponse appropriée aux problèmes d'une entreprise déstabilisée par un actionnaire qui tremble de trouille à chaque fois qu'une décision stratégique surgit. En clair, personne ne veut assumer la responsabilité d'une privatisation perçue comme impopulaire, mal comprise, considérée par beaucoup comme précipitée, et mise sur la table après un cafouillage politique irresponsable.
La couardise l'emportera sans doute, avec la bénédiction des conservateurs de gauche et de droite. Le temps des élections fédérales, on oubliera les risques liés à des acquisitions à l'étranger, l'absence de réelle concurrence sur le marché intérieur, les conflits d'intérêts entre le régulateur et l'Etat-actionnaire qui abuse de manière éhontée de sa position dominante et les dividendes colossaux versés à ses actionnaires par un employeur qui licencie sans discontinuer depuis dix ans.
Le risque subsiste
Le citoyen-contribuable, lui, assumera le risque d'un actionnaire majoritaire dans une société trop à l'étroit sur son marché intérieur et continuera de payer très cher ses communications téléphoniques. Quant à Swisscom, le poids de la Confédération lui assure certes une forme de protection contre la concurrence mais toute initiative de sa part, un tant soit peu audacieuse, sera à coup sûr sous la haute surveillance politicienne. On peut sérieusement douter que ce climat soit propice à la réinvention d'une entreprise qui affronte des changements technologiques considérables et qui devra renoncer à une part toujours plus considérable de ses revenus traditionnels.
Si les partisans de la privatisation ont eu raison d'insister sur les risques et les conflits d'intérêts de l'actionnaire majoritaire, ils ont commis une erreur majeure de communication. La privatisation aurait dû être préparée beaucoup plus tôt et présentée sous le seul angle défendable: donner à une entreprise et à ses employés le meilleur cadre possible pour se développer et prospérer. Car au fond, il s'agit de cela. Le retrait de la Confédération du capital de Swisscom n'a rien à voir avec une opération financière, pas plus qu'il ne répond à une posture idéologique comme le prétendent les conservateurs. Il s'agit de prendre acte du fait que les télécoms sont un secteur mûr, qui n'a plus besoin de la protection de l'Etat pour se développer. Au contraire. Swisscom a besoin de liberté et de pouvoir prendre des risques à la hauteur des enjeux d'un secteur qui vit une accélération des innovations technologiques qui terrasseront les acteurs trop lents. C'est une chance pour Swisscom et ses employés, à condition que la liberté entrepreneuriale ne soit pas bridée par des considérations qui n'ont rien à voir avec une société privée qui évolue sur un marché concurrentiel. Cette chance, le Conseil fédéral pas plus que les partis politiques n'en ont parlé. Résultat, pour une partie importante de l'opinion publique, la privatisation est vécue à tort comme une régression, le début d'un affaiblissement de la qualité des services fournis par l'industrie des télécoms alors que la libéralisation prouve le contraire.
La concurrence dérange
Bref, tout se passe comme si le refus de la privatisation était le dernier rempart contre une ouverture des télécoms à la concurrence qui n'a jamais été acceptée par les conservateurs qui rêvent d'un Etat tutélaire qui décide de tout. Les étatistes refusent de comprendre que la Confédération doit se concentrer sur sa tâche essentielle: la régulation du marché. Elle peut évidemment demeurer actionnaire, mais sa frustration ne fera que croître car elle ne pourra jamais concilier sa responsabilité d'actionnaire avec l'impartialité qu'exige son métier de régulateur. Qui va-t-elle défendre? Les consommateurs? ou les intérêts des actionnaires? Qui doit-elle privilégier en cas de conflit entre la direction et les salariés? Que se passera-t-il si Swisscom perd l'accès à une concession comme on ne peut pas l'exclure dans un marché concurrentiel? Ces conflits sont inévitables à moins de considérer que la participation de la Confédération dans l'opérateur historique n'a qu'un but strictement financier... le seul qui soit raisonnable pour l'actionnaire d'une société privée. Pour tenter de concilier l'inconciliable, on peut imaginer que la Confédération isole sa participation et en confie la surveillance à un conseil de sages, chargé de la représenter au conseil d'administration de Swisscom. Car jusqu'ici, et on l'a peut-être oublié, le Conseil fédéral ne sait pas comment exercer concrètement son devoir d'actionnaire, bien qu'il en assume tous les risques.
http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=179397
Analyse.
Pierre Veya
Vendredi 21 avril 2006
La privatisation totale de Swisscom (SCMN.VX) est compromise pour de mauvaises raisons politiques. Hans-Rudolf Merz a beau répéter ses intentions: sous la Coupole bernoise, une majorité est convaincue que la vente des actions de Swisscom a peu de chances de passer la rampe devant les deux Chambres et encore moins devant le peuple. Face à une coalition du refus «par principe» (socialistes, Verts, démocrates-chrétiens), face à des radicaux échaudés par les défaites électorales et des démocrates du centre qui jouent la carte régionaliste, le dossier Swisscom va être remis dans les tiroirs aussi vite qu'il en a été sorti.
L'ombre électorale
On laissera passer les élections fédérales de 2007, comme si l'usure du temps était une réponse appropriée aux problèmes d'une entreprise déstabilisée par un actionnaire qui tremble de trouille à chaque fois qu'une décision stratégique surgit. En clair, personne ne veut assumer la responsabilité d'une privatisation perçue comme impopulaire, mal comprise, considérée par beaucoup comme précipitée, et mise sur la table après un cafouillage politique irresponsable.
La couardise l'emportera sans doute, avec la bénédiction des conservateurs de gauche et de droite. Le temps des élections fédérales, on oubliera les risques liés à des acquisitions à l'étranger, l'absence de réelle concurrence sur le marché intérieur, les conflits d'intérêts entre le régulateur et l'Etat-actionnaire qui abuse de manière éhontée de sa position dominante et les dividendes colossaux versés à ses actionnaires par un employeur qui licencie sans discontinuer depuis dix ans.
Le risque subsiste
Le citoyen-contribuable, lui, assumera le risque d'un actionnaire majoritaire dans une société trop à l'étroit sur son marché intérieur et continuera de payer très cher ses communications téléphoniques. Quant à Swisscom, le poids de la Confédération lui assure certes une forme de protection contre la concurrence mais toute initiative de sa part, un tant soit peu audacieuse, sera à coup sûr sous la haute surveillance politicienne. On peut sérieusement douter que ce climat soit propice à la réinvention d'une entreprise qui affronte des changements technologiques considérables et qui devra renoncer à une part toujours plus considérable de ses revenus traditionnels.
Si les partisans de la privatisation ont eu raison d'insister sur les risques et les conflits d'intérêts de l'actionnaire majoritaire, ils ont commis une erreur majeure de communication. La privatisation aurait dû être préparée beaucoup plus tôt et présentée sous le seul angle défendable: donner à une entreprise et à ses employés le meilleur cadre possible pour se développer et prospérer. Car au fond, il s'agit de cela. Le retrait de la Confédération du capital de Swisscom n'a rien à voir avec une opération financière, pas plus qu'il ne répond à une posture idéologique comme le prétendent les conservateurs. Il s'agit de prendre acte du fait que les télécoms sont un secteur mûr, qui n'a plus besoin de la protection de l'Etat pour se développer. Au contraire. Swisscom a besoin de liberté et de pouvoir prendre des risques à la hauteur des enjeux d'un secteur qui vit une accélération des innovations technologiques qui terrasseront les acteurs trop lents. C'est une chance pour Swisscom et ses employés, à condition que la liberté entrepreneuriale ne soit pas bridée par des considérations qui n'ont rien à voir avec une société privée qui évolue sur un marché concurrentiel. Cette chance, le Conseil fédéral pas plus que les partis politiques n'en ont parlé. Résultat, pour une partie importante de l'opinion publique, la privatisation est vécue à tort comme une régression, le début d'un affaiblissement de la qualité des services fournis par l'industrie des télécoms alors que la libéralisation prouve le contraire.
La concurrence dérange
Bref, tout se passe comme si le refus de la privatisation était le dernier rempart contre une ouverture des télécoms à la concurrence qui n'a jamais été acceptée par les conservateurs qui rêvent d'un Etat tutélaire qui décide de tout. Les étatistes refusent de comprendre que la Confédération doit se concentrer sur sa tâche essentielle: la régulation du marché. Elle peut évidemment demeurer actionnaire, mais sa frustration ne fera que croître car elle ne pourra jamais concilier sa responsabilité d'actionnaire avec l'impartialité qu'exige son métier de régulateur. Qui va-t-elle défendre? Les consommateurs? ou les intérêts des actionnaires? Qui doit-elle privilégier en cas de conflit entre la direction et les salariés? Que se passera-t-il si Swisscom perd l'accès à une concession comme on ne peut pas l'exclure dans un marché concurrentiel? Ces conflits sont inévitables à moins de considérer que la participation de la Confédération dans l'opérateur historique n'a qu'un but strictement financier... le seul qui soit raisonnable pour l'actionnaire d'une société privée. Pour tenter de concilier l'inconciliable, on peut imaginer que la Confédération isole sa participation et en confie la surveillance à un conseil de sages, chargé de la représenter au conseil d'administration de Swisscom. Car jusqu'ici, et on l'a peut-être oublié, le Conseil fédéral ne sait pas comment exercer concrètement son devoir d'actionnaire, bien qu'il en assume tous les risques.
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dimanche 9 avril 2006
Imprimer en entier une page du Web
Imprimer en entier une page du Web
MULTIASTUCES
ERIC OTHON
08 avril 2006
Sur le même sujet
» Retour à l'article principal
Quoi de plus rageant, lorsqu'on imprime une page sur Internet, que de voir toute la partie droite tronquée!
Avec Internet Explorer 6, vous pouvez facilement obtenir l'entier du document, tel qu'affiché à l'écran.
Vous allez d'abord visualiser à l'écran ce que vous obtiendrez sur papier. Déroulez le menu «Fichier», cliquez sur «Aperçu avant impression». A ce stade, différents cas de figure peuvent se présenter:
Si la page s'adapte parfaitement, vous pouvez cliquer directement sur le bouton «Imprimer».
Si la présentation est très large, il faut modifier l'aspect avant l'impression. Pour ce faire, cliquez sur l'icône voisine de «Imprimer», qui correspond à la mise en page, ou alors retrouver «Mise en page» dans le menu «Fichier».
Une fenêtre s'ouvre, permettant de choisir l'orientation «Portrait» ou «Paysage», mais aussi de modifier la taille des marges et les informations à imprimer (comme en-tête ou pied de page) au moyen de variables dont vous trouverez le détail en cliquant sur le point d'interrogation.
Si vous souhaitez imprimer seulement quelques lignes d'une page, sélectionnez la partie du texte qui vous intéresse, puis dans «Fichier» cliquez sur «Imprimer»; cochez alors l'option «Sélection» de la section «Etendue de pages», puis cliquez sur le bouton «Imprimer».
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatintendances/le_matin0/high_tech/imprimer_en_entier.html
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ERIC OTHON
08 avril 2006
Sur le même sujet
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Quoi de plus rageant, lorsqu'on imprime une page sur Internet, que de voir toute la partie droite tronquée!
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Vous allez d'abord visualiser à l'écran ce que vous obtiendrez sur papier. Déroulez le menu «Fichier», cliquez sur «Aperçu avant impression». A ce stade, différents cas de figure peuvent se présenter:
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vendredi 7 avril 2006
Les opérateurs suisses sous pression
Les opérateurs suisses sous pression
TÉLÉPHONIE MOBILE Dans les pays de l'Union européenne, les tarifs du «roaming» vont chuter. La Suisse ne pourra pas ignorer la nouvelle réglementation
FANNY OBERSON
07 avril 2006
Sur le web
» Allo.ch
» Swisscom Mobile
» Orange
Tous ceux qui ont déjà utilisé leur téléphone portable à l'étranger le savent: la facture est vite très salée. Les tarifs dits de «roaming» - itinérance - atteignent des sommets, les opérateurs taxant l'utilisateur des deux côtés de la frontière. L'adoption d'une réglementation européenne pourrait enfin influencer indirectement les tarifs suisses.La situation actuelle est en effet jugée inacceptable par Viviane Reding, commissaire européenne à la Société de l'information qui prépare la réglementation. L'idée est d'interdire aux opérateurs de l'UE de réclamer à leurs homologues des frais sensiblement supérieurs aux coûts réels. Mais aussi de mettre fin aux surcoûts lors de la réception d'un appel à l'étranger. Viviane Reding envisage enfin d'introduire le principe du «tarif du pays d'origine» - en vacances en Espagne, un Européen paiera le tarif local s'il appelle un numéro espagnol avec son portable. De quoi faire baisser les prix de 40 à 60% au sein de l'Union!Evolution du marché«Quand tous les pays d'Europe offriront des tarifs plus bas, les opérateurs suisses seront mal pris, annonce Didier Divorne, responsable du site Internet allo.ch. Comment pourraient-ils continuer à nous taxer autant? Il leur sera impossible de le justifier. Il faut passer d'un système de vache à lait à un système de transparence des coûts. Je pense que l'un d'entre eux va craquer, puis les autres suivront.» La répercussion sur les prix pourrait même être rapide et synchronisée avec les futurs tarifs européens. «Sur le plan politique, un parlementaire fédéral pourrait déposer une motion prenant le texte de l'UE en exemple», avance Didier Divorne.Du côté des opérateurs suisses, on se prépare à l'évolution du marché. Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, relève «qu'on ne sait pas comment les opérateurs européens vont réagir. Cependant, si leurs prix baissent, cela entraînera une diminution des coûts d'itinérance chez nous aussi.» Chez Orange, on déclare suivre attentivement ce qui se passe et évaluer la situation. La Commission européenne proposera en juin les mesures envisagées au sein de l'Union. Elles devraient entrer en vigueur dès l'été 2007.
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/les_operateurs_suisses.html
TÉLÉPHONIE MOBILE Dans les pays de l'Union européenne, les tarifs du «roaming» vont chuter. La Suisse ne pourra pas ignorer la nouvelle réglementation
FANNY OBERSON
07 avril 2006
Sur le web
» Allo.ch
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» Orange
Tous ceux qui ont déjà utilisé leur téléphone portable à l'étranger le savent: la facture est vite très salée. Les tarifs dits de «roaming» - itinérance - atteignent des sommets, les opérateurs taxant l'utilisateur des deux côtés de la frontière. L'adoption d'une réglementation européenne pourrait enfin influencer indirectement les tarifs suisses.La situation actuelle est en effet jugée inacceptable par Viviane Reding, commissaire européenne à la Société de l'information qui prépare la réglementation. L'idée est d'interdire aux opérateurs de l'UE de réclamer à leurs homologues des frais sensiblement supérieurs aux coûts réels. Mais aussi de mettre fin aux surcoûts lors de la réception d'un appel à l'étranger. Viviane Reding envisage enfin d'introduire le principe du «tarif du pays d'origine» - en vacances en Espagne, un Européen paiera le tarif local s'il appelle un numéro espagnol avec son portable. De quoi faire baisser les prix de 40 à 60% au sein de l'Union!Evolution du marché«Quand tous les pays d'Europe offriront des tarifs plus bas, les opérateurs suisses seront mal pris, annonce Didier Divorne, responsable du site Internet allo.ch. Comment pourraient-ils continuer à nous taxer autant? Il leur sera impossible de le justifier. Il faut passer d'un système de vache à lait à un système de transparence des coûts. Je pense que l'un d'entre eux va craquer, puis les autres suivront.» La répercussion sur les prix pourrait même être rapide et synchronisée avec les futurs tarifs européens. «Sur le plan politique, un parlementaire fédéral pourrait déposer une motion prenant le texte de l'UE en exemple», avance Didier Divorne.Du côté des opérateurs suisses, on se prépare à l'évolution du marché. Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, relève «qu'on ne sait pas comment les opérateurs européens vont réagir. Cependant, si leurs prix baissent, cela entraînera une diminution des coûts d'itinérance chez nous aussi.» Chez Orange, on déclare suivre attentivement ce qui se passe et évaluer la situation. La Commission européenne proposera en juin les mesures envisagées au sein de l'Union. Elles devraient entrer en vigueur dès l'été 2007.
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/les_operateurs_suisses.html
jeudi 6 avril 2006
Non, le poker n'est pas mal famé
Non, le poker n'est pas mal famé
LIEN UTILE
Musée suisse du jeu
LA TOUR-DE-PEILZ Le Musée suisse du jeu entend améliorer la réputation du poker au travers d'une exposition.
SANDRA WEBER
Publié le 06 avril 2006
UN JEU PSYCHOLOGIQUE Laetitia Aeberli, commissaire de l'exposition temporaire. La possibilité de bluffer ses adversaires et de gagner tout en ayant de mauvaises cartes explique la fascination exercée par le poker. / PHOTO CHANTAL DERVEY
Espace à caractère familial s'il en est, le Musée suisse du jeu de La Tour-de-Peilz organise cette fois-ci une exposition destinée en particulier à un public d'adultes. Le poker y tiendra la vedette au début du mois prochain. «C'est un thème d'actualité, explique Rita Schyrr, chargée de communication du musée. Le poker connaît un grand succès, notamment au travers d'émissions à la télévision et de jeux sur internet.» L'exposition vise à remettre en question la réputation sulfureuse de ce jeu. «Nous voulons montrer qu'il ne se joue pas uniquement dans des arrière-boutiques enfumées, explique le directeur Ulrich Schädler. Et pas forcément pour de l'argent. Les sous sont une juste une manière de compter les points.» Des conférences et des projections seront organisées sur le même thème.
Mais seuls les plus de 16 ans pourront participer aux initiations. «Cela peut sembler paradoxal dans le sens où nous combattons les a priori qui entourent le poker, admet le directeur. Mais nous ne voulons pas non plus provoquer. Il ne faudrait pas laisser croire que nous incitons les jeunes à jouer à un jeu qui est associé à une mauvaise image.»Le rêve américainEn Europe, le poker sonne comme un cliché, lié aux films de western ou de gangsters, ce que reflète la section intitulée «Poker et cinéma: un mariage obscur». La possibilité de bluffer ses adversaires et de gagner tout en ayant de mauvaises cartes explique très certainement la fascination exercée par le poker au cinéma.
«C'est le rêve américain type, constate Ulrich Schädler. Voilà pourquoi les réalisateurs l'aiment tant. En plus, c'est un jeu très sophistiqué au niveau psychologique. On peut gagner en disant des mensonges. Et si l'on pense que la théorie du comportement économique est basée sur le poker, cela devient fascinant!»
Exposition «Poker: tout un art», du 5 au 14 mai au Musée suisse du jeu, au château de La Tour-de-Peilz. Avec initiations, conférences et projections. Info sur www.museedujeu.com
Mais seuls les plus de 16 ans pourront participer aux initiations. «Cela peut sembler paradoxal dans le sens où nous combattons les a priori qui entourent le poker, admet le directeur. Mais nous ne voulons pas non plus provoquer. Il ne faudrait pas laisser croire que nous incitons les jeunes à jouer à un jeu qui est associé à une mauvaise image.»
Le rêve américain
En Europe, le poker sonne comme un cliché, lié aux films de western ou de gangsters, ce que reflète la section intitulée «Poker et cinéma: un mariage obscur». La possibilité de bluffer ses adversaires et de gagner tout en ayant de mauvaises cartes explique très certainement la fascination exercée par le poker au cinéma. «C'est le rêve américain type, constate Ulrich Schädler. Voilà pourquoi les réalisateurs l'aiment tant. En plus, c'est un jeu très sophistiqué au niveau psychologique. On peut gagner en disant des mensonges. Et si l'on pense que la théorie du comportement économique est basée sur le poker, cela devient fascinant!» Exposition «Poker: tout un art», du 5 au 14 mai au Musée suisse du jeu, au château de La Tour-de-Peilz. Avec initiations, conférences et projections. Info sur www.museedujeu.comhttp://www.24heures.ch/vqhome/edition/riviera___chablais/expo_poker_060406.edition=rc.html
LIEN UTILE
Musée suisse du jeu
LA TOUR-DE-PEILZ Le Musée suisse du jeu entend améliorer la réputation du poker au travers d'une exposition.
SANDRA WEBER
Publié le 06 avril 2006
UN JEU PSYCHOLOGIQUE Laetitia Aeberli, commissaire de l'exposition temporaire. La possibilité de bluffer ses adversaires et de gagner tout en ayant de mauvaises cartes explique la fascination exercée par le poker. / PHOTO CHANTAL DERVEY
Espace à caractère familial s'il en est, le Musée suisse du jeu de La Tour-de-Peilz organise cette fois-ci une exposition destinée en particulier à un public d'adultes. Le poker y tiendra la vedette au début du mois prochain. «C'est un thème d'actualité, explique Rita Schyrr, chargée de communication du musée. Le poker connaît un grand succès, notamment au travers d'émissions à la télévision et de jeux sur internet.» L'exposition vise à remettre en question la réputation sulfureuse de ce jeu. «Nous voulons montrer qu'il ne se joue pas uniquement dans des arrière-boutiques enfumées, explique le directeur Ulrich Schädler. Et pas forcément pour de l'argent. Les sous sont une juste une manière de compter les points.» Des conférences et des projections seront organisées sur le même thème.
Mais seuls les plus de 16 ans pourront participer aux initiations. «Cela peut sembler paradoxal dans le sens où nous combattons les a priori qui entourent le poker, admet le directeur. Mais nous ne voulons pas non plus provoquer. Il ne faudrait pas laisser croire que nous incitons les jeunes à jouer à un jeu qui est associé à une mauvaise image.»Le rêve américainEn Europe, le poker sonne comme un cliché, lié aux films de western ou de gangsters, ce que reflète la section intitulée «Poker et cinéma: un mariage obscur». La possibilité de bluffer ses adversaires et de gagner tout en ayant de mauvaises cartes explique très certainement la fascination exercée par le poker au cinéma.
«C'est le rêve américain type, constate Ulrich Schädler. Voilà pourquoi les réalisateurs l'aiment tant. En plus, c'est un jeu très sophistiqué au niveau psychologique. On peut gagner en disant des mensonges. Et si l'on pense que la théorie du comportement économique est basée sur le poker, cela devient fascinant!»
Exposition «Poker: tout un art», du 5 au 14 mai au Musée suisse du jeu, au château de La Tour-de-Peilz. Avec initiations, conférences et projections. Info sur www.museedujeu.com
Mais seuls les plus de 16 ans pourront participer aux initiations. «Cela peut sembler paradoxal dans le sens où nous combattons les a priori qui entourent le poker, admet le directeur. Mais nous ne voulons pas non plus provoquer. Il ne faudrait pas laisser croire que nous incitons les jeunes à jouer à un jeu qui est associé à une mauvaise image.»
Le rêve américain
En Europe, le poker sonne comme un cliché, lié aux films de western ou de gangsters, ce que reflète la section intitulée «Poker et cinéma: un mariage obscur». La possibilité de bluffer ses adversaires et de gagner tout en ayant de mauvaises cartes explique très certainement la fascination exercée par le poker au cinéma. «C'est le rêve américain type, constate Ulrich Schädler. Voilà pourquoi les réalisateurs l'aiment tant. En plus, c'est un jeu très sophistiqué au niveau psychologique. On peut gagner en disant des mensonges. Et si l'on pense que la théorie du comportement économique est basée sur le poker, cela devient fascinant!» Exposition «Poker: tout un art», du 5 au 14 mai au Musée suisse du jeu, au château de La Tour-de-Peilz. Avec initiations, conférences et projections. Info sur www.museedujeu.comhttp://www.24heures.ch/vqhome/edition/riviera___chablais/expo_poker_060406.edition=rc.html
Le poker abat ses cartes
Le poker abat ses cartes
LA TOUR-DE-PEILZ (VD) Une expo redore le blason du poker, un jeu en pleine expansion, mais trop souvent associé encore aux tripots ou aux cow-boys
SÉBASTIEN JOST
05 avril 2006
Sur le web
» Musée suisse du jeu
» Tour-de-Peilz (VD)
» Loterie romande
«Quand on parle poker en Europe, c'est l'image que Hollywood a fabriquée qui vient à l'esprit, souligne Ulrich Schädler, directeur du Musée suisse du jeu à La Tour-de-Peilz (VD). Celle d'une arrière-salle enfumée ou d'un saloon rempli de cow-boys. Il faut en finir avec ce cliché.» Pour fouler au pied ces stéréotypes, l'institution consacre une exposition au célébrissime jeu de cartes du 5 au 14 mai. La Loterie romande, qui s'apprête à lancer un nouveau billet à gratter, le Poker royal, sponsorise l'événement. «Le poker possède encore une réputation négative et sulfureuse chez nous, relève Giovanni Tammaro, directeur marketing de la Loterie romande. Mais il y a une véritable vague de fond autour de ce jeu. Il y a des compétitions à la télévision, des jeux sur Internet. Beaucoup de femmes pratiquent le poker, même si cela n'est pas connu. Des artistes aussi, qui ne craignent pas de s'afficher. A l'image de Patrick Bruel, qui a été champion du monde de poker en 1998.»Des ateliers et des conférences seront organisés dans le cadre de l'exposition. Qu'ils soient profs à la Sorbonne, avocats ou joueurs d'élite, tous amèneront leur crédibilité à ce jeu de cartes. Le samedi se déroulera une partie réunissant people et VIP (very important player) sur le bateau le «Simplon». L'intégralité des gains sera reversée à une oeuvre caritative.«Le jeu est un élément naturel de notre vie, relève Ulrich Schädler. C'est dans ce domaine et l'art de la guerre que l'homme est le plus créatif. Les cartes, par exemple, sont géniales. Ce sont des petits bouts de papier imprimés, portables et permettant une infinité de jeux. Des plus simples aux plus sophistiqués, à l'image du poker qui, avec l'importance des enchères, est très particulier et se passe surtout au niveau psychologique.»«Poker, tout un art», du 5 au 14 mai au Musée suisse du jeu à La Tour-de-Peilz
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/le_poker_abat_ses.html
LA TOUR-DE-PEILZ (VD) Une expo redore le blason du poker, un jeu en pleine expansion, mais trop souvent associé encore aux tripots ou aux cow-boys
SÉBASTIEN JOST
05 avril 2006
Sur le web
» Musée suisse du jeu
» Tour-de-Peilz (VD)
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«Quand on parle poker en Europe, c'est l'image que Hollywood a fabriquée qui vient à l'esprit, souligne Ulrich Schädler, directeur du Musée suisse du jeu à La Tour-de-Peilz (VD). Celle d'une arrière-salle enfumée ou d'un saloon rempli de cow-boys. Il faut en finir avec ce cliché.» Pour fouler au pied ces stéréotypes, l'institution consacre une exposition au célébrissime jeu de cartes du 5 au 14 mai. La Loterie romande, qui s'apprête à lancer un nouveau billet à gratter, le Poker royal, sponsorise l'événement. «Le poker possède encore une réputation négative et sulfureuse chez nous, relève Giovanni Tammaro, directeur marketing de la Loterie romande. Mais il y a une véritable vague de fond autour de ce jeu. Il y a des compétitions à la télévision, des jeux sur Internet. Beaucoup de femmes pratiquent le poker, même si cela n'est pas connu. Des artistes aussi, qui ne craignent pas de s'afficher. A l'image de Patrick Bruel, qui a été champion du monde de poker en 1998.»Des ateliers et des conférences seront organisés dans le cadre de l'exposition. Qu'ils soient profs à la Sorbonne, avocats ou joueurs d'élite, tous amèneront leur crédibilité à ce jeu de cartes. Le samedi se déroulera une partie réunissant people et VIP (very important player) sur le bateau le «Simplon». L'intégralité des gains sera reversée à une oeuvre caritative.«Le jeu est un élément naturel de notre vie, relève Ulrich Schädler. C'est dans ce domaine et l'art de la guerre que l'homme est le plus créatif. Les cartes, par exemple, sont géniales. Ce sont des petits bouts de papier imprimés, portables et permettant une infinité de jeux. Des plus simples aux plus sophistiqués, à l'image du poker qui, avec l'importance des enchères, est très particulier et se passe surtout au niveau psychologique.»«Poker, tout un art», du 5 au 14 mai au Musée suisse du jeu à La Tour-de-Peilz
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Libéralisation du 111
Bataille pour le 111
LIBÉRALISATION
Avec la nouvelle campagne de Swisscom autour du 1811, l'empoignade publicitaire pour imposer le ou les numéros qui remplaceront le 111 dans la tête des Suisses est lancée
GENEVIÈVE COMBY
05 avril 2006
Sur le même sujet
» Le 118 reste aux pompiers
» Swisscom: tout doit disparaître
Sur le web
» Swisscom
» OFCOM
» Allo.ch
«118 218», «118 008», «118 000»: impossible d'échapper au matraquage publicitaire des nouveaux numéros de renseignements qui passent en boucle sur les chaînes de télévision françaises. La Suisse pourrait bien connaître la même déferlante, avec la mort annoncée pour la fin de l'année du bon vieux 111. Swisscom vient d'ouvrir les hostilités cette semaine en lançant une campagne pour faire connaître son nouveau numéro, le 1811.Marché ouvert en 2001Depuis 2001, le marché est ouvert à la concurrence. Quatorze numéros de renseignements ont été attribués par l'Office fédéral de la Communication (OFCOM), dont onze sont déjà en service. Mais le 111 étant devenu un réflexe quasi instinctif chez les Suisses, aucun n'a réussi à se faire connaître. Qui se souvient du 1850 que la société Conduit SA avait tenté de promouvoir à grand renfort de publicité? Actuellement, sur les 40 à 45 millions d'appels annuels aux renseignements, l'immense majorité atterrit toujours au 111.Avec la multiplication des indicatifs, les consommateurs vont devoir changer leurs habitudes. Risquent-ils de se trouver face à une jungle de bases de données différentes, les contraignant à appeler plusieurs standards pour obtenir un simple numéro? Bernhard Bürki, porte-parole de l'OFCOM, se veut rassurant: «Les fournisseurs de services doivent monter leur base de données, mais ils n'ont pas le droit de garder leurs informations secrètes.» En clair, ils ont la possibilité d'acheter les informations nécessaires auprès de Swisscom Directories, la principale source de données. «Swisscom doit les acheter au même prix que les autres», précise Bernhard Bürki.C'est donc sur le terrain publicitaire que la guerre pour s'imposer dans l'esprit des clients va se jouer. «Il reste huit mois, c'est maintenant ou jamais qu'il faut se faire connaître», confirme Didier Divorne, responsable du site spécialisé Allo.ch. La concurrence est d'ailleurs dans les starting-blocks, à l'instar d'Orange qui confirme préparer une campagne promotionnelle.Combien réussiront à s'imposer? Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, rappelle que «dans d'autres pays européens les appels ont reculé de 50%. Certaines personnes ne savent plus quel numéro composer et optent pour d'autres méthodes comme Internet ou le bottin.» Un manque à gagner que le leader des renseignements préfère balayer d'un coup de main: «Le chiffre d'affaires annuel du 111 est de 50 millions de francs par an. Sur un total de 10 milliards, ça reste marginal.»
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/bataille_pour_le_111.html
Le 118 reste aux pompiers
GENEVIÈVE COMBY
05 avril 2006
Sur le même sujet
» Retour à l'article principal
En France, tous les nouveaux numéros de renseignements téléphoniques commencent par 118. En Suisse, ils peuvent s'échelonner de 1800 à 1899. Une similitude qui ne doit rien au hasard.«Le 118 est une recommandation de l'Union européenne, c'est pour cela qu'on le retrouve chez nos voisins», explique Bernhard Bürki, porte-parole de l'OFCOM.La Suisse aurait bien voulu faire pareil. Mais, chez nous, le 118 est déjà attribué... aux urgences en cas d'incendie! Berne s'est donc rabattu sur le 18.
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LIBÉRALISATION
Avec la nouvelle campagne de Swisscom autour du 1811, l'empoignade publicitaire pour imposer le ou les numéros qui remplaceront le 111 dans la tête des Suisses est lancée
GENEVIÈVE COMBY
05 avril 2006
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Le 118 reste aux pompiers
GENEVIÈVE COMBY
05 avril 2006
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En France, tous les nouveaux numéros de renseignements téléphoniques commencent par 118. En Suisse, ils peuvent s'échelonner de 1800 à 1899. Une similitude qui ne doit rien au hasard.«Le 118 est une recommandation de l'Union européenne, c'est pour cela qu'on le retrouve chez nos voisins», explique Bernhard Bürki, porte-parole de l'OFCOM.La Suisse aurait bien voulu faire pareil. Mais, chez nous, le 118 est déjà attribué... aux urgences en cas d'incendie! Berne s'est donc rabattu sur le 18.
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dimanche 2 avril 2006
Les poissons d'avril dans la presse...
1 avril 2006 14:01
Poissons d'avril:
les relations Suisse - Europe n'ont pas la pêche
BERNE - Les relations avec l'UE naviguent à nouveau en eaux troubles: un fonctionnaire de Bruxelles a par erreur mis au pilon la demande d'adhésion helvétique. Consternation à Lausanne aussi, où un guet polonais va désormais veiller sur la Cathédrale.Suite à la bourde du fonctionnaire européen,
"Berne devra refaire une demande d'adhésion d'ici fin juin", rapportent la "Radio suisse romande", le "Nouvelliste", la "Liberté", l'"Agefi", "l'Express" et l'"Impartial" dans leurs éditions et journaux de samedi. C'est là un des plus gros poissons pêchés dans les médias suisses en ce 1er avril.
Le Conseil fédéral a actuellement d'autres chats à fouetter, selon "le Matin". Il a interdit en urgence toute course aux oeufs pendant Pâques. Cette mesure vise à protéger préventivement les jeunes enfants particulièrement exposés aux risques de grippe aviaire.
A l'heure de l'ouverture du marché du travail aux nouveaux pays membres de l'UE, c'est "l'effroi dans le beffroi", écrit "24 Heures": un crieur polonais va remplacer le guet à la Cathédrale de Lausanne, pour des raisons d'économies. L'ancien guet remercié a dû proposer ses services comme souffleur à l'Opéra de Lausanne.
Mais les journaux se sont aussi intéressés à une actualité plus locale: selon "La Liberté", Alain Morisod et ses "sweet people" se sont comportés comme des sauvages dans un hôtel de Guin, saccageant tout sous l'effet de l'ivresse. Tout a commencé lorsqu'un membre du groupe a fracassé une bouteille sur la tête du réceptionniste parce qu'il n'avait pas TSR2 dans sa chambre.
Au Creux-du-Van, deux loups ont été aperçus, révèlent "L'Impartial" et "l'Express". Selon une rumeur, ils auraient été introduits en secret par le Département de la gestion du territoire pour dissuader certains promeneurs d'aller dans la réserve naturelle. Quant au "Quotidien Jurassien", il se réjouit de l'ouverture prochaine d'une station de ski à Rebeuvelier."Le Courrier", pour sa part, a annoncé se lancer dans l'aventure du journal gratuit. Le nouveau venu s'appellera "Cour(t)". Contrairement à ses deux concurrents, "Cour(t) s'adresse aux automobilistes pendulaires. Les articles n'excéderont pas 20 lignes, afin de faciliter la lecture au volant.
SDA-ATS
http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html?siteSect=113&sid=6596618&cKey=1143892878000&ticker=true
Morisod s'est-il piqué le tube?
FRIBOURG
L'animateur des «Coups de coeur» fait scandale dans «La Liberté»: avec son groupe, il aurait saccagé un hôtel et brutalisé son gérant...
YVES LASSUEUR
01 avril 2006
Un doux agneau, Alain Morisod? Et son groupe, les Sweet People, une brochette de bons papas plus prompts à entonner le dernier tube qu'à se le piquer? C'est ce qu'on croyait jusqu'à ces derniers jours. Mais, hier, patatras, la réputation de ces vedettes du samedi soir télévisé en a pris un sérieux coup.
Sous le titre «Les coups de boule» d'Alain Morisod, le quotidien La Liberté rapporte les méfaits, la brutalité et la casse dont l'orchestre genevois, sérieusement pris de boisson, s'est rendu coupable mercredi dans un hôtel de Guin (FR).
Selon le quotidien fribourgeois, Morisod et les Sweet People étaient venus préparer un souper-spectacle qu'ils donneront le 12 mai prochain. Dans la journée déjà, le ton serait monté à la patinoire, les musiciens prenant ombrage du fait que les joueurs du club de hockey les gorillaient pendant qu'ils réglaient le son.
Le soir, la situation aurait dégénéré. Buvant sec et invectivant les serveuses, puis incapables de reprendre la route, les Sweet People se seraient rabattus sur un hôtel de Guin. Là, ils auraient saccagé les chambres, détruit le mobilier et renversé des bouteilles sur la moquette. Ivre, l'un d'eux aurait fracassé une bouteille de vin sur la tête du réceptionniste. C'est là qu'Alain Morisod lui-même aurait presque «assommé» le gérant de l'établissement qui voulait séparer son employé et le Sweet People pris de boisson.
Une sacrée histoire qui aura terni la réputation de Morisod auprès de tous les lecteurs de La Liberté... Ceux en tout cas qui n'auront pas réalisé qu'il s'agissait d'un poisson d'avril. Le quotidien le précisera lundi.
En attendant, petite question: Morisod a-t-il été prévenu du gag? «Non, je ne crois pas», dit l'auteur de l'article, Marc-Roland Zoellig, qui compte sur la bonne humeur légendaire de l'artiste genevois pour faire passer la pilule. De fait, le journal a choisi ce «poisson» en souvenir d'un récent fait divers qui a vu un groupe de rap mettre à sac l'hôtel de Bulle où il était hébergé.
Au «Matin dimanche», nous aurions aimé connaître la réaction d'Alain Morisod devant cette mise en scène éthylo-castagneuse. Hélas, il était injoignable hier, mais son épouse tombait des nues en apprenant à quelle sauce son mari été frit ce 1er avril.
Reste une info, une seule, qui est authentique: Morisod et les Sweet People joueront bien à Guin le 12 mai prochain. Pour le reste, du côté de Fribourg, on prépare déjà le poisson de l'année prochaine: «Rochebin arrêté pour trafic de Brésiliennes» ou, à choix, «Jean-Marc Richard pille les troncs de la cathédrale».
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/morisod_s_est-il_pique.html
Poissons d'avril:
les relations Suisse - Europe n'ont pas la pêche
BERNE - Les relations avec l'UE naviguent à nouveau en eaux troubles: un fonctionnaire de Bruxelles a par erreur mis au pilon la demande d'adhésion helvétique. Consternation à Lausanne aussi, où un guet polonais va désormais veiller sur la Cathédrale.Suite à la bourde du fonctionnaire européen,
"Berne devra refaire une demande d'adhésion d'ici fin juin", rapportent la "Radio suisse romande", le "Nouvelliste", la "Liberté", l'"Agefi", "l'Express" et l'"Impartial" dans leurs éditions et journaux de samedi. C'est là un des plus gros poissons pêchés dans les médias suisses en ce 1er avril.
Le Conseil fédéral a actuellement d'autres chats à fouetter, selon "le Matin". Il a interdit en urgence toute course aux oeufs pendant Pâques. Cette mesure vise à protéger préventivement les jeunes enfants particulièrement exposés aux risques de grippe aviaire.
A l'heure de l'ouverture du marché du travail aux nouveaux pays membres de l'UE, c'est "l'effroi dans le beffroi", écrit "24 Heures": un crieur polonais va remplacer le guet à la Cathédrale de Lausanne, pour des raisons d'économies. L'ancien guet remercié a dû proposer ses services comme souffleur à l'Opéra de Lausanne.
Mais les journaux se sont aussi intéressés à une actualité plus locale: selon "La Liberté", Alain Morisod et ses "sweet people" se sont comportés comme des sauvages dans un hôtel de Guin, saccageant tout sous l'effet de l'ivresse. Tout a commencé lorsqu'un membre du groupe a fracassé une bouteille sur la tête du réceptionniste parce qu'il n'avait pas TSR2 dans sa chambre.
Au Creux-du-Van, deux loups ont été aperçus, révèlent "L'Impartial" et "l'Express". Selon une rumeur, ils auraient été introduits en secret par le Département de la gestion du territoire pour dissuader certains promeneurs d'aller dans la réserve naturelle. Quant au "Quotidien Jurassien", il se réjouit de l'ouverture prochaine d'une station de ski à Rebeuvelier."Le Courrier", pour sa part, a annoncé se lancer dans l'aventure du journal gratuit. Le nouveau venu s'appellera "Cour(t)". Contrairement à ses deux concurrents, "Cour(t) s'adresse aux automobilistes pendulaires. Les articles n'excéderont pas 20 lignes, afin de faciliter la lecture au volant.
SDA-ATS
http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html?siteSect=113&sid=6596618&cKey=1143892878000&ticker=true
Morisod s'est-il piqué le tube?
FRIBOURG
L'animateur des «Coups de coeur» fait scandale dans «La Liberté»: avec son groupe, il aurait saccagé un hôtel et brutalisé son gérant...
YVES LASSUEUR
01 avril 2006
Un doux agneau, Alain Morisod? Et son groupe, les Sweet People, une brochette de bons papas plus prompts à entonner le dernier tube qu'à se le piquer? C'est ce qu'on croyait jusqu'à ces derniers jours. Mais, hier, patatras, la réputation de ces vedettes du samedi soir télévisé en a pris un sérieux coup.
Sous le titre «Les coups de boule» d'Alain Morisod, le quotidien La Liberté rapporte les méfaits, la brutalité et la casse dont l'orchestre genevois, sérieusement pris de boisson, s'est rendu coupable mercredi dans un hôtel de Guin (FR).
Selon le quotidien fribourgeois, Morisod et les Sweet People étaient venus préparer un souper-spectacle qu'ils donneront le 12 mai prochain. Dans la journée déjà, le ton serait monté à la patinoire, les musiciens prenant ombrage du fait que les joueurs du club de hockey les gorillaient pendant qu'ils réglaient le son.
Le soir, la situation aurait dégénéré. Buvant sec et invectivant les serveuses, puis incapables de reprendre la route, les Sweet People se seraient rabattus sur un hôtel de Guin. Là, ils auraient saccagé les chambres, détruit le mobilier et renversé des bouteilles sur la moquette. Ivre, l'un d'eux aurait fracassé une bouteille de vin sur la tête du réceptionniste. C'est là qu'Alain Morisod lui-même aurait presque «assommé» le gérant de l'établissement qui voulait séparer son employé et le Sweet People pris de boisson.
Une sacrée histoire qui aura terni la réputation de Morisod auprès de tous les lecteurs de La Liberté... Ceux en tout cas qui n'auront pas réalisé qu'il s'agissait d'un poisson d'avril. Le quotidien le précisera lundi.
En attendant, petite question: Morisod a-t-il été prévenu du gag? «Non, je ne crois pas», dit l'auteur de l'article, Marc-Roland Zoellig, qui compte sur la bonne humeur légendaire de l'artiste genevois pour faire passer la pilule. De fait, le journal a choisi ce «poisson» en souvenir d'un récent fait divers qui a vu un groupe de rap mettre à sac l'hôtel de Bulle où il était hébergé.
Au «Matin dimanche», nous aurions aimé connaître la réaction d'Alain Morisod devant cette mise en scène éthylo-castagneuse. Hélas, il était injoignable hier, mais son épouse tombait des nues en apprenant à quelle sauce son mari été frit ce 1er avril.
Reste une info, une seule, qui est authentique: Morisod et les Sweet People joueront bien à Guin le 12 mai prochain. Pour le reste, du côté de Fribourg, on prépare déjà le poisson de l'année prochaine: «Rochebin arrêté pour trafic de Brésiliennes» ou, à choix, «Jean-Marc Richard pille les troncs de la cathédrale».
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mercredi 29 mars 2006
La carte de la dernière chance
TÉLÉPHONIE Si la société de services ne trouve pas très vite des investisseurs, elle devra fermer boutique. Ses employés n'ont toujours pas reçu leur salaire de février
JEAN-MARIE ROLLE
28 mars 2006
Sur le web
» Natel futé
Natel futé va très mal. Créée en 1999, la société de services basée à Gland (VD), qui indique par SMS à ses 30 000 abonnés la présence de radars ou de bouchons notamment, est au bord du gouffre. Les responsables cherchent désespérément de l'argent frais et les trente employés, qui n'ont pas reçu leur salaire depuis février, ont rencontré hier un responsable du syndicat UNIA pour défendre leurs intérêts.
Malgré une ardoise importante - la société devrait encore 300 000 francs à Orange - , Natel futé aurait deux rendez-vous de la dernière chance d'ici à la fin de la semaine avec des investisseurs potentiels. Son administrateur, Jean-Michel Paux, le reconnaît: «Si ça ne marche pas, c'est terminé pour nous...»
Terminé aussi pour les clients qui paient entre 180 et 240 francs par année? «Nous ferons le maximum pour trouver un partenaire à même de reprendre les abonnements des clients.»Et de persister, malgré les récriminations de nombreux abonnés se plaignant d'avoir toujours moins de prestations: «Nous fournissons encore l'intégralité de nos services. Seuls les constats de police, difficilement gérables, ne sont plus diffusés. Nous cherchons un autre système pour les reprendre.»
Pour les collaborateurs, les jeux semblent faits. Mardi prochain, leur délégation, épaulée par UNIA, ira plaider sa cause devant la justice pour tenter de récupérer leur dû.Les ennuis de Natel futé ont véritablement commencé le 13 février dernier.
Réduite au silence après un différend commercial qui avait amené Swisscom à ne plus acheminer de SMS, la société avait partiellement repris ses activités quelques jours plus tard en s'attachant les services d'un diffuseur dont le nom n'a pas été dévoilé.
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/0/la_carte_de_la_derniere.html
TÉLÉPHONIE Si la société de services ne trouve pas très vite des investisseurs, elle devra fermer boutique. Ses employés n'ont toujours pas reçu leur salaire de février
JEAN-MARIE ROLLE
28 mars 2006
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» Natel futé
Natel futé va très mal. Créée en 1999, la société de services basée à Gland (VD), qui indique par SMS à ses 30 000 abonnés la présence de radars ou de bouchons notamment, est au bord du gouffre. Les responsables cherchent désespérément de l'argent frais et les trente employés, qui n'ont pas reçu leur salaire depuis février, ont rencontré hier un responsable du syndicat UNIA pour défendre leurs intérêts.
Malgré une ardoise importante - la société devrait encore 300 000 francs à Orange - , Natel futé aurait deux rendez-vous de la dernière chance d'ici à la fin de la semaine avec des investisseurs potentiels. Son administrateur, Jean-Michel Paux, le reconnaît: «Si ça ne marche pas, c'est terminé pour nous...»
Terminé aussi pour les clients qui paient entre 180 et 240 francs par année? «Nous ferons le maximum pour trouver un partenaire à même de reprendre les abonnements des clients.»Et de persister, malgré les récriminations de nombreux abonnés se plaignant d'avoir toujours moins de prestations: «Nous fournissons encore l'intégralité de nos services. Seuls les constats de police, difficilement gérables, ne sont plus diffusés. Nous cherchons un autre système pour les reprendre.»
Pour les collaborateurs, les jeux semblent faits. Mardi prochain, leur délégation, épaulée par UNIA, ira plaider sa cause devant la justice pour tenter de récupérer leur dû.Les ennuis de Natel futé ont véritablement commencé le 13 février dernier.
Réduite au silence après un différend commercial qui avait amené Swisscom à ne plus acheminer de SMS, la société avait partiellement repris ses activités quelques jours plus tard en s'attachant les services d'un diffuseur dont le nom n'a pas été dévoilé.
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samedi 25 mars 2006
Swisscom dope l'ADSL... mais pas pour tous
Swisscom dope l'ADSL... mais pas pour tous
swissinfo 22 mars 2006 14:39
Le géant bleu vient d'augmenter la vitesse de connexion à Internet. Mais près de 120.000 clients privés ne profiteront pas des nouveaux débits.
De quoi donner des arguments à la concurrence pour qui le monopole de Swisscom sur le dernier kilomètre, même s'il a été levé, freine l'innovation. Le chemin est encore long avant une libéralisation effective.
Les 1,1 millions d'internautes suisses abonnés à l'ADSL, la technologie qui permet de se connecter à grande vitesse à Internet via le fil du téléphone, l'attendaient avec grande impatience. A défaut de baisser ses tarifs, élevés en comparaison internationale, Swisscom a accru, depuis mi-mars, le débit des bandes passantes. En théorie, le géant bleu a quasiment triplé la vitesse des raccordements. Un client privé qui aujourd'hui utilise une connexion à 600 Kbits/s peut surfer à 2 Mbits/s, et ceci pour le même prix. Le service de 1,2 Mbits/s passe à une vitesse de 3,5 Mbit/s et celui de 2,4 augmente à 5 Mbits/s.
Des vitesses théoriques
Mais la joie d'une partie des utilisateurs s'est transformée en déception. Swisscom précise que «le taux de transfert maximal que peut obtenir le client dépend de son éloignement par rapport au central téléphonique ainsi que de la qualité de son installation intérieure». En clair, les nouvelles vitesses annoncées sont des valeurs maximales qui sont effectives uniquement dans des conditions optimales. Tout le monde n'en bénéficie pas pleinement. Reste à savoir combien d'abonnés font partie des heureux élus. La réponse se trouve dans un document de travail interne de Swisscom. Au niveau de la basse vitesse, pas trop d'inquiétude : 89% des actuels clients ADSL600 peuvent profiter pleinement des 2 Mbits/s promis.
Swisscom confirme
Mais ce pourcentage chute déjà à 69% pour les abonnés ADSL1200, et à peine 15% des clients ADSL2400 obtiennent les 5000 Kbits/s. Au total, ce sont près de 120 000 clients privés qui ne bénéficient pas complètement des nouveaux débits. Pour les entreprises, la situation est encore plus négative puisque seulement 55% des abonnés ADSL1200 Business jouissent de la nouvelle vitesse de 4000 Kbits/s et un maigre 3% des sociétés avec l'ADSL2400 Business obtient réellement les 6000 Kbits/s. Swisscom se borne à confirmer ces chiffres. «Nous sommes tributaires de la technologie», explique l'opérateur.
L'ADSL peu rentable pour les vendeurs
Du côté des vendeurs d'ADSL (ou ISP pour Internet service provider), c'est plutôt la soupe à la grimace puisque c'est eux qui doivent expliquer à certains clients pourquoi ils ne peuvent bénéficier des nouveaux débits. L'ADSL n'engendre qu'une très faible marge pour les ISP car ils achètent ce service à Swisscom qui bénéficie de facto encore d'un monopole sur le fameux «dernier kilomètre», le fil de cuivre qui relie le central à l'utilisateur final. Ainsi, par exemple, Swisscom facture 33,60 francs l'ADSL 2Mégas aux ISP qui le vendent au public entre 44 et 49 francs. Mais, en plus de ce forfait de base, les ISP doivent payer à l'ex-régie fédérale l'utilisation de la bande passante. Plus un abonné est actif sur Internet, plus son fournisseur sera taxé par Swisscom.
Seul l'emballage change
«Si on ajoute les frais de facturation, le marketing et le prix des modems, souvent offerts, nous perdons de l'argent sur ce service», affirme un vendeur. Tous les fournisseurs d'accès ADSL de Suisse (Bluewin, filiale de Swisscom, Sunrise, Tele2, VTX, etc.) dépendent de l'offre du géant bleu. Ils ne sont que des revendeurs. «L'offre pour l'ADSL est la même pour tous, c'est celle décidée par Swisscom, seul l'emballage change en fonction des ISP. Nous sommes tributaires de son bon vouloir, seule une libéraliation effective du dernier kilomètre, pour que chaque opérateur ait accès directement à sa clientèle», s'emporte Mathieu Janin, porte-parole de Sunrise.
swissinfo, Luigino Canal
Swissinfo -
Swisscom est le principal opérateur du marché suisse des télécoms.
- Le 21 mars 2006, après trois ans de discussions sur la révision de la loi, le Parlement oblige Swisscom à garantir l'accès du dernier kilomètre à ses concurrents durant quatre ans.
- Mais, il faudra attendre plusieurs années avant que les consommateurs puissent bénéficier des premières nouvelles offres. - Des ordonnances d'application doivent être écrites et soumises au Conseil fédéral (gouvernement) pour que la loi entre en vigueur en 2007.
- Les opérateurs alternatifs (comme Sunrise, Tele2 etc) devront ensuite négocier avec Swisscom de nouvaux prix et de nouveaux services.
- Les deux parties peuvent aussi faire des recours au Tribunal fédéral.
Faits marquants
- La Suisse compte plus de 1,1 millions d'abonnés à l'ADSL.
- Seulement 89% des 715.800 clients ADSL600 pourront profiter pleinement du nouveau débit de 2 Mbits/s.
- Environ 97.300 clients possède un débit ADSL1200, mais à peine 69% vont obtenir la nouvelle vitesse de 3,5 Mbit/s.
- Sur les 9100 abonnés ADSL2400, un maigre 15% va migrer vers les 5000 Kbits/s.
- Au total, ce sont près de 120.000 clients privés qui ne bénéficient pas complètement des nouveaux débits.
swissinfo 22 mars 2006 14:39
Le géant bleu vient d'augmenter la vitesse de connexion à Internet. Mais près de 120.000 clients privés ne profiteront pas des nouveaux débits.
De quoi donner des arguments à la concurrence pour qui le monopole de Swisscom sur le dernier kilomètre, même s'il a été levé, freine l'innovation. Le chemin est encore long avant une libéralisation effective.
Les 1,1 millions d'internautes suisses abonnés à l'ADSL, la technologie qui permet de se connecter à grande vitesse à Internet via le fil du téléphone, l'attendaient avec grande impatience. A défaut de baisser ses tarifs, élevés en comparaison internationale, Swisscom a accru, depuis mi-mars, le débit des bandes passantes. En théorie, le géant bleu a quasiment triplé la vitesse des raccordements. Un client privé qui aujourd'hui utilise une connexion à 600 Kbits/s peut surfer à 2 Mbits/s, et ceci pour le même prix. Le service de 1,2 Mbits/s passe à une vitesse de 3,5 Mbit/s et celui de 2,4 augmente à 5 Mbits/s.
Des vitesses théoriques
Mais la joie d'une partie des utilisateurs s'est transformée en déception. Swisscom précise que «le taux de transfert maximal que peut obtenir le client dépend de son éloignement par rapport au central téléphonique ainsi que de la qualité de son installation intérieure». En clair, les nouvelles vitesses annoncées sont des valeurs maximales qui sont effectives uniquement dans des conditions optimales. Tout le monde n'en bénéficie pas pleinement. Reste à savoir combien d'abonnés font partie des heureux élus. La réponse se trouve dans un document de travail interne de Swisscom. Au niveau de la basse vitesse, pas trop d'inquiétude : 89% des actuels clients ADSL600 peuvent profiter pleinement des 2 Mbits/s promis.
Swisscom confirme
Mais ce pourcentage chute déjà à 69% pour les abonnés ADSL1200, et à peine 15% des clients ADSL2400 obtiennent les 5000 Kbits/s. Au total, ce sont près de 120 000 clients privés qui ne bénéficient pas complètement des nouveaux débits. Pour les entreprises, la situation est encore plus négative puisque seulement 55% des abonnés ADSL1200 Business jouissent de la nouvelle vitesse de 4000 Kbits/s et un maigre 3% des sociétés avec l'ADSL2400 Business obtient réellement les 6000 Kbits/s. Swisscom se borne à confirmer ces chiffres. «Nous sommes tributaires de la technologie», explique l'opérateur.
L'ADSL peu rentable pour les vendeurs
Du côté des vendeurs d'ADSL (ou ISP pour Internet service provider), c'est plutôt la soupe à la grimace puisque c'est eux qui doivent expliquer à certains clients pourquoi ils ne peuvent bénéficier des nouveaux débits. L'ADSL n'engendre qu'une très faible marge pour les ISP car ils achètent ce service à Swisscom qui bénéficie de facto encore d'un monopole sur le fameux «dernier kilomètre», le fil de cuivre qui relie le central à l'utilisateur final. Ainsi, par exemple, Swisscom facture 33,60 francs l'ADSL 2Mégas aux ISP qui le vendent au public entre 44 et 49 francs. Mais, en plus de ce forfait de base, les ISP doivent payer à l'ex-régie fédérale l'utilisation de la bande passante. Plus un abonné est actif sur Internet, plus son fournisseur sera taxé par Swisscom.
Seul l'emballage change
«Si on ajoute les frais de facturation, le marketing et le prix des modems, souvent offerts, nous perdons de l'argent sur ce service», affirme un vendeur. Tous les fournisseurs d'accès ADSL de Suisse (Bluewin, filiale de Swisscom, Sunrise, Tele2, VTX, etc.) dépendent de l'offre du géant bleu. Ils ne sont que des revendeurs. «L'offre pour l'ADSL est la même pour tous, c'est celle décidée par Swisscom, seul l'emballage change en fonction des ISP. Nous sommes tributaires de son bon vouloir, seule une libéraliation effective du dernier kilomètre, pour que chaque opérateur ait accès directement à sa clientèle», s'emporte Mathieu Janin, porte-parole de Sunrise.
swissinfo, Luigino Canal
Swissinfo -
Swisscom est le principal opérateur du marché suisse des télécoms.
- Le 21 mars 2006, après trois ans de discussions sur la révision de la loi, le Parlement oblige Swisscom à garantir l'accès du dernier kilomètre à ses concurrents durant quatre ans.
- Mais, il faudra attendre plusieurs années avant que les consommateurs puissent bénéficier des premières nouvelles offres. - Des ordonnances d'application doivent être écrites et soumises au Conseil fédéral (gouvernement) pour que la loi entre en vigueur en 2007.
- Les opérateurs alternatifs (comme Sunrise, Tele2 etc) devront ensuite négocier avec Swisscom de nouvaux prix et de nouveaux services.
- Les deux parties peuvent aussi faire des recours au Tribunal fédéral.
Faits marquants
- La Suisse compte plus de 1,1 millions d'abonnés à l'ADSL.
- Seulement 89% des 715.800 clients ADSL600 pourront profiter pleinement du nouveau débit de 2 Mbits/s.
- Environ 97.300 clients possède un débit ADSL1200, mais à peine 69% vont obtenir la nouvelle vitesse de 3,5 Mbit/s.
- Sur les 9100 abonnés ADSL2400, un maigre 15% va migrer vers les 5000 Kbits/s.
- Au total, ce sont près de 120.000 clients privés qui ne bénéficient pas complètement des nouveaux débits.
mercredi 22 mars 2006
Monopole de Swisscom levé
Le monopole de Swisscom levé, à quand de nouvelles offres?
TELECOMS.
Le parlement a bouclé le dossier du dernier kilomètre. Les lignes à haut débit seront libéralisées, mais le chemin avant les premières nouvelles offres est encore très long.
Anouch Seydtaghia
Mercredi 22 mars 2006
Fi-ni! Les parlementaires en ont enfin terminé avec le dossier du fameux dernier kilomètre de Swisscom. Trois ans et demi après les premières discussions, les deux Chambres ont avalisé mardi la proposition de la conférence de conciliation. Une conférence qui a eu besoin de deux séances pour parvenir à ses fins, la seconde ayant débuté à six heures mardi à l'aube. Après six débats au National et au Conseil des Etats, le dossier va désormais passer entre les mains des opérateurs. Six questions-réponses pour comprendre ce qui va se passer.
Qu'a décidé le parlement?Le dernier kilomètre - ou «last mile» - reliant les 1400 centraux téléphoniques de Swisscom à tous les ménages du pays sera ouvert à la concurrence. Les opérateurs alternatifs auront accès librement à cette paire de fils de cuivre. Dans le cas particulier de la large bande, cet accès sera limité dans un premier temps à quatre ans - il s'agit d'un compromis entre les positions initiales des deux Chambres. Durant cette période dite de «bitstream access», les opérateurs alternatifs devront investir dans les centraux de Swisscom. Passé ces quatre ans, ceux qui n'auront pas suffisamment investi pour passer au système dit de «full access» ne pourront poursuivre leurs activités.
Que peuvent attendre les consommateurs?Une baisse du prix de l'accès à l'Internet à haut débit. Ensuite, une baisse du prix du raccordement téléphonique - les 25,25 francs actuels versés à Swisscom. D'autres opérateurs pourront percevoir une redevance moins chère et attribuer des numéros. Les prix des communications pourraient baisser via des forfaits. Des concurrents de Swisscom pourraient se lancer dans la TV via ADSL. Enfin, les entreprises verront le prix des lignes louées baisser.
Comment réagissent les opérateurs?«Nous prenons acte d'une décision purement politique», affirme sobrement Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Tele2 et Sunrise saluent cette décision, mais déplorent la limite à quatre ans du «bitstream access». Cablecom se réjouit - il pourrait proposer des offres sur le réseau de son grand concurrent, Swisscom. Pour Francis Cobbi, codirecteur de l'opérateur de VTX, l'ouverture du dernier kilomètre est fondamentale: «C'est une bonne nouvelle, mais combien Swisscom nous facturera ses services? C'est encore le flou total.»
A quand les premières offres?Sans doute pas avant... 2008! Porte-parole de l'Office fédéral de la communication (Ofcom), Caroline Sauser fait le compte: «Il faudra d'abord rédiger les ordonnances d'application, les soumettre au Conseil fédéral, pour que la loi entre en vigueur au premier trimestre 2007.» Ensuite, ce sera aux opérateurs alternatifs (Sunrise, Tele2, etc.) de négocier nouveaux prix et nouveaux services avec Swisscom. Si les discussions n'aboutissent à rien - Swisscom fera traîner les choses au maximum, c'est certain -, la Commission fédérale de la communication devra tranchera en sept mois maximum, en ayant recours aux services de l'Ofcom, mais aussi à la Commission de la concurrence. Ajoutons-y, enfin, la possibilité pour les deux parties de faire recours au Tribunal fédéral...
Les régions périphériques seront-elles pénalisées?«En quatre ans, nous n'aurons pas le temps d'équiper les 1400 centraux, et nous nous concentrerons d'abord sur les centres urbains», affirme Mathieu Janin, porte-parole de Sunrise. Christian Levrat, président du Syndicat de la communication et conseiller national (PS/FR), se veut optimiste: «Certes, les opérateurs alternatifs seront enclins à privilégier les villes, mais ils investiront aussi dans les régions périphériques. Et dans ces régions, Swisscom sera toujours motivé à investir fortement. Il n'y aura donc pas de trou sur la carte, comme en France où France Télécom ne propose pas de haut débit dans des régions entières.»
De bons résultats en France, mais...
Anouch Seydtaghia
L'exemple de la France vient souvent à l'esprit lorsque l'on parle d'ouverture du dernier kilomètre. Entré en vigueur mi-2001, le dégroupage a donné de bons résultats, mais qui sont discutés. D'un côté, des opérateurs tel Free proposent, pour 29,99 euros (47 francs), une connexion internet d'un débit de 20 Mbit/s, de la téléphonie gratuite vers 15 pays, et une centaine de chaînes de télévision.
Alléchant. Revers de la médaille, les opérateurs alternatifs sont si peu incités à investir que seuls 54% de la population française vivent actuellement dans une zone dégroupée. Début 2005, ce chiffre était de 52%, selon l'Autorité française de régulation des communications électroniques et des postes. Au total, le parc de lignes dégroupées est estimé à 2,82 millions. Un bon taux européen, certes, mais dont profitent surtout les villes.
http://www.letemps.ch/template/suisse.asp?page=5&article=177018
TELECOMS.
Le parlement a bouclé le dossier du dernier kilomètre. Les lignes à haut débit seront libéralisées, mais le chemin avant les premières nouvelles offres est encore très long.
Anouch Seydtaghia
Mercredi 22 mars 2006
Fi-ni! Les parlementaires en ont enfin terminé avec le dossier du fameux dernier kilomètre de Swisscom. Trois ans et demi après les premières discussions, les deux Chambres ont avalisé mardi la proposition de la conférence de conciliation. Une conférence qui a eu besoin de deux séances pour parvenir à ses fins, la seconde ayant débuté à six heures mardi à l'aube. Après six débats au National et au Conseil des Etats, le dossier va désormais passer entre les mains des opérateurs. Six questions-réponses pour comprendre ce qui va se passer.
Qu'a décidé le parlement?Le dernier kilomètre - ou «last mile» - reliant les 1400 centraux téléphoniques de Swisscom à tous les ménages du pays sera ouvert à la concurrence. Les opérateurs alternatifs auront accès librement à cette paire de fils de cuivre. Dans le cas particulier de la large bande, cet accès sera limité dans un premier temps à quatre ans - il s'agit d'un compromis entre les positions initiales des deux Chambres. Durant cette période dite de «bitstream access», les opérateurs alternatifs devront investir dans les centraux de Swisscom. Passé ces quatre ans, ceux qui n'auront pas suffisamment investi pour passer au système dit de «full access» ne pourront poursuivre leurs activités.
Que peuvent attendre les consommateurs?Une baisse du prix de l'accès à l'Internet à haut débit. Ensuite, une baisse du prix du raccordement téléphonique - les 25,25 francs actuels versés à Swisscom. D'autres opérateurs pourront percevoir une redevance moins chère et attribuer des numéros. Les prix des communications pourraient baisser via des forfaits. Des concurrents de Swisscom pourraient se lancer dans la TV via ADSL. Enfin, les entreprises verront le prix des lignes louées baisser.
Comment réagissent les opérateurs?«Nous prenons acte d'une décision purement politique», affirme sobrement Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Tele2 et Sunrise saluent cette décision, mais déplorent la limite à quatre ans du «bitstream access». Cablecom se réjouit - il pourrait proposer des offres sur le réseau de son grand concurrent, Swisscom. Pour Francis Cobbi, codirecteur de l'opérateur de VTX, l'ouverture du dernier kilomètre est fondamentale: «C'est une bonne nouvelle, mais combien Swisscom nous facturera ses services? C'est encore le flou total.»
A quand les premières offres?Sans doute pas avant... 2008! Porte-parole de l'Office fédéral de la communication (Ofcom), Caroline Sauser fait le compte: «Il faudra d'abord rédiger les ordonnances d'application, les soumettre au Conseil fédéral, pour que la loi entre en vigueur au premier trimestre 2007.» Ensuite, ce sera aux opérateurs alternatifs (Sunrise, Tele2, etc.) de négocier nouveaux prix et nouveaux services avec Swisscom. Si les discussions n'aboutissent à rien - Swisscom fera traîner les choses au maximum, c'est certain -, la Commission fédérale de la communication devra tranchera en sept mois maximum, en ayant recours aux services de l'Ofcom, mais aussi à la Commission de la concurrence. Ajoutons-y, enfin, la possibilité pour les deux parties de faire recours au Tribunal fédéral...
Les régions périphériques seront-elles pénalisées?«En quatre ans, nous n'aurons pas le temps d'équiper les 1400 centraux, et nous nous concentrerons d'abord sur les centres urbains», affirme Mathieu Janin, porte-parole de Sunrise. Christian Levrat, président du Syndicat de la communication et conseiller national (PS/FR), se veut optimiste: «Certes, les opérateurs alternatifs seront enclins à privilégier les villes, mais ils investiront aussi dans les régions périphériques. Et dans ces régions, Swisscom sera toujours motivé à investir fortement. Il n'y aura donc pas de trou sur la carte, comme en France où France Télécom ne propose pas de haut débit dans des régions entières.»
De bons résultats en France, mais...
Anouch Seydtaghia
L'exemple de la France vient souvent à l'esprit lorsque l'on parle d'ouverture du dernier kilomètre. Entré en vigueur mi-2001, le dégroupage a donné de bons résultats, mais qui sont discutés. D'un côté, des opérateurs tel Free proposent, pour 29,99 euros (47 francs), une connexion internet d'un débit de 20 Mbit/s, de la téléphonie gratuite vers 15 pays, et une centaine de chaînes de télévision.
Alléchant. Revers de la médaille, les opérateurs alternatifs sont si peu incités à investir que seuls 54% de la population française vivent actuellement dans une zone dégroupée. Début 2005, ce chiffre était de 52%, selon l'Autorité française de régulation des communications électroniques et des postes. Au total, le parc de lignes dégroupées est estimé à 2,82 millions. Un bon taux européen, certes, mais dont profitent surtout les villes.
http://www.letemps.ch/template/suisse.asp?page=5&article=177018
Libéralisation du dernier km
Swisscom bouté hors du «last mile»
LIENS UTILES:
L'éditorial de Thierry Meyer
CONCURRENCE Les Chambres ont entériné hier la fin du monopole de Swisscom sur le dernier kilomètre, après trois ans de débats. La révision de la loi sur les télécoms est définitivement sur les rails.
NICOLAS BERLIE
Publié le 22 mars 2006
HAUT-DÉBIT
Swisscom perd sa mainmise sur le last mile, la dernière ligne droite reliant l'abonné au central téléphonique. Une libéralisation qui ne concerne que le fil de cuivre, pas la fibre optique. Mais le géant bleu doit aussi ouvrir pendant quatre ans ses lignes à haut débit à la concurrence. Qu'est-ce que ça va - ça peut - changer pour le consommateur?
SWISSCOM N'EST PLUS INCONTOURNABLE
Plus besoin de passer par le géant bleu pour son téléphone fixe: on pourra bientôt payer sa taxe de base chez un autre opérateur, Sunrise ou Tele2 par exemple. Pour le consommateur, c'est kif-kif. Mais pour Swisscom, ça change tout. Auparavant, l'opérateur historique avait un accès privilégié aux ménages helvétiques via sa facture mensuelle, les arrosant de pub et autres offres spéciales. Un «cheval de Troie» idéal pour retenir ses clients ou pour récupérer ceux partis voir ailleurs.
LES PRIX VONT-ILS BAISSER?
A priori, oui. Mais on en reste encore aux conjectures. Car libéralisation ou pas, le géant bleu reste propriétaire du last mile, qu'il va devoir louer aux autres opérateurs. La question est: à quel prix? Les négociations entre Swisscom et ses concurrents en décideront. Et de ces tractations dépendront les baisses qui se répercuteront sur les consommateurs. En outre, de nouveaux modèles de tarification devraient aussi voir le jour dans la téléphonie fixe. Par exemple, des offres comprenant la taxe de base plus un forfait de communication. «Mais il ne faut pas forcément s'attendre à des offres mirobolantes», tempère Didier Divorne, du site spécialisé allo.ch. Et un retour de bâton n'est pas exclu: selon une étude de l'Ofcom, la plupart des pays de l'UE ont procédé à des hausses des prix du raccordement après la libéralisation.
QUID DU HAUT-DÉBIT?
En France, lors de la libéralisation, les nouveaux entrants ont préféré brûler les étapes, passant directement à l'ADSL 2+. Va-t-on observer en Suisse aussi une ruée vers le super haut débit? Commercialement, passer à la vitesse supérieure semble s’imposer pour la concurrence. D'autant que Swisscom prévoit de couvrir cette année encore 60% des zones urbaines avec le VDSL: destiné en priorité à la télévision haute définition, cette technologie permet des débits de 20 Mbit/s (dix fois plus rapide que la connexion standard actuelle). Toutefois, on ne s'emballe pas chez les concurrents du géant bleu. Avant d'investir, «il faut encore lever des incertitudes, et cela dans un délai très court», estime le porte-parole de Sunrise, Mathieu Janin. Des problèmes juridiques, techniques qu'il faudra régler en quatre ans, le laps de temps durant lequel Swisscom ouvrira ses lignes haut débit à la concurrence.
QUAND LA LIBÉRALISATION DU LAST MILE ENTRERA-T-ELLE EN VIGUEUR?
L'entérinement de la loi n'est qu'un premier pas. Il faudra encore qu'une ordonnance soit édictée, qu'elle soit acceptée, puis que Swisscom et les autres opérateurs se mettent autour d'une table pour négocier les prix. De recours en recours, ce n'est pas pour tout de suite…
ET LE SERVICE UNIVERSEL?
Dès 2008, l'obligation de fournir dans toute la Suisse un accès à internet via une connexion à large bande pour une septantaine de francs par mois au maximum devrait s'ajouter au service universel. Normalement. «A la prochaine révision de loi, ne devrait-on pas se demander également si la téléphonie mobile ne devrait pas faire partie du service universel?» ajoute Didier Divorne. Histoire d'aligner les prix sur les coûts réels: «Il y a beaucoup d'exagération, alors que la minute de communication sur un téléphone mobile revient moins chère à l'opérateur qu'en téléphonie fixe.»
http://www.24heures.ch/vqhome/le_journal/suisse/telecoms_220306.edition=lc.html
LIENS UTILES:
L'éditorial de Thierry Meyer
CONCURRENCE Les Chambres ont entériné hier la fin du monopole de Swisscom sur le dernier kilomètre, après trois ans de débats. La révision de la loi sur les télécoms est définitivement sur les rails.
NICOLAS BERLIE
Publié le 22 mars 2006
HAUT-DÉBIT
Swisscom perd sa mainmise sur le last mile, la dernière ligne droite reliant l'abonné au central téléphonique. Une libéralisation qui ne concerne que le fil de cuivre, pas la fibre optique. Mais le géant bleu doit aussi ouvrir pendant quatre ans ses lignes à haut débit à la concurrence. Qu'est-ce que ça va - ça peut - changer pour le consommateur?
SWISSCOM N'EST PLUS INCONTOURNABLE
Plus besoin de passer par le géant bleu pour son téléphone fixe: on pourra bientôt payer sa taxe de base chez un autre opérateur, Sunrise ou Tele2 par exemple. Pour le consommateur, c'est kif-kif. Mais pour Swisscom, ça change tout. Auparavant, l'opérateur historique avait un accès privilégié aux ménages helvétiques via sa facture mensuelle, les arrosant de pub et autres offres spéciales. Un «cheval de Troie» idéal pour retenir ses clients ou pour récupérer ceux partis voir ailleurs.
LES PRIX VONT-ILS BAISSER?
A priori, oui. Mais on en reste encore aux conjectures. Car libéralisation ou pas, le géant bleu reste propriétaire du last mile, qu'il va devoir louer aux autres opérateurs. La question est: à quel prix? Les négociations entre Swisscom et ses concurrents en décideront. Et de ces tractations dépendront les baisses qui se répercuteront sur les consommateurs. En outre, de nouveaux modèles de tarification devraient aussi voir le jour dans la téléphonie fixe. Par exemple, des offres comprenant la taxe de base plus un forfait de communication. «Mais il ne faut pas forcément s'attendre à des offres mirobolantes», tempère Didier Divorne, du site spécialisé allo.ch. Et un retour de bâton n'est pas exclu: selon une étude de l'Ofcom, la plupart des pays de l'UE ont procédé à des hausses des prix du raccordement après la libéralisation.
QUID DU HAUT-DÉBIT?
En France, lors de la libéralisation, les nouveaux entrants ont préféré brûler les étapes, passant directement à l'ADSL 2+. Va-t-on observer en Suisse aussi une ruée vers le super haut débit? Commercialement, passer à la vitesse supérieure semble s’imposer pour la concurrence. D'autant que Swisscom prévoit de couvrir cette année encore 60% des zones urbaines avec le VDSL: destiné en priorité à la télévision haute définition, cette technologie permet des débits de 20 Mbit/s (dix fois plus rapide que la connexion standard actuelle). Toutefois, on ne s'emballe pas chez les concurrents du géant bleu. Avant d'investir, «il faut encore lever des incertitudes, et cela dans un délai très court», estime le porte-parole de Sunrise, Mathieu Janin. Des problèmes juridiques, techniques qu'il faudra régler en quatre ans, le laps de temps durant lequel Swisscom ouvrira ses lignes haut débit à la concurrence.
QUAND LA LIBÉRALISATION DU LAST MILE ENTRERA-T-ELLE EN VIGUEUR?
L'entérinement de la loi n'est qu'un premier pas. Il faudra encore qu'une ordonnance soit édictée, qu'elle soit acceptée, puis que Swisscom et les autres opérateurs se mettent autour d'une table pour négocier les prix. De recours en recours, ce n'est pas pour tout de suite…
ET LE SERVICE UNIVERSEL?
Dès 2008, l'obligation de fournir dans toute la Suisse un accès à internet via une connexion à large bande pour une septantaine de francs par mois au maximum devrait s'ajouter au service universel. Normalement. «A la prochaine révision de loi, ne devrait-on pas se demander également si la téléphonie mobile ne devrait pas faire partie du service universel?» ajoute Didier Divorne. Histoire d'aligner les prix sur les coûts réels: «Il y a beaucoup d'exagération, alors que la minute de communication sur un téléphone mobile revient moins chère à l'opérateur qu'en téléphonie fixe.»
http://www.24heures.ch/vqhome/le_journal/suisse/telecoms_220306.edition=lc.html
vendredi 17 mars 2006
Amendes impayées: des millions perdus
Amendes impayées: des millions perdusChaque année des milliers d’amendes restent impayées, et certains conducteurs devraient plus de 35 000 fr. au service des contraventions genevois. Les mauvais payeurs? Certains frontaliers, qui échappent aux foudres policières pour une raison toute simple: les amendes inférieures à 100 fr. ne font pas l’objet d’enquêtes si le fautif n’habite pas en Suisse. En 2004, 43 000 contraventions sont ainsi restées impayées – soit un manque à gagner de quelque 2,5 millions de francs pour l’administration genevoise. En 2004, 43 000 amendes sur 95 000 infligées à des frontaliers sont restées impayées: 2,45 millions de francs de manque à gagner. Certains conducteurs devraient plus de 35 000 francs au service des contraventions genevois. C’est Eric Stauffer, élu du Mouvement des citoyens genevois au Grand Conseil, qui l’affirme. Propriétaires d’un véhicule aux plaques 01 ou 74, ils profitent d’une pratique qui veut que les amendes d’un montant de moins de 100 francs ne font pas l’objet d’enquêtes si elles ne sont pas payées et que le conducteur habite hors de Suisse, a écrit Le Dauphiné Libéré. «Le drame de cette histoire, dit Eric Stauffer, c’est que ceux qui paient une fois retrouvent automatiquement toutes les amendes dans leur boîte aux lettres, alors que ceux qui font le mort n’ont aucun problème. La situation avantage les malhonnêtes.» Dans le sens inverse, la situation est similaire. Aucun accord n’aurait été signé entre la France et la Suisse concernant le flashage au radar fixe. Les Helvètes peuvent donc se faire flasher en toute impunité. Pour les contraventions, le Centre de coopération douane-police de Genève avoue volontiers qu’il «oublie» de faire suivre les dossiers. A Bâle et à Zurich, les autorités sont plus déterminées. Les cantons ont ouvert des comptes en Allemagne pour que les chauffards allemands puissent y verser leurs amendes.
David Haeberli
http://www.20min.ch/ro/suisse/story/30605493
David Haeberli
http://www.20min.ch/ro/suisse/story/30605493
Amendes impayées: des millions perdus
Amendes impayées: des millions perdus
Chaque année des milliers d’amendes restent impayées, et certains conducteurs devraient plus de 35 000 fr. au service des contraventions genevois.
Les mauvais payeurs? Certains frontaliers, qui échappent aux foudres policières pour une raison toute simple: les amendes inférieures à 100 fr. ne font pas l’objet d’enquêtes si le fautif n’habite pas en Suisse. En 2004, 43 000 contraventions sont ainsi restées impayées – soit un manque à gagner de quelque 2,5 millions de francs pour l’administration genevoise.
En 2004, 43 000 amendes sur 95 000 infligées à des frontaliers sont restées impayées: 2,45 millions de francs de manque à gagner. Certains conducteurs devraient plus de 35 000 francs au service des contraventions genevois.
C’est Eric Stauffer, élu du Mouvement des citoyens genevois au Grand Conseil, qui l’affirme. Propriétaires d’un véhicule aux plaques 01 ou 74, ils profitent d’une pratique qui veut que les amendes d’un montant de moins de 100 francs ne font pas l’objet d’enquêtes si elles ne sont pas payées et que le conducteur habite hors de Suisse, a écrit Le Dauphiné Libéré.
«Le drame de cette histoire, dit Eric Stauffer, c’est que ceux qui paient une fois retrouvent automatiquement toutes les amendes dans leur boîte aux lettres, alors que ceux qui font le mort n’ont aucun problème. La situation avantage les malhonnêtes.»
Dans le sens inverse, la situation est similaire. Aucun accord n’aurait été signé entre la France et la Suisse concernant le flashage au radar fixe. Les Helvètes peuvent donc se faire flasher en toute impunité. Pour les contraventions, le Centre de coopération douane-police de Genève avoue volontiers qu’il «oublie» de faire suivre les dossiers. A Bâle et à Zurich, les autorités sont plus déterminées. Les cantons ont ouvert des comptes en Allemagne pour que les chauffards allemands puissent y verser leurs amendes.
David Haeberli
http://www.20min.ch/ro/suisse/story/30605493
Chaque année des milliers d’amendes restent impayées, et certains conducteurs devraient plus de 35 000 fr. au service des contraventions genevois.
Les mauvais payeurs? Certains frontaliers, qui échappent aux foudres policières pour une raison toute simple: les amendes inférieures à 100 fr. ne font pas l’objet d’enquêtes si le fautif n’habite pas en Suisse. En 2004, 43 000 contraventions sont ainsi restées impayées – soit un manque à gagner de quelque 2,5 millions de francs pour l’administration genevoise.
En 2004, 43 000 amendes sur 95 000 infligées à des frontaliers sont restées impayées: 2,45 millions de francs de manque à gagner. Certains conducteurs devraient plus de 35 000 francs au service des contraventions genevois.
C’est Eric Stauffer, élu du Mouvement des citoyens genevois au Grand Conseil, qui l’affirme. Propriétaires d’un véhicule aux plaques 01 ou 74, ils profitent d’une pratique qui veut que les amendes d’un montant de moins de 100 francs ne font pas l’objet d’enquêtes si elles ne sont pas payées et que le conducteur habite hors de Suisse, a écrit Le Dauphiné Libéré.
«Le drame de cette histoire, dit Eric Stauffer, c’est que ceux qui paient une fois retrouvent automatiquement toutes les amendes dans leur boîte aux lettres, alors que ceux qui font le mort n’ont aucun problème. La situation avantage les malhonnêtes.»
Dans le sens inverse, la situation est similaire. Aucun accord n’aurait été signé entre la France et la Suisse concernant le flashage au radar fixe. Les Helvètes peuvent donc se faire flasher en toute impunité. Pour les contraventions, le Centre de coopération douane-police de Genève avoue volontiers qu’il «oublie» de faire suivre les dossiers. A Bâle et à Zurich, les autorités sont plus déterminées. Les cantons ont ouvert des comptes en Allemagne pour que les chauffards allemands puissent y verser leurs amendes.
David Haeberli
http://www.20min.ch/ro/suisse/story/30605493
mercredi 8 mars 2006
Le chauffard n'avait que 12 ans!
Le chauffard n'avait que 12 ans!
BIENNE La police intercepte un conducteur dépassant manifestement les 50 km/h. Surprise: son âge bat tous les records!
VINCENT DONZÉ
07 mars 2006
Sur le web
» BPA
» Police cantonale bernoise
Les policiers biennois ont fait des yeux ronds après avoir intercepté un conducteur roulant manifestement trop vite en pleine nuit: ils se sont trouvés face à un écolier de 12 ans, assis au volant de la voiture de sa mère! En évoquant ce fait divers remontant au 22 février, le Bieler Tagblatt indique une vitesse supérieure à 100 km/h dans un quartier limité à 50 km/h, mais cette estimation n'est pas confirmée par les enquêteurs.Ce qui est vérifié, c'est que le garçon interpellé dans le quartier de Mâche vers 2 heures du matin avait subtilisé les clés de la voiture à sa mère. «Comme le conducteur ne possède pas de permis de conduire, c'est un vol d'usage poursuivi d'office», commente le porte-parole de la police bernoise, Olivier Cochet. La juge d'instruction Marika Valley enregistrera toutes les infractions routières, qui s'appliqueront pleinement.Le Tribunal des mineurs rendra son jugement en tenant compte du contexte familial. Le jeune chauffard n'a pas provoqué d'accident, mais son attitude rappelle les courses de voitures entre mineurs recensées dans l'arrière-pays lucernois. Neuf ados de 13 à 17 ans fauchaient les clés de leurs parents, allant jusqu'à fabriquer des doubles. Leurs rodéos nocturnes ont duré dix mois, jusqu'à un accident mortel pour une passagère de 15 ans, le 15 octobre dernier.«La conduite anticipée reste trop marginale pour figurer dans nos priorités, mais nous intervenons par le biais des enseignants», commente le vice-directeur du Bureau de prévention des accidents (BPA), Raphaël Huguenin. Sa première réflexion: «Un jeune peut être doué pour la conduite, avec la vantardise comme motivation. Certains sont même instruits par leurs parents, sur un chemin de campagne. Mais, à 12 ans, ils ne maîtrisent pas les notions de vitesse et de risque. C'est un cas extrême: les jeunes sont le plus souvent tentés entre 16 et 18 ans, avant le permis provisoire.»
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/le_chauffard_n_avait.html
BIENNE La police intercepte un conducteur dépassant manifestement les 50 km/h. Surprise: son âge bat tous les records!
VINCENT DONZÉ
07 mars 2006
Sur le web
» BPA
» Police cantonale bernoise
Les policiers biennois ont fait des yeux ronds après avoir intercepté un conducteur roulant manifestement trop vite en pleine nuit: ils se sont trouvés face à un écolier de 12 ans, assis au volant de la voiture de sa mère! En évoquant ce fait divers remontant au 22 février, le Bieler Tagblatt indique une vitesse supérieure à 100 km/h dans un quartier limité à 50 km/h, mais cette estimation n'est pas confirmée par les enquêteurs.Ce qui est vérifié, c'est que le garçon interpellé dans le quartier de Mâche vers 2 heures du matin avait subtilisé les clés de la voiture à sa mère. «Comme le conducteur ne possède pas de permis de conduire, c'est un vol d'usage poursuivi d'office», commente le porte-parole de la police bernoise, Olivier Cochet. La juge d'instruction Marika Valley enregistrera toutes les infractions routières, qui s'appliqueront pleinement.Le Tribunal des mineurs rendra son jugement en tenant compte du contexte familial. Le jeune chauffard n'a pas provoqué d'accident, mais son attitude rappelle les courses de voitures entre mineurs recensées dans l'arrière-pays lucernois. Neuf ados de 13 à 17 ans fauchaient les clés de leurs parents, allant jusqu'à fabriquer des doubles. Leurs rodéos nocturnes ont duré dix mois, jusqu'à un accident mortel pour une passagère de 15 ans, le 15 octobre dernier.«La conduite anticipée reste trop marginale pour figurer dans nos priorités, mais nous intervenons par le biais des enseignants», commente le vice-directeur du Bureau de prévention des accidents (BPA), Raphaël Huguenin. Sa première réflexion: «Un jeune peut être doué pour la conduite, avec la vantardise comme motivation. Certains sont même instruits par leurs parents, sur un chemin de campagne. Mais, à 12 ans, ils ne maîtrisent pas les notions de vitesse et de risque. C'est un cas extrême: les jeunes sont le plus souvent tentés entre 16 et 18 ans, avant le permis provisoire.»
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/le_chauffard_n_avait.html
mardi 7 mars 2006
Vivement le mois de juin!
Vivement le mois de juin!
PRÉVISIONS SAISONNIÈRES Un printemps pas terrible, puis un été mitigé. Les pronostics à long terme ne sont pas réjouissants. Fiables à 65%, ces estimations nous promettent toutefois des jolis mois de mai et de juin
SÉBASTIEN JOST
07 mars 2006
Sur le même sujet
» Frédéric Glassey: «Le printemps n'est pas encore là»
Sur le web
» Lameteo.org
» MeteoSuisse
«Le mois de juin sera chaud, sec et ensoleillé.» Enfin une bonne nouvelle sur ce front météo gris, morne et pluvieux. Elle émane de Frédéric Decker, météorologue et responsable du site Lameteo.org. Ce spécialiste français a relevé et condensé les prévisions saisonnières des grandes agences météorologiques mondiales - américaine, française, anglaise, allemande - pour arriver à cette conclusion. En novembre passé, il avait déjà prédit un hiver glacial. Un scénario qui s'est réalisé.Ainsi donc, en juin, l'ensoleillement sera de la partie «sans forcément atteindre des sommets». Quelques orages sont toutefois à craindre. Le proverbe «en juin, la pluie est loin, et s'il pleut, chaque goutte est comme un coup de poing» risque bien de se réaliser. Le reste des nouvelles n'est pas forcément réjouissant. Car si mai devrait se montrer doux et chaud - et nous laisser faire ce qu'il nous plaît -, les mois qui l'entourent pourraient se montrer cruels envers les amateurs de beau temps. «Mars va continuer son bout de chemin dans la fraîcheur pour céder sa place à un mois d'avril plutôt mauvais et avec d'importantes précipitations», selon Frédéric Decker.MeteoSuisse, qui publie des prévisions saisonnières depuis une année, dresse un tableau un peu différent. La tendance pour le printemps 2006, les trois mois confondus, montre des températures légèrement plus hautes que la norme saisonnière, mais rien de significatif. Quant à l'été, l'institut estime qu'il est trop tôt pour se prononcer. Frédéric Decker estime, lui, qu'il sera «mitigé et en demi-teinte. Les pluies risquent d'être fréquentes.» Ce qui n'exclut pas des températures tout ce qu'il y a d'estival.Mais ne faisons pas grise mine. Le domaine des prévisions saisonnières, qui se basent sur le développement de l'atmosphère et des océans, est une science toute jeune. Frédéric Decker souligne sur son site que «ces prévisions ne restent fiables qu'à 65% et restent à l'état d'expérimentation. Prenez-les donc avec prudence et indulgence.» Et MeteoSuisse, qui publie depuis une année ce type d'informations, rappelle aussi que la qualité des pronostics à long terme reste, en pratique, limitée.
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/vivement_le_mois_de.html
PRÉVISIONS SAISONNIÈRES Un printemps pas terrible, puis un été mitigé. Les pronostics à long terme ne sont pas réjouissants. Fiables à 65%, ces estimations nous promettent toutefois des jolis mois de mai et de juin
SÉBASTIEN JOST
07 mars 2006
Sur le même sujet
» Frédéric Glassey: «Le printemps n'est pas encore là»
Sur le web
» Lameteo.org
» MeteoSuisse
«Le mois de juin sera chaud, sec et ensoleillé.» Enfin une bonne nouvelle sur ce front météo gris, morne et pluvieux. Elle émane de Frédéric Decker, météorologue et responsable du site Lameteo.org. Ce spécialiste français a relevé et condensé les prévisions saisonnières des grandes agences météorologiques mondiales - américaine, française, anglaise, allemande - pour arriver à cette conclusion. En novembre passé, il avait déjà prédit un hiver glacial. Un scénario qui s'est réalisé.Ainsi donc, en juin, l'ensoleillement sera de la partie «sans forcément atteindre des sommets». Quelques orages sont toutefois à craindre. Le proverbe «en juin, la pluie est loin, et s'il pleut, chaque goutte est comme un coup de poing» risque bien de se réaliser. Le reste des nouvelles n'est pas forcément réjouissant. Car si mai devrait se montrer doux et chaud - et nous laisser faire ce qu'il nous plaît -, les mois qui l'entourent pourraient se montrer cruels envers les amateurs de beau temps. «Mars va continuer son bout de chemin dans la fraîcheur pour céder sa place à un mois d'avril plutôt mauvais et avec d'importantes précipitations», selon Frédéric Decker.MeteoSuisse, qui publie des prévisions saisonnières depuis une année, dresse un tableau un peu différent. La tendance pour le printemps 2006, les trois mois confondus, montre des températures légèrement plus hautes que la norme saisonnière, mais rien de significatif. Quant à l'été, l'institut estime qu'il est trop tôt pour se prononcer. Frédéric Decker estime, lui, qu'il sera «mitigé et en demi-teinte. Les pluies risquent d'être fréquentes.» Ce qui n'exclut pas des températures tout ce qu'il y a d'estival.Mais ne faisons pas grise mine. Le domaine des prévisions saisonnières, qui se basent sur le développement de l'atmosphère et des océans, est une science toute jeune. Frédéric Decker souligne sur son site que «ces prévisions ne restent fiables qu'à 65% et restent à l'état d'expérimentation. Prenez-les donc avec prudence et indulgence.» Et MeteoSuisse, qui publie depuis une année ce type d'informations, rappelle aussi que la qualité des pronostics à long terme reste, en pratique, limitée.
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/vivement_le_mois_de.html
samedi 4 mars 2006
Le véritable Internet à haut débit arrive. Comment en profiter?
Le véritable Internet à haut débit arrive. Comment en profiter?
• Swisscom et Cablecom améliorent sensiblement leurs offres pour l'accès au Web.
Anouch Seydtaghia et Gaël Hurlimann
Samedi 4 mars 2006
Bientôt la fin du ridicule? Pour les internautes suisses, la délivrance approche. Jusqu'à aujourd'hui, ils étaient la risée de l'Europe. Une malheureuse connexion de 600 kbit/s pour 49 francs par mois... Pour le même prix, les citadins français surfent à 20 Mbit/s, soit 33 fois plus vite, et les Allemands jusqu'à 16 Mbit/s. Mais la situation s'améliore. Maîtres de l'accès à Internet, Swisscom et Cablecom viennent de multiplier par trois et respectivement cinq les débits.
Alors, quoi de neuf ?
Aujourd'hui, 1,1 million de Suisses surfent via une connexion ADSL de 600 kbit/s. Le 13 mars, Swisscom triple la bande passante et la fait passer à 2 Mbit/s, toujours pour 49 francs par mois. Simples revendeurs de ce produit, Sunrise, Tele2, VTX et bien sûr Bluewin proposeront automatiquement le même débit à un prix comparable. La moitié des clients ADSL actuels profiteront de ces nouveaux débits le 13 mars, l'autre moitié d'ici à cet été. Pour les internautes plus gourmands en bande passante, deux nouvelles offres sont introduites: l'une à 3,5 Mbit/s pour 69 francs par mois, l'autre à 5 Mbit/s pour 99 francs (voir infographie ci-dessous).
Voilà pour l'ADSL, disponible pour 98% des ménages. Si l'on dispose d'un accès au téléréseau, une alternative existe: l'accès à Internet via le câble. Numéro un en Suisse, Cablecom propose des connexions moins chères et plus généreuses que Swisscom: un abonnement à 3 Mbit/s pour 45 francs, 4 Mbit/s pour 60 francs, et 6 Mbit/s pour 95 francs. Le hic, c'est que Cablecom ne peut proposer Internet qu'à 1,3 million de ménages. Les autres peuvent se tourner vers des petits câblo-opérateurs proposant des produits similaires, telle la Ville de Lausanne, qui a immédiatement adapté ses offres sur celles de Cablecom. Reste que plusieurs téléréseaux, dont celui de la ville de Genève, n'ont toujours pas été modernisés pour permettre d'accéder à Internet. A noter que la plupart des fournisseurs de services ADSL et câble fournissent un modem gratuitement.
Quelle offre choisir ?
Pour l'immense majorité des internautes, l'offre de 2 Mbit/s en ADSL ou de 3 Mbit/s en câble est largement suffisante. Si l'on a le choix, quelle technologie choisir? L'avantage de l'ADSL, c'est que la ligne n'est pas partagée avec d'autres internautes, au contraire du câble. La liaison est donc stable et son débit assuré... pour autant que l'on se trouve près d'un central. Swisscom affirme que 89% de ses clients bénéficieront de l'entier de la connexion de 2 Mbit/s, et les 11% restant ne l'atteindront qu'en partie. Autre atout pour Swisscom/Bluewin: ses abonnés pourront bientôt recevoir la télévision via ADSL, et bénéficier de la vidéo à la demande (lire ci-dessous).
De son côté, Cablecom ne peut garantir ses débits que 90% du temps et pour 90% des internautes. Mais Cablecom propose une offre combinée Internet et téléphonie très intéressante: 29 francs pour une connexion de 3 Mbit/s, plus 20 francs pour la téléphonie fixe (gratuite le soir et le week-end, très bon marché en semaine). Bref, de quoi se passer totalement de Swisscom et de sa taxe mensuelle de 25,25 francs.
Que faire avec ce haut débit ?
Actuellement, s'équiper en haut débit permet bien sûr d'accéder à Internet plus rapidement, pour visiter des sites et télécharger de la musique et des logiciels. L'ADSL et le câble permettent aussi d'employer un logiciel tel Skype pour téléphoner depuis son ordinateur à un prix très faible et une qualité similaire aux appels classiques.
Alors, à quoi bon augmenter encore les débits comme viennent de le faire les deux opérateurs? Ceux qui utilisent Internet pour consulter des sites ne verront pas de grandes améliorations. Les adeptes du téléchargement verront les temps d'attente pour obtenir un morceau de musique ou un logiciel se réduire fortement.
Mais le grand virage s'appelle vidéo. La visioconférence devient envisageable entre plusieurs personnes en même temps, grâce à une petite caméra bon marché. Pour les cinéphiles, obtenir un film prend plus de 2 heures avec une connexion ADSL actuelle à 600 kbit/s. L'attente ne sera plus que de 45 minutes avec l'offre à 2 Mbit/s. Les distributeurs de films se dépêchent d'ailleurs de peaufiner leurs offres commerciales pour éviter que les internautes ne se tournent naturellement vers le piratage. Impossible encore pour le moment de regarder une émission sur le Net avec une qualité d'image correcte sans coupure. Avec les débits annoncés, la qualité devient comparable à celle obtenue par le téléréseau et les offres de télévision par Internet fleurissent.
Qu'attendre pour la suite ?
La Suisse garde un sérieux retard sur les autres pays européens en matière de débit. Mais Swisscom promet d'améliorer son offre. Une nouvelle technologie dite «à très haut débit», le VDSL, sera disponible dans 60% des villes d'ici à la fin de l'année. Et permettra d'atteindre, en théorie, 52 Mbit/s, soit 26 fois l'offre de base actuelle de 2 Mbit/s.
Ces débits encore plus élevés permettront de gagner encore du temps sur le téléchargement. Et de réaliser le fantasme des opérateurs: faire transiter, par Internet, toutes les informations utiles aux loisirs domestiques simultanément. Jouer en réseau, télécharger de la musique, téléphoner, regarder un film: chacune de ces opérations est possible à l'heure actuelle. Mais il n'est pas envisageable de les effectuer en même temps. Dans un an au mieux, le réseau sera suffisamment puissant pour le permettre. Avec, en plus, une qualité d'image encore accrue pour la télévision.
Swisscom vendra bientôt des films à la demande
Cablecom propose pour l'heure de la «video on near demand».
Anouch Seydtaghia
La bataille que se livrent aujourd'hui Swisscom et Cablecom sur le haut débit préfigure un second duel de taille, sur la télévision cette fois-ci. Le câblo-opérateur dispose d'un avantage certain, avec déjà 1,5 million de clients en télévision analogique, et 128000 en numérique. Cablecom veut aller plus loin. D'abord en direction de la télévision haute définition (HDTV): les premiers téléviseurs compatibles sont en vente, et les matchs de la Coupe du monde de football seront parmi les premiers à être diffusés, en juin, en haute définition. Cablecom travaille sur la HDTV, sans pour l'heure fixer de date de lancement.
Second objectif, la vidéo à la demande: plus besoin de descendre au vidéoclub du coin louer un DVD, le film, acheté via sa télécommande, débute en cinq secondes. Cablecom y est presque en proposant un système de «video on near demand»: une cinquantaine de films sont diffusés chacun jusqu'à trente fois par jour. Les prix? De 6 jusqu'à 9 francs pour les films X. Il n'est pas possible d'enregistrer les films. Pour l'heure, ce service (http://www.cablecom.ch/cinema) n'est disponible qu'en allemand.
«Une centaine de chaînes»
Swisscom risque de faire mal à Cablecom avec son offre de télévision via ADSL, qui sera lancée cette année. «Elle est actuellement testée à l'interne par les collaborateurs de Fixnet, précise Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Lors du lancement, nous proposerons une centaine de chaînes TV, des bouquets payants, et de la vidéo à la demande.»
D'ici là, l'opérateur devra résoudre, avec son partenaire Microsoft, ses derniers problèmes techniques: son service devra être parfait pour que ses clients le préfèrent à celui, rodé, de Cablecom.
Les deux sociétés s'affrontent déjà sur le terrain des enregistreurs vidéo numériques intelligents. Chacune propose un appareil, doté d'un disque dur, programmable facilement - même à distance via son téléphone mobile, pour celui de Swisscom.
L'envoi de données est encore beaucoup trop lent
Les débits ascendants restent trop faibles
.
Gaël Hurlimann
Si les vitesses de connexion à Internet augmentent, l'obtention d'informations va encore beaucoup plus vite que l'envoi. Recevoir un e-mail, par exemple, prend vingt fois moins de temps que d'en envoyer un via une connexion ADSL et dix fois moins avec le câble. Ce modèle asymétrique conforte l'internaute dans un rôle de consommateur: il lui est plus facile de prendre des textes, des images ou des vidéos que d'en fournir. C'est un paradoxe, à l'heure où l'internaute joue un rôle de plus en plus actif. Qu'il s'agisse de proposer de la musique sur son site, de tenir à jour son blog, d'envoyer une vidéo par e-mail ou de publier ses images sur un site de photographies, Internet s'impose comme un lieu d'expression.
Et la lenteur du débit d'envoi est un frein à ces pratiques. Plusieurs forums d'usagers s'en émeuvent. Alors, la technologie va-t-elle suivre? Le VDSL (lire ci-dessus) devrait permettre d'envoyer des informations à 6 Mbit/s. Rendre public un morceau de musique prendra 5 secondes. Mais il permettra aussi de télécharger près de 10 fois plus vite. Les grosses entreprises, disposant de serveurs puissants, garderont donc une longueur d'avance sur le particulier pour mettre du contenu à disposition.
Quel choix pour les petits consommateurs?
Le Temps
Ceux qui souhaitent une connexion constante de petit débit ont le choix entre plusieurs offres, à examiner avec attention: - Swisscom/Bluewin: une connexion de 150/50 kbit/s pour 9 francs par mois, plus 2,40 francs l'heure de connexion. Facture maximale: 59 francs par mois - Sunrise: liaison de 150/50 kbit/s pour 9,90 francs par mois, y compris 20 Mb de données, chaque Mb supplémentaire est facturé 19 centimes. Offres comparables chez VTX et Tele2. - Cablecom: liaison 300/100 kbit/s pour 10 francs par mois, y compris 20 Mb de données. Abonnement téléphonique obligatoire.
http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=175607
• Swisscom et Cablecom améliorent sensiblement leurs offres pour l'accès au Web.
Anouch Seydtaghia et Gaël Hurlimann
Samedi 4 mars 2006
Bientôt la fin du ridicule? Pour les internautes suisses, la délivrance approche. Jusqu'à aujourd'hui, ils étaient la risée de l'Europe. Une malheureuse connexion de 600 kbit/s pour 49 francs par mois... Pour le même prix, les citadins français surfent à 20 Mbit/s, soit 33 fois plus vite, et les Allemands jusqu'à 16 Mbit/s. Mais la situation s'améliore. Maîtres de l'accès à Internet, Swisscom et Cablecom viennent de multiplier par trois et respectivement cinq les débits.
Alors, quoi de neuf ?
Aujourd'hui, 1,1 million de Suisses surfent via une connexion ADSL de 600 kbit/s. Le 13 mars, Swisscom triple la bande passante et la fait passer à 2 Mbit/s, toujours pour 49 francs par mois. Simples revendeurs de ce produit, Sunrise, Tele2, VTX et bien sûr Bluewin proposeront automatiquement le même débit à un prix comparable. La moitié des clients ADSL actuels profiteront de ces nouveaux débits le 13 mars, l'autre moitié d'ici à cet été. Pour les internautes plus gourmands en bande passante, deux nouvelles offres sont introduites: l'une à 3,5 Mbit/s pour 69 francs par mois, l'autre à 5 Mbit/s pour 99 francs (voir infographie ci-dessous).
Voilà pour l'ADSL, disponible pour 98% des ménages. Si l'on dispose d'un accès au téléréseau, une alternative existe: l'accès à Internet via le câble. Numéro un en Suisse, Cablecom propose des connexions moins chères et plus généreuses que Swisscom: un abonnement à 3 Mbit/s pour 45 francs, 4 Mbit/s pour 60 francs, et 6 Mbit/s pour 95 francs. Le hic, c'est que Cablecom ne peut proposer Internet qu'à 1,3 million de ménages. Les autres peuvent se tourner vers des petits câblo-opérateurs proposant des produits similaires, telle la Ville de Lausanne, qui a immédiatement adapté ses offres sur celles de Cablecom. Reste que plusieurs téléréseaux, dont celui de la ville de Genève, n'ont toujours pas été modernisés pour permettre d'accéder à Internet. A noter que la plupart des fournisseurs de services ADSL et câble fournissent un modem gratuitement.
Quelle offre choisir ?
Pour l'immense majorité des internautes, l'offre de 2 Mbit/s en ADSL ou de 3 Mbit/s en câble est largement suffisante. Si l'on a le choix, quelle technologie choisir? L'avantage de l'ADSL, c'est que la ligne n'est pas partagée avec d'autres internautes, au contraire du câble. La liaison est donc stable et son débit assuré... pour autant que l'on se trouve près d'un central. Swisscom affirme que 89% de ses clients bénéficieront de l'entier de la connexion de 2 Mbit/s, et les 11% restant ne l'atteindront qu'en partie. Autre atout pour Swisscom/Bluewin: ses abonnés pourront bientôt recevoir la télévision via ADSL, et bénéficier de la vidéo à la demande (lire ci-dessous).
De son côté, Cablecom ne peut garantir ses débits que 90% du temps et pour 90% des internautes. Mais Cablecom propose une offre combinée Internet et téléphonie très intéressante: 29 francs pour une connexion de 3 Mbit/s, plus 20 francs pour la téléphonie fixe (gratuite le soir et le week-end, très bon marché en semaine). Bref, de quoi se passer totalement de Swisscom et de sa taxe mensuelle de 25,25 francs.
Que faire avec ce haut débit ?
Actuellement, s'équiper en haut débit permet bien sûr d'accéder à Internet plus rapidement, pour visiter des sites et télécharger de la musique et des logiciels. L'ADSL et le câble permettent aussi d'employer un logiciel tel Skype pour téléphoner depuis son ordinateur à un prix très faible et une qualité similaire aux appels classiques.
Alors, à quoi bon augmenter encore les débits comme viennent de le faire les deux opérateurs? Ceux qui utilisent Internet pour consulter des sites ne verront pas de grandes améliorations. Les adeptes du téléchargement verront les temps d'attente pour obtenir un morceau de musique ou un logiciel se réduire fortement.
Mais le grand virage s'appelle vidéo. La visioconférence devient envisageable entre plusieurs personnes en même temps, grâce à une petite caméra bon marché. Pour les cinéphiles, obtenir un film prend plus de 2 heures avec une connexion ADSL actuelle à 600 kbit/s. L'attente ne sera plus que de 45 minutes avec l'offre à 2 Mbit/s. Les distributeurs de films se dépêchent d'ailleurs de peaufiner leurs offres commerciales pour éviter que les internautes ne se tournent naturellement vers le piratage. Impossible encore pour le moment de regarder une émission sur le Net avec une qualité d'image correcte sans coupure. Avec les débits annoncés, la qualité devient comparable à celle obtenue par le téléréseau et les offres de télévision par Internet fleurissent.
Qu'attendre pour la suite ?
La Suisse garde un sérieux retard sur les autres pays européens en matière de débit. Mais Swisscom promet d'améliorer son offre. Une nouvelle technologie dite «à très haut débit», le VDSL, sera disponible dans 60% des villes d'ici à la fin de l'année. Et permettra d'atteindre, en théorie, 52 Mbit/s, soit 26 fois l'offre de base actuelle de 2 Mbit/s.
Ces débits encore plus élevés permettront de gagner encore du temps sur le téléchargement. Et de réaliser le fantasme des opérateurs: faire transiter, par Internet, toutes les informations utiles aux loisirs domestiques simultanément. Jouer en réseau, télécharger de la musique, téléphoner, regarder un film: chacune de ces opérations est possible à l'heure actuelle. Mais il n'est pas envisageable de les effectuer en même temps. Dans un an au mieux, le réseau sera suffisamment puissant pour le permettre. Avec, en plus, une qualité d'image encore accrue pour la télévision.
Swisscom vendra bientôt des films à la demande
Cablecom propose pour l'heure de la «video on near demand».
Anouch Seydtaghia
La bataille que se livrent aujourd'hui Swisscom et Cablecom sur le haut débit préfigure un second duel de taille, sur la télévision cette fois-ci. Le câblo-opérateur dispose d'un avantage certain, avec déjà 1,5 million de clients en télévision analogique, et 128000 en numérique. Cablecom veut aller plus loin. D'abord en direction de la télévision haute définition (HDTV): les premiers téléviseurs compatibles sont en vente, et les matchs de la Coupe du monde de football seront parmi les premiers à être diffusés, en juin, en haute définition. Cablecom travaille sur la HDTV, sans pour l'heure fixer de date de lancement.
Second objectif, la vidéo à la demande: plus besoin de descendre au vidéoclub du coin louer un DVD, le film, acheté via sa télécommande, débute en cinq secondes. Cablecom y est presque en proposant un système de «video on near demand»: une cinquantaine de films sont diffusés chacun jusqu'à trente fois par jour. Les prix? De 6 jusqu'à 9 francs pour les films X. Il n'est pas possible d'enregistrer les films. Pour l'heure, ce service (http://www.cablecom.ch/cinema) n'est disponible qu'en allemand.
«Une centaine de chaînes»
Swisscom risque de faire mal à Cablecom avec son offre de télévision via ADSL, qui sera lancée cette année. «Elle est actuellement testée à l'interne par les collaborateurs de Fixnet, précise Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Lors du lancement, nous proposerons une centaine de chaînes TV, des bouquets payants, et de la vidéo à la demande.»
D'ici là, l'opérateur devra résoudre, avec son partenaire Microsoft, ses derniers problèmes techniques: son service devra être parfait pour que ses clients le préfèrent à celui, rodé, de Cablecom.
Les deux sociétés s'affrontent déjà sur le terrain des enregistreurs vidéo numériques intelligents. Chacune propose un appareil, doté d'un disque dur, programmable facilement - même à distance via son téléphone mobile, pour celui de Swisscom.
L'envoi de données est encore beaucoup trop lent
Les débits ascendants restent trop faibles
.
Gaël Hurlimann
Si les vitesses de connexion à Internet augmentent, l'obtention d'informations va encore beaucoup plus vite que l'envoi. Recevoir un e-mail, par exemple, prend vingt fois moins de temps que d'en envoyer un via une connexion ADSL et dix fois moins avec le câble. Ce modèle asymétrique conforte l'internaute dans un rôle de consommateur: il lui est plus facile de prendre des textes, des images ou des vidéos que d'en fournir. C'est un paradoxe, à l'heure où l'internaute joue un rôle de plus en plus actif. Qu'il s'agisse de proposer de la musique sur son site, de tenir à jour son blog, d'envoyer une vidéo par e-mail ou de publier ses images sur un site de photographies, Internet s'impose comme un lieu d'expression.
Et la lenteur du débit d'envoi est un frein à ces pratiques. Plusieurs forums d'usagers s'en émeuvent. Alors, la technologie va-t-elle suivre? Le VDSL (lire ci-dessus) devrait permettre d'envoyer des informations à 6 Mbit/s. Rendre public un morceau de musique prendra 5 secondes. Mais il permettra aussi de télécharger près de 10 fois plus vite. Les grosses entreprises, disposant de serveurs puissants, garderont donc une longueur d'avance sur le particulier pour mettre du contenu à disposition.
Quel choix pour les petits consommateurs?
Le Temps
Ceux qui souhaitent une connexion constante de petit débit ont le choix entre plusieurs offres, à examiner avec attention: - Swisscom/Bluewin: une connexion de 150/50 kbit/s pour 9 francs par mois, plus 2,40 francs l'heure de connexion. Facture maximale: 59 francs par mois - Sunrise: liaison de 150/50 kbit/s pour 9,90 francs par mois, y compris 20 Mb de données, chaque Mb supplémentaire est facturé 19 centimes. Offres comparables chez VTX et Tele2. - Cablecom: liaison 300/100 kbit/s pour 10 francs par mois, y compris 20 Mb de données. Abonnement téléphonique obligatoire.
http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=175607
vendredi 3 mars 2006
Tele2 veut lancer un réseau mobile exclusivement lausannois
Tele2 veut lancer un réseau mobile exclusivement lausannois
TÉLÉPHONIE
Comme à Zurich, l’opérateur Tele2 veut développer, à Lausanne, son propre réseau mobile urbain.
JULIAN PIDOUX
Publié le 02 mars 2006
Tele2 se lance à la conquête des téléphones portables lausannois. Comme il l'a fait à Zurich, l'opérateur a pour ambition d'établir son propre réseau mobile urbain dans la capitale vaudoise. Une démarche prévue dans le contrat de licence avec l'Office fédéral de la communication. Theo Froelich, porte-parole pour Tele2: «Nous visons Lausanne, car la Suisse romande est importante. Puis, nous voulons poursuivre la démarche dans d'autres grandes villes.» La réalisation pourrait se faire cette année encore. Notons que dans des cités comme Berne, où il y a un moratoire sur les antennes, Tele2 va au-devant de difficultés pour s'implanter.
Car, pour pratiquer une politique tarifaire qui lui est propre, Tele2 doit être propriétaire de ses antennes. L'objectif étant, comme ce fut le cas lors de son entrée sur le marché de la téléphonie fixe et de l'internet à haut débit, de proposer des prix très attractifs. Alors qu'à Zurich une quinzaine de mâts ont été posés, aucun ordre de grandeur n'est encore communiqué pour Lausanne. Quant aux prix qui seront pratiqués dans le chef-lieu vaudois, Theo Froelich note «qu'ils seront diffusés dès que possible, avec le coût de l'abonnement».
A titre indicatif, à Zurich, où le système fonctionne depuis le 2 juin 2005, le prix de la conversation est de 8 centimes la minute entre clients de Tele2 Mobile, mais également de Tele2 Mobile au réseau fixe.
Du côté des autorités lausannoises, où la stratégie multimédia évolue rapidement grâce à son entité Citycable, on avoue que la téléphonie mobile constitue sans doute l'une des prochaines étapes. Eliane Rey, directrice des Services industriels: «Pour l'heure, nous devons nous concentrer sur l'introduction du téléphone fixe via le câble et sur l'augmentation des débits internet. Le réseau mobile viendra plus tard.»
Mais qu'en sera-t-il lorsque l'abonné Tele2 Mobile quittera Lausanne? «La conversation ne sera pas coupée, car nous disposons du national roaming. Le client ne remarque rien», assure Theo Froelich. En effet, grâce à un accord d'itinérance très récemment signé avec Sunrise, Tele2 pourra enfin compter sur un service de téléphonie mobile complet, permettant à ses abonnés de poursuivre leur conversation hors des zones urbaines qu'il couvre lui-même. Concrètement, Tele2 revendra le service mobile de Sunrise.
http://www.24heures.ch/vqhome/edition/ls/tele2_020306.edition=ls.html
TÉLÉPHONIE
Comme à Zurich, l’opérateur Tele2 veut développer, à Lausanne, son propre réseau mobile urbain.
JULIAN PIDOUX
Publié le 02 mars 2006
Tele2 se lance à la conquête des téléphones portables lausannois. Comme il l'a fait à Zurich, l'opérateur a pour ambition d'établir son propre réseau mobile urbain dans la capitale vaudoise. Une démarche prévue dans le contrat de licence avec l'Office fédéral de la communication. Theo Froelich, porte-parole pour Tele2: «Nous visons Lausanne, car la Suisse romande est importante. Puis, nous voulons poursuivre la démarche dans d'autres grandes villes.» La réalisation pourrait se faire cette année encore. Notons que dans des cités comme Berne, où il y a un moratoire sur les antennes, Tele2 va au-devant de difficultés pour s'implanter.
Car, pour pratiquer une politique tarifaire qui lui est propre, Tele2 doit être propriétaire de ses antennes. L'objectif étant, comme ce fut le cas lors de son entrée sur le marché de la téléphonie fixe et de l'internet à haut débit, de proposer des prix très attractifs. Alors qu'à Zurich une quinzaine de mâts ont été posés, aucun ordre de grandeur n'est encore communiqué pour Lausanne. Quant aux prix qui seront pratiqués dans le chef-lieu vaudois, Theo Froelich note «qu'ils seront diffusés dès que possible, avec le coût de l'abonnement».
A titre indicatif, à Zurich, où le système fonctionne depuis le 2 juin 2005, le prix de la conversation est de 8 centimes la minute entre clients de Tele2 Mobile, mais également de Tele2 Mobile au réseau fixe.
Du côté des autorités lausannoises, où la stratégie multimédia évolue rapidement grâce à son entité Citycable, on avoue que la téléphonie mobile constitue sans doute l'une des prochaines étapes. Eliane Rey, directrice des Services industriels: «Pour l'heure, nous devons nous concentrer sur l'introduction du téléphone fixe via le câble et sur l'augmentation des débits internet. Le réseau mobile viendra plus tard.»
Mais qu'en sera-t-il lorsque l'abonné Tele2 Mobile quittera Lausanne? «La conversation ne sera pas coupée, car nous disposons du national roaming. Le client ne remarque rien», assure Theo Froelich. En effet, grâce à un accord d'itinérance très récemment signé avec Sunrise, Tele2 pourra enfin compter sur un service de téléphonie mobile complet, permettant à ses abonnés de poursuivre leur conversation hors des zones urbaines qu'il couvre lui-même. Concrètement, Tele2 revendra le service mobile de Sunrise.
http://www.24heures.ch/vqhome/edition/ls/tele2_020306.edition=ls.html
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