mercredi 7 mai 2008

Un décodeur malin coûte des millions à Cablecom

MULTIMÉDIA : Un décodeur malin coûte des millions à Cablecom

Date de parution: Lundi 5 mai 2008
Auteur: François Pilet

TELEVISION. Limitée à l'origine au satellite, la piraterie s'est étendue aux chaînes du câble grâce aux prouesses ultra-sophistiquées de réseaux mafieux. Des dizaines de milliers de Suisses en profitent au nez et à la barbe de Cablecom, qui estime ses pertes à plusieurs millions de francs.

Le mode d'emploi complet est en ligne sur englishforum.ch. On parle de tout sur ce site dédié aux expatriés anglophones: de téléphonie mobile, des tracas administratifs et, bien sûr, de télévision numérique. Les propos n'y sont pas tendres en ce qui concerne Cablecom, le premier diffuseur câblé du pays. «Comme beaucoup d'entre vous sur ce site, j'étais enragé quand Cablecom a cessé de diffuser BBC Prime en analogique en l'intégrant à son offre numérique payante», résume Mark, un des administrateurs du forum.
Pour obtenir gratuitement des centaines de chaînes anglophones, Mark et ses amis ont donc choisi de passer dans l'illégalité en profitant du dernier cri en matière de piratage télé, le card sharing, ou «partage de carte», qui permet de se vautrer devant les programmes de BSkyB, de Canal+ ou de Cablecom presque sans bourse délier.
Cette technique est une variation ultra-sophistiquée du piratage des chaînes satellite en vogue depuis une quinzaine d'années. Jusqu'ici, les pirates revendaient sous le manteau des cartes à puce modifiées, qui une fois introduite dans un décodeur donnaient libre accès à divers bouquets payants. Ce type de contrebande, qui existe toujours, a fait les beaux jours de réseaux mafieux en Europe et aux Etats-Unis, coûtant à l'industrie près de 5 milliards de dollars par an en recettes perdues. Le système a pourtant un désavantage important pour les pirates, puisqu'il impose de distribuer physiquement des cartes à puce bidouillées, faisant courir le risque de se faire attraper la main dans le sac.
La piraterie par card sharing, elle, se passe d'intermédiaire et se déroule entièrement sur Internet. Il suffit pour le client de se procurer un décodeur numérique, disponible sur le Web ou chez Media Markt pour moins de 300 francs. Le modèle le plus couru est la Dreambox, conçu et commercialisé par la société allemande Dream Multimedia.
Relié au câble ou à une antenne satellite, ce décodeur numérique peut être programmé pour se connecter à des serveurs pirates, souvent basés en Asie ou en Afrique du Nord, qui diffusent les codes d'accès permettant de décrypter les programmes contre un versement de 20 à 30 euros par an.
La manœuvre n'est certes pas à la portée du premier venu, mais ne pose pas de gros problèmes à des téléspectateurs avides de chaînes cryptées comme le sont Mark et ses amis d'englishforum.ch. Une fois la technique rodée et les modes d'emploi diffusés sur le Net, la tentation devient grande pour les abonnés suisses de Cablecom de suivre leurs traces.
«Nous évaluons le nombre de pirates à quelques milliers, voire quelques dizaines de milliers, provoquant des pertes à hauteur de dizaines de millions de francs», reconnaît Claude Hildenbrand, directeur romand de Cablecom.
Une course sans fin
Le groupe vaudois Kudelski, dont le système de cryptage est utilisé par Cablecom, a menacé le fabricant allemand de la Dreambox de plusieurs procédures juridiques, sans succès. Les plaintes pénales contre les administrateurs de serveurs pirates ont mené à des coups de filets en Suisse et à l'étranger, mais ceux-ci finissent toujours par réapparaître en ligne.
«C'est une course sans fin», reconnaît Claude Hildenbrand. Pour couper l'herbe sous les pieds des hackers, Cablecom compte sur l'introduction prochaine d'une nouvelle génération de cartes à puces mise au point par Kudelski dans ses laboratoires de Cheseaux. Celle-ci serait spécialement conçue pour empêcher le card sharing. Chez Cablecom, on promet donc que d'ici la fin de l'année, «tous les possesseurs de Dreambox pourront la jeter». Ou la remiser quelques semaines, le temps que les pirates trouvent la parade: «Nous espérons que cette solution tiendra le plus longtemps possible», admet Claude Hildenbrand.

Le libre choix du décodeur fait son chemin jusqu'à Berne
François Pilet



Déjà la cible des pirates, Cablecom se serait bien passé d'un vent de fronde parmi ses abonnés réguliers. Faisant écho à une grogne née sur plusieurs blogs technophiles, une pétition lancée sur Internet par la SKS - pendant alémanique de la Fédération romande des consommateurs - demande à l'opérateur de renoncer à crypter ses programmes. Cette contestation a suivi son chemin jusqu'à Berne via une motion déposée par la conseillère aux Etats bernoise Simonetta Sommaruga. Celle-ci demande aux câblo-opérateurs helvétiques, Cablecom en tête, de diffuser leurs programmes en clair ou, au moins, de laisser à leurs clients le libre choix du décodeur. Cablecom dit souffrir d'une image de «prétendu monopole» du fait de ses 65% de part de marché sur la télévision analogique. Pour le numérique, rappelle le groupe zurichois, cette part se réduit à 20%. Dans ce dernier cas pourtant, l'immense majorité des 400 000 abonnés que compte la Suisse sont contraints d'acheter ou de louer le boîtier fourni par leur opérateur. Un procédé qui s'apparente, selon les organisations de consommateurs, à une vente forcée. Une situation absurde, reprochent les pétitionnaires, puisque les nouveaux modèles de télévisions haute définition sont le plus souvent vendus avec un décodeur intégré. Pour Cablecom, renoncer au cryptage est «simplement inimaginable». «Nous perdrions notre marché si l'on nous en empêchait», résume Claude Hildenbrand, directeur romand de Cablecom. La Commission des transports et des télécommunications du Conseil national devra se prononcer sur la motion de la socialiste bernoise d'ici à fin juin.

mardi 6 mai 2008

24 Heures - Detail Vaud - CARBURANT - Comment les automobilistes réagissent à la flambée de l'essence

24 Heures - Detail Vaud - CARBURANT - Comment les automobilistes réagissent à la flambée de l'essence

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Comment les automobilistes réagissent à la flambée de l'essence

CARBURANT | 00h41 Nouveau record, avec le litre de super 95 à 1 fr. 86 et le diesel à 2 fr. 08! Sur un marché toujours plus tendu, les stations-service multiplient les promos, les particuliers utilisent moins leur véhicule et la tentation de partir sans payer commence à titiller les automobilistes sans scrupules.

CHRISTIAN BRUN | ÇA GRIMPE!: Les prix à la pompe s'envolent. Et encore: sans la baisse du dollar de l'an dernier, il faudrait débourser 20 centimes de plus par litre. Dans cette situation, les stations-service multiplient les offres promotionnelles. LAUSANNE, LE 25 AVRIL 2008

GEORGES-MARIE BÉCHERRAZ | 26 Avril 2008 | 00h41

Riviera vaudoise, février dernier. La gendarmerie interpelle un automobiliste de 35 ans qui sévissait sur l'arc lémanique depuis des semaines. Son truc: faire le plein, remplir un jerrycan, puis démarrer en trombe sans passer à la caisse. Durant ce même mois, dans le canton de Fribourg, un jeune homme de 23 ans passe au tourniquet pour neuf vols d'essence. Il prend six mois ferme. La statistique policière vaudoise ne comptabilise pas ce genre d'infractions, rangées dans la catégorie «vol simple». Tout indique que l'on n'a pas fini d'en parler.

«Si le dollar n'avait pas tant chuté depuis l'an dernier, ce sont 20 centimes de plus par litre qu'il faudrait débourser», observe Philippe Cordonier, porte-parole de l'Union pétrolière suisse. Piètre consolation. D'abord parce que le léger ressaisissement du billet vert est à l'origine de la hausse répercutée ces derniers jours à la pompe, en dépit du fléchissement du prix du baril. Ensuite parce que le prix du carburant a atteint un nouveau sommet.

Le litre de super 95, qui coûtait en moyenne 1 fr. 65 en avril 2007, vaut aujourd'hui 1 fr. 86. «Une tendance à la hausse, notamment sur le diesel où la demande est plus forte, qui devrait durer plusieurs mois», commente Philippe Cordonier.

Qui s'en met plein les poches? «Ni les compagnies pétrolières ni les revendeurs. La différence reste au niveau du prix du brut, entre les mains des pays producteurs et des spéculateurs intermédiaires.» A une exception près toutefois: «L'augmentation de la valeur de la marchandise profite à l'administration fiscale. La Confédération a encaissé l'an dernier plus d'un milliard de francs de TVA sur les carburants.»

Matière à réflexion

Sur ce marché de plus en plus tendu, la concurrence se fait plus vive. Il suffit de voir la multiplication des offres de rabais pour s'en convaincre. Mais la cherté du carburant n'a pour le moment pratiquement aucune influence sur le volume des ventes. «Il y a bien d'autres domaines, notamment la téléphonie, où l'on consomme sans se rendre compte de ce que cela fait à la fin du mois.» De fait, la moyenne par station-service s'est même accrue de 0,9% l'an passé. Ce chiffre global intègre une baisse de 1% pour la quantité d'essence vendue et une hausse de 7,3% pour le diesel.

Une enquête d'Auto-Suisse, le groupement des importateurs d'automobiles, réalisée en 2007 laisse cependant penser que l'utilisation de la voiture pourrait bien se trouver à un tournant. Sur 1000 personnes interrogées, 63% déclarent rouler pour leur usage privé. Deux ans plus tôt, le même sondage affichait 70%. En revanche, 35% de la population consultée fait un usage professionnel de son véhicule, contre 26% en 2005.

Auto-Suisse estime que ce glissement résulte de la prise de conscience des problèmes liés au climat. Difficile pourtant de balayer toute relation avec un prix de l'essence toujours plus haut. Dissuasif pour la promenade, subi tant bien que mal lorsqu'on n'a pas le choix.

24 Heures - vous - VOYAGES - Le touriste vaudois doit ouvrir grand sa bourse en Europe

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Le touriste vaudois doit ouvrir grand sa bourse en Europe

VOYAGES | 23h38 Si les prix à la pompe explosent le long des routes cantonales, c’est pire dans les pays voisins, surtout lorsque l’on roule à l’essence sans plomb. L’euro fort et les hausses de prix alimentaires n’arrangent rien.


PHILIPPE MASPOLI | 04 Mai 2008 | 23h38

«Comment les automobilistes réa gissent à la flambée de l’essence», titrait 24 heures il y a une semaine. Si le coût du carburant de leur véhicule est le critère principal de leur budget vacances, ils seraient en tout cas bien inspirés de ne pas franchir la frontière. Surtout s’ils roulent avec de l’essence sans plomb, comme près de 90% d’entre eux.

Au moment de planifier son long week-end de Pentecôte ou ses vacances, le Vaudois évitera d’emmener son auto en Belgique, où le prix de la sans-plomb 95 défie l’entendement, au-dessus de 2 fr. 40. Mais la France, l’Italie, le Portugal et l’Allemagne, qui gravitent entre 2 fr. 25 et 2 fr. 30, pomperont aussi allégrement sa carte de crédit. Parmi les destinations de vacances les plus prisées, on ne trouve guère actuellement que la Grèce et l’Espagne pour rouler un peu moins cher qu’enSuisse.

C’est d’ailleurs dans la péninsule ibérique que les 12% d’adeptes du diesel trouveront leur paradis: à 1fr.77 le litre, difficile de faire mieux. Dans la plupart des pays, sauf l’Italie et la Grèce, ce carburant permet de limiter les dégâts avec même, en cherchant bien et en calculant juste, des tarifs avantageux en France voisine (www.prix-carburants.gouv.fr), face aux pointes à 2 fr. 13 observées du côté suisse. «Chaque état dispose de sa politique fiscale. La France, la Belgique et l’Autriche sont favorables au diesel pour soutenir les transporteurs. La Suisse, elle, reste dissuasive, alors même que la plupart des véhicules alimentés par ce carburant sont équipés d’un filtre à particules; ça ne tient pas!», relève Philippe Cordonier, porte-parole de l’Union Pétrolièresuisse.

Essence pas seule en cause

Un fois passé ce choc d’origine pétrolière, il reste à constater les conséquences de l’inflation et de l’euro fort. Les voyagistes vantent leurs forfaits, les packages all inclusive repas compris, qui prémunissent leurs clients contre les variations. «Nos prix sont fixés en francs suisses puis publiés dans nos catalogues en mars et en octobre-novembre. Ensuite, ils ne bougent pas», souligne Prisca Huguenin, porte-parole d’Hotelplan. Même constat rassurant chez Interhome, spécialiste de la location de logements de vacances: «Il n’y a pas de changement en comparaison avec l’an passé», relève Simon Lehmann, PDG d’Interhome.

Ce qui fluctue, disent les voyagistes, ce sont les «frais secondaires», ceux qui font le charme d’un voyage, le prix d’une certaine liberté. Et ça se présente mal chez nos voisins: non seulement leur monnaie s’est fortement appréciée par rapport au francsuisse (voir ci-dessous), mais les prix augmentent plus vite que dans notre pays. La zone euro a annoncé un taux d’inflation record de 3,6% en mars contre 2,6% enSuisse.

Cher Epoisses

Après les transports, c’est l’alimentation qui est la plus touché e (+6,2%). Vous aimez les spécialités fromagères françaises? Ciel, mon Epoisses! Les fromages et le lait ont, avec les combustibles, contribué le plus fortement à la hausse des prix. Les nouvelles de France ne sont d’ailleurs pas bonnes, pour qui apprécient les produits gastronomiques de ce pays: la viande, selon un dossier consommation de la mi-avril du site www.capital.fr, a augmenté de 17% en six ans.


L’euro toujours trop fort

Des augmentations de prix de 30% provoquées par l’euro fort par rapport au franc suisse? Pour Paul Coudret, conseiller économique à la BCV, c’est une exagération, ou alors il faut chercher d’autres causes:

«La monnaie européenne se situe à 1 fr. 61-63 ces derniers jours, elle oscillait entre 1 fr. 54-58 en 2005. On a une différence de 4%. Il est vrai que c’est beaucoup sur deux ans.»
Aux dernières nouvelles des marchés des changes, le dollar a repris des forces par rapport à l’euro. En revanche, la monnaie européenne continue à tenir la dragée haute face au francsuisse. PH. M.

lundi 5 mai 2008

Romandie News : Aldi/Centre de distribution à Wigoltingen: le hard discounter renonce

Romandie News : Aldi/Centre de distribution à Wigoltingen: le hard discounter renonce

Aldi/Centre de distribution à Wigoltingen: le hard discounter renonce

Wigoltingen (AWP/ats) - Aldi Suisse ne construira pas comme prévu son siège et un centre de distribution pour l'est de la Suisse à Wigoltingen (TG). Le détaillant allemand à prix cassés renonce à son projet en raison des recours et des retards liés à ces derniers.

Aldi Suisse entendait édifier son centre de distribution ainsi que son siège à proximité de l'autoroute A7 sur le territoire de la commune thurgovienne. La filiale helvétique du hard-discounter allemand avait pourtant obtenu le soutien de l'assemblée communale en été 2007.

Toutefois, le terrain prévu se trouvant en zone agricole, il devait être dézoné, nécessitant du fait de son étendue l'approbation des autorités cantonale et fédérale. Or les modifications au plan d'aménagement n'ont toujours pas fait l'objet de discussions au Grand Conseil thurgovien.

De plus, plusieurs recours émanant de l'association cantonale des paysans ainsi que des Verts sont actuellement pendant auprès du Département des constructions. Ceux-ci ne veulent pas qu'une des meilleures surfaces agricole de la région soit dézonée pour devenir une zone industrielle.

Aldi Suisse entend ériger les bâtiments prévus dans un autre canton. Selon le détaillant, les démarches en vue de la construction sont à un stade avancé.

ats/ys

(AWP/16 avril 2008 11h00)

Le Nouvelliste On-line - PAM poursuit son expansion

Le Nouvelliste On-line - PAM poursuit son expansion

PAM poursuit son expansion

11 avril 2008 - PIERRE MAYORAZ

COMMERCE DE DÉTAILLa société de distribution valaisanne rachète Magasins des Alpes - Intermarché et Sodirom à Monthey. Elle va s’allier à la grande centrale européenne de Système U. Jean-Claude Gonnet reste à la tête du groupe alors que Bertrand Monnier concentre ses activités sur Madagascar. Interview de Jean-Marc Roduit, directeur opérationnel.

Selon Jean-Marc Roduit, Pam est en train de retrouver une santé financière. mamin

Jean-Marc Roduit, patron de tout le secteur opérationnel de PAM S.A., Valrhône Achats S.A., Valrhône Logistics S.A., Frigo-Rhône S.A. dément les rumeurs qui circulent à propos des administrateurs français Bertrand Monnier et Jean-Claude Gonnet. Le premier se concentre sur les activités industrielles de production et de commercialisation des fermes de crevettes et de crabe de Madagascar tout en restant très proche de la direction générale du groupe. Le second conserve la présidence du conseil d'administration de La Valaisanne Holding, LVH, maison mère de PAM S.A. Jean-Marc Roduit assure que le groupe retrouve lentement la santé financière. Il poursuit par ailleurs son expansion par le rachat de Magasins des Alpes et Intermarché à Bex ainsi que de la centrale Sodirom à Monthey et veut, dans un avenir proche, constituer une coopérative au niveau national. De plus, Distribution Suisse (holding) S.A. vient de conclure une alliance avec le grand groupe européen Système U. Entretien.

Monsieur Roduit, articles de journaux de la presse alémanique et rumeurs de café du commerce ne ménagent guère MM. Jean-Claude Gonnet et Bertrand Monnier. Ceux-ci présentent-ils toutes les garanties pour occuper leurs postes?

M. Monnier portera son effort principal sur les fermes de crevettes et de crabe à Madagascar et de promotion en Europe tout en restant très proche de la direction générale et en représentant l'actionnariat familial majoritaire au sein de celle-ci. La société Fair Madagascar qu'il dirige avec compétence s'impose une charte écologique sévère dans le but de mettre sur le marché des marchandises qui répondent aux exigences actuelles en matière de qualité et de développement durable. En plus de fournir des emplois sur place, Fair Madagascar s'implique au côté de PAM Solidarité dans l'humanitaire. Une action en faveur des droits de l'enfant se dessine en collaboration avec l'institut Kurt-Bösch et M. Jean Zermatten, membre du comité des droits de l'enfant des Nations Unies qui coordonne l'opération avec Bertrand Monnier. On est donc loin de ces détestables rumeurs. MM. Monnier et Gonnet ont d'ailleurs demandé un droit de réponse à la suite d'un article du «Tages-Anzeiger» les mettant en cause. Ces attaques contre certains dirigeants visent à affaiblit PAM. Si quelqu'un a des reproches à formuler qu'il le fasse devant l'assemblée générale où les personnes incriminées peuvent se défendre et non sur la place publique.

Et M. Gonnet. Reste-t-il à la tête de LVH?

M. Gonnet a obtenu la confiance des actionnaires et collabore harmonieusement avec la nouvelle direction. Il conserve son poste de président du conseil d'administration de LVH. Ce qui change, c'est la manière de gérer l'entreprise. Une distinction nette va séparer la direction opérationnelle et le conseil d'administration. Ce dernier intervenait auparavant dans les problèmes opérationnels ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Désormais, le pouvoir institutionnel supervisera le pouvoir opérationnel qui bénéficiera d'une marge de manoeuvre plus importante. Nous avons aussi restructuré notre organigramme et réduit le nombre des sociétés chapeautées par LVH en vue d'économies d'échelle et d'une plus grande efficacité de gestion. Chaque entité a sa culture propre qui s'affronte parfois avec celle de la voisine. Avec un management unique, on évite ces frottements et les effets de frein qu'ils induisent.

On dit que LVH a financé les fermes malgaches. Qu'en est-il?

LVH a effectivement contribué au lancement des fermes de crevettes à Madagascar et au développement des sites de production. Mais, tous ses engagements sont couverts par une garantie de l'actionnariat familial majoritaire de la société. Donc, aucune crainte à avoir de ce côté-là. Il faut relever la création et le maintien de plus de 800 emplois.

Le redressement initié à la fin de l'année dernière se confirme-t-il?

Nous pouvons annoncer une augmentation du chiffre d'affaires de 8,7% à fin mars qui confirme la tendance à la hausse de fin 2007. Ces résultats proviennent d'une spirale gagnante qui voit la motivation du personnel augmenter avec le nombre de clients et celui-ci croître avec la motivation du personnel. De plus, l'actionnariat familial majoritaire a décidé de libérer 7,5 millions de francs et d'augmenter le capital de la même somme. Ces 15 millions en cash nous permettent d'amortir nos dettes, de régler les paiements selon les normes de la profession. Ce succès commercial et cet apport d'argent frais, alliés à une gestion drastique des frais généraux me permettent de dire que PAM se porte beaucoup mieux.

Cette bonne santé retrouvée incite au développement, avez-vous de nouveaux projets?

Tout d'abord, nous allons discuter avec Coop pour la reprise d'une partie des 20 000 mètres carrés de surface de vente que la coopérative doit céder à des acteurs de la distribution selon une décision de la Comco. Cela nous permettra une meilleure pénétration du marché notamment dans les cantons de Genève, Fribourg et du Tessin. Nous voulons acquérir tout magasin intéressant jusqu'à 2000 mètres carrés, pas seulement de petites épiceries de village. Naturellement, nous privilégions la proximité sauf en cas de concurrence directe avec un de nos commerces déjà installé. Cette nouvelle dynamique va se concrétiser rapidement avec la réouverture probable de notre supermarché d'Eyholz dans le Haut-Valais, une région où la clientèle n'aurait autrement que le choix Coop-Migros, suite à la reprise de Carrefour par Coop. Nous avons aussi racheté les Magasins des Alpes, une société du groupe Intermarché basée à Bex, ainsi que la centrale Sodirom, centrale de vins, boissons et spiritueux à Monthey. Nous renforçons ainsi notre pénétration dans les Chablais valaisan et vaudois et jusqu'à Lausanne avec 20 enseignes nouvelles. Nous ne voulons en aucun cas avaler les petits détaillants mais plutôt les accompagner dans leur développement et les renforcer en leur offrant un approvisionnement fiable et une collaboration profitable aux deux parties. Un exemple pour comprendre l'importance de cette acquisition: le magasin principal de la station de Morgins porte l'enseigne Intermarché.

Comment allez-vous assumer cette croissance?

Nous avons signé un accord avec la grande centrale d'approvisionnement européenne de Système U qui pèse près de 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Grâce à des économies d'échelle, nous pourrons nous approcher de l'idéal de tout distributeur, acheter le bon produit au bon prix, la seule manière de garantir un rapport qualité-prix qui retienne l'attention des clients. Nous pourrons ainsi lancer plus facilement notre gamme de produits premier prix qui se veut légèrement plus avantageuse que M-Budget ou Prix Garantie de Coop. Nous comptons beaucoup sur cette offre pour assurer le succès de nos magasins de village où l'on pourra se fournir en marchandises de base au même prix qu'en plaine. La collaboration européenne va nous permettre de créer une coopérative sur le plan national à laquelle les indépendants pourront adhérer. Chacun y aura une seule voix, qu'il détienne une ou mille parts. Je tiens beaucoup à cette coopérative qui me rappelle mes débuts au service des Laiteries réunies Sion-Bramois - La Source. Je me réjouis de retrouver cet esprit de solidarité témoin d'une époque où personne ne sacrifiait son âme sur l'autel de l'argent. Sur le plan logistique, nous avons concentré nos stocks à Bussigny d'où l'approvisionnement se fera au maximum par le rail. A Frigo-Rhône à Charrat, nous concentrons tous les achats de produits frais et les produits du terroir avec un accent particulier sur la production valaisanne. Un nouvel outil informatique nous permet une gestion en flux tendu qui limite les stocks au minimum. Notre système se veut écologique: transports ferroviaires chaque fois que c'est possible, magasins de proximité qui limitent le recours à la voiture pour faire ses courses (pas de CO2), limitation des emballages inutiles et frein aux frais de transports coûteux. C'est aussi le rôle et l'atout du magasin de proximité.

Le Monde.fr : Lidl cherche à restaurer son image - Opinions

Le Monde.fr : Lidl cherche à restaurer son image - Opinions

Lidl cherche à restaurer son image

LE MONDE | 02.05.08 | 15h22 • Mis à jour le 02.05.08 | 15h22

Lidl cherche par tous les moyens à réhabiliter son image outre-Rhin, sérieusement écornée par un scandale d'espionnage. Le distributeur a ainsi décidé de verser à chacun de ses salariés allemands, fin avril, une prime exceptionnelle de 300 euros. Avec cette gratification, le discompteur veut dire sa reconnaissance à ses collaborateurs restés fidèles malgré l'affaire qui a éclaté il y a un mois : dénoncé par la presse, Lidl a reconnu avoir fait surveiller ses employés, à leur insu, dans quelque 220 magasins, grâce à des caméras miniatures.

Des cabinets de détectives privés avaient été mandatés pour remédier, selon l'entreprise, aux cas de vols de marchandises. Le numéro deux du discompte en Allemagne, derrière Aldi, affirme que le chapardage lui coûte près de 80 millions d'euros par an. Pourtant, les rapports internes - plusieurs centaines de pages dont des extraits ont été dévoilés par le magazine Stern - ont mis au jour une intrusion dans la vie privée du personnel : passages aux toilettes, pauses cigarettes, problèmes de santé, conversations privées, y étaient relatés par le menu.

Sitôt le pot aux roses découvert, l'enseigne a présenté ses excuses à ses salariés et à ses clients. Toutes les caméras ont alors été démontées et Lidl a promis de ne plus avoir recours à des détectives.

Mais depuis, le scandale a fait tâche d'huile. Et les médias traquent les entreprises soupçonnées de se livrer à des pratiques similaires. C'est le cas de la chaîne de restauration rapide Burger King. Certaines, telle l'enseigne de distribution REWE, ont d'ailleurs à leur tour admis avoir utilisé la vidéosurveillance. Dernier mis en cause, le spécialiste suédois du meuble Ikea aurait espionné ses employés en Allemagne via des caméras, selon un reportage de la chaîne de télévision ZDF diffusé mardi 29 avril.

Lidl n'est donc pas seul incriminé. Mais chez le discompteur, propriété du groupe familial Schwarz, l'affaire a pris une résonance particulière. Car ce n'est pas la première fois que cette entreprise se fait prendre la main dans le sac. Ainsi, en 2004, le syndicat de services Verdi avait publié un "livre noir" recensant les diverses pressions exercées sur un personnel qui travaillait dans un climat de peur.

Et désormais, Lidl s'inquiète. Pour son image, et pour sa clientèle. L'enseigne vient d'ailleurs de lancer une campagne via des encarts publicitaires dans les médias : "Boycotter Lidl, c'est menacer 48 000 emplois", fait valoir la chaîne. Mi-avril, le président du groupe Schwarz, Klaus Gehrig, a fait savoir que cette affaire pesait sur le chiffre d'affaires. Il faudra sans doute "mettre la main à la poche" pour faire revenir certains clients, affirmait-il alors.

Selon un barème établi par l'institut spécialisé en marques Psychonomics, en terme d'image, Lidl stagne à l'avant-dernière place d'un panel de 16 enseignes de distribution alimentaire.

Avant que le scandale n'éclate, il était numéro deux, derrière Aldi. Mais pour Frank Horst, expert à l'Institut du commerce de détail EHI, "les répercussions économiques ne dureront pas car, même s'il est le plus touché, Lidl n'est plus la seule entreprise mise en cause".

Marie de Verges (Berlin, Correspondance)
Article paru dans l'édition du 03.05.08.

dimanche 4 mai 2008

Coop et Migros en Bourse: réaliste?

COMMERCE DE DÉTAIL

Coop et Migros en Bourse: réaliste?

En proposant que Coop et Migros adoptent la forme de SA et entrent en Bourse, le président de la ComCo a déclenché une levée de boucliers. De la part des principaux intéressés bien sûr, mais aussi de la gauche comme de la droite. Toutefois, la FRC note que les coopératives pratiquent de fait une politique de SA, et que l'esprit de départ est dévoyé


Ivan Radja - le 03 mai 2008, 22h26
Le Matin Dimanche



Convertir Coop et Migros en sociétés anonymes? Cotées en Bourse? Formuler ne serait-ce que l'hypothèse est aussi iconoclaste, révèle notre enquête, que prôner l'armée de métier ou l'abandon du Cenovis.

En lançant l'idée dans le magazine Bilan, le président de la ComCo Walter Stoffel, qui précise bien ne parler qu'en son nom personnel, fait l'unanimité contre lui.

Ses arguments, sur le papier, sont-ils si farfelus? Une SA, explique-t-il, permettrait un meilleur contrôle sur les fonds investis, les actionnaires étant plus vigilants sur ce point que de simples coopérateurs; l'entrée en Bourse favoriserait également l'apport en capitaux; la réactivité des distributeurs s'en trouverait accrue face à la concurrence annoncée des Allemands Aldi et Lidl, et l'extension ou les partenariats à l'étranger facilités.

Coopératives trop grandes
«Une coopérative d'alpage, souligne-t-il, fonctionne parce que ses membres se connaissent, ce qui n'est le cas ni chez Migros ni chez Coop.» «Ces entreprises, ajoute-t-il, se sont éloignées de l'idée de la coopérative à un point tel que cette idée est devenue méconnaissable (...) Leurs coopérateurs ne sont plus en mesure d'exercer une quelconque influence.»

Et le client dans tout ça? Walter Stoffel assure que «tout le monde en profiterait». Consultant indépendant, spécialiste du commerce de détail, Bernard Loeb, estime que «cela ne changerait rien pour le consommateur, ou si ce devait être le cas, cela se traduirait par une hausse des prix. Au reste, c'est la concurrence qui fait baisser les prix. Voyez la France, dont la plupart des distributeurs sont des SA, leurs prix sont de 5 à 10% plus élevés qu'en Allemagne; et que dire de la perte de profit de Carrefour, qui l'a contraint à se retirer du marché suisse?»

La forme actuelle de la coopérative a la cote à droite: «Les producteurs ont de la chance d'avoir Coop et Migros comme partenaires», remarque Jean-René Germanier, conseiller national radical valaisan et membre du CA de Migros. A gauche aussi: «Dans la réalité, les actionnaires d'une SA ne pèsent pas sur les décisions de l'entreprise, mais en revanche ils ont des exigences», observe Yvette Jaggi, ancienne syndique socialiste de Lausanne (lire ci- contre). Seul à appuyer la thèse de Walter Stoffel, le juriste bâlois Bernhard Madörin (lire ci-contre) avait tenté de faire passer l'idée d'une conversion au sein de la Migros en 1998, par voie d'initiative interne. Projet balayé par les coopérateurs. Selon lui, «la SA permettrait d'acheter d'autres entreprises, et de constituer ainsi une sorte de holding».

Actionnaires obnubilés par les dividendes
C'est précisément sur l'utilisation des marges bénéficiaires que les tenants de la coopérative sont le plus inflexibles. «Actuellement, les moyens sont réinjectés dans les infrastructures et les investissements pour faire baisser le prix au client, rappelle Jean-René Germanier; qu'adviendrait-il s'il fallait reverser des dividendes à des actionnaires?»

Argument bien évidemment brandi par les deux principaux intéressés. Hansueli Loosli, directeur de Coop: «Nous ne sommes pas une entreprise qui travaille pour des actionnaires et leurs dividendes, et la plupart des grandes sociétés cotées en Bourse ne réfléchissent pas en fonction du bien-être des (petits) actionnaires. Enfin, où est le contrôle? Chez Coop, nous sommes organisés démocratiquement avec des Conseils régionaux et des assemblées de délégués. Quant à l'entrée en Bourse, elle peut profiter aux actionnaires, mais les actionnaires ne sont pas «tout le monde».

Claude Hauser, président du CA de Migros, considère que «la ComCo n'a pas à s'immiscer dans la forme juridique d'une société». «Contrairement aux actionnaires, les 2 millions de coopérateurs que compte Migros, qui sont nos propriétaires, viennent chaque jour dans les magasins pour juger notre prestation, et non le volume des dividendes.»

Déjà international
Les prétendues facilités d'extension à l'étranger ou de prises de participation les laissent sceptiques. «La Coop a créé sur le plan international l'Alliance Coopernic, et avec nos partenaires nous avons pris la majorité du commerce de détail balte IKI», constate Hansueli Loosli. Quant à Claude Hauser, il doute que «la présence d'un magasin à l'Est ou en Chine soit ce qu'attendent les clients; de plus, la loi dans ce domaine veut que si l'on n'est pas dans les 3 ou 4 premiers, on se retire, comme vient de le faire Carrefour ici. Il faut arrêter de rêver, comment Migros régaterait-elle à ce niveau?»

Baisser davantage les prix
En ce qui concerne l'attente présumée des clients, la présidente de la Fédération romande des consommateurs (FRC) Monika Dusong est claire: «Le consommateur a droit à une alimentation de qualité et à ce titre, tant Migros que Coop ont une responsabilité de santé publique, via les produits bio ou la production intégrée; il veut aussi les meilleurs prix, et là il y a encore de la marge, c'est pourquoi la FRC est favorable aux importations parallèles pour les produits brevetés, ainsi qu'à l'ouverture des négociations sur les accords de libre-échange agricole et la baisse drastique des taxes douanières.» Sur le fond, Monika Dusong apporte un léger bémol: «La preuve que les marges sont encore très confortables, c'est que c'est avec elles, donc l'argent déboursé par les clients, que Coop et Migros font leurs emplettes en rachetant Carrefour et Denner. Une politique de Société anonyme qui montre bien que l'esprit de coopérative est dévoyé.»

«Faire de Migros et Coop des SA est une nécessité»

Bernhard Madörin, alors représentant des coopérateurs, vous avez mené campagne en 1998 pour la conversion de Migros en SA. Votre position dix ans plus tard?
Transformer ces coopératives en sociétés anonymes est plus que jamais une nécessité. Aldi, Lidl arrivent. Avec une nouvelle forme juridique, ces entreprises seraient plus libres de racheter d'autres entreprises, et de former une sorte de holding. Je précise que je ne suis plus coopérateur Migros. C'est un simple client qui vous parle aujourd'hui.

Devenir une SA n'oblige pas à entrer en Bourse. Vous y êtes pourtant aussi favorable...
Il serait tout à fait logique que ces entreprises soient cotées en Bourse, car cela leur permettrait de rassembler davantage de capitaux, et donc d'être plus forts!

Votre initiative a pourtant été fortement rejetée à l'époque. Pour quelle raison?
Les représentants des coopérateurs dans leur écrasante majorité ont voté contre, car ils veulent préserver leurs avantages. Quant aux coopérateurs simples, ils n'ont jamais pris position.

Les consommateurs ne risqueraient-ils pas de voir les prix augmenter?
Le statut de Coop ou Migros ne changerait pas grand-chose pour eux. C'est la concurrence qui fait baisser les prix, et non la forme juridique.

«Le duopole actuel est une situation de concurrence»

Yette Jaggi , il y a dix ans vous étiez plutôt pour que Migros et Coop deviennent des SA...
J'estimais que la démocratie coopérative était impraticable dans une très grande entreprise, et qu'il serait plus honnête de le reconnaître en changeant la forme juridique.

Ce n'est plus le cas?
Non, car on voit que si cette démocratie ne fonctionne plus, certains principes restent, inscrits par l'histoire dans la philosophie de ces entreprises, et qui ne seraient pas forcément repris dans les statuts d'une société anonyme. En Suisse en tout cas, les grandes coopératives parviennent à profiter de l'inéluctable processus de concentration qui se poursuit dans le commerce de détail, plus justement appelé grande distribution. En outre, les grandes sociétés coopératives nationales, comme Coop en Suisse, travaillent depuis longtemps à l'échelle internationale, au niveau échanges d'expérience et achats en commun notamment.

Pourquoi le président de la ComCo relance-t-il cette idée de transformation en SA?
A défaut de raison économique, on pourrait y voir une motivation idéologique. Mais je m'étonne qu'un libéral comme le professeur Stoffel fasse moins confiance au marché qu'aux structures juridiques pour promouvoir la concurrence. Décidément, le droit économique et la pratique des affaires sont souvent deux mondes bien différents.

Il met en avant un meilleur contrôle des fonds investis, grâce aux actionnaires...
Je ne crois pas une seconde que les actionnaires puissent exercer une quelconque influence sur la stratégie des SA - ce n'est d'ailleurs pas leur rôle. Ils n'ont que des attentes en matière de valeur actionnariale. Même les gros actionnaires les mieux informés, comme les gérants de fonds de pension, demeurent impuissants: voyez UBS, dont les actionnaires n'ont été consultés qu'au moment de réparer les dégâts...

Instaurer des SA ne pourrait-il pas contribuer à briser l'hégémonie de Coop et de Migros?
En aucune façon. D'ailleurs, le duopole actuel n'empêche pas le maintien d'une vive concurrence entre les deux rivales, situation plutôt favorable aux consommateurs. En revanche, les producteurs et autres fournisseurs subissent de fortes pressions, y compris ceux qui appartiennent aux groupes Migros et Coop. Mais transformer ces dernières sociétés anonymes, cotées en Bourse ou non, n'y changerait rien. Sauf que les prix aux consommateurs devraient incorporer les dividendes à payer aux actionnaires.

jeudi 1 mai 2008

La vie des autres

Le Temps - société

La vie des autres








Stéphane Bonvin
Lundi 28 avril 2008


Un écolier alémanique sur deux regarde des films pornos sur son Natel. Les garçons sont nettement plus (a)mateurs que les filles, selon une étude de l'Université de Zurich, qui a interrogé 453 écoliers âgés de 12 à 16 ans. La plupart des vidéos à caractère sexuel sont téléchargées sur Internet, mais un film sur six est tourné par les adolescents eux-mêmes! Ces chiffres helvétiques sont deux fois plus élevés que ceux relevés en Allemagne, comme le note l'hebdomadaire SonntagsZeitung. Les 12-16 ans ont aussi l'habitude de regarder des scènes violentes, notamment des images mettant à mal des animaux.

Karl Lagerfeld. Peut-être finira-t-on par dresser la liste des rares événements où l'omniprésent couturier ne figure pas. C'est ainsi que l'homme au catogan tentaculaire possède son propre personnage dans le jeu vidéo GTA IV dont la sortie mondiale est prévue pour demain mardi. Faut-il le rappeler? GTA, dont la 4e mouture est attendue comme la plus grosse sortie de l'histoire, est un jeu vidéo «ouvertement violent, amoral et addictif». GTA (Grand Theft Auto, en français: Vol qualifié de voitures) propose à ses joueurs d'incarner un voleur de bagnoles qui tourne à l'infini dans une ville, libre de voler, d'écraser et de tuer tout ce qu'il veut.

Andi est un écolier helvétique de 15 ans qui a raconté ses mésaventures au journal SonntagsBlick. Comme plusieurs de ses copains, Andi est devenu accro aux tablettes contre la toux Bexin-Spirig qu'on peut obtenir sans ordonnance pour même pas 8 francs. De plus en plus de jeunes se shootent à ce médicament qu'ils mélangent parfois à de l'alcool, au mépris de tout danger, voire de leur vie.

Horrortrip mit Hustentabletten - Schweiz - News - Blick Online

Rezeptfrei für Jugendliche und Partygänger
Horrortrip mit Hustentabletten
Von Silvana Guanziroli und Fabio Matticoli | 10:57 | 27.04.2008

Bexin soll eigentlich gegen Husten helfen. Doch Teenager haben das Medikament als Droge ­entdeckt – und riskieren damit ihr Leben. Der Skandal: Bexin gibt es ohne Rezept.


Andi S.* (15) aus Bern zittert, wenn er an seine Erfahrung mit Bexin zurückdenkt. Drei Monate lang war der Sekschüler süchtig nach den Hustentabletten. Mit viel Glück entging er schweren körperlichen Schäden. «Ich brauchte die Pillen und wollte immer mehr davon», beschreibt er seine Sucht.

Ende Dezember hört Andi erstmals von Bexin. «Klassenkamera­den haben mir davon erzählt. Mir wurde gesagt, die Packung kriege man ganz einfach in der Apotheke.» In der Schule hat er gerade Schwierigkeiten, dazu gewaltigen Liebeskummer. Auf der Suche nach Trost und Ablenkung geht er in die nächste Apotheke – und bekommt das Medikament tatsächlich, ohne Rezept und für gerade mal Fr. 7.50.

«Zuerst hab ich vier Tabletten eingenommen und war schon berauscht. Ich musste die Dosis aber nach und nach steigern, weil ich sonst nichts mehr gespürt hätte.» Schliesslich nimmt Andi die ganze Packung, 16 Tabletten auf einmal, und trinkt auch noch Alkohol dazu. Damit er nicht auffällt, wechselt der Junge bei jedem Kauf die Apotheke. «Ich hab die Packung fast immer bekommen», so der Sekschüler.

Drei Monate lang merken die Eltern nichts von Andis Drogensucht. Am Samstag vor vier Wochen dann der traurige Höhepunkt. Andis Vater: «Er war völlig durcheinander, hatte Halluzinationen und war kaum ansprechbar.» Die Eltern bringen ihren Buben ins Spital. «Der Arzt klärte uns auf, wir fielen aus allen Wolken.» Seither wird Andi in der pychi­atrischen Klinik behandelt.

Bexin wird von Schweizer Jugendlichen immer häufiger konsumiert, vor allem als Partydroge. Direktor Hugo Kupferschmidt (50) vom Schweizerischen Toxikologischen Informationszentrum bestätigt: «Die Anfragen zum Wirkstoff haben deutlich zugenommen.» Sorgen macht dem Fachmann der Inhaltsstoff Dextromethorphan, kurz Dex. Er ist wie Heroin ein Morphinabkömmling.

Kupferschmidt: «Eine Überdosis kann zu Unruhe, Halluzinationen und Verwirrung führen, sehr hohe Dosen zu Bewusstlosigkeit, epileptischen Anfällen und Atemstillstand.» In den USA forderte Dex bereits mehrere Todesopfer. Die US-Arzneimittelbehörde stellte es deshalb unter Rezeptpflicht.

In der Schweiz ist Bexin ohne Rezept erhältlich. Andis Vater: «Das ist doch ein Skandal, Jugendliche kommen einfach so an diese gefährliche Droge heran. Die Produzenten verdienen am Leid unserer Kinder.»

Bexin wird vom Pharmaunternehmen Spirig AG in Egerkingen SO hergestellt. «Es ist nicht unsere Absicht, von einem Missbrauch des Medikaments finanziell zu profitieren», sagt Spirig-Chef Christian Pflugshaupt (63). «Grundsätzlich liegt die Verwantortung aber bei den Behörden. Sie müssen über Zulassung und Rezeptpflicht entscheiden.» Die zuständige Bundesstelle Swissmedic will eine Rezeptpflicht derzeit jedoch nicht prüfen (siehe Interview).

Andis Vater hofft, dass sein Sohn bald wieder auf die Beine kommt. Andi selbst verspricht: «Bexin ­werde ich ganz sicher nicht mehr anrühren.»  

* Name von der Redaktion geändert

Droge Bexin: Das Hustenmedikament gibt es in Tablettenform... (Siggi Bucher)
...oder als Sirup. (Siggi Bucher)
Joachim Gross (54), Sprecher von ­Swissmedic. (ZVG)
«Interesse der Bevölkerung»
Zurückhaltung: Swissmedic will Bexin nicht mit einer Rezeptpflicht belegen. Die Bundesstelle beruft sich auf «allgemeines Interesse».

Ist Bexin gefährlich?
Joachim Gross:
«Wir wissen, dass das Medikament aufgrund seines Inhaltsstoffes Dextromethorphan als Droge missbraucht wird. Bexin hat das Potenzial, Abhängigkeit auszulösen, und kann damit ein Problem für die öffentliche Gesundheit darstellen.»

Dennoch ist Bexin für Jugendliche ohne Rezept erhältlich. ­Finden Sie das vertretbar?
«Es sind uns nur wenige Missbrauchsfälle bekannt. Das Interesse der breiten Bevölkerung, die das Medikament schnell und ohne Arztbesuch gegen Husten einsetzen möchte, ist deshalb schwerer zu gewichten.»

Streben Sie die Rezeptpflicht an?
«Swissmedic wird zum jetzigen Zeitpunkt keine Rezeptpflicht fordern. Sollten die Fälle jedoch zunehmen, werden wir dies prüfen.»

Dann können sich Jugendliche vorerst weiter mit Bexin ein­decken?
«Wir haben bereits Massnahmen dagegen ergriffen. Die Packungsgrössen wurden auf 400 Milligramm verkleinert. Zudem rufen wir die Apotheker dazu auf, Bexin nicht an Jugendliche abzuge­ben.»  

Swissmedic ist das Schweizerische Heilmittelinstitut und verantwortlich für die Prüfung und Zulassung von Medikamenten.



Der Kauf: Ein Kinderspiel
Von Silvana Guanziroli und Fabio Matticoli | 23:52 | 26.04.2008

Wie schnell bekommt ein Teenager Bexin? Testkäufe in Zürich zeigen: Es ist erschreckend einfach.



Sebastian (14) hat nichts mit Drogen am Hut. Trotzdem ist der Gymnasiast nervös, als er für SonntagsBlick den Testkauf macht. «Grüezi, ich hätte gern eine Packung Bexin gegen meinen Husten», sagt er zur Angestellten der Coop-Vitality-Apotheke an der Bahnhofstrasse. Keine drei Minuten dauert das Beratungsgespräch – und Sebastian hat das Medikament in der Tasche.

16 Tabletten, 400 Milligramm mit berauschender Wirkung. Diese Dosis könnte einen Drogenkonsumenten bereits in tödliche Gefahr bringen. Auf den problemlosen Kauf angesprochen, reagiert Coop zuerst gelassen. «Das Medikament ist nicht rezeptpflichtig», erklärt Sprecher Takashi Sugimoto. Dennoch will Coop jetzt handeln: «Wir werden unsere Mitarbeiter nochmals informieren, dass bei Jugendlichen besondere Vorsicht gilt.»

Bexin gibt es ausser in Tablettenform auch als Sirup oder Tröpfchen.

In der Stadelhofen-Apotheke fragt der Junge auch nach Bexin und bekommt den Sirup. Apothekenchef Rudolf Andres (49): «Es ärgert mich sehr, dass der Jugendliche bei uns Bexin erhalten hat. Jetzt kommt auf jede Verpackung eine Warnung, damit sie nicht mehr an Jugendliche verkauft werden.»

Den Sirup erhält Sebastian auch in der Apotheke am Hauptbahnhof. «Es kommt bei uns praktisch täglich vor, dass Jugendliche nach Bexin fragen, Tabletten geben wir an unter 18-Jährige nicht ab», sagt Apothekerin Maria Neuhäusler (47). Den Sirupverkauf rechtfertigt sie: «Der Wirkstoff ist zwar auch hier drin, der Sirup ist bei den Partygängern aber nicht beliebt, weil es bei den verwendeten Mengen zu starker Übelkeit führt.»

Vorbildlich reagiert die Bellevue-Apotheke. Apothekerin Bettina Ariza-Hügin (47): «Man muss den Blick dafür haben, wer dieses Medikament gegen Husten braucht und wer nicht. Dem Jungen habe ich das Medikament verwei­gert.»  

Apothekerin Bettina Ariza-Hügin (47): «Der Junge war mir verdächtig. Bexin gab ich ihm deshalb nicht.» (Siggi Bucher)
Apothekerin Maria Neuhäusler (47): «Bei uns fragen ­Jugendliche praktisch täglich nach Bexin.» (Siggi Bucher)
So erkennen Sie Bexin-Missbrauch
Bexin wird vermehrt von Jugendlichen zwischen 13 und 20 Jahren konsumiert. Eine gefährliche Beliebtheit hat der Hustenblocker in der Partyszene. Der Missbrauch äussert sich in vielfältiger Form. Typische Symptome:

• Persönlichkeitsveränderung
• Motivationslosigkeit
• Hautrötung und starker Juckreiz, vor allem an den Oberarmen
• Schulschwäche

Diese Anlaufstellen informieren über Bexin und Drogensucht:
• Suchtpräventionsstellen, www.suchtpraevention.ch
• Jugendberatung Streetwork der Stadt Zürich,
www.saferparty.ch
• Infoset, Informationsplattform für Suchtfragen, www.infoset.ch

Rezeptfreie Hustenpillen als Teenager-Trenddroge

Rezeptfreie Hustenpillen als Teenager-Trenddroge

Teenager haben Bexin als Droge entdeckt. Die Hustentabletten sind rezeptfrei erhältlich.


Hustenpillen als Partydroge: In den USA rezeptpflichtig, weil es schon tote Jugendliche gab.
Bexin wird von Jugendlichen immer häufiger eingenommen – vor allem als Party­droge. Das Medikament, das eigentlich gegen Husten helfen soll, hat bei übermässigem Konsum eine berauschende Wirkung. «Die Anfragen zum Wirkstoff haben deutlich zugenommen», sagte Hugo Kupferschmidt, Direktor des Schweizerischen Toxikologischen Informationszentrums zum «SonntagsBlick». Sorgen bereitet dem Fachmann der Inhaltsstoff Dextromethorphan. Er sei wie Heroin ein Morphinabkömmling. Kupferschmidt: «Eine Überdosis kann zu Unruhe, Halluzinationen und Verwirrung führen, sehr hohe Dosen zu Bewusstlosigkeit, epileptischen An­fällen und Atemstillstand.»

In den USA forderte Dex­tromethorphan mehrere Todesopfer und wurde deshalb unter Rezeptpflicht gestellt. Nicht so in der Schweiz: Das Interesse der breiten Bevöl­kerung, die das Medikament schnell und ohne Arztbesuch gegen Husten einsetzen möchte, sei schwerer zu gewichten, als ein paar Missbrauchsfälle, begründet Joachim Gross, Sprecher von Swissmedic.

Apotheken stellen ebenfalls eine Zunahme der Nachfrage nach Bexin fest. Wie einfach es für Jugendliche ist, an die 7.50 Franken teure Arznei zu gelangen, ist unklar. «Wir sind sehr vorsichtig, suchen das Gespräch und geben im Zweifelsfall das Medikament nicht heraus», sagt Monika Roth von der Bahnhofsapotheke Zürich.

nm

mercredi 30 avril 2008

Le conflit à la RSR tourne mal sur le Net

Le conflit à la RSR tourne mal sur le Net







SUISSE ROMANDE. La direction de la radio fait une cuisante expérience avec un agent de communication qui devait l'aider à gérer la crise.

François Modoux
Samedi 26 avril 2008


On avait bien compris que la crise des fichiers pédophiles à la Radio suisse romande (RSR) était le résultat d'un rare cafouillage. On croyait avoir tout vu, on se trompait! Alors que le climat est «à la reconstruction» d'un climat de confiance, un épisode calamiteux a de nouveau secoué la Maison de la radio cette semaine. Le conseiller en communication que la direction de la RSR a engagé le 10 avril pour surmonter la crise a commis un impair peu en rapport avec la réputation de son employeur, l'agence Rochat & Partenaires. Comme l'a annoncé 20 minutes, la direction de la RSR a dû rompre le contrat pour couper court aux interprétations malveillantes sur son éventuelle complicité.

Sous le pseudonyme de Goldorak, l'employé de Rochat & Partenaires s'est infiltré sur le site de Jorge Resende, l'informaticien licencié par la RSR et en croisade pour sa réintégration Deux jours durant, l'agent de communication a inondé de ses commentaires le livre de visite du site tenu par la famille Resende. S'intercalant entre les messages de soutien à l'informaticien, il a interpellé anonymement Resende et a critiqué les moyens de son combat, poliment mais en donneur de leçons.

«Monsieur Resende joue le bon rôle. Celui de Robin des Bois qui lutte contre le méchant shériff de Nottingham ou celui du pauvre David qui lutte contre le méchant Goliath. Apparemment son image est parfaite mais pas aussi lisse qu'il veut bien le dire. A lire son site, Jorge devrait plutôt s'appeler Jésus...» a par exemple posté Goldorak. Ou encore ce genre de conseil: «Ne devenez pas un Don Quichotte qui cherche à combattre des ennemis qui n'existent pas.»

«L'avocat du diable»

Se qualifiant d'«avocat du diable» et d'«internaute qui n'aime pas les partis pris monolithiques», Goldorak a répliqué à tous les internautes postant des messages pour Resende, cherchant à les discréditer. Il semble aussi avoir cherché à pousser l'informaticien à le censurer. Mais Resende s'est montré le plus futé et il a démasqué son contradicteur.

Relire Goldorak écrire que «la RSR semble communiquer dorénavant de façon plus transparente» finit de disqualifier le sous-marin de Rochat & Partenaires.

François Huguenet, associé de l'agence à Lausanne, est gêné. Son employé a mené cette action sur le Net «en solitaire, sans en référer à ses supérieurs ni à son mandant», assure-t-il. Une éventuelle sanction contre l'employé, connu comme un blogueur patenté, sera décidée plus tard, à froid. A la radio, on ne veut pas gloser davantage sur «cette démarche stupide». La confiance avec le consultant rompue, le contrat a été dénoncé.

dimanche 27 avril 2008

«An der Regulierung kann es nicht liegen» - Wirtschaft - Tages-Anzeiger

«An der Regulierung kann es nicht liegen» - Wirtschaft - Tages-Anzeiger

22. April 2008, 19:17

«An der Regulierung kann es nicht liegen»

Der Swisscom-Chef Carsten Schloter erklärt, wieso die Swisscom im Mobilfunk immer dominanter wird, wann sich das iPhone lohnt und warum Bluewin TV in Gefahr ist.

Carsten Schloter: «An der Regulierung kann es nicht liegen»
Keystone Carsten Schloter: «An der Regulierung kann es nicht liegen»

Mit Carsten Schloter sprach Angela Barandun

Herr Schloter, die Swisscom gilt als Favoritin für die Einführung des iPhone in der Schweiz. Wenn Sie den Zuschlag bekommen, müssen Sie Apple am Umsatz beteiligen. Kann das überhaupt rentieren?

Es ist völlig unklar, wie viel die Anbieter in Deutschland, Frankreich und Grossbritannien an Apple überweisen müssen.

Gehen wir von den 30 Prozent des Umsatzes aus, die kursieren. Rentiert es dann?

Die Frage ist, ob das iPhone bei einem Vertragsabschluss verbilligt wird wie alle anderen Geräte oder nicht. Ob es sich lohnt, hängt aber auch vom Markt ab. Aber es kann aufgehen.

Ist die Umsatzbeteiligung an und für sich keine gefährliche Tendenz für Anbieter?

Ich glaube, dass nur ein einziger Anbieter in der Lage ist, eine Umsatzbeteiligung durchzusetzen. Das ist Apple. Warum? Weil die meisten Apple-Kunden leidenschaftliche Kunden sind. Sie entscheiden sich in erster Linie für das iPhone, und nicht für den Telekommunikations-Anbieter. Kein anderer Gerätehersteller verfügt über Kunden, die so religiös an der Marke hängen. Das ist die Stärke des Unternehmens. Apple macht das einfach wirklich gut und hat das verdient. Das ist einfach ein brillantes Unternehmen.

Das iPhone könnte Ihnen neue Kunden bringen. Die Swisscom gewinnt aber schon jetzt im Mobilfunk Marktanteile, die Konkurrenz kommt nicht vom Fleck. Ist die Swisscom zu gut? Die Konkurrenz zu schlecht? Oder die Regulierung Schuld?

Es wäre unanständig zu behaupten, dass die anderen Anbieter einen schlechten Job machen. Aber an der Regulierung kann es auch nicht liegen. Kein europäisches Land kennt im Mobilfunk Gesetze, die zum Ziel haben, die Marktverhältnisse zwischen den Anbietern zu beeinflussen.

Trotzdem wird die Swisscom immer dominanter.

Es wäre anmassend zu behaupten, dass unsere Strategie die Ursache dafür ist. Eines stellen wir allerdings klar fest: Der Kündigungswillen unserer Kunden ist im Vergleich zu jenen von Sunrise und Orange deutlich niedriger.

Die Swisscom hatte einen Startvorteil, den die Konkurrenz nie aufholen konnte. Sie hatte bereits ein Mobilfunknetz, als die anderen noch nicht mal eine Lizenz hatten.

Das mag in den ersten Jahren sicherlich der Fall gewesen sein. Genau deshalb haben wir Orange in der Anfangsphase Zugang zu unserem Netz gewährt. Ausserdem haben wir in den ersten drei Jahren der Liberalisierung ein Drittel unserer Kunden verloren. Das war heftig.

Was war der Auslöser für die Kehrtwende?

Dafür ist unter anderem unser Liberty-Tarif verantwortlich. Er hat den Kunden wirklich etwas gebracht: Sie haben ihr Gesprächsverhalten komplett verändert und telefonieren heute deutlich länger.

Liberty war sicher ein Erfolg. Aber wohl kaum Matchentscheidend.

Doch. Auch, weil der Liberty-Tarif die Kunden immun gegenüber Mitbewerbern macht, die auf Minutenbasis abrechnen. Bei einem Wechsel müssten unsere Kunden ihre Verhaltensänderung wieder rückgängig machen  und würden eine frisch gewonnene Freiheit wieder verlieren. Zentral war auch die Einführung unseres Billigangebots M-Budget Mobile. Es kam genau zum richtigen Zeitpunkt.

Je mehr Erfolg Sie im Mobilfunk haben, desto grösser wird der Druck aus der Politik. Der Telecom-Regulator kann nicht zulassen, dass die Swisscom ihren Marktanteil auf 70 Prozent ausbaut.

Solange die Preise für die Kunden sinken und wir Mitbewerber nicht mit Dumping-Preisen aus dem Markt drängen, frage ich Sie: Wo liegt das Problem? Vor allem, wenn auch unsere Mitbewerber Geld verdienen.

Das tönt zwar gut. Politisch hat diese Argumentation allerdings keine Chance.

Zweck der Liberalisierung ist ja nicht per se, den Marktanteil der Swisscom zu senken. Die Idee ist, dass die Preise für die Konsumenten sinken. Dass Investitionen getätigt werden. Dass ein Infrastrukturwettbewerb stattfindet. Solange das passiert, ist doch alles in Ordnung.

Aber können Sunrise und Orange noch Geld verdienen, wenn Ihr Marktanteil bei 70 Prozent liegt?

Ich habe überhaupt keinen Grund zu befürchten  oder zu hoffen! , dass unser Marktanteil so stark steigen könnte. Unsere Mitbewerber beschweren sich ja nicht nur, sie bringen auch neue Angebote. Sie werden auch wieder Marktanteile gewinnen. Und das zwingt uns wiederum dazu zu handeln.

Der Erfolg der Swisscom hat dazu geführt, dass auch der Druck in der Öffentlichkeit zugenommen hat.

Diesen Eindruck kann man gewinnen. Wir bemühen uns deshalb  speziell auch auf der regulatorischen Seite  sehr viel mehr Kooperationsbereitschaft zu zeigen.

Auch intern versuchen Sie das Klima zu verbessern. Sie haben in einem Schreiben an alle Mitarbeitenden offiziell die Du-Kultur eingeführt. Eine Reaktion auf Reibereien bei der kürzlichen Umstrukturierung?

Nein. 98 Prozent der Menschen im Unternehmen haben sich bereits bisher geduzt.

Dann gibt es ja auch keinen Grund, das Du von oben herab zu verordnen.

Doch, weil es Hemmungen gab gegenüber der Führung. Die Mitarbeitenden haben sich gefragt: Können wir Carsten Schloter auch duzen?

Aber lässt sich so etwas nicht besser zwischenmenschlich lösen?

Mit über 15 000 Menschen? Das ist etwas schwierig.

Die Empfangsdame wird Sie ja auch heute nicht duzen, oder?

Doch, natürlich.

In diesem Fall widersetzt sich Ihr Pressesprecher den geltenden Regeln. Er hat die Dame gesiezt.

Das ist, weil er Deutscher ist. Nein, Scherz beiseite: Das Duzen ist ja keine Anordnung, sondern eine Möglichkeit.

Wieso haben Sie dann keinen Brief verschickt àla: Carsten Schloter bietet Ihnen das Du an?

Weil es nicht nur um mich geht, sondern um das ganze obere Management. Ich glaube, die Öffentlichkeit ist davon ausgegangen, dass bei uns immer noch eine Sie-Kultur vorherrscht.

Nein. Ich finde es lediglich eigenartig, dass man so eine informelle Sache wie das Duzen so formal einführt.

Es kann durchaus sein, dass unsere Kommunikation dazu nicht geschickt war.

Ich weiss auch nicht, ob ich mich als Empfangsdame wohl dabei fühlen würde, Sie auf einmal zu duzen.

Ich wurde praktisch an jedem Mitarbeiteranlass gefragt, warum wir nicht offiziell die Du-Kultur einführen. Auf allen Ebenen duzt man sich, nur mit dem Topmanagement war das Verhalten bisher unklar. Es gibt auch heute noch Menschen, die mich siezen. Aber das sind ganz wenige. In französischen Unternehmen duzt man sich systematisch. Man spricht sich mit dem Vornamen an und siezt sich.

Im Markt aber ist der Umgangston viel rauer geworden. Warum?

Wollen unsere Mitbewerber auf politischer Ebene etwas bewirken, müssen sie zwangsläufig versuchen, die Swisscom an den Pranger zu stellen. Wenn ein alternativer Anbieter es schafft, die Regulierung zu seinen Gunsten zu beeinflussen, ist sein Unternehmen auf einen Schlag viel mehr Wert. Ich verurteile das nicht.

Sind wir uns den Ton bloss nicht gewohnt, weil bisher keiner der Swisscom Gegenwehr geboten hat?

Nein, es liegt eher am Zeitpunkt. Bei der Umsetzung der Entbündelung geht es für alle Anbieter um sehr viel Geld. Das führt dazu, dass die Diskussion durch eine hohe Emotionalität gekennzeichnet ist. Das wird sich auch wieder ändern.

Wäre das Klima ein anderes, wenn die Liberalisierung strenger gewesen wäre?

Die Vorwürfe wären genau dieselben. Es ist ja nicht so, dass das Geschäft unserer Mitbewerber nicht rentiert. Unter dem Strich nehmen sie Geld ein.

Sunrise argumentiert, dass sie auf Grund Ihrer überhöhten Wiederverkaufspreise bei den Breitbandanschlüssen Verlust macht.

Die absolute Marge in Franken liegt bei diesem Angebot bei über 10 Franken pro Monat. Sie werden kaum ein anderes Land in Europa finden, in dem ein alternativer Anbieter eine so hohe Marge für ein reines Wiederverkaufsangebot vorweisen kann.

Also übertreibt Sunrise?

Fragen Sie Sunrise doch mal, wie viel ihr Mutterkonzern TDC den alternativen Anbietern in Dänemark an absoluter Marge lässt. Ob Sunrise Geld verdient oder nicht, kann ich nicht beurteilen. Aber die Marge ist deutlich höher als in Resteuropa.

Telecom-Regulator Marc Furrer schlägt vor, dass Sunrise und Orange ihre Mobilfunknetze zusammenlegen, um Kosten zu sparen. Was halten Sie davon?

Der Vorschlag ist nicht überraschend. Mittlerweile ist klar, dass Sunrise zum Verkauf steht. Falls sich kein Ausländer in die Schweiz wagt, kommen als Käufer nur Cablecom und Orange in Frage. Da muss sich der Regulator doch überlegen, ob er zu einem solchen Zusammenschluss Hand bieten würde oder nicht.

Und mit dieser Aussage tut er das?

Ja, er öffnet eine Tür. Angesichts der Marktsituation ist das verständlich.

Herr Furrer schlägt auch vor, dass die Anbieter beim Bau von Glasfasernetzen zusammenarbeiten.

Es macht keinen Sinn, unkoordiniert mehrere Glasfasernetze zu ziehen. Die Ausgaben für den Bau, die 80 Prozent der Gesamtkosten ausmachen, dürfen nicht mehrmals getätigt werden.

Konkret: Es soll nur einmal gegraben werden.

Genau.Wenn die Swisscom einen Strassenzug erschliesst, fragt sie die Mitbewerber an, ob sie auch an Leitungen interessiert sind. Wenn ja, verlegt sie für diese eigene Leitungen.

Das machen Sie heute schon?

Wir sind im Gespräch mit verschiedenen Elektrizitätswerken und mit der Cablecom, um Pilotversuche zu starten.

Warum braucht denn jeder seine eigene Glasfaser? Ist das nicht unsinnig?

Das Netz wird zwar ein bisschen teurer, allerdings machen die Glasfaser und die Elektronik dahinter nur 20 Prozent der Gesamtkosten aus. Dafür entsteht Wettbewerb beim Bau und Betrieb und die Kosten sinken. Davon profitieren am Ende die Konsumenten und jene Betreiber, die kein eigenes Glasfasernetz bauen.

Wie das?

Wenn das Elektrizitätswerk Zürich sein Glasfasernetz anderen Anbietern zur Verfügung stellt, bleibt der Swisscom gar nichts anderes übrig, als das auch zu tun. Und zwar zu marktüblichen Bedingungen.

Können Sie das erklären?

Ein Beispiel: Heute spielt der Wettbewerb zwischen der Cablecom und der Swisscom. Das hat auch Auswirkungen auf Wiederverkäufer wie Sunrise. Wenn die Endkundenpreise sinken oder die Leistung steigt, müssen wir auch die Wiederverkaufsbedingungen anpassen. Ansonsten hätten unsere Wiederverkäufer keinen Stich mehr gegen die Cablecom. Und das ist nicht in unserem Interesse.

Trotzdem: Wieso kann man sich beim Bau der Glasfasernetze nicht wenigstens auf einen gemeinsamen Standard einigen? Heute sind das Glasfasernetz der Swisscom und das des EWZ nicht kompatibel.

Ja, das ist so. Das Problem ist, dass wir heute nicht wissen, welche Netzwerkarchitektur sich in den nächsten 15 Jahren als die richtige erweisen wird. Und diese hat einen erheblichen Einfluss auf die Leistungsfähigkeit des Netzes. Fällen wir einen Entscheid, der sich in 4 Jahren als falsch erweist, müssen wir nachinvestieren. Allerdings nur, wenn es einen Infrastrukturwettbewerb gibt. Haben alle das gleiche Netz, fehlen die Anreize.

Also läuft es auf einen Formatkrieg hinaus?

Im Netz ja. Bei der Verkabelung innerhalb des Hauses versuchen wir das zu verhindern. Dort ist es extrem wichtig, dass der Hauseigentümer die Gewissheit hat, dass seine Verkabelung anbieterunabhängig funktioniert. Darum wollen wir mit der Cablecom und den Elektrizitätswerken einen gemeinsamen Standard definieren.

Anstelle des Telefonsteckers und der TV-Buchse werden wir also bald Computerstecker sehen?

Ja. So genannte Ethernet-Stecker.

Aber es gibt gar keine Endgeräte, die man dort einstöpseln könnte.

Der Fernseher etwa hat noch keinen solchen Stecker. Aber handelsübliche Modems und Settop-Boxen zum Empfang von Digital-TV haben einen.

Eine Box, wie man sie etwa für das Fernsehangebot der Swisscom braucht. Bislang war Bluewin TV allerdings kein Erfolg.

Ja, wir hatten uns weniger Kosten erhofft, und mehr Kunden.

Insgesamt ist Bluewin TV kein Ruhmesblatt.

Im internationalen Vergleich gibt es zwei Kategorien von Ländern: Solche mit Kabelnetzen und solche ohne. Wo es keine Kabelnetze gibt, ist Fernsehen übers Internet teilweise erfolgreicher als in der Schweiz, etwa in Italien und Frankreich. Wenn sie sich aber die Qualität anschauen, ist sie weitaus geringer als in der Schweiz.

Die italienische Swisscom-Tochter Fastweb ist also schlechter als Bluewin TV?

Lassen Sie es mich so formulieren: Fastweb ist hinsichtlich Programmbreite und Funktionalität besser. Beim Video on Demand (jederzeit abrufbare Filme im Stil einer Videothek, Anm. der Red.) und beim Sportangebot ist Bluewin TV im Vorteil.

Und bei der Bildqualität?

Bei der Bildqualität und -stabilität sind wir heute etwas besser als Fastweb.

Und daran ist die Cablecom Schuld?

Bei uns setzt das Kabel einfach einen Recht hohen Standard. Das war von Anfang an unsere grosse Herausforderung.

Im Parlament wird im Sommer darüber diskutiert, ob digitales Fernsehen reguliert werden soll. Im Fokus steht vor allem die Cablecom. Allerdings wäre auch Bluewin TV betroffen, oder?

Ja, wenn die Motion so durchkommt, und die Settop-Boxen reguliert werden, wäre das wohl der Todesstoss für Bluewin TV.

vendredi 25 avril 2008

Migros va augmenter le prix du riz...

La Migros augmente le prix du riz

En raison de la flambée des cours et des difficultés d'approvisionnement, la Migros envisage d'augmenter de 10 à 20 centimes le prix du kilo de riz. Coop et Denner attendent.
«A compter de mai, Migros va adapter en permanence le prix du riz, dans une fourchette de 10 à 20 centimes selon les variétés», explique Monika Weibel,porte-parole du numéro un du commerce de détail en Suisse. De fait, les cours mondiaux du riz flambent, en raison, d'une part, d'une production insuffisante et, d'autre part, de la spéculation. Victime des inondations, l'Inde, l'un des plus gros pays producteurs, n'exporte quasiment plus de riz, pour protéger ses circuits d'approvisionnement intérieurs.

Migros cherche ainsi d'autres filières d'approvisionnement que l'Asie, comme l'Amérique latine et plus particulièrement l'Uruguay. Le grand distributeur achète également du riz européen, notamment espagnol et italien. Ses stocks sont pleins encore jusqu'à l'automne. «Il n'y a aucune rupture d'approvisionnement pour aucune variété de riz», selon Monika Weibel.

La situation de la Suisse n'est aucunement comparable à celle des Etats-Unis, où les achats de riz et de pâtes ont été plafonnés, les consommateurs effectuant des provisions par crainte de la pénurie. Que ce soit Migros, Coop ou Denner, les grands distributeurs ne signalent aucun achat massif de la part de la clientèle.

Pour sa part, Coop ne veut pas encore répercuter la flambée des cours du riz sur les consommateurs. «Nous essayons, comme toujours, de supporter nous-mêmes aussi longtemps que possible les hausses de prix des matières premières», a déclaré à l'AP le porte-parole du distributeur, Takashi Sugimoto. Denner n'envisage pas non plus d'augmenter les prix.

Source: AP

dimanche 6 avril 2008

Christoph Brand: «Ein Knopfdruck – und wir sind weg»

Christoph Brand: «Ein Knopfdruck – und wir sind weg»

Der Sunrise-Chef klagt über das De-facto-Monopol der Swisscom und die Sünden der Politiker. Diese fordert er zum sofortigen Handeln auf, sonst werde es in der Schweiz bald keinen Wettbewerb mehr geben. Verzögerungstricks seien völlig fehl am Platz.



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Interview: Michael Kuhn
Handelszeitung 01.04.2008


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Wie ist Ihr Verhältnis zu Swisscom-Chef Carsten Schloter?

Carsten Schloter: Emotionslos, sachlich.

Ach ja?

Brand: Ja, wirklich. Ich unterscheide immer zwischen dem Menschen und der Rolle, mindestens im Geschäftsleben.

Und von Seiten von Swisscom?

Brand: Es gibt eine inhaltliche Debatte, und hier können Carsten Schloter und ich nicht der gleichen Meinung sein. Ich würde nie auf eine persönliche Ebene gehen.

Sie weichen der Frage aus.

Brand: Der Schlagabtausch zwischen uns und Swisscom wurde hochstilisiert. Und wie Swisscom kommuniziert, dazu möchte ich mich nicht äussern.

Genau hier liegt das Problem der Branche.

Brand: Was meinen Sie?

Sie streiten über die Politik und die Medien, diskutieren aber nicht in Ihren Verbänden. Es herrscht nur in einem Punkt Konsens: Dass es keinen gibt.

Brand: So falsch ist das nicht. Es stimmt, dass wir zu wenig hart in unseren Branchenverbänden Dinge zur Sprache bringen. Wir können in gewissen Punkten aber auch gar nicht einer Meinung sein. Auf der anderen Seite haben wir mit Swisscom, Orange oder Cablecom auch viele gemeinsame Interessen.

Aber in der wesentlichen Frage haben Sie keinen gemeinsamen Nenner: Ob es eine weitere Liberalisierung braucht oder nicht.

Brand: Bis auf Swisscom sind wir uns schon einig, dass etwas passieren muss. Nur beim «was» bestehen Differenzen.

Für Swisscom ist klar, dass jetzt erstmals das neue Fernmeldegesetz von Ende letzten Jahres umgesetzt werden sollte, bevor neue Baustellen eröffnet werden.

Brand: Finden es unsere Kunden erfreulich oder nicht, dass sie bei uns jetzt gratis ADSL haben können? Sollen wir unseren Kunden sagen, wir senken die Preise nicht mehr und machen auch keine neuen Angebote mehr, bis wir alle unsere alten Hausaufgaben erledigt haben?

Ihre Antwort bitte.

Brand: Natürlich nicht. Gerade weil die Schweiz in Sachen Liberalisierung gegen sieben Jahre allen EU-Ländern hinterherhinkt, haben wir den Auftrag, doppelt und dreimal so schnell vorwärts zu machen.

Weshalb? Sie können die Politikerinnen und Politiker doch auch ein paar Monate nicht mehr nerven und zuerst die Entbündelung der Letzten Meile vorantreiben.

Brand: Letzteres tun wir sowieso. Aber die Realität ist, dass Swisscom auf höchstem Niveau Marktanteile gewinnt, was im internationalen Vergleich einmalig ist. Das ist kein Rezept für mehr Wettbewerb. Und Sie kennen das politische Tempo in der Schweiz. Wir müssen jetzt handeln.

Und wer ist schuld an der Verzögerung? Ihr ehemaliger Arbeitgeber?

Brand: Swisscom verteidigt zu Recht die Interessen ihrer Aktionäre und Mitarbeiter. Es gab in der Revision des Fernmeldegesetzes die irrige Annahme, dass der Infrastrukturwettbewerb zwischen den Kabelnetzbetreibern und den Telekomanbietern genügend Dynamik in den Markt bringen würde.

Das hat er doch.

Brand: Wie bitte? Swisscom hat einen Marktanteil bei Breitbandanschlüssen von 70%, Tendenz klar steigend, und die Preise liegen immer noch das Zwei- bis Dreifache über dem europäischen Durchschnitt. Und der Gewinn ist immer noch um den Faktor 10 grösser als bei der Nummer zwei im Markt. Bei den Hausanschlüssen ist die Swisscom wieder bei über 92%, Tendenz ebenfalls wachsend. Kurz: Es gibt heute keinen Wettbewerb im Festnetzumfeld.

Sie malen den Monopol-Teufel an die Wand.

Brand: Wenn sich die Marktanteile so weiterentwickeln, beherrscht Swisscom in einigen Jahren wieder in allen Bereichen 80 bis 90% des Marktes. Und was ist das anderes als eine De-facto-Monopolsituation?

Weshalb diese Jammerei? Sie könnten doch einfach mehr Geld in die Hand nehmen und in die Infrastruktur investieren.

Brand: Erstens: Sunrise hat bereits 4 Mrd Fr. in ihre Infrastruktur investiert. Zweitens: Allein in den Jahren 2002 bis 2007 haben wir Swisscom insgesamt 2 Mrd Fr. für die Benutzung ihrer Festnetzinfrastruktur bezahlt. Drittens: Wir haben unseren Investoren seit der Gründung von Sunrise kumuliert weniger als 200 Mio Fr. Dividenden gezahlt. Sorry, aber da sieht wirklich jeder, dass hier etwas krumm ist.

Ja, tatsächlich: Weshalb haben Sie die 2 Mrd Fr. nicht einfach in den Aufbau einer eigenen Festnetzinfrastruktur gesteckt?

Brand: Es wäre wirklich völlig blödsinnig ? und abgesehen davon auch viel zu teuer ?, die ganze Schweiz umzugraben und nochmals eine komplette Infrastruktur zu jedem Haus zu legen. Das kann ja niemand im Ernst wollen. Wir hätten das Geld tatsächlich lieber in eine eigene Infrastruktur gesteckt, und zwar bei der Entbündelung der Letzten Meile. Aber das durften wir nicht.

Sie investieren jedes Jahr hunderte von Mio Fr. und verlieren trotzdem Marktanteile. Macht Sunrise nicht einfach einen schlechteren Job als Swisscom?

Brand: Es geht nicht allen toll und nur Sunrise schlecht. Alle verlieren laufend Marktanteile, Tele2 ist aus dem Festnetzgeschäft sogar faktisch ausgestiegen. Es ist ein Marktthema, nicht ein Sunrise-Thema. Wenn wir Swisscom für ein Grosshandels-produkt 85 Fr. pro Monat bezahlen müssen, welches Swisscom den Kunden für 69 Fr. verkauft ? und zwar in einem Bereich, in dem sie 100% des Grosshandels beherrscht ?, kann niemand langfristig überleben. Solche Tricks sind aber üblich.

Sunrise kommt aber auch da nicht vom Fleck, wo sie über eine eigene Infrastruktur verfügt und von Swisscom völlig unabhängig ist: Im Mobilfunk.

Brand: Moment mal: Im Mobilfunk haben wir und Orange immerhin je rund 20% Marktanteil. Das ist deutlich mehr als im Festnetzgeschäft.

In welchem Land mit drei unabhängigen Mobilfunknetzen hat der ehemalige Monopolist einen Marktanteil von über 60%? In keinem.

Brand: Stimmt.

Also macht Sunrise ihren Job schlecht.

Brand: Das hat damit nichts zu tun. Auch im Mobilfunk wurde der Markt viel zu spät geöffnet. Deshalb konnte Swisscom tausende Antennen mehr als alle anderen bauen und sich die besten Standorte sichern. Aber es ist natürlich auch so, dass wir einige Dinge hätten besser machen können.

In der Schweiz ist es doch so: Die Kunden springen nicht sehr rasch auf die günstigsten Preise auf. Die Zauberformel der Marktanteile im Mobilfunk von 60:20:20 für Swisscom, Sunrise und Orange gilt schon seit Jahren. Ändert sich daran je etwas?

Brand: Das ist eine gute Frage. Ich weiss es nicht. Es ist in der Schweiz wirklich so, dass Privat- und KMU-Kunden freiwillig viel zu hohe Preise zahlen. Das ist bei den Krankenversicherungen so, und so ist es auch im Telekomsektor. So könnten 80 bis 90% aller Handykunden sofort ihren Anbieter wechseln und substanziell Geld sparen ? und zwar ohne Qualitätseinbussen.

Wenn die Kunden gar nicht weg wollen von Swisscom, wie wollen Sie hier dann bitte Marktanteile gewinnen?

Brand: Erstens: Transparenz. Vielen ist gar nicht bewusst, wie viel Geld sie einfach für nichts bezahlen. Zweitens: Noch innovativer werden, immer etwas Neues bringen. Drittens: Weiter investieren, wo wir können, das legt die Grundlage der neuen Angebote. Wir sind auf einem guten Weg, die Signale aus dem Markt sind positiv.

Auch wenn das so ist: Swisscom muss nur auf den Knopf drücken, und Sunrise ist weg vom Markt.

Brand: Falsch. Swisscom muss nur auf den Knopf drücken ? und es gibt überhaupt keine Konkurrenz mehr.

Sie rufen nach mehr Staat?

Brand: Ich bin a priori gegen Staatseingriffe. Aber die eigentliche Sünde wurde früher begangen, als man ein Monopol im Telekomsektor überhaupt zuliess. Jetzt muss die Politik dieses Problem lösen, und zwar richtig ? mit einer Liberalisierung, die den Namen verdient. Die Politik muss nun handeln und den gesetzlichen Rahmen sofort umsetzen. Verzögerungstricks mag es nicht leiden. Wir müssen jetzt handeln, damit wir in fünf Jahren noch Swisscom-Konkurrenten in der Schweiz haben.

Was ist ihr Worst-Case-Szenario?

Brand: Der Grad der Liberalisierung bleibt so tief wie bisher, und Swisscom unternimmt auf dem Rechtsweg weiterhin alles, um diese zu verzögern. Die Swisscom-Preise und die Wechselbereitschaft bleiben, wo sie sind. Dann werden alle Investoren wie TDC, France Télécom, Tele2 oder Liberty Global ihre Investitionen auf das absolute Minimum zurückfahren, um noch eine Rendite zu erzielen. Die Marktanteile von Swisscom werden weiter wachsen, die Innovationen werden zurückgehen und die Preise hoch bleiben.

Werden alle in der Schweiz bleiben?

Brand: Kaum. Der eine oder andere Investor wird sich zurückziehen. Oder es findet eine Konsolidierung statt.

Wie lange gibt es Sunrise noch?

Brand: So lange es eine Nachfrage nach Telekomdiensten in der Schweiz gibt.