jeudi 6 avril 2006

Libéralisation du 111

Bataille pour le 111
LIBÉRALISATION
Avec la nouvelle campagne de Swisscom autour du 1811, l'empoignade publicitaire pour imposer le ou les numéros qui remplaceront le 111 dans la tête des Suisses est lancée
GENEVIÈVE COMBY
05 avril 2006

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» Le 118 reste aux pompiers
» Swisscom: tout doit disparaître

Sur le web
» Swisscom
» OFCOM
» Allo.ch

«118 218», «118 008», «118 000»: impossible d'échapper au matraquage publicitaire des nouveaux numéros de renseignements qui passent en boucle sur les chaînes de télévision françaises. La Suisse pourrait bien connaître la même déferlante, avec la mort annoncée pour la fin de l'année du bon vieux 111. Swisscom vient d'ouvrir les hostilités cette semaine en lançant une campagne pour faire connaître son nouveau numéro, le 1811.Marché ouvert en 2001Depuis 2001, le marché est ouvert à la concurrence. Quatorze numéros de renseignements ont été attribués par l'Office fédéral de la Communication (OFCOM), dont onze sont déjà en service. Mais le 111 étant devenu un réflexe quasi instinctif chez les Suisses, aucun n'a réussi à se faire connaître. Qui se souvient du 1850 que la société Conduit SA avait tenté de promouvoir à grand renfort de publicité? Actuellement, sur les 40 à 45 millions d'appels annuels aux renseignements, l'immense majorité atterrit toujours au 111.Avec la multiplication des indicatifs, les consommateurs vont devoir changer leurs habitudes. Risquent-ils de se trouver face à une jungle de bases de données différentes, les contraignant à appeler plusieurs standards pour obtenir un simple numéro? Bernhard Bürki, porte-parole de l'OFCOM, se veut rassurant: «Les fournisseurs de services doivent monter leur base de données, mais ils n'ont pas le droit de garder leurs informations secrètes.» En clair, ils ont la possibilité d'acheter les informations nécessaires auprès de Swisscom Directories, la principale source de données. «Swisscom doit les acheter au même prix que les autres», précise Bernhard Bürki.C'est donc sur le terrain publicitaire que la guerre pour s'imposer dans l'esprit des clients va se jouer. «Il reste huit mois, c'est maintenant ou jamais qu'il faut se faire connaître», confirme Didier Divorne, responsable du site spécialisé Allo.ch. La concurrence est d'ailleurs dans les starting-blocks, à l'instar d'Orange qui confirme préparer une campagne promotionnelle.Combien réussiront à s'imposer? Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, rappelle que «dans d'autres pays européens les appels ont reculé de 50%. Certaines personnes ne savent plus quel numéro composer et optent pour d'autres méthodes comme Internet ou le bottin.» Un manque à gagner que le leader des renseignements préfère balayer d'un coup de main: «Le chiffre d'affaires annuel du 111 est de 50 millions de francs par an. Sur un total de 10 milliards, ça reste marginal.»
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/bataille_pour_le_111.html


Le 118 reste aux pompiers
GENEVIÈVE COMBY
05 avril 2006


Sur le même sujet
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En France, tous les nouveaux numéros de renseignements téléphoniques commencent par 118. En Suisse, ils peuvent s'échelonner de 1800 à 1899. Une similitude qui ne doit rien au hasard.«Le 118 est une recommandation de l'Union européenne, c'est pour cela qu'on le retrouve chez nos voisins», explique Bernhard Bürki, porte-parole de l'OFCOM.La Suisse aurait bien voulu faire pareil. Mais, chez nous, le 118 est déjà attribué... aux urgences en cas d'incendie! Berne s'est donc rabattu sur le 18.
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/le_118_reste_aux_pompiers.html

dimanche 2 avril 2006

Les poissons d'avril dans la presse...

1 avril 2006 14:01

Poissons d'avril:
les relations Suisse - Europe n'ont pas la pêche

BERNE - Les relations avec l'UE naviguent à nouveau en eaux troubles: un fonctionnaire de Bruxelles a par erreur mis au pilon la demande d'adhésion helvétique. Consternation à Lausanne aussi, où un guet polonais va désormais veiller sur la Cathédrale.Suite à la bourde du fonctionnaire européen,
"Berne devra refaire une demande d'adhésion d'ici fin juin", rapportent la "Radio suisse romande", le "Nouvelliste", la "Liberté", l'"Agefi", "l'Express" et l'"Impartial" dans leurs éditions et journaux de samedi. C'est là un des plus gros poissons pêchés dans les médias suisses en ce 1er avril.
Le Conseil fédéral a actuellement d'autres chats à fouetter, selon "le Matin". Il a interdit en urgence toute course aux oeufs pendant Pâques. Cette mesure vise à protéger préventivement les jeunes enfants particulièrement exposés aux risques de grippe aviaire.

A l'heure de l'ouverture du marché du travail aux nouveaux pays membres de l'UE, c'est "l'effroi dans le beffroi", écrit "24 Heures": un crieur polonais va remplacer le guet à la Cathédrale de Lausanne, pour des raisons d'économies. L'ancien guet remercié a dû proposer ses services comme souffleur à l'Opéra de Lausanne.
Mais les journaux se sont aussi intéressés à une actualité plus locale: selon "La Liberté", Alain Morisod et ses "sweet people" se sont comportés comme des sauvages dans un hôtel de Guin, saccageant tout sous l'effet de l'ivresse. Tout a commencé lorsqu'un membre du groupe a fracassé une bouteille sur la tête du réceptionniste parce qu'il n'avait pas TSR2 dans sa chambre.
Au Creux-du-Van, deux loups ont été aperçus, révèlent "L'Impartial" et "l'Express". Selon une rumeur, ils auraient été introduits en secret par le Département de la gestion du territoire pour dissuader certains promeneurs d'aller dans la réserve naturelle. Quant au "Quotidien Jurassien", il se réjouit de l'ouverture prochaine d'une station de ski à Rebeuvelier."Le Courrier", pour sa part, a annoncé se lancer dans l'aventure du journal gratuit. Le nouveau venu s'appellera "Cour(t)". Contrairement à ses deux concurrents, "Cour(t) s'adresse aux automobilistes pendulaires. Les articles n'excéderont pas 20 lignes, afin de faciliter la lecture au volant.
SDA-ATS
http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html?siteSect=113&sid=6596618&cKey=1143892878000&ticker=true


Morisod s'est-il piqué le tube?
FRIBOURG
L'animateur des «Coups de coeur» fait scandale dans «La Liberté»: avec son groupe, il aurait saccagé un hôtel et brutalisé son gérant...

YVES LASSUEUR
01 avril 2006

Un doux agneau, Alain Morisod? Et son groupe, les Sweet People, une brochette de bons papas plus prompts à entonner le dernier tube qu'à se le piquer? C'est ce qu'on croyait jusqu'à ces derniers jours. Mais, hier, patatras, la réputation de ces vedettes du samedi soir télévisé en a pris un sérieux coup.


Sous le titre «Les coups de boule» d'Alain Morisod, le quotidien La Liberté rapporte les méfaits, la brutalité et la casse dont l'orchestre genevois, sérieusement pris de boisson, s'est rendu coupable mercredi dans un hôtel de Guin (FR).

Selon le quotidien fribourgeois, Morisod et les Sweet People étaient venus préparer un souper-spectacle qu'ils donneront le 12 mai prochain. Dans la journée déjà, le ton serait monté à la patinoire, les musiciens prenant ombrage du fait que les joueurs du club de hockey les gorillaient pendant qu'ils réglaient le son.

Le soir, la situation aurait dégénéré. Buvant sec et invectivant les serveuses, puis incapables de reprendre la route, les Sweet People se seraient rabattus sur un hôtel de Guin. Là, ils auraient saccagé les chambres, détruit le mobilier et renversé des bouteilles sur la moquette. Ivre, l'un d'eux aurait fracassé une bouteille de vin sur la tête du réceptionniste. C'est là qu'Alain Morisod lui-même aurait presque «assommé» le gérant de l'établissement qui voulait séparer son employé et le Sweet People pris de boisson.

Une sacrée histoire qui aura terni la réputation de Morisod auprès de tous les lecteurs de La Liberté... Ceux en tout cas qui n'auront pas réalisé qu'il s'agissait d'un poisson d'avril. Le quotidien le précisera lundi.

En attendant, petite question: Morisod a-t-il été prévenu du gag? «Non, je ne crois pas», dit l'auteur de l'article, Marc-Roland Zoellig, qui compte sur la bonne humeur légendaire de l'artiste genevois pour faire passer la pilule. De fait, le journal a choisi ce «poisson» en souvenir d'un récent fait divers qui a vu un groupe de rap mettre à sac l'hôtel de Bulle où il était hébergé.

Au «Matin dimanche», nous aurions aimé connaître la réaction d'Alain Morisod devant cette mise en scène éthylo-castagneuse. Hélas, il était injoignable hier, mais son épouse tombait des nues en apprenant à quelle sauce son mari été frit ce 1er avril.

Reste une info, une seule, qui est authentique: Morisod et les Sweet People joueront bien à Guin le 12 mai prochain. Pour le reste, du côté de Fribourg, on prépare déjà le poisson de l'année prochaine: «Rochebin arrêté pour trafic de Brésiliennes» ou, à choix, «Jean-Marc Richard pille les troncs de la cathédrale».

© Le Matin Online

http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/morisod_s_est-il_pique.html

mercredi 29 mars 2006

La carte de la dernière chance

TÉLÉPHONIE Si la société de services ne trouve pas très vite des investisseurs, elle devra fermer boutique. Ses employés n'ont toujours pas reçu leur salaire de février

JEAN-MARIE ROLLE
28 mars 2006

Sur le web
» Natel futé

Natel futé va très mal. Créée en 1999, la société de services basée à Gland (VD), qui indique par SMS à ses 30 000 abonnés la présence de radars ou de bouchons notamment, est au bord du gouffre. Les responsables cherchent désespérément de l'argent frais et les trente employés, qui n'ont pas reçu leur salaire depuis février, ont rencontré hier un responsable du syndicat UNIA pour défendre leurs intérêts.

Malgré une ardoise importante - la société devrait encore 300 000 francs à Orange - , Natel futé aurait deux rendez-vous de la dernière chance d'ici à la fin de la semaine avec des investisseurs potentiels. Son administrateur, Jean-Michel Paux, le reconnaît: «Si ça ne marche pas, c'est terminé pour nous...»

Terminé aussi pour les clients qui paient entre 180 et 240 francs par année? «Nous ferons le maximum pour trouver un partenaire à même de reprendre les abonnements des clients.»Et de persister, malgré les récriminations de nombreux abonnés se plaignant d'avoir toujours moins de prestations: «Nous fournissons encore l'intégralité de nos services. Seuls les constats de police, difficilement gérables, ne sont plus diffusés. Nous cherchons un autre système pour les reprendre.»

Pour les collaborateurs, les jeux semblent faits. Mardi prochain, leur délégation, épaulée par UNIA, ira plaider sa cause devant la justice pour tenter de récupérer leur dû.Les ennuis de Natel futé ont véritablement commencé le 13 février dernier.

Réduite au silence après un différend commercial qui avait amené Swisscom à ne plus acheminer de SMS, la société avait partiellement repris ses activités quelques jours plus tard en s'attachant les services d'un diffuseur dont le nom n'a pas été dévoilé.
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/0/la_carte_de_la_derniere.html

samedi 25 mars 2006

Swisscom dope l'ADSL... mais pas pour tous

Swisscom dope l'ADSL... mais pas pour tous

swissinfo 22 mars 2006 14:39

Le géant bleu vient d'augmenter la vitesse de connexion à Internet. Mais près de 120.000 clients privés ne profiteront pas des nouveaux débits.
De quoi donner des arguments à la concurrence pour qui le monopole de Swisscom sur le dernier kilomètre, même s'il a été levé, freine l'innovation. Le chemin est encore long avant une libéralisation effective.

Les 1,1 millions d'internautes suisses abonnés à l'ADSL, la technologie qui permet de se connecter à grande vitesse à Internet via le fil du téléphone, l'attendaient avec grande impatience. A défaut de baisser ses tarifs, élevés en comparaison internationale, Swisscom a accru, depuis mi-mars, le débit des bandes passantes. En théorie, le géant bleu a quasiment triplé la vitesse des raccordements. Un client privé qui aujourd'hui utilise une connexion à 600 Kbits/s peut surfer à 2 Mbits/s, et ceci pour le même prix. Le service de 1,2 Mbits/s passe à une vitesse de 3,5 Mbit/s et celui de 2,4 augmente à 5 Mbits/s.

Des vitesses théoriques

Mais la joie d'une partie des utilisateurs s'est transformée en déception. Swisscom précise que «le taux de transfert maximal que peut obtenir le client dépend de son éloignement par rapport au central téléphonique ainsi que de la qualité de son installation intérieure». En clair, les nouvelles vitesses annoncées sont des valeurs maximales qui sont effectives uniquement dans des conditions optimales. Tout le monde n'en bénéficie pas pleinement. Reste à savoir combien d'abonnés font partie des heureux élus. La réponse se trouve dans un document de travail interne de Swisscom. Au niveau de la basse vitesse, pas trop d'inquiétude : 89% des actuels clients ADSL600 peuvent profiter pleinement des 2 Mbits/s promis.

Swisscom confirme

Mais ce pourcentage chute déjà à 69% pour les abonnés ADSL1200, et à peine 15% des clients ADSL2400 obtiennent les 5000 Kbits/s. Au total, ce sont près de 120 000 clients privés qui ne bénéficient pas complètement des nouveaux débits. Pour les entreprises, la situation est encore plus négative puisque seulement 55% des abonnés ADSL1200 Business jouissent de la nouvelle vitesse de 4000 Kbits/s et un maigre 3% des sociétés avec l'ADSL2400 Business obtient réellement les 6000 Kbits/s. Swisscom se borne à confirmer ces chiffres. «Nous sommes tributaires de la technologie», explique l'opérateur.

L'ADSL peu rentable pour les vendeurs

Du côté des vendeurs d'ADSL (ou ISP pour Internet service provider), c'est plutôt la soupe à la grimace puisque c'est eux qui doivent expliquer à certains clients pourquoi ils ne peuvent bénéficier des nouveaux débits. L'ADSL n'engendre qu'une très faible marge pour les ISP car ils achètent ce service à Swisscom qui bénéficie de facto encore d'un monopole sur le fameux «dernier kilomètre», le fil de cuivre qui relie le central à l'utilisateur final. Ainsi, par exemple, Swisscom facture 33,60 francs l'ADSL 2Mégas aux ISP qui le vendent au public entre 44 et 49 francs. Mais, en plus de ce forfait de base, les ISP doivent payer à l'ex-régie fédérale l'utilisation de la bande passante. Plus un abonné est actif sur Internet, plus son fournisseur sera taxé par Swisscom.

Seul l'emballage change

«Si on ajoute les frais de facturation, le marketing et le prix des modems, souvent offerts, nous perdons de l'argent sur ce service», affirme un vendeur. Tous les fournisseurs d'accès ADSL de Suisse (Bluewin, filiale de Swisscom, Sunrise, Tele2, VTX, etc.) dépendent de l'offre du géant bleu. Ils ne sont que des revendeurs. «L'offre pour l'ADSL est la même pour tous, c'est celle décidée par Swisscom, seul l'emballage change en fonction des ISP. Nous sommes tributaires de son bon vouloir, seule une libéraliation effective du dernier kilomètre, pour que chaque opérateur ait accès directement à sa clientèle», s'emporte Mathieu Janin, porte-parole de Sunrise.

swissinfo, Luigino Canal
Swissinfo -
Swisscom est le principal opérateur du marché suisse des télécoms.
- Le 21 mars 2006, après trois ans de discussions sur la révision de la loi, le Parlement oblige Swisscom à garantir l'accès du dernier kilomètre à ses concurrents durant quatre ans.
- Mais, il faudra attendre plusieurs années avant que les consommateurs puissent bénéficier des premières nouvelles offres. - Des ordonnances d'application doivent être écrites et soumises au Conseil fédéral (gouvernement) pour que la loi entre en vigueur en 2007.
- Les opérateurs alternatifs (comme Sunrise, Tele2 etc) devront ensuite négocier avec Swisscom de nouvaux prix et de nouveaux services.
- Les deux parties peuvent aussi faire des recours au Tribunal fédéral.

Faits marquants

- La Suisse compte plus de 1,1 millions d'abonnés à l'ADSL.
- Seulement 89% des 715.800 clients ADSL600 pourront profiter pleinement du nouveau débit de 2 Mbits/s.
- Environ 97.300 clients possède un débit ADSL1200, mais à peine 69% vont obtenir la nouvelle vitesse de 3,5 Mbit/s.
- Sur les 9100 abonnés ADSL2400, un maigre 15% va migrer vers les 5000 Kbits/s.
- Au total, ce sont près de 120.000 clients privés qui ne bénéficient pas complètement des nouveaux débits.

mercredi 22 mars 2006

Privatisation de Swisscom

Le dossier complet du Temps:
http://www.letemps.ch/dossiers/2005swisscom/

Monopole de Swisscom levé

Le monopole de Swisscom levé, à quand de nouvelles offres?

TELECOMS.
Le parlement a bouclé le dossier du dernier kilomètre. Les lignes à haut débit seront libéralisées, mais le chemin avant les premières nouvelles offres est encore très long.

Anouch Seydtaghia
Mercredi 22 mars 2006

Fi-ni! Les parlementaires en ont enfin terminé avec le dossier du fameux dernier kilomètre de Swisscom. Trois ans et demi après les premières discussions, les deux Chambres ont avalisé mardi la proposition de la conférence de conciliation. Une conférence qui a eu besoin de deux séances pour parvenir à ses fins, la seconde ayant débuté à six heures mardi à l'aube. Après six débats au National et au Conseil des Etats, le dossier va désormais passer entre les mains des opérateurs. Six questions-réponses pour comprendre ce qui va se passer.

Qu'a décidé le parlement?Le dernier kilomètre - ou «last mile» - reliant les 1400 centraux téléphoniques de Swisscom à tous les ménages du pays sera ouvert à la concurrence. Les opérateurs alternatifs auront accès librement à cette paire de fils de cuivre. Dans le cas particulier de la large bande, cet accès sera limité dans un premier temps à quatre ans - il s'agit d'un compromis entre les positions initiales des deux Chambres. Durant cette période dite de «bitstream access», les opérateurs alternatifs devront investir dans les centraux de Swisscom. Passé ces quatre ans, ceux qui n'auront pas suffisamment investi pour passer au système dit de «full access» ne pourront poursuivre leurs activités.

Que peuvent attendre les consommateurs?Une baisse du prix de l'accès à l'Internet à haut débit. Ensuite, une baisse du prix du raccordement téléphonique - les 25,25 francs actuels versés à Swisscom. D'autres opérateurs pourront percevoir une redevance moins chère et attribuer des numéros. Les prix des communications pourraient baisser via des forfaits. Des concurrents de Swisscom pourraient se lancer dans la TV via ADSL. Enfin, les entreprises verront le prix des lignes louées baisser.

Comment réagissent les opérateurs?«Nous prenons acte d'une décision purement politique», affirme sobrement Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Tele2 et Sunrise saluent cette décision, mais déplorent la limite à quatre ans du «bitstream access». Cablecom se réjouit - il pourrait proposer des offres sur le réseau de son grand concurrent, Swisscom. Pour Francis Cobbi, codirecteur de l'opérateur de VTX, l'ouverture du dernier kilomètre est fondamentale: «C'est une bonne nouvelle, mais combien Swisscom nous facturera ses services? C'est encore le flou total.»

A quand les premières offres?Sans doute pas avant... 2008! Porte-parole de l'Office fédéral de la communication (Ofcom), Caroline Sauser fait le compte: «Il faudra d'abord rédiger les ordonnances d'application, les soumettre au Conseil fédéral, pour que la loi entre en vigueur au premier trimestre 2007.» Ensuite, ce sera aux opérateurs alternatifs (Sunrise, Tele2, etc.) de négocier nouveaux prix et nouveaux services avec Swisscom. Si les discussions n'aboutissent à rien - Swisscom fera traîner les choses au maximum, c'est certain -, la Commission fédérale de la communication devra tranchera en sept mois maximum, en ayant recours aux services de l'Ofcom, mais aussi à la Commission de la concurrence. Ajoutons-y, enfin, la possibilité pour les deux parties de faire recours au Tribunal fédéral...

Les régions périphériques seront-elles pénalisées?«En quatre ans, nous n'aurons pas le temps d'équiper les 1400 centraux, et nous nous concentrerons d'abord sur les centres urbains», affirme Mathieu Janin, porte-parole de Sunrise. Christian Levrat, président du Syndicat de la communication et conseiller national (PS/FR), se veut optimiste: «Certes, les opérateurs alternatifs seront enclins à privilégier les villes, mais ils investiront aussi dans les régions périphériques. Et dans ces régions, Swisscom sera toujours motivé à investir fortement. Il n'y aura donc pas de trou sur la carte, comme en France où France Télécom ne propose pas de haut débit dans des régions entières.»



De bons résultats en France, mais...

Anouch Seydtaghia

L'exemple de la France vient souvent à l'esprit lorsque l'on parle d'ouverture du dernier kilomètre. Entré en vigueur mi-2001, le dégroupage a donné de bons résultats, mais qui sont discutés. D'un côté, des opérateurs tel Free proposent, pour 29,99 euros (47 francs), une connexion internet d'un débit de 20 Mbit/s, de la téléphonie gratuite vers 15 pays, et une centaine de chaînes de télévision.

Alléchant. Revers de la médaille, les opérateurs alternatifs sont si peu incités à investir que seuls 54% de la population française vivent actuellement dans une zone dégroupée. Début 2005, ce chiffre était de 52%, selon l'Autorité française de régulation des communications électroniques et des postes. Au total, le parc de lignes dégroupées est estimé à 2,82 millions. Un bon taux européen, certes, mais dont profitent surtout les villes.
http://www.letemps.ch/template/suisse.asp?page=5&article=177018

Libéralisation du dernier km

Swisscom bouté hors du «last mile»
LIENS UTILES:
L'éditorial de Thierry Meyer
CONCURRENCE Les Chambres ont entériné hier la fin du monopole de Swisscom sur le dernier kilomètre, après trois ans de débats. La révision de la loi sur les télécoms est définitivement sur les rails.

NICOLAS BERLIE
Publié le 22 mars 2006

HAUT-DÉBIT
Swisscom perd sa mainmise sur le last mile, la dernière ligne droite reliant l'abonné au central téléphonique. Une libéralisation qui ne concerne que le fil de cuivre, pas la fibre optique. Mais le géant bleu doit aussi ouvrir pendant quatre ans ses lignes à haut débit à la concurrence. Qu'est-ce que ça va - ça peut - changer pour le consommateur?

SWISSCOM N'EST PLUS INCONTOURNABLE
Plus besoin de passer par le géant bleu pour son téléphone fixe: on pourra bientôt payer sa taxe de base chez un autre opérateur, Sunrise ou Tele2 par exemple. Pour le consommateur, c'est kif-kif. Mais pour Swisscom, ça change tout. Auparavant, l'opérateur historique avait un accès privilégié aux ménages helvétiques via sa facture mensuelle, les arrosant de pub et autres offres spéciales. Un «cheval de Troie» idéal pour retenir ses clients ou pour récupérer ceux partis voir ailleurs.

LES PRIX VONT-ILS BAISSER?
A priori, oui. Mais on en reste encore aux conjectures. Car libéralisation ou pas, le géant bleu reste propriétaire du last mile, qu'il va devoir louer aux autres opérateurs. La question est: à quel prix? Les négociations entre Swisscom et ses concurrents en décideront. Et de ces tractations dépendront les baisses qui se répercuteront sur les consommateurs. En outre, de nouveaux modèles de tarification devraient aussi voir le jour dans la téléphonie fixe. Par exemple, des offres comprenant la taxe de base plus un forfait de communication. «Mais il ne faut pas forcément s'attendre à des offres mirobolantes», tempère Didier Divorne, du site spécialisé allo.ch. Et un retour de bâton n'est pas exclu: selon une étude de l'Ofcom, la plupart des pays de l'UE ont procédé à des hausses des prix du raccordement après la libéralisation.

QUID DU HAUT-DÉBIT?
En France, lors de la libéralisation, les nouveaux entrants ont préféré brûler les étapes, passant directement à l'ADSL 2+. Va-t-on observer en Suisse aussi une ruée vers le super haut débit? Commercialement, passer à la vitesse supérieure semble s’imposer pour la concurrence. D'autant que Swisscom prévoit de couvrir cette année encore 60% des zones urbaines avec le VDSL: destiné en priorité à la télévision haute définition, cette technologie permet des débits de 20 Mbit/s (dix fois plus rapide que la connexion standard actuelle). Toutefois, on ne s'emballe pas chez les concurrents du géant bleu. Avant d'investir, «il faut encore lever des incertitudes, et cela dans un délai très court», estime le porte-parole de Sunrise, Mathieu Janin. Des problèmes juridiques, techniques qu'il faudra régler en quatre ans, le laps de temps durant lequel Swisscom ouvrira ses lignes haut débit à la concurrence.

QUAND LA LIBÉRALISATION DU LAST MILE ENTRERA-T-ELLE EN VIGUEUR?
L'entérinement de la loi n'est qu'un premier pas. Il faudra encore qu'une ordonnance soit édictée, qu'elle soit acceptée, puis que Swisscom et les autres opérateurs se mettent autour d'une table pour négocier les prix. De recours en recours, ce n'est pas pour tout de suite…

ET LE SERVICE UNIVERSEL?
Dès 2008, l'obligation de fournir dans toute la Suisse un accès à internet via une connexion à large bande pour une septantaine de francs par mois au maximum devrait s'ajouter au service universel. Normalement. «A la prochaine révision de loi, ne devrait-on pas se demander également si la téléphonie mobile ne devrait pas faire partie du service universel?» ajoute Didier Divorne. Histoire d'aligner les prix sur les coûts réels: «Il y a beaucoup d'exagération, alors que la minute de communication sur un téléphone mobile revient moins chère à l'opérateur qu'en téléphonie fixe.»
http://www.24heures.ch/vqhome/le_journal/suisse/telecoms_220306.edition=lc.html

vendredi 17 mars 2006

Amendes impayées: des millions perdus

Amendes impayées: des millions perdusChaque année des milliers d’amendes restent impayées, et certains conducteurs devraient plus de 35 000 fr. au service des contraventions genevois. Les mauvais payeurs? Certains frontaliers, qui échappent aux foudres policières pour une raison toute simple: les amendes inférieures à 100 fr. ne font pas l’objet d’enquêtes si le fautif n’habite pas en Suisse. En 2004, 43 000 contraventions sont ainsi restées impayées – soit un manque à gagner de quelque 2,5 millions de francs pour l’administration genevoise. En 2004, 43 000 amendes sur 95 000 infligées à des frontaliers sont restées impayées: 2,45 millions de francs de manque à gagner. Certains conducteurs devraient plus de 35 000 francs au service des contraventions genevois. C’est Eric Stauffer, élu du Mouvement des citoyens genevois au Grand Conseil, qui l’affirme. Propriétaires d’un véhicule aux plaques 01 ou 74, ils profitent d’une pratique qui veut que les amendes d’un montant de moins de 100 francs ne font pas l’objet d’enquêtes si elles ne sont pas payées et que le conducteur habite hors de Suisse, a écrit Le Dauphiné Libéré. «Le drame de cette histoire, dit Eric Stauffer, c’est que ceux qui paient une fois retrouvent automatiquement toutes les amendes dans leur boîte aux lettres, alors que ceux qui font le mort n’ont aucun problème. La situation avantage les malhonnêtes.» Dans le sens inverse, la situation est similaire. Aucun accord n’aurait été signé entre la France et la Suisse concernant le flashage au radar fixe. Les Helvètes peuvent donc se faire flasher en toute impunité. Pour les contraventions, le Centre de coopération douane-police de Genève avoue volontiers qu’il «oublie» de faire suivre les dossiers. A Bâle et à Zurich, les autorités sont plus déterminées. Les cantons ont ouvert des comptes en Allemagne pour que les chauffards allemands puissent y verser leurs amendes.
David Haeberli
http://www.20min.ch/ro/suisse/story/30605493

Amendes impayées: des millions perdus

Amendes impayées: des millions perdus

Chaque année des milliers d’amendes restent impayées, et certains conducteurs devraient plus de 35 000 fr. au service des contraventions genevois.

Les mauvais payeurs? Certains frontaliers, qui échappent aux foudres policières pour une raison toute simple: les amendes inférieures à 100 fr. ne font pas l’objet d’enquêtes si le fautif n’habite pas en Suisse. En 2004, 43 000 contraventions sont ainsi restées impayées – soit un manque à gagner de quelque 2,5 millions de francs pour l’administration genevoise.

En 2004, 43 000 amendes sur 95 000 infligées à des frontaliers sont restées impayées: 2,45 millions de francs de manque à gagner. Certains conducteurs devraient plus de 35 000 francs au service des contraventions genevois.

C’est Eric Stauffer, élu du Mouvement des citoyens genevois au Grand Conseil, qui l’affirme. Propriétaires d’un véhicule aux plaques 01 ou 74, ils profitent d’une pratique qui veut que les amendes d’un montant de moins de 100 francs ne font pas l’objet d’enquêtes si elles ne sont pas payées et que le conducteur habite hors de Suisse, a écrit Le Dauphiné Libéré.

«Le drame de cette histoire, dit Eric Stauffer, c’est que ceux qui paient une fois retrouvent automatiquement toutes les amendes dans leur boîte aux lettres, alors que ceux qui font le mort n’ont aucun problème. La situation avantage les malhonnêtes.»

Dans le sens inverse, la situation est similaire. Aucun accord n’aurait été signé entre la France et la Suisse concernant le flashage au radar fixe. Les Helvètes peuvent donc se faire flasher en toute impunité. Pour les contraventions, le Centre de coopération douane-police de Genève avoue volontiers qu’il «oublie» de faire suivre les dossiers. A Bâle et à Zurich, les autorités sont plus déterminées. Les cantons ont ouvert des comptes en Allemagne pour que les chauffards allemands puissent y verser leurs amendes.

David Haeberli

http://www.20min.ch/ro/suisse/story/30605493

mercredi 8 mars 2006

Le chauffard n'avait que 12 ans!

Le chauffard n'avait que 12 ans!
BIENNE La police intercepte un conducteur dépassant manifestement les 50 km/h. Surprise: son âge bat tous les records!
VINCENT DONZÉ
07 mars 2006

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» BPA
» Police cantonale bernoise
Les policiers biennois ont fait des yeux ronds après avoir intercepté un conducteur roulant manifestement trop vite en pleine nuit: ils se sont trouvés face à un écolier de 12 ans, assis au volant de la voiture de sa mère! En évoquant ce fait divers remontant au 22 février, le Bieler Tagblatt indique une vitesse supérieure à 100 km/h dans un quartier limité à 50 km/h, mais cette estimation n'est pas confirmée par les enquêteurs.Ce qui est vérifié, c'est que le garçon interpellé dans le quartier de Mâche vers 2 heures du matin avait subtilisé les clés de la voiture à sa mère. «Comme le conducteur ne possède pas de permis de conduire, c'est un vol d'usage poursuivi d'office», commente le porte-parole de la police bernoise, Olivier Cochet. La juge d'instruction Marika Valley enregistrera toutes les infractions routières, qui s'appliqueront pleinement.Le Tribunal des mineurs rendra son jugement en tenant compte du contexte familial. Le jeune chauffard n'a pas provoqué d'accident, mais son attitude rappelle les courses de voitures entre mineurs recensées dans l'arrière-pays lucernois. Neuf ados de 13 à 17 ans fauchaient les clés de leurs parents, allant jusqu'à fabriquer des doubles. Leurs rodéos nocturnes ont duré dix mois, jusqu'à un accident mortel pour une passagère de 15 ans, le 15 octobre dernier.«La conduite anticipée reste trop marginale pour figurer dans nos priorités, mais nous intervenons par le biais des enseignants», commente le vice-directeur du Bureau de prévention des accidents (BPA), Raphaël Huguenin. Sa première réflexion: «Un jeune peut être doué pour la conduite, avec la vantardise comme motivation. Certains sont même instruits par leurs parents, sur un chemin de campagne. Mais, à 12 ans, ils ne maîtrisent pas les notions de vitesse et de risque. C'est un cas extrême: les jeunes sont le plus souvent tentés entre 16 et 18 ans, avant le permis provisoire.»
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mardi 7 mars 2006

Vivement le mois de juin!

Vivement le mois de juin!
PRÉVISIONS SAISONNIÈRES Un printemps pas terrible, puis un été mitigé. Les pronostics à long terme ne sont pas réjouissants. Fiables à 65%, ces estimations nous promettent toutefois des jolis mois de mai et de juin
SÉBASTIEN JOST
07 mars 2006
Sur le même sujet
» Frédéric Glassey: «Le printemps n'est pas encore là»
Sur le web
» Lameteo.org
» MeteoSuisse

«Le mois de juin sera chaud, sec et ensoleillé.» Enfin une bonne nouvelle sur ce front météo gris, morne et pluvieux. Elle émane de Frédéric Decker, météorologue et responsable du site Lameteo.org. Ce spécialiste français a relevé et condensé les prévisions saisonnières des grandes agences météorologiques mondiales - américaine, française, anglaise, allemande - pour arriver à cette conclusion. En novembre passé, il avait déjà prédit un hiver glacial. Un scénario qui s'est réalisé.Ainsi donc, en juin, l'ensoleillement sera de la partie «sans forcément atteindre des sommets». Quelques orages sont toutefois à craindre. Le proverbe «en juin, la pluie est loin, et s'il pleut, chaque goutte est comme un coup de poing» risque bien de se réaliser. Le reste des nouvelles n'est pas forcément réjouissant. Car si mai devrait se montrer doux et chaud - et nous laisser faire ce qu'il nous plaît -, les mois qui l'entourent pourraient se montrer cruels envers les amateurs de beau temps. «Mars va continuer son bout de chemin dans la fraîcheur pour céder sa place à un mois d'avril plutôt mauvais et avec d'importantes précipitations», selon Frédéric Decker.MeteoSuisse, qui publie des prévisions saisonnières depuis une année, dresse un tableau un peu différent. La tendance pour le printemps 2006, les trois mois confondus, montre des températures légèrement plus hautes que la norme saisonnière, mais rien de significatif. Quant à l'été, l'institut estime qu'il est trop tôt pour se prononcer. Frédéric Decker estime, lui, qu'il sera «mitigé et en demi-teinte. Les pluies risquent d'être fréquentes.» Ce qui n'exclut pas des températures tout ce qu'il y a d'estival.Mais ne faisons pas grise mine. Le domaine des prévisions saisonnières, qui se basent sur le développement de l'atmosphère et des océans, est une science toute jeune. Frédéric Decker souligne sur son site que «ces prévisions ne restent fiables qu'à 65% et restent à l'état d'expérimentation. Prenez-les donc avec prudence et indulgence.» Et MeteoSuisse, qui publie depuis une année ce type d'informations, rappelle aussi que la qualité des pronostics à long terme reste, en pratique, limitée.
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samedi 4 mars 2006

Le véritable Internet à haut débit arrive. Comment en profiter?

Le véritable Internet à haut débit arrive. Comment en profiter?

• Swisscom et Cablecom améliorent sensiblement leurs offres pour l'accès au Web.

Anouch Seydtaghia et Gaël Hurlimann
Samedi 4 mars 2006

Bientôt la fin du ridicule? Pour les internautes suisses, la délivrance approche. Jusqu'à aujourd'hui, ils étaient la risée de l'Europe. Une malheureuse connexion de 600 kbit/s pour 49 francs par mois... Pour le même prix, les citadins français surfent à 20 Mbit/s, soit 33 fois plus vite, et les Allemands jusqu'à 16 Mbit/s. Mais la situation s'améliore. Maîtres de l'accès à Internet, Swisscom et Cablecom viennent de multiplier par trois et respectivement cinq les débits.

Alors, quoi de neuf ?

Aujourd'hui, 1,1 million de Suisses surfent via une connexion ADSL de 600 kbit/s. Le 13 mars, Swisscom triple la bande passante et la fait passer à 2 Mbit/s, toujours pour 49 francs par mois. Simples revendeurs de ce produit, Sunrise, Tele2, VTX et bien sûr Bluewin proposeront automatiquement le même débit à un prix comparable. La moitié des clients ADSL actuels profiteront de ces nouveaux débits le 13 mars, l'autre moitié d'ici à cet été. Pour les internautes plus gourmands en bande passante, deux nouvelles offres sont introduites: l'une à 3,5 Mbit/s pour 69 francs par mois, l'autre à 5 Mbit/s pour 99 francs (voir infographie ci-dessous).

Voilà pour l'ADSL, disponible pour 98% des ménages. Si l'on dispose d'un accès au téléréseau, une alternative existe: l'accès à Internet via le câble. Numéro un en Suisse, Cablecom propose des connexions moins chères et plus généreuses que Swisscom: un abonnement à 3 Mbit/s pour 45 francs, 4 Mbit/s pour 60 francs, et 6 Mbit/s pour 95 francs. Le hic, c'est que Cablecom ne peut proposer Internet qu'à 1,3 million de ménages. Les autres peuvent se tourner vers des petits câblo-opérateurs proposant des produits similaires, telle la Ville de Lausanne, qui a immédiatement adapté ses offres sur celles de Cablecom. Reste que plusieurs téléréseaux, dont celui de la ville de Genève, n'ont toujours pas été modernisés pour permettre d'accéder à Internet. A noter que la plupart des fournisseurs de services ADSL et câble fournissent un modem gratuitement.

Quelle offre choisir ?

Pour l'immense majorité des internautes, l'offre de 2 Mbit/s en ADSL ou de 3 Mbit/s en câble est largement suffisante. Si l'on a le choix, quelle technologie choisir? L'avantage de l'ADSL, c'est que la ligne n'est pas partagée avec d'autres internautes, au contraire du câble. La liaison est donc stable et son débit assuré... pour autant que l'on se trouve près d'un central. Swisscom affirme que 89% de ses clients bénéficieront de l'entier de la connexion de 2 Mbit/s, et les 11% restant ne l'atteindront qu'en partie. Autre atout pour Swisscom/Bluewin: ses abonnés pourront bientôt recevoir la télévision via ADSL, et bénéficier de la vidéo à la demande (lire ci-dessous).

De son côté, Cablecom ne peut garantir ses débits que 90% du temps et pour 90% des internautes. Mais Cablecom propose une offre combinée Internet et téléphonie très intéressante: 29 francs pour une connexion de 3 Mbit/s, plus 20 francs pour la téléphonie fixe (gratuite le soir et le week-end, très bon marché en semaine). Bref, de quoi se passer totalement de Swisscom et de sa taxe mensuelle de 25,25 francs.

Que faire avec ce haut débit ?

Actuellement, s'équiper en haut débit permet bien sûr d'accéder à Internet plus rapidement, pour visiter des sites et télécharger de la musique et des logiciels. L'ADSL et le câble permettent aussi d'employer un logiciel tel Skype pour téléphoner depuis son ordinateur à un prix très faible et une qualité similaire aux appels classiques.

Alors, à quoi bon augmenter encore les débits comme viennent de le faire les deux opérateurs? Ceux qui utilisent Internet pour consulter des sites ne verront pas de grandes améliorations. Les adeptes du téléchargement verront les temps d'attente pour obtenir un morceau de musique ou un logiciel se réduire fortement.

Mais le grand virage s'appelle vidéo. La visioconférence devient envisageable entre plusieurs personnes en même temps, grâce à une petite caméra bon marché. Pour les cinéphiles, obtenir un film prend plus de 2 heures avec une connexion ADSL actuelle à 600 kbit/s. L'attente ne sera plus que de 45 minutes avec l'offre à 2 Mbit/s. Les distributeurs de films se dépêchent d'ailleurs de peaufiner leurs offres commerciales pour éviter que les internautes ne se tournent naturellement vers le piratage. Impossible encore pour le moment de regarder une émission sur le Net avec une qualité d'image correcte sans coupure. Avec les débits annoncés, la qualité devient comparable à celle obtenue par le téléréseau et les offres de télévision par Internet fleurissent.

Qu'attendre pour la suite ?

La Suisse garde un sérieux retard sur les autres pays européens en matière de débit. Mais Swisscom promet d'améliorer son offre. Une nouvelle technologie dite «à très haut débit», le VDSL, sera disponible dans 60% des villes d'ici à la fin de l'année. Et permettra d'atteindre, en théorie, 52 Mbit/s, soit 26 fois l'offre de base actuelle de 2 Mbit/s.

Ces débits encore plus élevés permettront de gagner encore du temps sur le téléchargement. Et de réaliser le fantasme des opérateurs: faire transiter, par Internet, toutes les informations utiles aux loisirs domestiques simultanément. Jouer en réseau, télécharger de la musique, téléphoner, regarder un film: chacune de ces opérations est possible à l'heure actuelle. Mais il n'est pas envisageable de les effectuer en même temps. Dans un an au mieux, le réseau sera suffisamment puissant pour le permettre. Avec, en plus, une qualité d'image encore accrue pour la télévision.



Swisscom vendra bientôt des films à la demande

Cablecom propose pour l'heure de la «video on near demand».

Anouch Seydtaghia

La bataille que se livrent aujourd'hui Swisscom et Cablecom sur le haut débit préfigure un second duel de taille, sur la télévision cette fois-ci. Le câblo-opérateur dispose d'un avantage certain, avec déjà 1,5 million de clients en télévision analogique, et 128000 en numérique. Cablecom veut aller plus loin. D'abord en direction de la télévision haute définition (HDTV): les premiers téléviseurs compatibles sont en vente, et les matchs de la Coupe du monde de football seront parmi les premiers à être diffusés, en juin, en haute définition. Cablecom travaille sur la HDTV, sans pour l'heure fixer de date de lancement.

Second objectif, la vidéo à la demande: plus besoin de descendre au vidéoclub du coin louer un DVD, le film, acheté via sa télécommande, débute en cinq secondes. Cablecom y est presque en proposant un système de «video on near demand»: une cinquantaine de films sont diffusés chacun jusqu'à trente fois par jour. Les prix? De 6 jusqu'à 9 francs pour les films X. Il n'est pas possible d'enregistrer les films. Pour l'heure, ce service (http://www.cablecom.ch/cinema) n'est disponible qu'en allemand.

«Une centaine de chaînes»

Swisscom risque de faire mal à Cablecom avec son offre de télévision via ADSL, qui sera lancée cette année. «Elle est actuellement testée à l'interne par les collaborateurs de Fixnet, précise Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Lors du lancement, nous proposerons une centaine de chaînes TV, des bouquets payants, et de la vidéo à la demande.»

D'ici là, l'opérateur devra résoudre, avec son partenaire Microsoft, ses derniers problèmes techniques: son service devra être parfait pour que ses clients le préfèrent à celui, rodé, de Cablecom.

Les deux sociétés s'affrontent déjà sur le terrain des enregistreurs vidéo numériques intelligents. Chacune propose un appareil, doté d'un disque dur, programmable facilement - même à distance via son téléphone mobile, pour celui de Swisscom.




L'envoi de données est encore beaucoup trop lent

Les débits ascendants restent trop faibles
.
Gaël Hurlimann

Si les vitesses de connexion à Internet augmentent, l'obtention d'informations va encore beaucoup plus vite que l'envoi. Recevoir un e-mail, par exemple, prend vingt fois moins de temps que d'en envoyer un via une connexion ADSL et dix fois moins avec le câble. Ce modèle asymétrique conforte l'internaute dans un rôle de consommateur: il lui est plus facile de prendre des textes, des images ou des vidéos que d'en fournir. C'est un paradoxe, à l'heure où l'internaute joue un rôle de plus en plus actif. Qu'il s'agisse de proposer de la musique sur son site, de tenir à jour son blog, d'envoyer une vidéo par e-mail ou de publier ses images sur un site de photographies, Internet s'impose comme un lieu d'expression.

Et la lenteur du débit d'envoi est un frein à ces pratiques. Plusieurs forums d'usagers s'en émeuvent. Alors, la technologie va-t-elle suivre? Le VDSL (lire ci-dessus) devrait permettre d'envoyer des informations à 6 Mbit/s. Rendre public un morceau de musique prendra 5 secondes. Mais il permettra aussi de télécharger près de 10 fois plus vite. Les grosses entreprises, disposant de serveurs puissants, garderont donc une longueur d'avance sur le particulier pour mettre du contenu à disposition.



Quel choix pour les petits consommateurs?

Le Temps
Ceux qui souhaitent une connexion constante de petit débit ont le choix entre plusieurs offres, à examiner avec attention: - Swisscom/Bluewin: une connexion de 150/50 kbit/s pour 9 francs par mois, plus 2,40 francs l'heure de connexion. Facture maximale: 59 francs par mois - Sunrise: liaison de 150/50 kbit/s pour 9,90 francs par mois, y compris 20 Mb de données, chaque Mb supplémentaire est facturé 19 centimes. Offres comparables chez VTX et Tele2. - Cablecom: liaison 300/100 kbit/s pour 10 francs par mois, y compris 20 Mb de données. Abonnement téléphonique obligatoire.
http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=175607

vendredi 3 mars 2006

Tele2 veut lancer un réseau mobile exclusivement lausannois

Tele2 veut lancer un réseau mobile exclusivement lausannois

TÉLÉPHONIE
Comme à Zurich, l’opérateur Tele2 veut développer, à Lausanne, son propre réseau mobile urbain.

JULIAN PIDOUX
Publié le 02 mars 2006


Tele2 se lance à la conquête des téléphones portables lausannois. Comme il l'a fait à Zurich, l'opérateur a pour ambition d'établir son propre réseau mobile urbain dans la capitale vaudoise. Une démarche prévue dans le contrat de licence avec l'Office fédéral de la communication. Theo Froelich, porte-parole pour Tele2: «Nous visons Lausanne, car la Suisse romande est importante. Puis, nous voulons poursuivre la démarche dans d'autres grandes villes.» La réalisation pourrait se faire cette année encore. Notons que dans des cités comme Berne, où il y a un moratoire sur les antennes, Tele2 va au-devant de difficultés pour s'implanter.

Car, pour pratiquer une politique tarifaire qui lui est propre, Tele2 doit être propriétaire de ses antennes. L'objectif étant, comme ce fut le cas lors de son entrée sur le marché de la téléphonie fixe et de l'internet à haut débit, de proposer des prix très attractifs. Alors qu'à Zurich une quinzaine de mâts ont été posés, aucun ordre de grandeur n'est encore communiqué pour Lausanne. Quant aux prix qui seront pratiqués dans le chef-lieu vaudois, Theo Froelich note «qu'ils seront diffusés dès que possible, avec le coût de l'abonnement».

A titre indicatif, à Zurich, où le système fonctionne depuis le 2 juin 2005, le prix de la conversation est de 8 centimes la minute entre clients de Tele2 Mobile, mais également de Tele2 Mobile au réseau fixe.

Du côté des autorités lausannoises, où la stratégie multimédia évolue rapidement grâce à son entité Citycable, on avoue que la téléphonie mobile constitue sans doute l'une des prochaines étapes. Eliane Rey, directrice des Services industriels: «Pour l'heure, nous devons nous concentrer sur l'introduction du téléphone fixe via le câble et sur l'augmentation des débits internet. Le réseau mobile viendra plus tard.»

Mais qu'en sera-t-il lorsque l'abonné Tele2 Mobile quittera Lausanne? «La conversation ne sera pas coupée, car nous disposons du national roaming. Le client ne remarque rien», assure Theo Froelich. En effet, grâce à un accord d'itinérance très récemment signé avec Sunrise, Tele2 pourra enfin compter sur un service de téléphonie mobile complet, permettant à ses abonnés de poursuivre leur conversation hors des zones urbaines qu'il couvre lui-même. Concrètement, Tele2 revendra le service mobile de Sunrise.
http://www.24heures.ch/vqhome/edition/ls/tele2_020306.edition=ls.html

jeudi 2 mars 2006

Cablecom passe devant Swisscom

Cablecom met la gomme sur internet

LIENS
Cablecom
Swisscom

HAUT DÉBIT En janvier, Swisscom annonçait qu’il allait tripler sa bande passante. Hier, Cablecom a répondu en quintuplant son débit.

NICOLAS BERLIE
Publié le 02 mars 2006

Après Bluewin, c'est au tour de Cablecom de passer à la vitesse supérieure sur le web. Et le câblo-opérateur, qui fournit l'internet par le câble à 324 000 clients en Suisse, ne joue pas petit bras: il multiplie par cinq le débit de son abonnement hispeed 600, «utilisé par 60% de nos clients», souligne Claude Hildenbrand, directeur pour la Suisse romande et ex-patron des magasins Phone House.

Ce faisant, Cablecom reprend l'avantage face à Swisscom: son abonnement de base, à 45 francs par mois, passe à 3000 Kbit/s en download et 300 en upload, contre 2000 et 100 pour l'ADSL ex-600 de Bluewin, facturé 49 francs.

Lausannois pas concernés

La hausse touche aussi les autres abonnements de Cablecom - hispeed 1000, hi-speed 2000 - avec des vitesses multipliées respectivement par 4 et 2,5. Son offre plafond, le hispeed 6000, reste par contre inchangée. Et si ces débits musclés sont déjà effectifs pour les nouveaux abonnements, les clients existants devront un peu patienter: la migration devrait être terminée «au plus tard» à fin juin.

A noter que les Lausannois ne bénéficieront pas de l'offre Cablecom, puisque les Services industriels ont repris la main l'an passé, sous la marque Citycable. Toutefois - hasard du calendrier? - Citycable a également ouvert ses robinets en grand hier (lire encadré).

Pourquoi une telle boulimie de mégabits? Les besoins en bande passante augmentent constamment, explique Claude Hildenbrand, d'autant plus avec l'arrivée prochaine de la TV par internet, de la vidéo à la demande ou encore de la télévision haute définition. Et Cablecom est bien placé pour y répondre, selon son directeur romand: racheté à la hussarde par l'américain Liberty Global en 2005, et rattaché à sa filiale européenne UPC Broadband, «Cablecom bénéficie aujourd'hui de toute cette infrastructure, ce qui n'aurait pas été le cas si le groupe était entré en Bourse». Une expérience est par exemple en cours à Vienne, où UPC Telekabel teste de l'internet à 100 mégabits par seconde.

«Techniquement, le réseau câblé de Cablecom peut supporter des débits allant jusqu'à 3 Gbit/s, pour la TV, internet et la téléphonie, insiste Claude Hildenbrand. De quoi répondre de façon flexible aux évolutions du marché, sans craindre la concurrence du fil de cuivre.»

Swisscom serein

Une petite banderille à l'adresse de Bluewin, qui ne fait guère sourciller Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom: «Cablecom réagit à notre annonce de janvier, cela prouve aussi que la concurrence sur le dernier kilomètre est bien là.» Le géant bleu, qui compte 1,1 million d'abonnés en haut débit, n'a d'ailleurs pas dit son dernier mot: il lancera sa TV par ADSL cette année, et développe actuellement sa technologie VDSL (very high bit rate DSL, en anglais). Destiné en particulier à la télévision haute définition (TVHD), le VDSL peut atteindre un débit de 20 Mbit/s. Objectif de Swisscom: couvrir 60% des zones urbaines d'ici à la fin de l'année.Quant à la migration des raccordements ADSL de Bluewin, après l'annonce de janvier, elle suit son cours: «Le 12 mars, pratiquement la moitié de nos clients auront migré. Pour le reste, c'est une question de semaines, voire de mois.»
http://www.24heures.ch/vqhome/le_journal/economie/cablecom_020306.edition=rc.html

TELE2 à Lausanne

Tele2 veut lancer un réseau mobile exclusivement lausannois

TÉLÉPHONIE

Comme à Zurich, l’opérateur Tele2 veut développer, à Lausanne, son propre réseau mobile urbain.

JULIAN PIDOUX
Publié le 02 mars 2006

Tele2 se lance à la conquête des téléphones portables lausannois. Comme il l'a fait à Zurich, l'opérateur a pour ambition d'établir son propre réseau mobile urbain dans la capitale vaudoise. Une démarche prévue dans le contrat de licence avec l'Office fédéral de la communication. Theo Froelich, porte-parole pour Tele2: «Nous visons Lausanne, car la Suisse romande est importante. Puis, nous voulons poursuivre la démarche dans d'autres grandes villes.» La réalisation pourrait se faire cette année encore.
Notons que dans des cités comme Berne, où il y a un moratoire sur les antennes, Tele2 va au-devant de difficultés pour s'implanter.Car, pour pratiquer une politique tarifaire qui lui est propre, Tele2 doit être propriétaire de ses antennes. L'objectif étant, comme ce fut le cas lors de son entrée sur le marché de la téléphonie fixe et de l'internet à haut débit, de proposer des prix très attractifs. Alors qu'à Zurich une quinzaine de mâts ont été posés, aucun ordre de grandeur n'est encore communiqué pour Lausanne.

Quant aux prix qui seront pratiqués dans le chef-lieu vaudois, Theo Froelich note «qu'ils seront diffusés dès que possible, avec le coût de l'abonnement».A titre indicatif, à Zurich, où le système fonctionne depuis le 2 juin 2005, le prix de la conversation est de 8 centimes la minute entre clients de Tele2 Mobile, mais également de Tele2 Mobile au réseau fixe.

Du côté des autorités lausannoises, où la stratégie multimédia évolue rapidement grâce à son entité Citycable, on avoue que la téléphonie mobile constitue sans doute l'une des prochaines étapes. Eliane Rey, directrice des Services industriels: «Pour l'heure, nous devons nous concentrer sur l'introduction du téléphone fixe via le câble et sur l'augmentation des débits internet. Le réseau mobile viendra plus tard.»

Mais qu'en sera-t-il lorsque l'abonné Tele2 Mobile quittera Lausanne? «La conversation ne sera pas coupée, car nous disposons du national roaming. Le client ne remarque rien», assure Theo Froelich. En effet, grâce à un accord d'itinérance très récemment signé avec Sunrise, Tele2 pourra enfin compter sur un service de téléphonie mobile complet, permettant à ses abonnés de poursuivre leur conversation hors des zones urbaines qu'il couvre lui-même. Concrètement, Tele2 revendra le service mobile de Sunrise.

Accès au Net boosté

Accès au Net boosté
INTERNET Après Swisscom, c'est au tour de Cablecom de multiplier par cinq les vitesses de connexion. Mais on est toujours loin des 20 mégabits des offres françaises...
FABIAN MUHIEDDINE
01 mars 2006

Si vous avez manqué le début
» ADSL pas cher? Pas pour demain!
Sur le web
» Cablecom
» Swisscom
» Citycable
» Allo.ch
«Vous vous rappelez des débuts d'Internet à 56k?» ne peut s'empêcher de plaisanter le spécialiste Didier Divorne, d'Allo.ch, en découvrant hier la nouvelle offre de Cablecom. L'opérateur a augmenté jusqu'à cinq fois son débit. Ainsi pour son offre la plus demandée, soit 45 francs par mois (75% des clients), les abonnés ont désormais 3000 kbit/s à la place de 600 kbit. Plus fort encore, Citycable - un opérateur qui appartient à la Ville de Lausanne - s'est aussi aligné: 3000 kbit/s pour 41 francs.

«Nous sommes toujours dans la même logique de concurrence entre Cablecom et Swisscom, qui, à eux deux, regroupent plus de la moitié des clients», analyse Didier Divorne. En effet, comme annoncé il y a quelque temps, Swisscom augmentera aussi ses débits dès la mi-mars. Pour 49 francs, les clients de Bluewin pourront avoir 2000 kbit/s.
«L'offre de Cablecom est légèrement supérieure, juste de quoi attirer le client», ajoute le spécialiste.

Poudre aux yeux?
Alors que Cablecom annonce une vitesse «explosive» dans sa campagne de pub, beaucoup de Romands restent pourtant songeurs en voyant les spots à la TV française. Pour 45 francs, nos voisins se voient offrir des débits presque dix fois supérieurs que ceux disponibles en Suisse. Avec, en prime, la téléphonie illimitée et la télé numérique. «Ces offres, c'est de la poudre aux yeux», commente Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, «très peu de gens peuvent vraiment bénéficier d'un débit de 20 mbit/s.»

«Les offres en Suisse sont largement suffisantes pour les besoins actuels des internautes, précise Didier Divorne. Il faut savoir que les vitesses en France sont un maximum et que l'opérateur n'est pas tenu de les respecter. Le débit diminue très vite dès que vous vous éloignez de la centrale. Ils dépendent aussi des installations de la ville où l'on habite, car cette offre n'est pas valable dans les campagnes.»Même son de cloche de la part de Claude Hildebrand, directeur de Cablecom pour la Suisse romande. «Nous adaptons nos offres aux besoins des internautes, explique le responsable. D'ailleurs, nos clients ne veulent pas des débits aussi hauts puisque notre offre à 6000 kbit/s n'est de loin pas la plus demandée.»
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/acces_au_net_booste.html

mardi 28 février 2006

Casque et ceinture pour tous

Casque et ceinture pour tous
ROUTES Attention aux nouvelles règles de circulation! Une série de mesures visant à renforcer la sécurité entre en vigueur demain
GENEVIÈVE COMBY
27 février 2006

Si vous avez manqué le début
» Les «bétaillères» au rancart (Août 2005)
Sur le web
» Office fédéral des routes
Priorité des piétons renforcée, casque et ceinture obligatoires pour tous: il y a du changement sur les routes cette semaine. Dans le but d'améliorer la sécurité, le droit sur la circulation routière a été relifté. Thomas Rohrbach, porte-parole de l'Office fédéral des routes, décortique les principales modifications qui entrent en vigueur demain.

Ceinture de sécurité
Elle est désormais de rigueur dans tous les véhicules qui en sont équipés. Si les passagers d'une automobile étaient déjà censés tous s'attacher, ceux qui prennent place à bord d'un car devront le faire aussi. Même obligation dans les minibus ou dans les bus scolaires. Ces derniers, qu'ils soient munis de banquettes longitudinales ou de sièges, devront impérativement être dotés de ceintures. Les véhicules déjà immatriculés ont toutefois jusqu'à janvier 2010 pour se mettre aux normes. Des exceptions? «Lorsqu'on roule en dessous de 25 km/h ou pour les manoeuvres de stationnement, la ceinture n'est pas obligatoire», précise Thomas Rohrbach. Pour le reste, les contrevenants risquent une amende de 60 fr.

Casque
Toujours plus nombreux, les conducteurs de quads et de trikes - ces nouveaux véhicules de quatre ou trois roues à mi-chemin entre moto et voiture - se retrouvent à la même enseigne que les motards ou les scootéristes et n'échappent plus au port du casque obligatoire. Cela à la campagne comme en ville. «Il y a eu plusieurs accidents, dont certains mortels», justifie Thomas Rohrbach. L'absence de protection se soldera par une amende de 60 fr.

Passages cloutés
Les automobilistes qui ne cèdent pas la priorité aux usagers des passages cloutés, même sans mettre en danger de piétons, pourront être sanctionnés immédiatement d'une amende d'ordre de 140 francs. «Avant, il fallait une dénonciation au juge. La procédure est simplifiée et les contrôles facilités», précise Thomas Rohrbach.

Véhicules lents
Jusqu'à maintenant, il fallait afficher au compteur une vitesse d'au moins 60 km/h pour s'engager sur les autoroutes et les semi-autoroutes. Trop lent pour la fluidité du trafic! Berne a élevé la vitesse minimale à 80 km/h. Les nouveaux «escargots» qui s'aventureraient désormais sur les voies rapides risquent 140 fr. d'amende.
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/casque_et_ceinture.html

Alonso à Château-d'Oex

Tanière de luxe pour le champion
FERNANDO ALONSO A 24 ans, le champion du monde de F1 s'est offert une résidence à la montagne. Pour l'Espagnol, c'est discrétion et luxe à volonté...
JEAN-MARIE ROLLE
27 février 2006

Sur le web
» Château-d'Oex
» Fernando Alonso
«A Château-d'Oex, il faut compter 10 000 francs le mètre carré pour une résidence de standing», avance Olivier Bovet, directeur de l'Office du tourisme de la région. Lequel ne confirme pas si Fernando Alonso, le champion du monde de F1, a déboursé ce montant pour acquérir son appartement dans la Résidence Alexandra, située idéalement sur les hauteurs du village. Une résidence qui se présente sous la forme de trois chalets divisés en plusieurs appartements.Depuis fin 2004, la star espagnole des circuits, âgée de 24 ans, occupe le plus souvent possible cet appartement de luxe - qui doit faire environ 200 m2 -, et il y emmène famille et amis. Pour l'Asturien, qui gagne des dizaines de millions par année, rien n'est trop beau. «Mais il a surtout choisi Château-d'Oex pour sa discrétion», souligne Olivier Bovet. Qui refuse de voir son coin de pays considéré comme la banlieue chic de Gstaad, éloigné d'à peine quinze minutes en voiture. Il est vrai que, contrairement à certains émirs ou hommes d'affaires de tous pays qui affluent sur Château-d'Oex et font grimper les prix, Alonso ne la joue pas jet-set. Il semble au contraire apprécier certains aspects encore authentiques de la station.Accessible, au dire des commerçants, il boit volontiers le coup dans les bistrots du coin. Ayant ses habitudes à l'Ours, la seule brasserie de la région, il y apprécie la bière, souriant gentiment à ceux qui le reconnaissent. La journée, il fait un peu de sport avec des amis, tennis et bowling notamment.«Ici, on laisse nos hôtes tranquilles», insiste Olivier Bovet. Qui précise que personne n'a revu le champion depuis quelques mois. Comme beaucoup d'hôtes illustres - certains sont ici totalement incognito -, Alonso est souvent sollicité pour promouvoir la station. «Mais il ne veut rien en savoir», regrette le directeur de l'Office du tourisme.
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/taniere_de_luxe_pour.html

samedi 25 février 2006

Elle accouche à la douane

Elle accouche à la douane
INCROYABLE Un bébé naît dans une voiture, au milieu du poste-frontière
FRÉDÉRIC JULLIARD
24 février 2006

Sur le web
» Aministration fédérale des douanes (AFD)
«La tête du bébé est sortie sur territoire français... et le corps sur territoire suisse!» Frédéric, 32 ans, garde-frontière au poste de Thônex-Vallard, près de Genève, n'avait jamais vu ça: mercredi, une jeune femme a accouché au milieu de la douane!«J'ai vu la voiture arriver du côté français, avec le mari au volant, raconte le garde-frontière. Ils avaient l'air un peu perdus. Quand ils se sont approchés, j'ai vu que la femme était allongée sur le siège passager, déjà en train d'accoucher. On voyait la tête du bébé! Je leur ai fait signe de se parquer, puis j'ai appelé l'ambulance.»Le couple voulait se rendre à l'Hôpital de Genève pour l'accouchement. Il n'en a pas eu le temps. «Par chance, une dame qui se trouvait là par hasard s'est approchée, raconte le garde-frontière. C'était une infirmière! Elle tombait vraiment du ciel...» Le temps que Frédéric appelle les secours, le bébé était né. «C'était un garçon. La dame a accouché pratiquement toute seule!»Quelques minutes après, l'ambulance et le médecin arrivent. «Tout ce qui restait à faire, c'était couper le cordon ombilical. Puis ils ont emmené la mère et l'enfant à l'hôpital.» La maman et son bébé s'y trouvent toujours. Frédéric, lui, ne s'est pas laissé démonter: «J'ai deux filles, c'est un peu mon troisième accouchement! Sur le moment, on ne panique pas. Mais l'émotion ressort après. Je suis très content que tout se soit bien passé.»Heureusement, les gardes-frontière sont formés aux premiers secours. «On n'est pas là seulement pour la répression, rappelle Frédéric, mais aussi pour aider. Evidemment, l'accouchement n'est pas prévu par le règlement!»Au fait, dans quel pays le petit garçon a-t-il vu le jour? «Du côté suisse, répond le garde-frontière. L'accouchement a commencé dans la voiture, en France, mais il s'est terminé à 30 mètres de la frontière. Le bébé est donc officiellement né à Thônex.» C'est certainement le plus jeune frontalier qu'on ait jamais vu!
© Le Matin Online
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Razorback en Suisse

«Ce n’est pas un pirate»
ÉCHANGE DE FICHIERS SUR L’INTERNET - Après l’interpellation d’un Valaisan et la fermeture du serveur de peer-to-peer (P2P) Razorback en Belgique, c’est une bataille mondiale qui s’engage au sujet des droits d’auteur et du téléchargement de fichiers sur l’internet.


JOAKIM FAISS
L’interpellation d'un Valaisan de 35 ans, membre de l’association Razorback, association propriétaire du serveur Razorback2 dédié à l'échange de fichier en peer-to-peer («Le Nouvelliste» d'hier), n'en finit plus de faire des vagues dans le cyberespace.

Mais aussi dans les bureaux d'avocats de l'Europe entière qui se préparent à une lutte peut-être sans précédent dans le domaine du droit d'auteur lié à l'échange de données sur l'internet.
D'un côté, l'industrie du film (avec en l'occurrence une action de l'Association américaine des studios de cinéma) et du disque pour qui les échanges de fichiers sont les seuls responsables d'un important manque à gagner qu'ils chiffrent en milliards de dollars. De l'autre, une communauté d’internautes qui entend battre en brèche un monopole et un modèle économique qu'ils jugent éculé. La bataille ne fait que commencer.

Et Sébastien Fanti, l'avocat sédunois spécialisé en droit des réseaux informatiques et défenseur de celui qui se fait appeler Bile666, croule déjà sous une pluie d'avis de droit de tous horizons: «Des avocats spécialistes internationaux du domaine m'assurent que mon client n'a rien fait d'illicite», relève-t-il. Entretien.

En vertu de quelle loi l'administrateur du serveur Razorback2 a-t-il été interpellé?
En vertu de la loi fédérale sur le droit d'auteur. C'est toujours le même problème. Les plaignants considèrent qu'il y a une violation des droits d'auteurs et que des fichiers illicites auraient pour le moins transité sur ce serveur qui se trouve en Belgique.
Mais il faudra qu'ils viennent nous prouver qu'il y avait quelque chose d'illicite sur ce serveur qui appartient à l’association de droit suisse Razorback et que mon client qui n’est que membre du comité en a eu connaissance. De surcroît, il n’est pas responsable du reste du réseau.
La fermeture du serveur n'empêche pas les échanges de se poursuivre. Avec sa plainte, l'Association américaine des studios de cinéma (MPAA) ne se trompe-t-elle pas de cible?
En l'occurrence, la cible choisie n’est pas opportune. Ce monsieur va s'expliquer. Il a donné à la police tous les documents en sa possession et n'a jamais caché ce qu'il faisait. Sur le P2P, les avis de droit sont très partagés. Pour certains auteurs c'est illégal, pour d'autres pas du tout ou à des conditions restrictives.
Aujourd'hui on ne peut pas dire que mon client a commis quelque chose d'illicite. Et aujourd'hui on le présente comme LE gros pirate. Mais quel pirate? Seule son activité professionnelle l'empêche d'apparaître au grand jour et de s'expliquer.

Selon vous, le terme de pirate n'est pas approprié?
Nous n'avons pas affaire à un pirate, mais à quelqu'un qui n'a jamais caché ce qu'il faisait et qui a une position défendable vis-à-vis des droits d'auteur. Notamment en disant qu'il faut mettre en place un autre système de droits d'auteur. C'est la position actuelle du Parti démocrate-chrétien au niveau national.
On ne va pas taxer les supports vierges tout en y ajoutant une taxe pour le téléchargement. C'est comme pour la photocopieuse. On paie une taxe sur la photocopieuse, mais il ne faut pas ensuite nous faire payer une autre taxe sur chaque livre photocopié.
La bataille est aujourd'hui politique et on y aura droit lors de la prochaine session du Conseil national. Le Tribunal fédéral vient par ailleurs de refuser l’entrée en vigueur d’une redevance sur les lecteurs MP3 notamment et va examiner la légalité du procédé prochainement.

La MPAA se plaint d'un manque à gagner de 5,4 milliards de dollars en 2005, en partie en raison de l'échange de fichiers sur l’internet...
Nous avons des études récentes qui relativisent le lien entre la baisse des ventes de disques et le partage de musique. Il en va de même en ce qui concerne le cinéma. Ce modèle économique lié à un monopole est éculé. Alors tirons-en les conséquences et faisons ce qu'on doit faire.
Donc, selon vous, les administrateurs du serveur Razorback sont innocents...
Non seulement ils sont innocents mais ils n'ont pas été incarcérés. Et on est entre gens de bonne composition et pas face aux vilains pirates que l'on a décrits jusqu'à aujourd'hui. Ils ne sont pas fous non plus et ont demandé des avis de droit dans toute l'Europe pour savoir si leur activité était légale ou non. On ne peut pas leur reprocher de ne pas avoir pris de précautions, que ce soit au niveau légal ou technique (développement et mise en place d’un filtrage par algorithmes, par «hash» en termes techniques). Ce sont des gens consciencieux avec un haut niveau de connaissances. En aucun cas des bidouilleurs.
La MPAA dénonce par ailleurs l'échange de matériel pédophile rendu possible par les réseaux de P2P et traite même Razorback de «menace pour la société».
On ne peut pas reprocher aux gens de ne pas avoir investigué, alors qu'ils n'ont pas le droit de le faire. Si on autorise mon client à traquer les pédophiles sur son réseau il le fait demain matin car il exècre ces gens-là. Mais il faut une décision de justice pour cela.


Peer-to-peer

Comment ça marche?

Xavier Filliez
Le peer-to-peer (abrégé P2P, poste-à-poste, en français, ou point-à-point) est un modèle de réseau informatique. Comme tout réseau, ceux reposant sur le P2P relient des ordinateurs entre eux pour permettre l'échange de données. Tout internaute peut accéder à cette technologie en trois clics de souris, grâce à des interfaces, téléchargeables gratuitement sur le web. L'illustre KazAa est considéré comme un précurseur en la matière. Lui-même est basé sur le modèle de programme d'échanges de fichiers musicaux Napster. Et dans la même lignée, on retrouve les logiciels Emule et Edonkey, cités aujourd'hui dans l'affaire qui implique un administrateur du serveur Razorback.
Installé sur un ordinateur personnel, un programme de ce genre, très simple d'utilisation, permet d'accéder au contenu de tous les ordinateurs connectés en même temps à un serveur (comme Razorback ou des centaines d'autres), et d'échanger des fichiers (musique, films, photos, programmes, etc.). Chaque ordinateur fonctionne donc à la fois comme client et serveur: l'utilisateur accède aux fichiers de ses homologues, et il met également à la disposition de tous les fichiers qu'il souhaite. Techniquement, il suffit d'entrer dans le moteur de recherche de son programme le nom d'un fichier que l'on souhaite se procurer, par exemple le dernier épisode d'une série télévisée à la mode, diffusé la veille aux Etats-Unis.
Le ou les serveurs auxquels vous êtes connecté (Razorback, en l'occurrence) se chargent du reste: pour répondre à la requête, il collectionne les données, parfois sur plusieurs ordinateurs simultanément. Au bout du compte, le fichier de votre série télé préférée peut avoir été assemblé, par bribes de différents fichiers du même film, hébergés sur le PC de plusieurs internautes aux quatre coins de la planète, qui ont chargé l'épisode en question sur leur ordinateur.



Nouvelles fraîches du Web
Razorback, un promoteur du téléchargement légal: au sein de la communauté des adeptes de P2P, nombreux sont ceux qui déplorent la saisie du serveur Razorback pour le rôle qu'il tiendrait dans la promotion du téléchargement légal. Ses administrateurs prônent par exemple le partage de fichiers sous licence libre «creative commons» (inspiré de l'Opensource), ou Jamendo (logiciels et musiques libres).
Données saisies, les utilisateurs seront-ils identifiés? De nombreux internautes s'inquiétaient hier de l'exploitation des données saisies par les autorités belges. Si un journal des connexions est enregistré sur le serveur, l'ensemble des adresses IP des utilisateurs y est stocké, permettant leur identification. Le site spécialisé www.ratiatum.com rassurait les internautes: «Avec un million d'utilisateurs et des dizaines de millions de fichiers échangés, impossible de tenir un carnet des connexions.» Aucune donnée nominative n'y serait stockée.
La police utilise des serveurs Razorback pour pister les internautes: il existe plusieurs serveurs Razorback. Certains sont encore accessibles (identifiables par des particules, 2.2, 2.3, 2.4, 2.5). Selon des informations disponibles sur l’internet, les serveurs précités seraient des serveurs espions utilisés par la police pour poursuivre les utilisateurs.
Un de perdu, dix de retrouvés: la disparition du serveur Razorback ne marque pas l'interruption des téléchargements pour les utilisateurs d'Emule. De nombreux autres serveurs sont en activité, dont un réseau entièrement décentralisé (comme Kad), qui n'a pas besoin de serveurs pour fonctionner.
http://www.lenouvelliste.ch/valais/index.htm