dimanche 11 février 2007

Est-ce bien à la Ville de Lausanne de concurrencer Swisscom?

Est-ce bien à la Ville de Lausanne de concurrencer Swisscom?

MULTIMÉDIA Après la télévision et Internet, Lausanne complète son offre sur le câble avec la téléphonie fixe. Certains estiment que ce n’est pas le rôle d’une collectivité publique de développer ces services.

JULIAN PIDOUX
Publié le 10 février 2007

TÉLÉPHONE: Citycable vient de lancer Cityphone . Martine Favre, cheffe du multimédia de la ville de Lausanne, et son chef des projets Pierre-Alain Steffen posent devant les nouveaux écrans de contrôle du réseau câblé de la ville de Lausanne. / FLORIAN CELLA
TÉLÉPHONE: Citycable vient de lancer Cityphone . Martine Favre, cheffe du multimédia de la ville de Lausanne, et son chef des projets Pierre-Alain Steffen posent devant les nouveaux écrans de contrôle du réseau câblé de la ville de Lausanne. / FLORIAN CELLA

Lausanne a passé un cap important dans sa politique multimédia. Après s'être affranchie des fournisseurs Urbanet et VTX en août 2005, pour constituer sa propre entité Internet Citycable, la capitale vaudoise vient de se lancer dans la téléphonie fixe. Deux prestations auxquelles s'ajoute la télévision, toutes diffusées sur le câble. La ville tient son «triple play»: trois services, un seul support et une facture unique pour ses clients (lire ci-dessous).

Mais cette stratégie dérange. Certains estiment qu'une collectivité publique n'a pas sa place sur ce marché. C'est le cas de Marc Comina qui trouve le principe «saugrenu». Membre du Parti radical lausannois et candidat au Grand Conseil, il affirme que «le multimédia ne fait pas partie des tâches essentielles d'une ville, comme l'éducation ou la sécurité.»

Un avis que le centre droite ne partage pas tout à fait, comme l'explique Mathieu Blanc, président de LausannEnsemble: «Tant que les fonds publics ne créent pas une concurrence déloyale pour le privé, il faut reconnaître que Citycable engendre des rentrées intéressantes». Principal concurrent de Citycable sur le territoire communal, Swisscom s'étonne toutefois de cette situation. Christian Neuhaus, porte-parole: «Il est surprenant de voir qu'au niveau national l'Etat se libère d'une partie de ses actions Swisscom, alors que des villes investissent dans leur propre réseau.»

Habitué à ces remarques, Jean-Yves Pidoux, directeur des Services industriels (SI), ne cache pourtant plus son irritation. Et au magistrat écologiste de rappeler la présence historique du téléréseau à Lausanne. «A l'époque, c'est la topographie difficile qui avait mené à cette solution. Plus récemment, les élus ont accepté de rénover le câble. Il faut rentabiliser ces investissements.» Un amortissement qui passe par une diversification nécessaire, au risque de voir une partie des 73 000 abonnés du téléréseau lausannois (environ 26% des ménages vaudois) préférer le géant bleu qui propose aussi téléphone, Internet et télévision. En outre, le municipal maintient que la communication et l'information sont vitales pour les citoyens et donc «assimilables aux tâches d'un service public».

Si Marc Comina ne conteste pas l'importance du multimédia, il insiste sur le fait qu'«une commune n'a pas à s'enrichir sur le dos du contribuable avec ces services. C'est un impôt déguisé. Ce d'autant plus que Lausanne a le monopole de son réseau, empêchant d'autres opérateurs câblés comme Cablecom d'appliquer des méthodes plus agressives et concurrentielles face à Swisscom». Une main mise que Jean-Yves Pidoux conteste, en rappelant que «l'entretien de cette fibre optique permet aussi à des sociétés privées de la louer, afin de développer leurs activités».

Pour mettre un terme à cette «incohérence», Marc Comina suggère de vendre l'entité Citycable, dont le produit «contribuerait à rembourser la dette lausannoise. Pourquoi pas un premier pas vers une libéralisation des Services industriels». Une démarche qui ne passerait pas inaperçue. Claude Hildenbrand, directeur de Cablecom pour la Suisse romande, avoue que «si Lausanne vendait son téléréseau, il est clair que nous ferions une offre».

Trois opérateurs qui se disputent le marché du triple play lausannois

J.PX

CITYCABLE Ce service est disponible dans la capitale vaudoise et les communes desservies par le téléréseau lausannois. Pour bénéficier du triple play par le câble il faudra compter 90 francs par mois. Soit 19 francs pour l'abonnement du téléphone, 46 francs pour Internet 3000/300 (location du modem comprise), 25 francs pour la télévision (50 programmes analogiques et une vingtaine de chaînes numériques francophones).

SWISSCOM Accessible sur la majorité du territoire, le géant bleu propose aussi le triple play, mais par la prise du téléphone. Pour les trois prestations, la facture sera d'environ 104 francs par mois. Afin de bénéficier d'une offre comparable à celle de Citycable, les tarifs Swisscom se déclinent ainsi: 25 francs pour l'abonnement téléphonique de base, 49 francs pour l'ADSL 3500/300 et dès 30 francs pour la centaine de chaînes numériques de Bluewin TV.

CABLECOM
Comme l'opérateur lausannois Citycable, Cablecom propose ses prestations via le câble. Mensuellement, le triple play sera de l'ordre de 92 francs. C'est-à-dire 45 francs pour l'Internet 3000/300, 27 francs pour quelque 100 chaînes numériques (tarif valable dès le 1er avril) et 20 francs pour l'abonnement du téléphone.

COMPARAISON Il faut préciser que ces offres ne sont pas tout à fait comparables et méritent d'être étudiées, en fonction de vos besoins et habitudes. Hors options, le téléphone est, par exemple, moins avantageux chez Swisscom que chez Citycable. Mais il ne faut pas oublier que le géant bleu propose dans son prix de triple play un enregistreur à disque dur. Option qui n'est pas comprise dans le prix de base de Cablecom.

vendredi 9 février 2007

Le cercle vicieux où l’appât de la thune fait perdre des plumes

Le cercle vicieux où l’appât de la thune fait perdre des plumes

ARNAQUE Un prétendu projet d’entraide financière fait fureur dans le canton. Reportage.

ABDOULAYE PENDA NDIAYE
Publié le 09 février 2007

VALEYRES-SOUS-RANCES: La salle où a eu lieu une des réunions d’un prétendu «système d’entraide», pendant moderne du jeu de l’avion, a fait l’objet d’une descente de police mercredi soir. / OLIVIER ALLENSPACH
VALEYRES-SOUS-RANCES: La salle où a eu lieu une des réunions d’un prétendu «système d’entraide», pendant moderne du jeu de l’avion, a fait l’objet d’une descente de police mercredi soir. / OLIVIER ALLENSPACH

Mercredi soir, seize inspecteurs et gendarmes de la police cantonale vaudoise sont intervenus, sur demande du Juge d'instruction, à la salle communale de Valeyres-sous-Rances. Une réunion y regroupait une centaine de personnes.

Au même moment, à Pomy, autre village du Nord-vaudois, se tenait une réunion du même type. «Il vous faut être d'une extrême discrétion. Même si ce que nous faisons est légal, n'en parlez qu'à des connaissances dignes de confiance», lance Pablo* à l'assistance, composée d'une cinquantaine de personnes, hommes et femmes dont la moyenne d'âge avoisine la quarantaine. Le bouche-à-oreilles fonctionne bien. La semaine précédente, ils étaient près de cent dans un tea-room d'Yverdon. Tous veulent gagner de l'argent. Facilement et sans risquer gros.

«Le projet d'entraide financière, poursuit Pablo, est un concept dans lequel quinze positions sont acquises finan- cièrement. Une personne entrant dans une place définie progresse au sein du concept pour atteindre le centre et en ressortir après réception du don.»

Gains exponentiels

Pour mieux convaincre ceux qui douteraient encore de cette «belle opportunité», l'orateur insiste sur les retombées financières. «Avec une mise de 3000 francs, vous gagnez 15 000 francs», ajoute-t-il, avant de faire miroiter un gain de 120 000 francs à ceux qui se sentiraient bien inspirés d'augmenter leur mise jusqu'à 15 000 francs.

Un monsieur, qui avoue avoir déjà été grugé dans le jeu de l'avion, plombe un peu l'ambiance en faisant part de ses craintes. Un rictus d'agacement s'empare alors du visage jusqu'ici serein de l'orateur.

«L'expert juridique» viendra à sa rescousse. Look à la Antonio Banderas, verbe facile, il abreuve la salle de termes juridiques. «Ce n'est pas le système boule-de-neige ni le jeu de l'avion ou la pyramide. L'arrêté du Tribunal fédéral du 31 mars 2006, clame-t-il sans ciller, autorise le parrainage et la participation à ce concept d'entraide financière.»

Une interprétation, évidemment, fallacieuse. Une fois le seuil de saturation atteint, les «vrais-faux futurs gagnants» viennent grossir les rangs des personnes grugées. ( lire ci-dessous ). Et si ce prétendu système d'aide profite tout de même à quelques-uns, entrés les premiers dans la combine, leurs gains restent parfaitement illégaux.

«M…, je me suis fait avoir. J'ai dû emprunter 3000 francs pour miser», s'étranglait hier une Avenchoise, après avoir réalisé son erreur. Une autre dame, qui rêvait de s'installer dans un pays chaud, n'avait plus que ses yeux pour pleurer. Ô mirage de soleil!

* Prénom d'emprunt

«Les conséquences sociales sont catastrophiques»

A. P. N.

Deux néophytes démarchés par un parrain (ou marraine), entrent dans le cercle après avoir apporté leur don en espèces lors d'une réunion privée. Chacun d'entre eux devra trouver à son tour deux autres néophytes. Ce système fonctionne selon le principe dit de la boule-de-neige. Son ampleur n'est pas encore connue des services de la police cantonale. Mais, des éléments attestent qu'outre Vaud, Fribourg aussi est touché. «Ça se répand comme une traînée de poudre», déplore l'adjoint du juge d'instruction cantonal, Jean Treccani. Qui s'inquiète des «répercussions sociales catastrophiques». S'il n'est pas interdit dans certains pays voisins, comme l'Allemagne, ce système, qui rappelle le jeu de l'avion, l'est en Suisse. «La justice peut obliger ceux qui ont gagné à rembourser ceux qui ont perdu. Dès qu'on recrute quelqu'un, on est punissable et on risque jusqu'à 10 000 francs d'amende», précise le juge. Exemple illustratif de la dangerosité de ce système, il explique que, dans un cercle comprenant 17 cycles, pour 65 000 gagnants, il y a 520 000 qui ont misé et qui espèrent toucher de l'argent. «En Suisse alémanique, il y a plusieurs villages où les habitants ne se parlent plus à cause de ce jeu», signale Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale.

jeudi 8 février 2007

Les concurrents de Swisscom se multiplient

Les concurrents de Swisscom se multiplient


TELECOMS. De plus en plus de câblo-opérateurs se lancent sur le marché de la téléphonie fixe.


Anouch Seydtaghia
Jeudi 8 février 2007

Swisscom a subi mercredi une petite défaite. Suivant la Commission de la communication, le Tribunal fédéral a décidé que l'opérateur devait fortement réduire la taxe qu'il exigeait de Cablecom. L'opérateur encaissait 31 francs chaque fois que l'un de ses clients voulait garder son numéro fixe lorsqu'il le quittait pour la concurrence. Cette taxe chute désormais avec effet rétroactif: 17,65 francs pour 2004, 15,15 francs pour 2005 et 11,90 francs dès 2006. Du coup, Swisscom (SCMN.VX) devra rétrocéder à Cablecom une somme que les deux parties ont choisi de taire. D'après nos estimations, il s'agirait d'environ deux à trois millions de francs.

Une petite somme pour Swisscom, qui subit actuellement une pression de plus en plus importante des câblo-opérateurs sur le marché de la téléphonie fixe. A commencer par Cablecom: la société a lancé son service en juin 2004 déjà. «Le nombre de nos clients a augmenté de 20% en 2006, pour atteindre désormais les 250000», affirme Martin Wüthrich, porte-parole de Cablecom. Plus besoin de passer par Swisscom, les clients de Cablecom paient moins cher leur taxe de base et leurs appels, qui sont gratuits sur le réseau fixe le soir, la nuit et le week-end.

L'effet de cette concurrence va crescendo dans les comptes de Swisscom. De septembre 2005 à septembre 2006, le nombre de lignes classiques a fondu de 1,3%, pour s'établir à 2,892 millions. En parallèle, le nombre de minutes de conversation a chuté de 10,9% en un an pour les communications nationales.

«Nous faisons face à une véritable concurrence sur ce marché, affirme Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Il faut d'ailleurs que le régulateur réfléchisse lorsqu'il voit des réseaux câblés, entièrement en mains publiques, nous concurrencer».

En effet, Lausanne a débuté le 31 janvier son service Cityphone, dont les tarifs sont très proches de ceux de Cablecom. «Swisscom se lance dans la télévision et propose une offre «triple play», il est normal que nous répliquions en faisant de même, explique Martine Favre Leyvraz, chef du service multimédia aux services industriels de la ville. Nous avons déjà 10000 clients pour l'Internet à haut débit, nous en espérons 1000 à 2000 en téléphonie d'ici fin 2007». Ambitions identiques pour le téléréseau genevois: «Grâce à notre partenariat avec Cablecom, nous proposerons un accès à Internet et de la téléphonie dès juin dans certains quartiers, puis dans l'ensemble de la ville d'ici juillet 2008», détaille Antoni Mayer, directeur de Naxoo, société qui exploite le téléréseau genevois.

Sunrise très ambitieux pour 2007

Sunrise très ambitieux pour 2007


TELECOMS. Le nouveau directeur a esquissé la stratégie de l'opérateur.



Anouch Seydtaghia, Zurich
Mercredi 7 février 2007



Directeur de Sunrise depuis le 1er novembre 2006, Christoph Brand, 37 ans, s'exprimait mardi soir pour la première fois devant la presse. L'ancien directeur de Swisscom (SCMN.VX) Fixnet a esquissé les grandes lignes de la stratégie de l'opérateur. Pour Sunrise, 2007 sera une année très importante, puisque le Conseil fédéral édictera en avril l'ordonnance d'application sur l'ouverture du fameux «dernier kilomètre» de Swisscom. «C'est l'un de mes deux gros soucis, explique Christoph Brand. Nous ne connaissons pas du tout les détails de cette ordonnance, et comment nous pourrons offrir de nouveaux services. Mais nous voulons absolument proposer des offres innovantes cette année encore.» Voilà qui est plutôt optimiste, tant il est certain que Swisscom fera tout pour retarder l'ouverture de son réseau. Christoph Brand n'a pas détaillé de quels services il s'agira, mais a affirmé son intérêt pour une offre de télévision et pour des offres groupées, tel ADSL, téléphonie fixe et mobile, pour les particuliers.

Le second souci du directeur de Sunrise, ce sont les frais de terminaison mobile, abaissés sous pression de la Commission de la concurrence. «Le marché fonctionne très bien, et je ne vois pas pourquoi un opérateur tel que Sunrise, qui détient moins de 20% du marché, doit subir une décision politique», a martelé Christoph Brand.

«Pas de pression maximale»

Le chiffre d'affaires de Sunrise diminue depuis plusieurs trimestres, comment son nouveau directeur compte-t-il inverser la tendance? «Les prix baissent constamment, ce ne sera pas facile, concède-t-il. Nous voulons lancer de nouveaux produits, et aussi abaisser nos coûts.» Christoph Brand le reconnaît, il reçoit des objectifs précis depuis Copenhague, siège de TDC, maison mère de Sunrise, dirigée par un certain... Jens Alder, ancien directeur de Swisscom. «Le but des propriétaires de TDC n'est pas d'effectuer une pression maximale sur Sunrise pour accroître leurs bénéfices», poursuit Christoph Brand, qui n'exclut pas de nouveaux licenciements chez Sunrise - 145 emplois avaient été supprimés en mai 2006.

Christoph Brand a aussi beaucoup insisté sur la «suissitude» de Sunrise: «Nous avons investi huit milliards de francs ici depuis dix ans, nos employés et nos clients sont suisses, nous sommes bien en Suisse pour y rester», a affirmé le nouveau directeur. Une manière sans doute de convaincre la Berne fédérale de donner plus de marge de manœuvre à Sunrise face à Swisscom. Reste que Jens Alder l'a reconnu publiquement: le contrôle de Sunrise par TDC est essentiellement financier - signe que l'opérateur suisse peut être revendu à tout moment.

Le premier grand test de Christoph Brand aura lieu le 22 février, lors de la présentation des résultats annuels 2006 de Sunrise.

jeudi 1 février 2007

Comment l'une des plus grandes arnaques du Net suisse a eu lieu sur Ricardo.ch

Comment l'une des plus grandes arnaques du Net suisse a eu lieu sur Ricardo.ch


INTERNET. Une centaine d'utilisateurs du site suisse de vente aux enchères Ricardo.ch ont perdu quelque 500000 francs au total en payant en avance des ordinateurs d'Apple à prix cassés. Les dédommagements seront a priori limités.


Anouch Seydtaghia
Jeudi 1 février 2007

Une police qui ne répond que par e-mail, un vendeur sous enquête qui n'a pas peur de parler à la télévision, des victimes qui ont perdu au total près de 500000 francs... Jamais le Web suisse n'avait connu pareille situation. Pour plusieurs dizaines d'internautes, dont de nombreux Romands, 2007 commence de façon douloureuse: ils réalisent ces jours qu'ils ont perdu chacun entre 1000 et 3000 francs. La faute à un vendeur douteux qui leur promettait, sur le site de vente aux enchères Ricardo.ch, des ordinateurs Apple à prix cassés.

Frédéric Rody, enseignant à Bulle, fait partie des victimes. «Cela faisait un an que je voyais ce vendeur proposer des ordinateurs à prix très intéressants sur Ricardo.ch. Je me méfiais, mais quand j'ai vu qu'il avait récolté plus de mille évaluations positives, je me suis lancé mi-décembre en payant une machine 1230 francs au lieu de 1690. Dimanche passé, j'ai vu que le compte du vendeur était fermé... Du coup, j'ai peu d'espoir de voir la couleur de mon argent...» Graphiste à Genève, Yashka Steiner a perdu davantage encore: «Le 8 janvier, j'ai payé 2710 francs un MacBook Pro, au lieu des 3549 francs officiels. Le vendeur demandait un versement en avance, et annonçait six semaines de délai de livraison. Mais je me suis très vite rendu compte de mon erreur...»

L'affaire qui se dessine est doublement extraordinaire. D'abord, jamais une arnaque de cette ampleur n'a eu lieu en Suisse - d'après une estimation provisoire, près de 150 personnes ont été grugées, pour un montant estimé à 500000 francs. Ensuite, c'est la première fois que le système d'évaluation de Ricardo.ch, numéro un de la vente aux enchères en Suisse, a été pareillement pris en défaut. D'habitude, le système fonctionne à merveille: après chaque transaction, l'acheteur publie une évaluation du vendeur. Plus ce dernier a d'évaluations positives, plus il est réputé fiable. «Jamais nous n'avons été confrontés à un tel problème», reconnaît Mojca Fuks, porte-parole de Ricardo.ch. Le vendeur, qui agissait sous le pseudo «apfelrechner», possédait fin 2006 plus de 1000 évaluations positives. Mi-janvier, le vent tourne, et les internautes arnaqués publient des évaluations incendiaires. Certains reprochent au site d'avoir intentionnellement effacé de mauvaises évaluations... ce que Ricardo.ch reconnaît en partie. «Lorsque tant le vendeur que l'acheteur demandent d'en effacer, nous le faisons, admet Mojca Fuks. Ce qui a été fait concernant «apfelrechner». Et comme l'a démontré l'hebdomadaire SonntagsZeitung, il est possible de créer de faux acheteurs temporaires pour recevoir de bonnes évaluations à peu de frais... Le vendeur a donc profité des failles du système, mais Mojca Fuks affirme que «Ricardo.ch ne va pas modifier ses pratiques».

Le vendeur n'a pas répondu à notre e-mail, mais il s'est exprimé à visage masqué mardi soir lors de l'émission «Kassensturz», pendant alémanique d'«A bon entendeur». Apparemment, sa stratégie était d'acheter des Macs à prix normal auprès de distributeurs agréés Apple, puis de les revendre à prix cassés - de nombreux internautes ont effectivement profité de ses tarifs et reçu leurs machines. Accumulant les dettes, le vendeur n'a finalement plus livré ses acheteurs, qui tous avaient payé en avance. Le vendeur ne regrette pas sa stratégie dite de la «boule de neige». Il affirme avoir réalisé un chiffre d'affaires de plusieurs millions, et a déclaré qu'il voudrait ouvrir un vrai magasin et offrir des services.

Alertée par de nombreux internautes qui ont déposé plainte, la police cantonale d'Argovie a ouvert une enquête et contacté Ricardo.ch qui fermait le compte «apfelrechner» le 18 janvier. «Avant cela, aucune raison ne justifiait l'exclusion de ce membre», se défend Ricardo.ch. «Les responsables du site avaient découvert les problèmes plusieurs jours avant, ils ont agi avec légèreté en intervenant si tard», se plaint Frédéric Rody. Du côté de la police, silence radio: il faut contacter par e-mail le responsable du dossier, qui n'a pas répondu hier.

Que peuvent espérer les victimes? Ricardo.ch leur promet 250 francs de dédommagement, comme les conditions générales le stipulent. L'espoir de récupérer sa mise semble ainsi ténu, ce qui ne va pas décourager les utilisateurs du site. Mais ils deviendront très méfiants. «Je ne réitérerai un achat sur ce site que si le système d'évaluation est revu, que le profil des vendeurs devient plus transparent et que Ricardo.ch prenne ses responsabilités», affirme Yashka Steiner. Pour la plupart, les victimes de «apfelrechner» sont des habitués de Ricardo.ch - Yashka Steiner avait par exemple déjà acheté un minibus et un projecteur vidéo. Mais il est possible que le paiement par avance, pour les montants importants, soit en net recul sur le site.







Ricardo.ch, numéro un en Suisse

Anouch Seydtaghia

En Suisse, eBay n'est pas numéro un dans la vente aux enchères sur Internet, c'est Ricardo.ch. Fondé en 1999, le site est depuis fin 2000 membres du groupe QXLricardo, basé à Londres. Ricardo.ch compte aujourd'hui 450000 enchères ouvertes, et emploie 60 collaborateurs. Le site prélève une commission de quelques centimes lors de la présentation d'objet, et une seconde commission de 1,5 à 4,5% lors de la vente. Les acheteurs évaluent les vendeurs, ce qui a permis d'éviter, jusqu'à présent, des problèmes importants.

vendredi 12 janvier 2007

Denner racheté par Migros ?

Philippe Gaydoul verkauft Denner

Denner-Chef Philippe Gaydoul entschliesst sich in unsicheren Zeiten für den Verkauf.


Der Discounter geht in neue Hände über. Topkandidatin ist die Migros. Der Deal kann bereits heute bekannt gegeben werden.

Von Marc Badertscher und Romeo Regenass
Im Schweizer Detailhandel zeichnen sich grosse Veränderungen ab. Philippe Gaydoul, Chef von Denner und zusammen mit seiner Mutter Denise auch Hauptaktionär, verkauft die Mehrheit am Unternehmen. Laut gut unterrichteten Quellen stehen die Gespräche mit möglichen Käufern kurz vor dem Abschluss.

Konkret verhandelt der Discounter mit der Migros und mindestens einem ausländischen Interessenten. Die Pressestellen von Migros und Denner lehnten eine Stellungnahme ab.



Gaydoul wurde intern und extern von einem kleinen Team unterstützt. Mit dabei war Dieter Berninghaus, seit Anfang Jahr Verwaltungsrat bei Denner. Er war Chef und davor Auslandverantwortlicher des Kölner Detailhandelskonzerns Rewe. Gaydoul holte ihn wegen seines internationalen Netzwerks letzten Herbst nach Zürich. Für die Vorbereitung des anstehenden Verkaufs wurde ein ausländisches Finanzinstitut eingeschaltet. Trotz dieser internationalen Kontakte will Denner nun offenbar einer schweizerischen Lösung den Vorzug geben.
Denner –­ ein Discounter unter vielen
Philippe Gaydoul, der gestern Donnerstag seinen 35. Geburtstag feierte, hat die Nummer drei des Schweizer Detailhandels in den letzten Jahren erfolgreich neu ausgerichtet und 2005 ein organisches Umsatzwachstum von 11 Prozent erreicht. Nun aber steht Denner vor einer heiklen Phase. Aldi expandiert weiter, Lidl tritt demnächst in den Markt ein, die Billigkette Otto‘s zählt bereits über 100 Läden, und die Branchenleader Coop und Migros tummeln sich zunehmend im Tiefpreissegment. Die Zeiten sind definitiv vorbei, da Denner als einziger Discounter-Hecht im Karpfenteich schwimmen konnte.
Hinzu kommt, dass Gaydoul zuletzt viel Geld investiert hat: über 100 Millionen Franken in den neuen Auftritt der Läden, 50 bis 60 Millionen in die Übernahme der Pick-Pay-Kette von Rewe. Aber nicht mit dem gewünschten Erfolg: Die umgestalteten Filialen setzen weniger um als noch unter dem Pick-Pay-Regime, sagt ein Manager, der mit dem Geschäftsgang von Denner vertraut ist.

In den Umbau von Franz Carl Weber an der Bahnhofstrasse zum Kids Town hat Gaydoul 12,5 Millionen Franken gesteckt. Der letztjährige Verkauf des defizitären Spielwarenhändlers an die französische Ludendo brachte dennoch nur mässig liquide Mittel. Grosse persönliche Reserven hat Gaydoul selber nicht. In Bankkreisen heisst es, er habe sich verschuldet, als er vor einigen Jahren seinen Onkel Nicolas, der ein grösseres Aktienpaket besass, für rund 200 Millionen Franken auszahlte.

Kurz: Denner fehlen die nötigen Mittel, um in einem härter werdenden Umfeld weiter investieren zu können. Auf sich alleine gestellt, fehlt es dem vergleichsweise kleinen Discounter auch an Einkaufsmacht, um auf Dauer gegen internationale Konzerne wie Aldi und Lidl preislich bestehen zu können. Gaydoul geriet in Zugzwang: Entweder holt er sich einen Partner ins Boot oder er und seine Familie machen Kasse. Der Enkel von Firmengründer Karl Schweri hat sich für Letzteres entschieden.

«Wenn Denner verkauft wird, ist jetzt der richtige Zeitpunkt dazu», sagen mehrere Branchenexperten übereinstimmend. Sobald Lidl und Aldi in der Schweiz breit präsent sind, fällt der Wert der Discounterkette stetig.

Gaydoul besitzt zusammen mit seiner Mutter 50,52 Prozent an Denner. Verkaufen die beiden, geht die Macht im Konzern an die neuen Eigentümer über. Je rund 25 Prozent halten die Familien Schweri und Borzatta. Auch für sie gilt: wenn verkaufen, dann jetzt.

Migros mit den besten Karten
Die Migros hat beste Kontakte zu Denner. Als der Discounter 2005 die Pick-Pay-Filialen übernehmen wollte, hatte der Grossverteiler bei Rewe ein gutes Wort für Denner eingelegt. Sieben von zehn Pick-Pay-Läden waren in Liegenschaften des Grossverteilers eingemietet, und die Migros hatte in den Verhandlungen klargemacht, dass sie Denner als neuen Mieter bevorzugt. Damit fand die Migros-Kundschaft den Alkohol weiterhin gleich um die Ecke.
Wenn die Migros sich nun Denner einverleibt, werden schon bald Schnaps, Wein und Tabak in rauen Mengen unter dem Konzerndach der Migros verkauft. Das wird noch zu reden geben.

Migros und Denner zusammen würden in der Schweiz eine gewaltige Marktmacht ausüben. Die Wettbewerbskommission wollte sich jedoch nicht dazu äussern, ob ein Zusammenschluss aus wettbewerbsrechtlicher Sicht überhaupt möglich ist.

Interessenten auch aus dem Ausland
Verhandlungen führte Denner nicht nur mit der Migros, sondern auch mit mindestens einem ausländischen Interessenten. In Frage kommt in erster Linie der deutsche Lidl. Der Harddiscounter ist ähnlich positioniert wie Denner und führt ebenfalls viele Markenartikel. Lidl sichert sich an immer mehr Standorten in der Schweiz eine Baubewilligung, schliesst jedoch die Verträge mit einer Ausstiegsklausel ab. Zudem warten die Deutschen mit dem Baubeginn zu. Auffällig ist dies insbesondere beim Verteilzentrum in Weinfelden, wo die Bagger noch nicht aufgefahren sind, obschon die Bewilligung seit mehreren Monaten vorliegt. Der Lidl-Hauptsitz im gleichen Ort befindet sich hingegen im Bau.
Der Kauf von Denner würde der deutschen Lidl-Gruppe auf einen Schlag eine starke Basis in der Schweiz mit attraktiven Ladenstandorten und Verteilzentren sichern. Weil die Denner-Filialen in den Innenstädten zum Teil erstklassig gelegen sind, dürfte Lidl wohl auch kleinere Läden nicht verschmähen, die nicht ins traditionelle Konzept passen.

vendredi 29 décembre 2006

La guerre du renseignement téléphonique


La guerre du renseignement

TÉLÉPHONIE Le 111 sera désactivé le 1er janvier. Beaucoup espèrent lui succéder. Tout devrait se jouer entre le 1811 de Swisscom et le 1818 des deux moustachus

RENAUD MICHIELS
26 décembre 2006






En Images
» Quelques chiffres

Sur le web
» Office fédéral de la communication
» Swisscom
» Sunrise: 1818
» InfoNXX



Le 111 est mort. Ou presque. Libéralisation oblige, le numéro de renseignement né en 1921 sera désactivé le 1er janvier. Il sera remplacé par des numéros à quatre chiffres, débutant tous par 18. Seize ont été attribués à des opérateurs par l'Office fédéral de la communication. Tous aimeraient bien leur part du gâteau du renseignement téléphonique, estimé à 110 millions de francs par an.

Peu d'écart de coûts entre les offres
Lors de notre test effectué hier, en éliminant les numéros renvoyant vers d'autres opérateurs, six étaient déjà en service. Mais d'autres pourraient encore proposer leurs services. Pour la recherche d'un numéro en Suisse, on constate qu'il y a peu d'écart de coûts entre les offres. «Il existe une pression à la baisse sur les prix, commente Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Mais la différence se fera surtout sur la qualité du service, à savoir la rapidité et la fiabilité des renseignements donnés.»

Selon les spécialistes, il n'y a pas de place pour tout le monde. «A terme, je ne sais pas combien d'acteurs il restera sur le marché, confirme Christian Neuhaus, mais il est certain qu'il y aura une consolidation.» Ralf Beyeler, chef du service télécoms du site Comparis, se montre plus tranchant. Selon lui, les numéros 1811 et 1818 vont se partager le marché. D'autant qu'avec les bottins sur Internet, la place du renseignement téléphonique ne cesse de se réduire.

Le 1811 appartient à Swisscom, qui met en avant son savoir-faire ancestral et dit ouvertement vouloir rester le patron du renseignement téléphonique.

Son principal concurrent, le 1818, poursuit le même but: être numéro un en Suisse. Le 1818 est détenu par la société Auskunft AG. Il s'agit d'une petite soeur des «The Number» et «Le Numéro», respectivement numéro 1 du marché en Grande-Bretagne, et en France. Toutes appartiennent au groupe américain InfoNXX, leader mondial du domaine. Autre atout pour le 1818, une campagne de pub efficace. Impossible de passer à côté des délires des deux zigotos moustachus tout droit sortis des seventies...

© Le Matin Online

mardi 5 décembre 2006

Bluewin TV, le test

Bluewin TV, le test


TELEVISION. Que vaut le nouveau service de Swisscom? Premières impressions d'une offre prometteuse.



Anouch Seydtaghia
Lundi 4 décembre 2006



Le 31 octobre, Swisscom annonçait le lancement de son service de télévision via les fils téléphoniques, baptisé Bluewin TV. Depuis lors, des dizaines d'installateurs de l'opérateur sillonnent le pays pour mettre en service cette nouvelle offre. Comment l'installation se déroule-t-elle? Que vaut Bluewin TV?

• Les préliminaires

Pour bénéficier de Bluewin TV, il faut obligatoirement qu'un employé de Swisscom vienne à votre domicile l'installer. Rendez-vous est donc pris par téléphone.

- Nous pourrons venir le mercredi 29 novembre vers 13h00. Prévoyez plusieurs heures.

- Ah bon, plusieurs heures?

- Oui, entre trois et quatre. Et pensez à sauver les données du disque dur de votre ordinateur.

- Euh... Certes, mais pourquoi?

- Des données pourraient être perdues lors de l'installation.

Bref, rien de très rassurant. Attendons mercredi...

• L'installation

Dès 10h00, un petit témoin lumineux s'éteint sur le modem, signe que la ligne ADSL a été coupée. Swisscom a donc basculé la ligne en VDSL, qui offre un débit nettement supérieur.

Arrivé sur place, David Raemy, l'installateur de Swisscom examine les lieux. A priori, la configuration n'est pas idéale: la prise téléphonique, l'ordinateur et la télévision se trouvent dans trois pièces différentes. Problème supplémentaire: Swisscom a oublié d'envoyer quelques jours auparavant par courrier le nouveau modem VDSL - l'installateur va immédiatement en chercher un au magasin Swisscom le plus proche. Mais il y a une bonne surprise: il n'y aura pas besoin de changer la ligne, récente, entre l'appartement et l'arrivée des fils Swisscom au bas de l'immeuble.

Après une brève discussion, décision est prise de contourner le hall d'entrée avec le câblage, et de passer derrière les plinthes, pour connecter le téléviseur du salon. C'est là que sera installé le modem Wi-Fi, qui communiquera sans fil avec l'ordinateur situé à l'autre bout de l'appartement. En 10 minutes, le câble est installé entre la prise et le téléviseur. Il faudra ensuite modifier la prise elle-même, trop ancienne. Au final, le processus dure trois heures, entre l'installation et la configuration du modem, la mise en service de la set top box, et son raccordement à la télévision.

Avant tout ce processus, il a bien entendu fallu vérifier si l'appartement, situé au centre de Lausanne, pouvait être relié à Bluewin TV. Une opération qui ne prend que 5 secondes sur le site de Swisscom. L'appartement se situe à 1700 mètres du central le plus proche. Le débit maximal sera d'environ 9 Mo/s, soit 2,2 Mo/s pour chaque canal de télévision, le solde pour la connexion à Internet. Bref, c'est ric-rac.

Au fait, pourquoi a-t-il fallu, à l'ère du sans-fil, tirer des câbles? «Nous devrions proposer dès l'an prochain des liaisons sans fil entre le modem et la set top box», explique Didier Raemy.

• Premières impressions

Quelques secondes après sa réinitialisation, la set top box, large comme deux lecteurs DVD, est opérationnelle. La qualité de l'image est excellente, il n'y a pas de décalage entre le son et l'image, et les informations en bas de l'écran (nom du programme, mini-résumé) sont utiles. Très vite, l'on remarque cependant une petite gêne: Bluewin TV met chaque fois une seconde à réagir aux ordres envoyés par la télécommande. Les fonctions de base marchent parfaitement, pour mettre sur «pause» une émission en direct pour la visionner un peu plus tard, ou pour regarder à nouveau les dernières minutes d'un programme - elles sont automatiquement enregistrées. Il faut quelque temps pour s'habituer à la nouvelle télécommande - qui est aussi programmée pour contrôler le téléviseur.

• Le guide des programmes

C'est un point fort de Bluewin TV: la possibilité de voir en quelques clics l'ensemble des émissions actuelles ou à venir, de lire leurs résumés, et de rechercher un programme bien précis. Exemple: un clic sur «recherche», vous écrivez «pitt», et s'affichent tous les films à venir dans lesquels joue Brad Pitt, et ce sur toutes les chaînes. De quoi vraiment se passer d'un magazine TV... mais si Swisscom en fournit un! Ce magazine papier est envoyé aux clients de Bluewin TV pour leur indiquer entre autres les nouveaux films proposés en location.

• L'enregistrement

La simplicité même: un clic sur le bouton rouge de la télécommande, et l'enregistrement démarre. Lorsque l'on consulte le guide des programmes, un clic sur ce même bouton et l'enregistrement est programmé. Si l'on veut sauvegarder tous les prochains épisodes de 24 Heures chrono ou les prochains 19h30, la fonction d'enregistrement multiple est également très efficace. Encore mieux: en se connectant, via Internet, sur son compte Bluewin (http://epg.sso.bluewin.ch/fr), il est possible de programmer à distance ses émissions à enregistrer, et l'ordre est immédiatement transmis à la set top box. Rien à redire.

• La vidéo à la demande

Inutile de descendre de son sofa pour aller louer un DVD au vidéoclub du quartier, Bluewin TV comprend un service de vidéo à la demande. Le catalogue est encore très limité (400 titres en français), mais le service est performant. La sélection par genre ou titre de film est facile, et il est possible de lire un résumé du film, ainsi que sa bande-annonce - hélas souvent en allemand. Par contre, le film est en français. Dommage qu'il n'existe pas encore de versions originales sous-titrées. Le film démarre instantanément. Il est possible de le mettre sur «pause» pour le visionner plus tard - la location dure 24 heures.

• Conclusion

Bluewin TV comporte pour l'heure deux défauts: le temps de réaction suite aux ordres donnés par la télécommande, et la petite taille du catalogue de films proposés. Sinon, le service remplit parfaitement sa mission: permettre de regarder la télévision de façon plus intelligente, en sélectionnant avec soin les émissions auxquelles l'on s'intéresse. Le guide des programmes et les fonctions d'enregistrement sont ainsi remarquables.








Le service n'est pas disponible partout
Aujourd'hui, 65% des ménages ont accès au service entier.
Anouch Seydtaghia
«Pourquoi nous ne publions pas de carte de couverture de Bluewin TV en Suisse? Certaines personnes qui vivent dans un espace urbain seraient déçues de constater qu'elles ne peuvent pas profiter de ce service.» Bref, comme l'explique Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, la disponibilité de Bluewin TV ressemble un peu à une loterie. Certains ménages dans des zones peuplées n'y ont pas droit, alors que d'autres, habitant dans des zones reculées, y ont accès. Des exemples? Le service de télévision est disponible dans les mayens de Mase, au milieu du val d'Hérens (VS), mais se refuse encore aux habitants de Gilly (VD), sur La Côte, ou dans des villages du Gros-de-Vaud.

Pourquoi? Tout dépend de la distance entre le raccordement téléphonique et le central, ou ses répétiteurs. Au-delà de 2000 mètres, l'opération est compromise. Légèrement en dessous de cette distance, il y a des risques pour que seul un canal TV soit disponible, et non deux comme dans l'offre standard. Actuellement, 75% des ménages peuvent bénéficier d'un canal TV, et 65% de deux canaux. D'ici 2010, 75% des ménages disposeront de deux canaux. Les ingénieurs de l'opérateur font le forcing pour moderniser le réseau, qui consiste en l'amélioration de la technologie ADSL vers le VDSL, qui permet des débits bien supérieurs. Une opération qui prend du temps, et qui risque de laisser de nombreuses personnes frustrées de ne pas pouvoir essayer Bluewin TV.


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Combien ça coûte?
Anouch Seydtaghia
• L'installation sera effectuée par un technicien Swisscom. Elle est obligatoire et est facturée 95 francs. Attention, s'il faut faire passer des câbles sous des plinthes, par exemple, ce travail sera facturé en sus...

• Il faut bien entendu un raccordement téléphonique chez Swisscom (25,25 francs par mois). Il faut aussi s'abonner à l'ADSL, disponible dès 9 francs par mois. Les utilisateurs réguliers d'Internet opteront pour l'offre à 49 francs par mois, pour un débit de 2 Mbit/s et un volume et un temps de surf illimité.

• L'abonnement mensuel est de 29 francs pour l'offre de base (soit 100 chaînes de télévision, 70 programmes radio, le guide des programmes, l'enregistreur et la télécommande). Si vous avez un second téléviseur, il faut payer 10 francs supplémentaires par mois. Ajoutez 1,05 franc par mois pour vous acquitter des taxes liées au droit d'auteur et à l'Ofcom.

• Swisscom propose des bouquets de chaînes supplémentaires. Comptez ainsi, par mois, 48 francs pour l'ensemble des chaînes de Canal+, 29,90 pour le bouquet de base Teleclub Basic, plus 9,90 francs pour l'offre Teleclub Movie, ou 12,90 francs pour Teleclub Sport, ou 9,90 pour Teleclub Family.

• Bluewin TV comprend des émissions sportives en direct à la carte: l'ensemble des matches de football de la Ligue des champions, deux matches par tour de championnat suisse de hockey sur glace et deux matches par tour du championnat suisse de football. Le prix de chacun de ces matches est de 1 franc.

• Le service de vidéo à la demande (environ 400 titres) est facturé de 3,50 à 6 francs par film, visionnable pendant 24 heures.

lundi 4 décembre 2006

Solariums: les jeunes en danger!

Solariums: les jeunes en danger!

MÉLANOMES Déprime saisonnière ou préparation aux vacances: la tentation de quelques séances UV est forte. Mais en abuser augmente les risques de cancer. Surtout chez les jeunes

IVAN RADJA
02 décembre 2006






Sur le web
» OFSP
» OMS
» CICR



Avec 20 à 30 cas annuels pour 100 000 habitants, la Suisse est l'un des pays les plus touchés d'Europe par le cancer de la peau, selon les statistiques de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). «Elle arrive même au deuxième rang, juste derrière la Norvège», ajoute sa porte-parole Christine Klinger.

La raison? «Difficile à déterminer, mais le pouvoir d'achat joue certainement un rôle.» Ainsi que l'accès aux salons UV self-service. En Suisse, aucune restriction n'existe en la matière. Contrairement à la France, où ils sont interdits d'accès aux moins de 18 ans depuis 1997, ou à la Belgique, pour les moins de 15 ans. Copropriétaire du solarium self service Top Sun, à Lausanne, Gérald Christinat précise que «de nombreux frontaliers français viennent en Suisse car les selfs sont carrément interdits en France.»

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part appelé à l'interdiction des solariums pour les moins de 18 ans. Une mesure prise également par l'Union européenne en juin de cette année.

A part des mises en garde sur les dangers potentiels des UV sur www.ofsp.admin.ch, l'OFSP reconnaît qu'il n'existe aucune législation dans ce domaine en Suisse. Une lacune d'autant plus inquiétante que, selon une étude publiée mardi par le Centre international de recherche sur le cancer de Lyon (CIRC), a démontré que le risque de mélanome augmente de 75% chez les jeunes ayant commencé à utiliser les solariums entre 10 et 30 ans.

«Or, en Suisse, un sondage réalisé en 2004 a révélé que 15% des 15 - 29 ans avaient régulièrement recours à ces appareils», précise Christine Klinger. Pour des motifs esthétiques, psychiques (pour le moral), ou climatiques. «Ça fait du bien de se réchauffer un peu par ce temps», commente une cliente régulière du Top Sun. Certaines viennent en cachette, comme Aline et Elodie (prénoms fictifs), 15 et 16 ans, car «nos parents ne nous le permettent pas.»

A coup de 5 francs les 5 minutes, et de deux séances de 20 minutes par semaine, les jeunes n'hésitent pas à économiser pour avoir le teint bronzé et suivre la mode «métis». Sans forcément avoir conscience des risques encourus.

jeudi 30 novembre 2006

Une étoile et ses «ménages»

Une étoile et ses «ménages»

SHOW. Nicole Kidman inaugure aujourd'hui la boutique genevoise d'Omega. Compromission, calcul?

Xavier Pellegrini
Jeudi 30 novembre 2006

Hier, une trentaine d'ouvriers s'affairaient encore dans la nouvelle boutique Omega et à ses abords, rue du Rhône à Genève. Tout devait être prêt pour la visite, aujourd'hui, de Nicole Kidman, le symbole bien vivant de la marque horlogère depuis bientôt deux ans. Tandis que les voisins posent placidement leurs décorations de Noël, les spécialistes de l'événementiel livrent un show mémorable. VIP et gens de presse sont reçus dans une grande tente blanche avec vue sur le lac. Pas d'interviews, mais une méga-conférence de presse, orchestrée par Media Impact, porte loin à la ronde le message kidmanien à la grande satisfaction d'Omega.

Combien la marque de Nicolas Hayek paye-t-elle les prestations de son illustre ambassadrice? Le secret est bien gardé. Les chiffres articulés à propos du contrat de Nicole Kidman avec Chanel, pour le parfum No 5, en donnent cependant une idée: le tournage d'un film publicitaire de quatre minutes lui aurait rapporté quelque 4,4 millions de francs.

Pourquoi cet engouement pour Nicole Kidman, qui s'impose comme LA star mondiale? Pour Pedro Simko, patron de l'agence de publicité Saatchi & Saatchi Simko, «elle représente l'équilibre du yin et du yang. Notre époque a besoin de cela. Les top models rachitiques des années 90, qui misaient tout sur le look, ont été rejetés. L'actrice Nicole Kidman est en forme, elle ne se prive pas de tous les plaisirs de la vie, tout en sachant ne pas en abuser et rester en bonne santé.» Pedro Simko ajoute: «Nicole Kidman n'est pas seulement belle. Elle a une tête et une personnalité. C'est quelqu'un qui force le respect. La comparaison est peut-être audacieuse, mais le succès de Ségolène Royal, avec son refus des artifices et sa proximité avec les gens, me semble découler de la même attente du public. Ségolène est une politicienne qui n'a pas des allures de politicienne, comme Nicole Kidman est une actrice qui n'a pas des allures de produit de Hollywood.»

Les stars sont plus que jamais présentes dans le monde de la publicité et de la promotion, surtout dans le domaine du luxe. Claudia Schiffer, notamment, a prêté son nom à Ebel. Une compromission? L'argent, en tout cas, ne peut pas tout expliquer. Payée plus de 20 millions de francs par film, Nicole Kidman ne fait que garnir son compte avec ses «ménages». Mais justement, ce ne sont peut-être pas uniquement des ménages: bien contrôlées, les apparitions commerciales de l'actrice australienne peuvent en fait accroître sa popularité. C'est en tout cas ce qui est arrivé à Catherine Deneuve: sa carrière américaine et sa réputation de femme la plus élégante du monde ont vraiment débuté quand elle s'est exposée dans les magazines au service, déjà, de Chanel.

L'association d'une marque et d'une star peut toutefois être dangereuse. Pour avoir misé sur Michael Jackson peu avant les procès, Sony et Pepsi ont fait une très mauvaise affaire. Inversement, un excès de médiatisation publicitaire peut nuire à l'image d'une vedette. D'ailleurs, Nicole Kidman avance sur la pointe des pieds: elle a refusé de livrer son image à Omega sur ses deux «marchés» les plus sensibles: les Etats-Unis et l'Australie.

Les dirigeants d'Omega ne désespèrent pas de la faire changer d'avis. Dans l'immédiat, ils se félicitent de leur choix et du professionnalisme de l'actrice. Aujourd'hui est un grand jour pour Nicolas Hayek: l'homme à qui tout réussit coupe le ruban au côté de 1m79 de féminité.



Apparition contrôlée

Décor de luxe et invités prestigieux: la venue de Nicole Kidman est préparée depuis des mois.

Chloé Dethurens

Rien ne semble avoir été laissé au hasard, et pour cause. L'apparition en public de la star provoque l'euphorie des foules et l'effervescence des journalistes. Nécessitant parfois la fermeture de quartiers entiers. Mais à Genève, rien de tout cela. L'ambassadrice horlogère se rendra à la conférence de presse, à l'inauguration puis à la soirée de gala (450 invités) qui suivra sans qu'aucune rue ne soit fermée. La rue du Rhône est étroite: aucun risque de mouvement de foule, assurent les responsables de l'événementiel chez Omega. La police genevoise n'a d'ailleurs prévu aucun dispositif particulier.

Prudence et secrets

Accompagnée du président de Swatch Group, Nicolas G. Hayek, et du président d'Omega, Steven Urquhart, l'actrice australienne répondra aux questions de quelque 100 journalistes dans une tente ornée de lustres, les pieds dans l'eau. Mais aucune interview privée avec l'actrice ne sera accordée. Lorsqu'elle coupera le ruban, photographes et journalistes la suivront pour plusieurs séances photo. Par vagues successives, pour éviter tout débordement.

Les responsables d'Omega restent très prudents: aucun renseignement sur le dispositif de sécurité autour de l'actrice n'a été divulgué. Son hôtel ou la durée de son séjour? Mystère. Toujours pour sa sécurité. Il faut dire que la société est rodée. Une cinquantaine de personnes se sont investies à plein-temps pour organiser cet événement. En 2006, une boutique a été inaugurée à Shanghai devant 300 journalistes et une autre à Moscou, en présence du nouveau James Bond, Daniel Craig.»
http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=195080

samedi 25 novembre 2006

Nespresso: la révolution du café a 20 ans

Nespresso: la révolution du café a 20 ans

Les machines et les capsules Nespresso ont envahi les magasins de dizaines de pays. (Keystone)

Sur le même sujet
Un chiffre d'affaires en forte hausse pour Nestlé
La société Nespresso fête mardi le 20e anniversaire de la sortie sur le marché des petites capsules d'aluminium qui ont transformé la technique de préparation du café.


Avec un taux de croissance annuelle de 30% et un chiffre d'affaires qui devrait atteindre le milliard de francs en 2006, l'entreprise de Paudex est devenue l'une des locomotives du groupe alimentaire Nestlé.

En 2002, lorsque Novartis vend Wander (propriétaire notamment de la marque Ovomaltine), tout le monde s'attend à une reprise par Nestlé. Mais le géant de Vevey n'est même pas sur les rangs, et c'est le groupe anglais ABF qui l'emporte.

C'est que Nestlé a senti le vent tourner. En Europe, le temps de la boisson fétiche des skieurs suisses est révolu. La tendance est à d'autres types de produits, comme les capsules Nespresso.

Nespresso, c'est le pari de Nestlé de mettre sur des rails industriels typiquement suisses un produit traditionnel et artisanal typiquement italien.

Lancée en 1986, la petite capsule pourrait atteindre le milliard de francs de chiffres d'affaires en 2006 déjà.Dans le top ten des marques suisses, Nespresso figurait en 2005 parmi celles qui ont le vent en poupe.

Ce n'est certes pas encore une marque traditionnelle, comme Ovo, mais elle remplit toutes les conditions d'une bonne «swiss brand»: propre, chère, associée au luxe, innovative, entièrement produite en Suisse, mais reproductible à l'étranger.

Une vraie star...

Nespresso – qui a su s'offrir l'acteur George Clooney pour sa publicité – a tout d'une star: la touche «lifestyle», le design «premium», l'individualisme, symbolisé par la capsule elle-même.En outre, le lien avec la technologie (les machines à café sont spécialement conçues pour les capsules, mais plusieurs fabricants peuvent fournir des modèles), et un service particulier (les clients forment un «Club») achèvent de personnaliser le produit.

Enfin, le nom est proche de celui de Nescafé, la marque suisse la plus connue au monde, selon le classement 2005 du bureau Interbrand Zintzmeyer & Lux, qui estime sa valeur à 15,2 milliards de francs suisses.

... qui a son prix

A l'achat de la machine, le système Nespresso est meilleur marché que les autres. Mais les capsules ont leur prix: près de 50 centimes pièce, alors qu'un café traditionnel revient à moins de 10 centimes.

C'est un peu comme les imprimantes pour ordinateur: la machine est bon marché, mais le remplissage est cher, et la cartouche (ou la capsule) est incompatible avec les machines des autres marques.

A part quoi les capsules Nespresso ont toutes les qualités d'un bon produit suisse: bien emballées, simples d'emploi et propres - elles dispensent l'utilisateur du fastidieux travail de nettoyage du marc de café.

Elles sont même écologiques: après les critiques qui avaient accompagné le lancement de la marque, Nestlé a organisé leur recyclage. Elle en tire aujourd'hui un avantage concurrentiel par rapport aux autres capsules, souvent en plastique.

Pour faciliter l'expansion mondiale du produit, Nespresso a choisi de confier la fabrication de ses machines à plusieurs constructeurs différents: Turmix, Jura, Miele ou Siemens en Suisse, et d'autres encore à l'étranger. Et à fin 2005, la marque existait déjà dans 35 pays.



Autres temps, autres moeurs

Ce qu'Ovomaltine avait réussi en se présentant comme la boisson des sportifs, Nespresso tente de l'accomplir en se profilant comme un produit «lifestyle».

C'est ainsi que la dégustation d'un café devient un «événement», comme l'attestent les bonnes notes que les dégustateurs indépendants attribuent au produit.

Et les gens du marketing de Nestlé choisissent soigneusement leur mots: les arômes sont des «grands crus» et les magasins des «boutiques», dans lesquelles le client se sent traité comme un prince, par des vendeurs compétents.

La qualité suisse est donc présente en filigrane. Au-delà du seul produit, elle imprègne chaque détail du concept. Et pour son prix, Nespresso est censé offrir au client des avantages que la concurrence est loin de pouvoir égaler.

swissinfo, Alexander Künzle(Traduction de l'allemand: Ariane Gigon Bormann)
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CONTEXTE

Nespresso a été lancé en 1986.

Depuis, son chiffre d'affaires croît chaque année de 30%.En 2005, l'augmentation a même été de 36%, à 819 millions de francs suisses.

Pour 2006, les ventes devraient dépasser le milliard.Actuellement, les capsules sont toutes fabriquées à l'usine d'Orbe, dans le canton de Vaud.

Nespresso va investir au moins 100 millions de francs dans une deuxième usine, à Avenches, toujours dans le canton de Vaud, qui doit être opérationnelle en 2008.L'objectif est d'atteindre les deux milliards de francs de chiffre d'affaires en 2010.

Nespresso emploie actuellement près de 1350 personnes, y compris le marketing et les services spécifiques à la marque. Et il y en aura environ 200 de plus, d'ici 2010.

FAITS MARQUANTS

Le système Nespresso est aujourd'hui implanté dans 35 pays. Les prochaines étapes sont l'Europe de l'Est, l'Amérique du Sud et l'Asie.


Plusieurs fabricants peuvent construire des machines Nespresso, pour autant qu'ils respectent certaines normes. La capsule est donc utilisable sur différentes machines.


Par contre, elle n'entre pas dans les machines conçues pour d'autres marques de capsules. Inversement, les capsules de la concurrence n'entrent pas dans les machines Nespresso.


On ne trouve pas les capsules Nespresso dans les grands magasins. On les commande par téléphone ou sur internet ou on les achète dans les boutiques idoines.

LIENS

Nespresso

vendredi 24 novembre 2006

Les pingouins délogent James Bond

Les pingouins délogent James Bond
Ils portent le même costume noir et blanc, mais ce sont les pingouins qui ont tiré les premiers: «Happy Feet» a pris d'une courte tête la première place du box-office nord-américain devant le dernier volet des aventures de James Bond, «Casino Royale».
Le film d'animation «Happy Feet» a récolté 42,3 millions de dollars (52,6 millions de francs) pour son premier week-end d'exploitation, contre 40,6 millions de dollars pour «Casino Royale», selon les estimations des studios dimanche.
Les deux films étaient cependant tellement proches que l'agent secret de Sa Majesté pourrait reprendre le contrôle des opérations après diffusion des chiffres définitifs, même si le responsable de la distribution de Warner, Dan Fellman, a fait part de sa confiance en la solide avance de ses pingouins.
«Happy Feet», auquel Elijah Wood, Nicole Kidman, Hugh Jackman et Robin Williams ont prêté leur voix, raconte l'histoire d'un pingouin incapable de chanter juste, comme ses congénères, mais qui danse les claquettes comme personne.
James Bond, qui n'est pas encore 007, prend un nouveau visage dans «Casino Royale», puisque l'acteur Daniel Craig fait ses débuts dans la peau de l'agent secret. Des débuts réussis, puisqu'il s'agit du deuxième meilleur démarrage pour un James Bond, derrière le dernier volet, «Meurs Un Autre Jour», qui avait rapporté 47,1 millions de dollars lors de sa sortie en novembre 2002.
Le journaliste kazakh «Borat», qui avait occupé la tête du box-office les deux dernières semaines, a glissé en troisième position, avec 14,35 millions de dollars de recettes, ce qui porte son chiffre d'affaires global à 90,5 millions de dollars.
Deux autres opus, diffusés dans un nombre réduit, ont pris un départ prometteur, à une semaine de leur sortie nationale: «For Your Consideration», de Christopher Guest, a récolé 394'000 dollars dans 23 cinémas, alors que «Bobby», le film d'Emilio Estevez qui revient sur l'assassinat de Robert Kennedy avec une distribution de stars -Sharon Stone, Demi Moore, Anthony Hopkins ou Lindsay Lohan- a amassé 67'000 dollars dans deux salles.
Sous l'impulsion de deux films à plus de 40 millions, le box-office a connu un week-end très solide, les douze meilleurs films rapportant 133,6 millions de dollars. Il est toutefois difficile d'établir une comparaison avec la même période l'année dernière, qui avait vu «Harry Potter et la Coupe de Feu» contribuer à lui seul à hauteur de 102,3 millions de dollars à une recette globale de 171,9 millions de dollars.
Source: AP

mercredi 15 novembre 2006

Tirs croisés dans la petite lucarne entre Swisscom et Cablecom

Tirs croisés dans la petite lucarne entre Swisscom et Cablecom
LIEN

* Site de Cablecom

TV NUMÉRIQUE Début novembre, le géant bleu lançait sa TV par internet, taquinant les câblo-opérateurs sur leur terrain. Premier visé, Cablecom a répliqué hier en cassant les prix.

NICOLAS BERLIE
Publié le 15 novembre 2006

DR- DIRECTEUR: Claude Hildenbrand, directeur de Cablecom pour la Suisse romande, estime que leur «offre est moins chère que celle de Swisscom». L’offre de télévision analogique de Cablecom devient toutefois nettement moins intéressante.

C' est ce qu'on appelle une réponse du berger à la bergère, cinglante. Il y a quelques jours à peine, Swisscom lançait Bluewin TV, faisant passer la «petite lucarne» par le fil du téléphone: plus de cent chaînes pour 29 francs par mois. Principal concurrent, le câblo-opérateur Cablecom a réagi hier, en annonçant une substantielle baisse de prix pour son offre de télévision numérique par le câble, effective dès le mois d'avril.

Cent chaînes pour une thune… ou presque

Première salve avec un abonnement à 6 francs par mois pour son récepteur numérique (15 francs actuellement). L'engin sera «livré» avec un bouquet de base d'une centaine de chaînes. Par contre, il n'a pas de disque dur, et ne permettra donc pas d'enregistrer des émissions, contrairement à Bluewin TV.

Qu'à cela ne tienne: la baisse touche aussi le décodeur enregistreur de Cablecom. Sa location coûte 25 francs par mois actuellement, elle ne coûtera plus que 20 francs en avril. C'est sensiblement moins que l'offre Bluewin TV, pour un produit cette fois grosso modo équivalent.

«Notre offre est moins chère que celle de Swisscom, quelle que soit la base de comparaison», estime Claude Hildenbrand, directeur de Cablecom pour la Suisse romande. Certes, il y a un surcoût, il faut être abonné au téléréseau (22,60 francs). Mais c'est aussi le cas de Bluewin TV, qui exige un raccordement fixe et une connexion ADSL (un surcoût de 34,25 francs, au moins).

Petit détail agaçant, les personnes déjà équipées de décodeurs Cablecom devront s'annoncer pour profiter des nouveaux tarifs.

Histoire de vaincre les dernières réticences, le câblo-opérateur propose une installation gratuite pour les personnes dès 65 ans, pas toujours à l'aise dans le monde binaire.

D'ailleurs la Suisse accuse un net retard sur ses voisins: la pénétration de la TV numérique n'y est que de 7%, contre 40% en moyenne dans l'UE. «La faute à une offre analogique extrêmement riche», explique Claude Hildenbrand. Le câblo-opérateur recense tout de même 20 000 utilisateurs de son décodeur numérique en Suisse romande, soit environ 8% de sa clientèle.

Analogique, le chant du cygne

Pourtant, il faudra s'y faire. Les jours de la «TV de papa» sont comptés, et l'avenir appartient au binaire: quatre à six chaînes analogiques vont disparaître du câble d'ici à la fin 2007, quatre autres à la fin 2008. Le robinet analogique sera définitivement fermé aux alentours de 2010, 2012.

«Il y a l'argument de la qualité, mais c'est surtout une question de capacité: une chaîne numérique utilise huit fois moins d'espace sur un canal qu'une chaîne analogique.» Cablecom fait donc de la place, afin de doper son offre de programmes, de bouquets thématiques - les Suisses sont très demandeurs - et de préparer le passage à la HDTV: la télévision haute définition est particulièrement gourmande en bande passante.

Le câblo-opérateur planifie d'ailleurs le lancement de la HDTV pour le deuxième semestre 2007, en même temps que son offre de vidéo à la demande.

La bergère contre-attaque

Cablecom appuie sur le champignon. Et Swisscom? «Concernant Bluewin TV, on est très satisfaits du retour, relève Christian Neuhaus, porte-parole du géant bleu. Et on ne va pas se lancer dans une guerre des prix pour l'instant.» Quant aux critiques portant sur la qualité de l'image, apparues sur le forum du site Allo.ch, il s'étonne: «Nous n'avons commencé que lundi à installer Bluewin TV chez nos clients. Je ne vois pas comment quelqu'un peut dire si la qualité est bonne ou mauvaise…»
http://www.24heures.ch/vqhome/le_journal/archives/cablecom_contre_attaque.edition=ls.html

Sarina Arnold

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Swisscom se lance dans la télévision


• L'opérateur téléphonique lance Bluewin TV, concurrente de la télévision via le câble.
• Cent chaînes de télévision sont disponibles dès aujourd'hui et près de 400 films offerts à la demande.



Anouch Seydtaghia, Zurich
Mercredi 1 novembre 2006



«La Bluewin TV box va démarrer, cela peut prendre quelques minutes». L'orateur de Swisscom blêmit soudain, alors que le message affiché sur l'écran géant provoque des éclats de rire dans la salle. Au bout de trente secondes, l'image apparaît enfin. Annoncé depuis près de deux ans, le service de télévision est disponible depuis aujourd'hui, via la ligne téléphonique. L'opérateur offre ainsi une véritable alternative au service des câblo-opérateurs, avec de nombreuses fonctions nouvelles. Le point sur ce service révolutionnaire en dix questions.

• En quoi consiste Bluewin TV?

Dès aujourd'hui, Swisscom propose 100 chaînes de télévision, plus de 30 chaînes payantes supplémentaires (Teleclub et Canal+) et 400 films à la demande, le tout sur son téléviseur de salon - et pas sur son ordinateur. L'opérateur propose aussi des retransmissions sportives exclusives (lire ci-contre). L'opérateur offre aussi 70 chaînes de radio.

• De quelles chaînes TV s'agit-il?

Toutes les chaînes nationales suisses, de nombreuses TV régionales, et en tout 28 programmes en français. Sont également comprises des chaînes anglaises, américaines, expagnoles, italiennes, etc. A titre de comparaison, l'offre de base des câblo-opérateurs comprend une cinquantaine de chaînes. Swisscom propose en plus, pour un abonnement annexe, quatre bouquets Teleclub (basic, family, sport et movie), comprenant chacun entre 3 et 14 chaînes, et un bouquet Canal+ (normal, décalé, cinéma, sport, high-tech).

• En quoi consiste la vidéo à la demande?

Plus besoin d'aller au vidéo-club: en deux secondes démarre l'un des 400 films à choix en français. Il est possible de visionner gratuitement un résumé et en bande-annonce, puis de les louer pendant 24 heures. Des documentaires sont aussi proposés.

• Quelles fonctions supplémentaires sont-elles proposées?

Bluewin TV comprend un guide électronique des programmes très bien réalisé, qui permet de programmer des enregistrements en deux clics sur sa télécommande. Il est possible d'enregistrer 100 heures de programmes sur l'appareil de Bluewin TV, doté d'un disque dur de 160 Go. Mais il n'est pas possible de les exporter vers un ordinateur, par exemple. La fonction «timeshift» permet de mettre en «pause» une émission en direct, puis de la suivre en léger différé. Il est aussi possible de programmer des enregistrements via Internet ou son téléphone mobile du réseau... Swisscom, bien évidemment!

• Combien coûte le service de base?

Sortez vos calculatrices! Comptez 29 francs par mois pour les 100 chaînes TV (plus 1,05 de taxes), les 70 chaînes de radio et le guide électronique des programmes. Ajoutez-y les 25,25 francs mensuels pour le raccordement Swisscom, plus un abonnement ADSL obligatoire (dès 9 francs francs par mois). A noter qu'il n'y a aucun rapport entre l'ADSL et le service de télévision - Swisscom cherche juste à capter davantage de clients pour Internet! Ce n'est pas tout: Swisscom facture 95 francs pour la mise en service et l'installation du matériel.

• Quel est le prix des services annexes?

Comptez 48 francs supplémentaires par mois pour le bouquet Canal+, et dès 29,90 francs pour un bouquet Teleclub. Pour la vidéo à la demande, les nouveaux films coûtent 6 francs, les plus anciens 3,50 francs, les documentaires 2,50 francs.

• Quelles sont les conditions pour profiter de Bluewin TV?

Disposer d'un raccordement téléphonique Swisscom et d'une liaison ADSL Swisscom. Ceux qui possèdent l'ADSL chez Sunrise ou Tele2 devront attendre l'année prochaine, ou plus tard. Il faut aussi que le raccordement téléphonique ne se trouve pas trop loin d'un central Swisscom (à vérifier sur http://www.bluewin.ch). Actuellement, 75% des ménages peuvent avoir accès à Bluewin TV, et Swisscom poursuit l'amélioration de son réseau.

• Quel est le matériel mis à disposition?

Une machine deux fois plus épaisse qu'un lecteur DVD et une télécommande. Attention: dans la plupart des cas, des fils devront être tirés entre votre prise téléphonique et l'appareil de Bluewin TV. Dans un second temps, une liaison sans fil sera proposée.

• Quels défauts comporte a priori Bluewin TV?

La machine met plusieurs minutes à s'allumer. Il est obligatoire d'être client Swisscom pour la téléphonie et l'ADSL pour profiter de Bluewin TV. Et il risque d'y avoir davantage de câbles dans le salon, souvent éloigné de la prise téléphonique.

• Que penser de Bluewin TV face aux offres de Cablecom?

La comparaison des prix n'est pas évidente (voir l'infographie en bas à gauche) Le service de Swisscom inclut un système de vidéo à la demande que n'offre pas encore Cablecom. Par contre, Cablecom propose des tarifs de communications téléphoniques nettement plus bas. Il faut donc estimer précisément ses besoins avant d'opter à 100% pour un câblo-opérateur ou pour Swisscom.








Les amateurs de sport seront gâtés
Anouch Seydtaghia
Swisscom l'a bien compris: ce qui scotche les téléspectateurs devant le petit écran, ce sont surtout les retransmissions d'événements sportifs. L'opérateur propose dès aujourd'hui une offre de choix.

HOCKEY

Concernant le hockey, Bluewin TV retransmettra quatre matches par tour du championnat suisse de hockey sur glace de Ligue A, ainsi que tous les matches des play-offs. Le visionnement de chaque match coûtera 1 franc. Lorsque Bluewin TV choisira de montrer des matches avec uniquement des équipes alémaniques... les commentaires ne seront qu'en allemand. Mais lors d'un Gottéron-Servette, le commentaire sera effectué en français. Philippe Ducarroz sera le commentateur vedette pour la Suisse romande.

FOOTBALL

S'agissant du football, Bluewin TV montrera en direct deux matches par tour de l'Axpo Super League, et ce sera une offre complémentaire de celle de la SSR. Là encore, les commentaires dépendront des équipes en jeu. De plus, Bluewin TV retransmettra tous les matches de l'UEFA Champions League par journée (soit actuellement huit par soir de compétition). Les commentaires dépendront fortement des équipes en lice. De plus, tous les matches de Bundesliga (le championnat de football allemand) seront retransmis. Et là encore, le tarif sera de 1 franc par match.

PACKS SUPPLÉMENTAIRES

Les grands amateurs de sport à la TV sont incités par Swisscom à souscrire au paquet supplémentaire Teleclub Sports. Il comprend 14 chaînes de sport et coûte 14,90 francs par mois, mais il ne peut être commandé qu'en collaboration avec le paquet Teleclub Basic (3 chaînes, 29,90 francs par mois)...

CHAÎNES «OFFERTES»

A noter que parmi la centaine de chaînes incluses dans l'offre de base de Bluewin TV figurent plusieurs programmes dédiés au sport, tel Eurosport France, Rai Sport ou encore The Golf Channel.


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«La vidéo à la demande sera un sérieux atout»
Interview de Carsten Schloter, directeur de Swisscom.
Anouch Seydtaghia
Le Temps: Bluewin TV est lancé avec un an de retard. Tout cela à cause de Microsoft?

Carsten Schloter: Non, pas uniquement. Microsoft a certes eu des difficultés avec ses logiciels, mais l'ensemble du système est complexe. Nous avons aussi poursuivi des développements avec Cisco pour le décodeur et Alcatel pour le réseau.

- La majorité des téléspectateurs est satisfaite de la télévision par le câble. Comment les inciter à changer?

- Certains ne sont pas contents des offres actuelles. Et nous avons de sérieux atouts, comme la vidéo à la demande. Notre offre sportive est aussi incomparable.

- Certains ne seront pas enthousiastes à l'idée de voir un câble entre la prise téléphonique et le salon...

- Justement, nos techniciens se chargeront de rendre cette installation aussi discrète que possible, et ce pour un prix forfaitaire de 95 francs.

- Vous ne proposez que 400 films à la demande. Pourquoi si peu?

- C'est déjà nettement plus que dans un magasin de location de DVD. Et nous allons élargir notre offre.

- Pourquoi ne pas proposer l'ensemble de vos services sur une seule facture?

- Ce sera bientôt le cas, lorsque le dernier kilomètre sera libéralisé. Nous pourrons alors véritablement lancer des offres combinées.

- Swisscom est l'un des premiers opérateurs à se lancer dans la télévision via Internet. Pensez-vous pouvoir exporter votre savoir-faire?

- Nous sommes régulièrement en discussion avec Deutsche Telekom et AT & T, par exemple. Mais nous ne pensons pas revendre ce nouveau service à l'étranger.

- Quels ont été les investissements nécessaires pour Bluewin TV?

- Environ 600 millions de francs pour l'amélioration de notre réseau en VDSL - un investissement qui profite bien entendu à l'Internet à haut débit. Et plusieurs dizaines de millions de francs pour Bluewin TV plus spécifiquement.
http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=192825

lundi 13 novembre 2006

Une 4è chaine sur la DRS

12. November 2006, NZZ am Sonntag





Die SRG plant einen Kinderkanal für das Schweizer Fernsehen
Abends rätoromanisches Programm

Ab 2008 soll das Schweizer Fernsehen nach Plänen der SRG einen vierten Kanal in Betrieb nehmen, der ein Programm für Kinder ausstrahlt. Am Abend würde der Sendeplatz für Televisiun Rumantscha zur Verfügung stehen.


Heidi Gmür, Francesco Benini

Neben SF 1, SF zwei und SF Info soll es in der Deutschschweiz schon bald einen neuen, vierten Kanal geben. Die SRG plant einen separaten Kinderkanal, der zugleich als Sendeplatz für rätoromanische Programme dienen würde. «Tagsüber würde der Kanal für Kinder- und Jugendsendungen zur Verfügung stehen, abends für das Televisiun Rumantscha», bestätigt SRG- Sprecher Simon Meyer auf Anfrage. Er betont, dass sich der zusätzliche Kanal erst in Planung befinde. Ob und wann er realisiert werde, könne erst entschieden werden, wenn Klarheit herrsche über die finanzielle Situation der SRG. «Das ist erst dann der Fall, wenn der Bundesrat über eine allfällige Gebührenanpassung entschieden hat.» Und diesen Entscheid erwarte man erst im kommenden Jahr. Erst dann würde man auch ein Gesuch um eine entsprechende Anpassung der Konzession beantragen. Zudem müsste das Projekt auch noch intern genehmigt werden.

Trotzdem ist dieser Leistungsausbau Teil des bereits publizierten, 100-seitigen Gebührenantrags der SRG. Er figuriert versteckt unter der Abkürzung «SF KIKA/Kanal TvR». Und obschon das Projekt laut Meyer von einer Realisierung weit entfernt ist, wird für den neuen Kanal ein jährlicher, zusätzlicher Mittelbedarf von zwei Millionen Franken bereits ab 2007 veranschlagt. In den kurzen Erläuterungen zu diesem Leistungsausbau wird der Kinderkanal mit keinem Wort erwähnt, sondern nur auf die Entwicklung des rätoromanischen Programms eingegangen: «Ein eigener Kanal im Channel-Sharing mit SF eröffnet neue Möglichkeiten für eine massvolle, sprach- und kulturpolitisch erwünschte Entwicklung der Televisiun Rumantscha TvR.»

Unabhängig von der Einführung eines Kinderkanals startet das Schweizer Fernsehen ab Januar 2007 neue Kinderprogramme auf SF zwei, die unter der Bezeichnung «SF tubii» laufen. Ein eigener Kinderkanal brächte dem Schweizer Fernsehen den Vorteil, dass ab 2008 der zweite Kanal am Vorabend vermehrt Serien ausstrahlen könnte, die ein junges Publikum, aber keine kleinen Kinder ansprechen. Für die ganz jungen Zuschauer gäbe es dann den Kinderkanal. SF 1 für Erwachsene, SF zwei für Jugendliche, der Kinderkanal für Kinder - das Schweizer Fernsehen wäre in der Lage, die einzelnen Altersgruppen gezielter zu bedienen.

Laut SF-Mediensprecher Urs Durrer würde das Schweizer Fernsehen eine Zusammenarbeit mit dem Kinderkanal von ARD und ZDF anstreben, falls das Projekt realisiert wird. Der deutsche Kinderkanal Kika wird in der Schweiz tagsüber auf dem Sendeplatz des Kulturkanals Arte ausgestrahlt. Neben Kika buhlt vor allem der Sender Super RTL um die Gunst der Kleinsten unter dem Fernsehpublikum.

Bernard Cathomas, Direktor von «Radio e Televisiun Rumantscha», hofft, dass das Projekt umgesetzt wird. «Es würde beiden etwas nützen, dem Schweizer Fernsehen und den Rätoromanen», erklärt er. Das romanische Fernsehen würde sein Programm leicht ausbauen und die Sendungen auf dem neuen Kanal abends im Halbstunden- oder Stundentakt wiederholen.

http://www.nzz.ch/2006/11/12/il/articleENJ18.html

vendredi 10 novembre 2006

futurs liens

page 15

http://www.allo.ch/phpbb2/viewtopic.php?t=8581&highlight=

http://www.gapingmaws.com/index.html

http://game.panlogic.net/

http://www.addictinggames.com/

http://www.qualitedeleau.ch/francais/pagesnav/frames.htm

http://www.allo.ch/phpbb2/viewtopic.php?t=9142&highlight=

jeudi 2 novembre 2006

Internet Explorer 7 disponible en français

La version française est disponible:
http://www.microsoft.com/france/windows/ie/downloads/default.mspx

mercredi 18 octobre 2006

Licenciée pour une toute petite croix

Licenciée pour une toute petite croix


INTOLERANCE. Une employée de British Airways a reçu son congé pour avoir refusé d'ôter la croix qu'elle porte au cou.



Eric Albert, Londres
Mercredi 18 octobre 2006



Quand la France a interdit le foulard musulman dans les écoles publiques en 2004, la réaction a été unanime au Royaume-Uni: «Quelle intolérance!» Le pays se targuait d'avoir réussi un modèle d'intégration beaucoup plus pragmatique, où les avocates voilées côtoyaient les policiers sikhs à turban. Deux ans plus tard, il est à son tour en proie à un virulent débat sur les signes religieux.

Dimanche, une employée de British Airways a révélé qu'elle avait été suspendue par la compagnie aérienne britannique. Motif: refus de dissimuler la petite croix qu'elle porte autour du cou. L'objet argenté, long d'un ou deux centimètres, n'est pas particulièrement ostentatoire, mais British Airways a fait savoir que les signes religieux doivent être cachés. Et que si le voile et le turban restent autorisés, c'est parce qu'il serait extrêmement difficile de les soustraire à la vue.

Ce fait divers, qui serait sans doute passé inaperçu il y a quelques années, a provoqué une avalanche de réactions indignées. Peter Hain, ministre de l'Irlande du Nord, parle d'une décision «dingue»: «Je ne la comprends pas et je ne crois pas que quiconque la comprenne.» Ann Widecombe, députée conservatrice, très à droite, s'inquiète de la «discrimination contre les chrétiens»: «Nous avons ici une vraie opportunité de défendre la foi chrétienne, s'exclame-t-elle. Il est évident que les chrétiens ne sont pas traités à égalité: British Airways autorise le voile ou le turban, mais pas la croix! Nous voulons la même loi pour tous.»

Si cette histoire fait autant de bruit, c'est qu'elle est l'écho d'une autre controverse, concernant le voile musulman. Il y a deux semaines, le leader de la Chambre des communes, Jack Straw, a lancé un pavé dans la mare en affirmant dans un article qu'il préférait que les femmes ne portent pas le voile complet (celui qui ne laisse voir que les yeux).

Le débat a enflé quand une jeune aide enseignante du nord de l'Angleterre, Aishah Azmi, a été suspendue vendredi, parce qu'elle portait le voile complet au moment de donner ses cours. L'école affirme que sa décision n'a rien de religieux: «Les élèves et les enseignants ont exprimé des inquiétudes parce qu'ils trouvaient difficile de comprendre ce qu'elle disait pendant les leçons.» Une accusation catégoriquement démentie par l'intéressée.

Cette histoire a également fait couler beaucoup d'encre. Un secrétaire d'Etat en charge des administrations locales a demandé son renvoi de l'école. Hier, le premier ministre, Tony Blair, a affirmé qu'il soutenait la décision de l'école, ajoutant que le voile complet était une «marque de séparation».

Dans ce débat, ce sont les institutions religieuses qui tiennent les propos les plus tolérants. Beena Faridi, de l'association Islamic Human Rights Commission, prône un peu plus de retenue de la part des politiciens. «Le ton du débat m'inquiète. On estime qu'un maximum de 9000 femmes portent un voile complet en Grande-Bretagne. Est-ce que l'intégralité des 1,7 million de musulmans britanniques doit en supporter les conséquences? Les commentaires de Tony Blair et Jack Straw, qui parlent de la communauté musulmane comme d'un bloc unique, n'aident pas à la discussion. Il est clair aujourd'hui que la société devient de plus en plus intolérante.»

L'Eglise d'Angleterre présente un discours similaire. «Beaucoup des commentaires faits en cette occasion sont arrogants, souligne un de ses porte-parole. Rien dans la foi chrétienne n'oblige un croyant à porter un signe extérieur religieux, alors que d'autres religions le demandent. C'est une vraie différence.»

Et de s'inquiéter de la dérive politiquement correcte du débat. «Est-ce que British Airways avait peur qu'une croix choque quelqu'un? Demande le porte-parole. Si on perd le sens du raisonnable, et que tout ce qui peut choquer qui que ce soit devient interdit, la société va se retrouver complètement immobilisée.»
http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=191775

jeudi 28 septembre 2006

Teissier jusqu'en 2078

Quand E.T. imagine «E.T.» en 2027

ELIZABETH TEISSIER En faisant ses adieux aux horoscopes, elle se lance dans des prévisions jusqu'en... 2078

PASCAL PELLEGRINO
27 septembre 2006

«Je vous lâche. Provisoirement en tout cas...». Après 25 ans d'almanachs annuels, Elizabeth Teissier raccroche. «Tout a une fin, écrit-elle en introduction de son livre. Je déclare forfait et vous dis adieu.»

Crédibilité affaiblie

Cet horoscope, qui vient de paraître aux éditions TV Magazine/XO est donc l'ultime de celle qui se définit comme l'astrologue la plus célèbre d'Europe. Du coup, Elizabeth Teissier met les bouchées doubles et se lance dans des prévisions jusqu'en... 2078! Parmi les grands événements qui nous attendent, on en a noté un en particulier. En 2027, dû à «une constellation rare de planètes lentes qui seront en aspect harmonique (sic)», on vivra une ère de «renouveau spirituel». Et Elizabeth Teissier de poursuivre: «On pourrait imaginer des contacts avec des civilisations extraterrestres».Très bien. L'ennui lié à ce genre de prévisions, c'est qu'on n'est pas prêt d'en vérifier l'exactitude. En 2027, Elizabeth Teissier aura 89 ans. Les martiens, qui n'ont toujours pas montré le bout de leur petit nez vert, choisiront-ils ce moment pour débarquer avec armes et soucoupes? Voilà le problème. Se lancer dans des anticipations aussi lointaines affaiblit l'éventuelle crédibilité qu'on peut leur accorder.

Présidentielle en France: l'incertitude

Elizabeth Teissier le sait bien, qui reste prudente lorsqu'il s'agit de donner des prévisions sur un événement plus proche, soit la présidentielle française de 2007. En gros, elle imagine tout et son contraire. Ainsi, elle dit d'abord que le 6 mai, soir du second tour, est sous le coup d'un «cycle stabilisateur qui apporte une note de stabilité et de continuité». Donc, on la voit pencher plutôt pour un maintien de la droite au pouvoir. Mais voilà, dix pages plus loin, elle entrevoit une victoire de la gauche, «une victoire compromise» précise-t-elle.

Sarkozy ou Ségolène?

A la question «Ségolène ou Sarkozy?», rebelote. Une fois c'est l'une, une fois c'est l'autre! Teissier écrit: «Le 6 mai apparaît plus harmonique pour le ministre de l'Intérieur. Sa rivale manquera-t-elle la victoire d'un cheveu... en dépit du fait que ce jour-là recèle également pour Ségolène Royal une surprise heureuse?»

Puis, après toutes ces conjectures, l'astrologue concède qu'on «ne peut se prononcer sérieusement avant de connaître TOUS les candidats en lice». C'est noté. Alors, pourquoi se lance-t-elle malgré tout dans des prévisions - et a fortiori jusqu'en 2078 - si elle sait elle-même la plausibilité réduite qu'on peut leur allouer?

http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/quand_e.t._imagine.html


«En 2011-2013, On a le choix entre un conflit nucléaire ou un cataclysme cosmique»

PASCAL PELLEGRINO
27 septembre 2006

A la lecture de son dernier horoscope, voici quelques-unes des prévisions d'Elizabeth Teissier, de maintenant à 2078...

Mi-septembre 2006: Turbulences estudiantines en France. Si l'astrologue avait vu juste l'an passé, concernant la révolte dans les banlieues françaises, ce n'est pas le cas pour cet automne.

Automne 2006: Les hostilités entre Israël et le Hezbollah menacent de s'aggraver. Situation devenant critique début décembre.

11 mai 2007: Temps fort d'un cycle d'agitation, d'où le risque de catastrophes naturelles, de turbulences collectives, voire d'attentats.

Mai 2007: Fortes turbulences boursières.

Août 2007: «Les hostilités avec le Hezbollah pourraient se résorber dans un point d'orgue.»

Automne 2007: «Vladimir Poutine pourrait voir son autorité remise en cause dans le contexte d'une Russie en crise».

Fin septembre 2007: Un accident quelconque - de train - en France.

En 2009: Avènement d'une VIe République en France?2010-2012: Première grande crise mondiale de ce début du XXIe siècle.

2011-2013: «On a le choix entre un conflit nucléaire entre le Japon et la Chine (ou tout autre pays sud asiatique), un cataclysme cosmique (météorite) ou une catastrophe technologique - peut-être liée à un voyage interplanétaire raté.»

2020-2021: Un conflit mondial est dans l'air.Printemps

2027: Ere de renouveau spirituel. «On pourrait imaginer des contacts avec des civilisations extraterrestres».

Janvier 2039: Grand tournant pour la France et un progrès spectaculaire sur le plan scientifique.

En 2047: Bouleversements peut-être liés à une nouvelle religion.

En 2078: On peut s'attendre à un climat d'expansion universelle sur la mi-temps d'un cycle de Neptune-Uranus, soit jusqu'en 2078.
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/_en_2011-2013,_on.html

Teissier jusqu'en 2078

Quand E.T. imagine «E.T.» en 2027

ELIZABETH TEISSIER En faisant ses adieux aux horoscopes, elle se lance dans des prévisions jusqu'en... 2078

PASCAL PELLEGRINO
27 septembre 2006

«Je vous lâche. Provisoirement en tout cas...». Après 25 ans d'almanachs annuels, Elizabeth Teissier raccroche. «Tout a une fin, écrit-elle en introduction de son livre. Je déclare forfait et vous dis adieu.»

Crédibilité affaiblie

Cet horoscope, qui vient de paraître aux éditions TV Magazine/XO est donc l'ultime de celle qui se définit comme l'astrologue la plus célèbre d'Europe. Du coup, Elizabeth Teissier met les bouchées doubles et se lance dans des prévisions jusqu'en... 2078! Parmi les grands événements qui nous attendent, on en a noté un en particulier. En 2027, dû à «une constellation rare de planètes lentes qui seront en aspect harmonique (sic)», on vivra une ère de «renouveau spirituel». Et Elizabeth Teissier de poursuivre: «On pourrait imaginer des contacts avec des civilisations extraterrestres».Très bien. L'ennui lié à ce genre de prévisions, c'est qu'on n'est pas prêt d'en vérifier l'exactitude. En 2027, Elizabeth Teissier aura 89 ans. Les martiens, qui n'ont toujours pas montré le bout de leur petit nez vert, choisiront-ils ce moment pour débarquer avec armes et soucoupes? Voilà le problème. Se lancer dans des anticipations aussi lointaines affaiblit l'éventuelle crédibilité qu'on peut leur accorder.

Présidentielle en France: l'incertitude

Elizabeth Teissier le sait bien, qui reste prudente lorsqu'il s'agit de donner des prévisions sur un événement plus proche, soit la présidentielle française de 2007. En gros, elle imagine tout et son contraire. Ainsi, elle dit d'abord que le 6 mai, soir du second tour, est sous le coup d'un «cycle stabilisateur qui apporte une note de stabilité et de continuité». Donc, on la voit pencher plutôt pour un maintien de la droite au pouvoir. Mais voilà, dix pages plus loin, elle entrevoit une victoire de la gauche, «une victoire compromise» précise-t-elle.

Sarkozy ou Ségolène?

A la question «Ségolène ou Sarkozy?», rebelote. Une fois c'est l'une, une fois c'est l'autre! Teissier écrit: «Le 6 mai apparaît plus harmonique pour le ministre de l'Intérieur. Sa rivale manquera-t-elle la victoire d'un cheveu... en dépit du fait que ce jour-là recèle également pour Ségolène Royal une surprise heureuse?»

Puis, après toutes ces conjectures, l'astrologue concède qu'on «ne peut se prononcer sérieusement avant de connaître TOUS les candidats en lice». C'est noté. Alors, pourquoi se lance-t-elle malgré tout dans des prévisions - et a fortiori jusqu'en 2078 - si elle sait elle-même la plausibilité réduite qu'on peut leur allouer?

http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/quand_e.t._imagine.html


«En 2011-2013, On a le choix entre un conflit nucléaire ou un cataclysme cosmique»

PASCAL PELLEGRINO
27 septembre 2006

A la lecture de son dernier horoscope, voici quelques-unes des prévisions d'Elizabeth Teissier, de maintenant à 2078...

Mi-septembre 2006: Turbulences estudiantines en France. Si l'astrologue avait vu juste l'an passé, concernant la révolte dans les banlieues françaises, ce n'est pas le cas pour cet automne.

Automne 2006: Les hostilités entre Israël et le Hezbollah menacent de s'aggraver. Situation devenant critique début décembre.

11 mai 2007: Temps fort d'un cycle d'agitation, d'où le risque de catastrophes naturelles, de turbulences collectives, voire d'attentats.

Mai 2007: Fortes turbulences boursières.

Août 2007: «Les hostilités avec le Hezbollah pourraient se résorber dans un point d'orgue.»

Automne 2007: «Vladimir Poutine pourrait voir son autorité remise en cause dans le contexte d'une Russie en crise».

Fin septembre 2007: Un accident quelconque - de train - en France.

En 2009: Avènement d'une VIe République en France?2010-2012: Première grande crise mondiale de ce début du XXIe siècle.

2011-2013: «On a le choix entre un conflit nucléaire entre le Japon et la Chine (ou tout autre pays sud asiatique), un cataclysme cosmique (météorite) ou une catastrophe technologique - peut-être liée à un voyage interplanétaire raté.»

2020-2021: Un conflit mondial est dans l'air.Printemps

2027: Ere de renouveau spirituel. «On pourrait imaginer des contacts avec des civilisations extraterrestres».

Janvier 2039: Grand tournant pour la France et un progrès spectaculaire sur le plan scientifique.

En 2047: Bouleversements peut-être liés à une nouvelle religion.

En 2078: On peut s'attendre à un climat d'expansion universelle sur la mi-temps d'un cycle de Neptune-Uranus, soit jusqu'en 2078.
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/_en_2011-2013,_on.html

lundi 11 septembre 2006

Festival du jeu 06

Très joueur, le public est venu en masse

LA TOUR-DE-PEILZ

Le 2e Festival du Jeu a obtenu un franc succès avec environ 11 000 visiteurs.

SANDRA WEBER
Publié le 11 septembre 2006

Tels des Geppetto contemporains, les Florentins de l'Ingegneria del buon sollazzo - l'ingénierie du bon amusement - ont mis leurs jeux artisanaux en bois à disposition du public durant tout le week-end aux abords du château de La Tour-de-Peilz. Tout comme la trentaine d'autres stands du Festival du Jeu présentant les amusements les plus variés, ils ont émerveillé les visiteurs, symbolisant à la fois la simplicité du jeu - n'y avait-il pas un tableau blanc destiné à accueillir des parties de «morpion» à l'entrée du château? - et les infinies possibilités de jouer, fût-ce avec un matériel aussi simple que le bois.

D'immenses plateaux de jeux aux trois dimensions ont éveillé la curiosité des enfants comme de leurs parents. «Nous ne commercialisons que le petit meuble qui renferme de multiples plateaux, sourit Lucia Biagiotti. Pour le reste, chaque pièce est unique, inventée ou reprenant un jeu ancien, et n'est pas destinée à la vente. C'est juste un hobby.» Avec son mari Piero Santoni, elle se rend habituellement dans des fêtes de villages italiens.

A La Tour-de-Peilz, le village s'est fait monde, avec de stands répartis selon la thématique des continents. Musique, danses et spécialités culinaires ont accompagné les visiteurs dans leur tournée ludique.

Mieux qu'il y a deux ans

Michel Etter, coordinateur du festival, se montrait très satisfait de la manifestation hier en fin de journée. «Quelque 11 000 visiteurs sont venus sur les trois jours qu'a duré le festival, comptabilise-t-il. Il serait difficile de ne pas être enthousiaste!» Une performance d'autant plus remarquable que le premier Festival du Jeu il y a deux ans avait attiré entre 8000 et 10 000 personnes, alors que l'entrée était libre, contrairement à ce week-end.

Seule ombre au tableau toutefois, un vol de matériel au stand de Filippo Franzone, qui tient le magasin de jeux vidéo Log On Games à Vevey. Durant la nuit de vendredi à samedi, des malfrats ont arraché le support où étaient fixées des PlayStation portables (PSP) en démonstration, malgré les rondes d'agents de sécurité. «On voit bien que le support a été sectionné, constate Filippo Franzone. Ceux qui ont fait ça étaient outillés. Et du matériel que j'avais laissé dans la tente a également disparu.» Au total, le commerçant s'est fait délester d'environ 1500 francs de matériel. Michel Etter regrette cet incident tout en précisant que chaque exposant est responsable de son matériel.
http://www.24heures.ch/vqhome/edition/riviera___chablais/tour_peilz_je_110906.edition=rc.html