dimanche 4 mai 2008

Coop et Migros en Bourse: réaliste?

COMMERCE DE DÉTAIL

Coop et Migros en Bourse: réaliste?

En proposant que Coop et Migros adoptent la forme de SA et entrent en Bourse, le président de la ComCo a déclenché une levée de boucliers. De la part des principaux intéressés bien sûr, mais aussi de la gauche comme de la droite. Toutefois, la FRC note que les coopératives pratiquent de fait une politique de SA, et que l'esprit de départ est dévoyé


Ivan Radja - le 03 mai 2008, 22h26
Le Matin Dimanche



Convertir Coop et Migros en sociétés anonymes? Cotées en Bourse? Formuler ne serait-ce que l'hypothèse est aussi iconoclaste, révèle notre enquête, que prôner l'armée de métier ou l'abandon du Cenovis.

En lançant l'idée dans le magazine Bilan, le président de la ComCo Walter Stoffel, qui précise bien ne parler qu'en son nom personnel, fait l'unanimité contre lui.

Ses arguments, sur le papier, sont-ils si farfelus? Une SA, explique-t-il, permettrait un meilleur contrôle sur les fonds investis, les actionnaires étant plus vigilants sur ce point que de simples coopérateurs; l'entrée en Bourse favoriserait également l'apport en capitaux; la réactivité des distributeurs s'en trouverait accrue face à la concurrence annoncée des Allemands Aldi et Lidl, et l'extension ou les partenariats à l'étranger facilités.

Coopératives trop grandes
«Une coopérative d'alpage, souligne-t-il, fonctionne parce que ses membres se connaissent, ce qui n'est le cas ni chez Migros ni chez Coop.» «Ces entreprises, ajoute-t-il, se sont éloignées de l'idée de la coopérative à un point tel que cette idée est devenue méconnaissable (...) Leurs coopérateurs ne sont plus en mesure d'exercer une quelconque influence.»

Et le client dans tout ça? Walter Stoffel assure que «tout le monde en profiterait». Consultant indépendant, spécialiste du commerce de détail, Bernard Loeb, estime que «cela ne changerait rien pour le consommateur, ou si ce devait être le cas, cela se traduirait par une hausse des prix. Au reste, c'est la concurrence qui fait baisser les prix. Voyez la France, dont la plupart des distributeurs sont des SA, leurs prix sont de 5 à 10% plus élevés qu'en Allemagne; et que dire de la perte de profit de Carrefour, qui l'a contraint à se retirer du marché suisse?»

La forme actuelle de la coopérative a la cote à droite: «Les producteurs ont de la chance d'avoir Coop et Migros comme partenaires», remarque Jean-René Germanier, conseiller national radical valaisan et membre du CA de Migros. A gauche aussi: «Dans la réalité, les actionnaires d'une SA ne pèsent pas sur les décisions de l'entreprise, mais en revanche ils ont des exigences», observe Yvette Jaggi, ancienne syndique socialiste de Lausanne (lire ci- contre). Seul à appuyer la thèse de Walter Stoffel, le juriste bâlois Bernhard Madörin (lire ci-contre) avait tenté de faire passer l'idée d'une conversion au sein de la Migros en 1998, par voie d'initiative interne. Projet balayé par les coopérateurs. Selon lui, «la SA permettrait d'acheter d'autres entreprises, et de constituer ainsi une sorte de holding».

Actionnaires obnubilés par les dividendes
C'est précisément sur l'utilisation des marges bénéficiaires que les tenants de la coopérative sont le plus inflexibles. «Actuellement, les moyens sont réinjectés dans les infrastructures et les investissements pour faire baisser le prix au client, rappelle Jean-René Germanier; qu'adviendrait-il s'il fallait reverser des dividendes à des actionnaires?»

Argument bien évidemment brandi par les deux principaux intéressés. Hansueli Loosli, directeur de Coop: «Nous ne sommes pas une entreprise qui travaille pour des actionnaires et leurs dividendes, et la plupart des grandes sociétés cotées en Bourse ne réfléchissent pas en fonction du bien-être des (petits) actionnaires. Enfin, où est le contrôle? Chez Coop, nous sommes organisés démocratiquement avec des Conseils régionaux et des assemblées de délégués. Quant à l'entrée en Bourse, elle peut profiter aux actionnaires, mais les actionnaires ne sont pas «tout le monde».

Claude Hauser, président du CA de Migros, considère que «la ComCo n'a pas à s'immiscer dans la forme juridique d'une société». «Contrairement aux actionnaires, les 2 millions de coopérateurs que compte Migros, qui sont nos propriétaires, viennent chaque jour dans les magasins pour juger notre prestation, et non le volume des dividendes.»

Déjà international
Les prétendues facilités d'extension à l'étranger ou de prises de participation les laissent sceptiques. «La Coop a créé sur le plan international l'Alliance Coopernic, et avec nos partenaires nous avons pris la majorité du commerce de détail balte IKI», constate Hansueli Loosli. Quant à Claude Hauser, il doute que «la présence d'un magasin à l'Est ou en Chine soit ce qu'attendent les clients; de plus, la loi dans ce domaine veut que si l'on n'est pas dans les 3 ou 4 premiers, on se retire, comme vient de le faire Carrefour ici. Il faut arrêter de rêver, comment Migros régaterait-elle à ce niveau?»

Baisser davantage les prix
En ce qui concerne l'attente présumée des clients, la présidente de la Fédération romande des consommateurs (FRC) Monika Dusong est claire: «Le consommateur a droit à une alimentation de qualité et à ce titre, tant Migros que Coop ont une responsabilité de santé publique, via les produits bio ou la production intégrée; il veut aussi les meilleurs prix, et là il y a encore de la marge, c'est pourquoi la FRC est favorable aux importations parallèles pour les produits brevetés, ainsi qu'à l'ouverture des négociations sur les accords de libre-échange agricole et la baisse drastique des taxes douanières.» Sur le fond, Monika Dusong apporte un léger bémol: «La preuve que les marges sont encore très confortables, c'est que c'est avec elles, donc l'argent déboursé par les clients, que Coop et Migros font leurs emplettes en rachetant Carrefour et Denner. Une politique de Société anonyme qui montre bien que l'esprit de coopérative est dévoyé.»

«Faire de Migros et Coop des SA est une nécessité»

Bernhard Madörin, alors représentant des coopérateurs, vous avez mené campagne en 1998 pour la conversion de Migros en SA. Votre position dix ans plus tard?
Transformer ces coopératives en sociétés anonymes est plus que jamais une nécessité. Aldi, Lidl arrivent. Avec une nouvelle forme juridique, ces entreprises seraient plus libres de racheter d'autres entreprises, et de former une sorte de holding. Je précise que je ne suis plus coopérateur Migros. C'est un simple client qui vous parle aujourd'hui.

Devenir une SA n'oblige pas à entrer en Bourse. Vous y êtes pourtant aussi favorable...
Il serait tout à fait logique que ces entreprises soient cotées en Bourse, car cela leur permettrait de rassembler davantage de capitaux, et donc d'être plus forts!

Votre initiative a pourtant été fortement rejetée à l'époque. Pour quelle raison?
Les représentants des coopérateurs dans leur écrasante majorité ont voté contre, car ils veulent préserver leurs avantages. Quant aux coopérateurs simples, ils n'ont jamais pris position.

Les consommateurs ne risqueraient-ils pas de voir les prix augmenter?
Le statut de Coop ou Migros ne changerait pas grand-chose pour eux. C'est la concurrence qui fait baisser les prix, et non la forme juridique.

«Le duopole actuel est une situation de concurrence»

Yette Jaggi , il y a dix ans vous étiez plutôt pour que Migros et Coop deviennent des SA...
J'estimais que la démocratie coopérative était impraticable dans une très grande entreprise, et qu'il serait plus honnête de le reconnaître en changeant la forme juridique.

Ce n'est plus le cas?
Non, car on voit que si cette démocratie ne fonctionne plus, certains principes restent, inscrits par l'histoire dans la philosophie de ces entreprises, et qui ne seraient pas forcément repris dans les statuts d'une société anonyme. En Suisse en tout cas, les grandes coopératives parviennent à profiter de l'inéluctable processus de concentration qui se poursuit dans le commerce de détail, plus justement appelé grande distribution. En outre, les grandes sociétés coopératives nationales, comme Coop en Suisse, travaillent depuis longtemps à l'échelle internationale, au niveau échanges d'expérience et achats en commun notamment.

Pourquoi le président de la ComCo relance-t-il cette idée de transformation en SA?
A défaut de raison économique, on pourrait y voir une motivation idéologique. Mais je m'étonne qu'un libéral comme le professeur Stoffel fasse moins confiance au marché qu'aux structures juridiques pour promouvoir la concurrence. Décidément, le droit économique et la pratique des affaires sont souvent deux mondes bien différents.

Il met en avant un meilleur contrôle des fonds investis, grâce aux actionnaires...
Je ne crois pas une seconde que les actionnaires puissent exercer une quelconque influence sur la stratégie des SA - ce n'est d'ailleurs pas leur rôle. Ils n'ont que des attentes en matière de valeur actionnariale. Même les gros actionnaires les mieux informés, comme les gérants de fonds de pension, demeurent impuissants: voyez UBS, dont les actionnaires n'ont été consultés qu'au moment de réparer les dégâts...

Instaurer des SA ne pourrait-il pas contribuer à briser l'hégémonie de Coop et de Migros?
En aucune façon. D'ailleurs, le duopole actuel n'empêche pas le maintien d'une vive concurrence entre les deux rivales, situation plutôt favorable aux consommateurs. En revanche, les producteurs et autres fournisseurs subissent de fortes pressions, y compris ceux qui appartiennent aux groupes Migros et Coop. Mais transformer ces dernières sociétés anonymes, cotées en Bourse ou non, n'y changerait rien. Sauf que les prix aux consommateurs devraient incorporer les dividendes à payer aux actionnaires.

jeudi 1 mai 2008

La vie des autres

Le Temps - société

La vie des autres








Stéphane Bonvin
Lundi 28 avril 2008


Un écolier alémanique sur deux regarde des films pornos sur son Natel. Les garçons sont nettement plus (a)mateurs que les filles, selon une étude de l'Université de Zurich, qui a interrogé 453 écoliers âgés de 12 à 16 ans. La plupart des vidéos à caractère sexuel sont téléchargées sur Internet, mais un film sur six est tourné par les adolescents eux-mêmes! Ces chiffres helvétiques sont deux fois plus élevés que ceux relevés en Allemagne, comme le note l'hebdomadaire SonntagsZeitung. Les 12-16 ans ont aussi l'habitude de regarder des scènes violentes, notamment des images mettant à mal des animaux.

Karl Lagerfeld. Peut-être finira-t-on par dresser la liste des rares événements où l'omniprésent couturier ne figure pas. C'est ainsi que l'homme au catogan tentaculaire possède son propre personnage dans le jeu vidéo GTA IV dont la sortie mondiale est prévue pour demain mardi. Faut-il le rappeler? GTA, dont la 4e mouture est attendue comme la plus grosse sortie de l'histoire, est un jeu vidéo «ouvertement violent, amoral et addictif». GTA (Grand Theft Auto, en français: Vol qualifié de voitures) propose à ses joueurs d'incarner un voleur de bagnoles qui tourne à l'infini dans une ville, libre de voler, d'écraser et de tuer tout ce qu'il veut.

Andi est un écolier helvétique de 15 ans qui a raconté ses mésaventures au journal SonntagsBlick. Comme plusieurs de ses copains, Andi est devenu accro aux tablettes contre la toux Bexin-Spirig qu'on peut obtenir sans ordonnance pour même pas 8 francs. De plus en plus de jeunes se shootent à ce médicament qu'ils mélangent parfois à de l'alcool, au mépris de tout danger, voire de leur vie.

Horrortrip mit Hustentabletten - Schweiz - News - Blick Online

Rezeptfrei für Jugendliche und Partygänger
Horrortrip mit Hustentabletten
Von Silvana Guanziroli und Fabio Matticoli | 10:57 | 27.04.2008

Bexin soll eigentlich gegen Husten helfen. Doch Teenager haben das Medikament als Droge ­entdeckt – und riskieren damit ihr Leben. Der Skandal: Bexin gibt es ohne Rezept.


Andi S.* (15) aus Bern zittert, wenn er an seine Erfahrung mit Bexin zurückdenkt. Drei Monate lang war der Sekschüler süchtig nach den Hustentabletten. Mit viel Glück entging er schweren körperlichen Schäden. «Ich brauchte die Pillen und wollte immer mehr davon», beschreibt er seine Sucht.

Ende Dezember hört Andi erstmals von Bexin. «Klassenkamera­den haben mir davon erzählt. Mir wurde gesagt, die Packung kriege man ganz einfach in der Apotheke.» In der Schule hat er gerade Schwierigkeiten, dazu gewaltigen Liebeskummer. Auf der Suche nach Trost und Ablenkung geht er in die nächste Apotheke – und bekommt das Medikament tatsächlich, ohne Rezept und für gerade mal Fr. 7.50.

«Zuerst hab ich vier Tabletten eingenommen und war schon berauscht. Ich musste die Dosis aber nach und nach steigern, weil ich sonst nichts mehr gespürt hätte.» Schliesslich nimmt Andi die ganze Packung, 16 Tabletten auf einmal, und trinkt auch noch Alkohol dazu. Damit er nicht auffällt, wechselt der Junge bei jedem Kauf die Apotheke. «Ich hab die Packung fast immer bekommen», so der Sekschüler.

Drei Monate lang merken die Eltern nichts von Andis Drogensucht. Am Samstag vor vier Wochen dann der traurige Höhepunkt. Andis Vater: «Er war völlig durcheinander, hatte Halluzinationen und war kaum ansprechbar.» Die Eltern bringen ihren Buben ins Spital. «Der Arzt klärte uns auf, wir fielen aus allen Wolken.» Seither wird Andi in der pychi­atrischen Klinik behandelt.

Bexin wird von Schweizer Jugendlichen immer häufiger konsumiert, vor allem als Partydroge. Direktor Hugo Kupferschmidt (50) vom Schweizerischen Toxikologischen Informationszentrum bestätigt: «Die Anfragen zum Wirkstoff haben deutlich zugenommen.» Sorgen macht dem Fachmann der Inhaltsstoff Dextromethorphan, kurz Dex. Er ist wie Heroin ein Morphinabkömmling.

Kupferschmidt: «Eine Überdosis kann zu Unruhe, Halluzinationen und Verwirrung führen, sehr hohe Dosen zu Bewusstlosigkeit, epileptischen Anfällen und Atemstillstand.» In den USA forderte Dex bereits mehrere Todesopfer. Die US-Arzneimittelbehörde stellte es deshalb unter Rezeptpflicht.

In der Schweiz ist Bexin ohne Rezept erhältlich. Andis Vater: «Das ist doch ein Skandal, Jugendliche kommen einfach so an diese gefährliche Droge heran. Die Produzenten verdienen am Leid unserer Kinder.»

Bexin wird vom Pharmaunternehmen Spirig AG in Egerkingen SO hergestellt. «Es ist nicht unsere Absicht, von einem Missbrauch des Medikaments finanziell zu profitieren», sagt Spirig-Chef Christian Pflugshaupt (63). «Grundsätzlich liegt die Verwantortung aber bei den Behörden. Sie müssen über Zulassung und Rezeptpflicht entscheiden.» Die zuständige Bundesstelle Swissmedic will eine Rezeptpflicht derzeit jedoch nicht prüfen (siehe Interview).

Andis Vater hofft, dass sein Sohn bald wieder auf die Beine kommt. Andi selbst verspricht: «Bexin ­werde ich ganz sicher nicht mehr anrühren.»  

* Name von der Redaktion geändert

Droge Bexin: Das Hustenmedikament gibt es in Tablettenform... (Siggi Bucher)
...oder als Sirup. (Siggi Bucher)
Joachim Gross (54), Sprecher von ­Swissmedic. (ZVG)
«Interesse der Bevölkerung»
Zurückhaltung: Swissmedic will Bexin nicht mit einer Rezeptpflicht belegen. Die Bundesstelle beruft sich auf «allgemeines Interesse».

Ist Bexin gefährlich?
Joachim Gross:
«Wir wissen, dass das Medikament aufgrund seines Inhaltsstoffes Dextromethorphan als Droge missbraucht wird. Bexin hat das Potenzial, Abhängigkeit auszulösen, und kann damit ein Problem für die öffentliche Gesundheit darstellen.»

Dennoch ist Bexin für Jugendliche ohne Rezept erhältlich. ­Finden Sie das vertretbar?
«Es sind uns nur wenige Missbrauchsfälle bekannt. Das Interesse der breiten Bevölkerung, die das Medikament schnell und ohne Arztbesuch gegen Husten einsetzen möchte, ist deshalb schwerer zu gewichten.»

Streben Sie die Rezeptpflicht an?
«Swissmedic wird zum jetzigen Zeitpunkt keine Rezeptpflicht fordern. Sollten die Fälle jedoch zunehmen, werden wir dies prüfen.»

Dann können sich Jugendliche vorerst weiter mit Bexin ein­decken?
«Wir haben bereits Massnahmen dagegen ergriffen. Die Packungsgrössen wurden auf 400 Milligramm verkleinert. Zudem rufen wir die Apotheker dazu auf, Bexin nicht an Jugendliche abzuge­ben.»  

Swissmedic ist das Schweizerische Heilmittelinstitut und verantwortlich für die Prüfung und Zulassung von Medikamenten.



Der Kauf: Ein Kinderspiel
Von Silvana Guanziroli und Fabio Matticoli | 23:52 | 26.04.2008

Wie schnell bekommt ein Teenager Bexin? Testkäufe in Zürich zeigen: Es ist erschreckend einfach.



Sebastian (14) hat nichts mit Drogen am Hut. Trotzdem ist der Gymnasiast nervös, als er für SonntagsBlick den Testkauf macht. «Grüezi, ich hätte gern eine Packung Bexin gegen meinen Husten», sagt er zur Angestellten der Coop-Vitality-Apotheke an der Bahnhofstrasse. Keine drei Minuten dauert das Beratungsgespräch – und Sebastian hat das Medikament in der Tasche.

16 Tabletten, 400 Milligramm mit berauschender Wirkung. Diese Dosis könnte einen Drogenkonsumenten bereits in tödliche Gefahr bringen. Auf den problemlosen Kauf angesprochen, reagiert Coop zuerst gelassen. «Das Medikament ist nicht rezeptpflichtig», erklärt Sprecher Takashi Sugimoto. Dennoch will Coop jetzt handeln: «Wir werden unsere Mitarbeiter nochmals informieren, dass bei Jugendlichen besondere Vorsicht gilt.»

Bexin gibt es ausser in Tablettenform auch als Sirup oder Tröpfchen.

In der Stadelhofen-Apotheke fragt der Junge auch nach Bexin und bekommt den Sirup. Apothekenchef Rudolf Andres (49): «Es ärgert mich sehr, dass der Jugendliche bei uns Bexin erhalten hat. Jetzt kommt auf jede Verpackung eine Warnung, damit sie nicht mehr an Jugendliche verkauft werden.»

Den Sirup erhält Sebastian auch in der Apotheke am Hauptbahnhof. «Es kommt bei uns praktisch täglich vor, dass Jugendliche nach Bexin fragen, Tabletten geben wir an unter 18-Jährige nicht ab», sagt Apothekerin Maria Neuhäusler (47). Den Sirupverkauf rechtfertigt sie: «Der Wirkstoff ist zwar auch hier drin, der Sirup ist bei den Partygängern aber nicht beliebt, weil es bei den verwendeten Mengen zu starker Übelkeit führt.»

Vorbildlich reagiert die Bellevue-Apotheke. Apothekerin Bettina Ariza-Hügin (47): «Man muss den Blick dafür haben, wer dieses Medikament gegen Husten braucht und wer nicht. Dem Jungen habe ich das Medikament verwei­gert.»  

Apothekerin Bettina Ariza-Hügin (47): «Der Junge war mir verdächtig. Bexin gab ich ihm deshalb nicht.» (Siggi Bucher)
Apothekerin Maria Neuhäusler (47): «Bei uns fragen ­Jugendliche praktisch täglich nach Bexin.» (Siggi Bucher)
So erkennen Sie Bexin-Missbrauch
Bexin wird vermehrt von Jugendlichen zwischen 13 und 20 Jahren konsumiert. Eine gefährliche Beliebtheit hat der Hustenblocker in der Partyszene. Der Missbrauch äussert sich in vielfältiger Form. Typische Symptome:

• Persönlichkeitsveränderung
• Motivationslosigkeit
• Hautrötung und starker Juckreiz, vor allem an den Oberarmen
• Schulschwäche

Diese Anlaufstellen informieren über Bexin und Drogensucht:
• Suchtpräventionsstellen, www.suchtpraevention.ch
• Jugendberatung Streetwork der Stadt Zürich,
www.saferparty.ch
• Infoset, Informationsplattform für Suchtfragen, www.infoset.ch

Rezeptfreie Hustenpillen als Teenager-Trenddroge

Rezeptfreie Hustenpillen als Teenager-Trenddroge

Teenager haben Bexin als Droge entdeckt. Die Hustentabletten sind rezeptfrei erhältlich.


Hustenpillen als Partydroge: In den USA rezeptpflichtig, weil es schon tote Jugendliche gab.
Bexin wird von Jugendlichen immer häufiger eingenommen – vor allem als Party­droge. Das Medikament, das eigentlich gegen Husten helfen soll, hat bei übermässigem Konsum eine berauschende Wirkung. «Die Anfragen zum Wirkstoff haben deutlich zugenommen», sagte Hugo Kupferschmidt, Direktor des Schweizerischen Toxikologischen Informationszentrums zum «SonntagsBlick». Sorgen bereitet dem Fachmann der Inhaltsstoff Dextromethorphan. Er sei wie Heroin ein Morphinabkömmling. Kupferschmidt: «Eine Überdosis kann zu Unruhe, Halluzinationen und Verwirrung führen, sehr hohe Dosen zu Bewusstlosigkeit, epileptischen An­fällen und Atemstillstand.»

In den USA forderte Dex­tromethorphan mehrere Todesopfer und wurde deshalb unter Rezeptpflicht gestellt. Nicht so in der Schweiz: Das Interesse der breiten Bevöl­kerung, die das Medikament schnell und ohne Arztbesuch gegen Husten einsetzen möchte, sei schwerer zu gewichten, als ein paar Missbrauchsfälle, begründet Joachim Gross, Sprecher von Swissmedic.

Apotheken stellen ebenfalls eine Zunahme der Nachfrage nach Bexin fest. Wie einfach es für Jugendliche ist, an die 7.50 Franken teure Arznei zu gelangen, ist unklar. «Wir sind sehr vorsichtig, suchen das Gespräch und geben im Zweifelsfall das Medikament nicht heraus», sagt Monika Roth von der Bahnhofsapotheke Zürich.

nm

mercredi 30 avril 2008

Le conflit à la RSR tourne mal sur le Net

Le conflit à la RSR tourne mal sur le Net







SUISSE ROMANDE. La direction de la radio fait une cuisante expérience avec un agent de communication qui devait l'aider à gérer la crise.

François Modoux
Samedi 26 avril 2008


On avait bien compris que la crise des fichiers pédophiles à la Radio suisse romande (RSR) était le résultat d'un rare cafouillage. On croyait avoir tout vu, on se trompait! Alors que le climat est «à la reconstruction» d'un climat de confiance, un épisode calamiteux a de nouveau secoué la Maison de la radio cette semaine. Le conseiller en communication que la direction de la RSR a engagé le 10 avril pour surmonter la crise a commis un impair peu en rapport avec la réputation de son employeur, l'agence Rochat & Partenaires. Comme l'a annoncé 20 minutes, la direction de la RSR a dû rompre le contrat pour couper court aux interprétations malveillantes sur son éventuelle complicité.

Sous le pseudonyme de Goldorak, l'employé de Rochat & Partenaires s'est infiltré sur le site de Jorge Resende, l'informaticien licencié par la RSR et en croisade pour sa réintégration Deux jours durant, l'agent de communication a inondé de ses commentaires le livre de visite du site tenu par la famille Resende. S'intercalant entre les messages de soutien à l'informaticien, il a interpellé anonymement Resende et a critiqué les moyens de son combat, poliment mais en donneur de leçons.

«Monsieur Resende joue le bon rôle. Celui de Robin des Bois qui lutte contre le méchant shériff de Nottingham ou celui du pauvre David qui lutte contre le méchant Goliath. Apparemment son image est parfaite mais pas aussi lisse qu'il veut bien le dire. A lire son site, Jorge devrait plutôt s'appeler Jésus...» a par exemple posté Goldorak. Ou encore ce genre de conseil: «Ne devenez pas un Don Quichotte qui cherche à combattre des ennemis qui n'existent pas.»

«L'avocat du diable»

Se qualifiant d'«avocat du diable» et d'«internaute qui n'aime pas les partis pris monolithiques», Goldorak a répliqué à tous les internautes postant des messages pour Resende, cherchant à les discréditer. Il semble aussi avoir cherché à pousser l'informaticien à le censurer. Mais Resende s'est montré le plus futé et il a démasqué son contradicteur.

Relire Goldorak écrire que «la RSR semble communiquer dorénavant de façon plus transparente» finit de disqualifier le sous-marin de Rochat & Partenaires.

François Huguenet, associé de l'agence à Lausanne, est gêné. Son employé a mené cette action sur le Net «en solitaire, sans en référer à ses supérieurs ni à son mandant», assure-t-il. Une éventuelle sanction contre l'employé, connu comme un blogueur patenté, sera décidée plus tard, à froid. A la radio, on ne veut pas gloser davantage sur «cette démarche stupide». La confiance avec le consultant rompue, le contrat a été dénoncé.

dimanche 27 avril 2008

«An der Regulierung kann es nicht liegen» - Wirtschaft - Tages-Anzeiger

«An der Regulierung kann es nicht liegen» - Wirtschaft - Tages-Anzeiger

22. April 2008, 19:17

«An der Regulierung kann es nicht liegen»

Der Swisscom-Chef Carsten Schloter erklärt, wieso die Swisscom im Mobilfunk immer dominanter wird, wann sich das iPhone lohnt und warum Bluewin TV in Gefahr ist.

Carsten Schloter: «An der Regulierung kann es nicht liegen»
Keystone Carsten Schloter: «An der Regulierung kann es nicht liegen»

Mit Carsten Schloter sprach Angela Barandun

Herr Schloter, die Swisscom gilt als Favoritin für die Einführung des iPhone in der Schweiz. Wenn Sie den Zuschlag bekommen, müssen Sie Apple am Umsatz beteiligen. Kann das überhaupt rentieren?

Es ist völlig unklar, wie viel die Anbieter in Deutschland, Frankreich und Grossbritannien an Apple überweisen müssen.

Gehen wir von den 30 Prozent des Umsatzes aus, die kursieren. Rentiert es dann?

Die Frage ist, ob das iPhone bei einem Vertragsabschluss verbilligt wird wie alle anderen Geräte oder nicht. Ob es sich lohnt, hängt aber auch vom Markt ab. Aber es kann aufgehen.

Ist die Umsatzbeteiligung an und für sich keine gefährliche Tendenz für Anbieter?

Ich glaube, dass nur ein einziger Anbieter in der Lage ist, eine Umsatzbeteiligung durchzusetzen. Das ist Apple. Warum? Weil die meisten Apple-Kunden leidenschaftliche Kunden sind. Sie entscheiden sich in erster Linie für das iPhone, und nicht für den Telekommunikations-Anbieter. Kein anderer Gerätehersteller verfügt über Kunden, die so religiös an der Marke hängen. Das ist die Stärke des Unternehmens. Apple macht das einfach wirklich gut und hat das verdient. Das ist einfach ein brillantes Unternehmen.

Das iPhone könnte Ihnen neue Kunden bringen. Die Swisscom gewinnt aber schon jetzt im Mobilfunk Marktanteile, die Konkurrenz kommt nicht vom Fleck. Ist die Swisscom zu gut? Die Konkurrenz zu schlecht? Oder die Regulierung Schuld?

Es wäre unanständig zu behaupten, dass die anderen Anbieter einen schlechten Job machen. Aber an der Regulierung kann es auch nicht liegen. Kein europäisches Land kennt im Mobilfunk Gesetze, die zum Ziel haben, die Marktverhältnisse zwischen den Anbietern zu beeinflussen.

Trotzdem wird die Swisscom immer dominanter.

Es wäre anmassend zu behaupten, dass unsere Strategie die Ursache dafür ist. Eines stellen wir allerdings klar fest: Der Kündigungswillen unserer Kunden ist im Vergleich zu jenen von Sunrise und Orange deutlich niedriger.

Die Swisscom hatte einen Startvorteil, den die Konkurrenz nie aufholen konnte. Sie hatte bereits ein Mobilfunknetz, als die anderen noch nicht mal eine Lizenz hatten.

Das mag in den ersten Jahren sicherlich der Fall gewesen sein. Genau deshalb haben wir Orange in der Anfangsphase Zugang zu unserem Netz gewährt. Ausserdem haben wir in den ersten drei Jahren der Liberalisierung ein Drittel unserer Kunden verloren. Das war heftig.

Was war der Auslöser für die Kehrtwende?

Dafür ist unter anderem unser Liberty-Tarif verantwortlich. Er hat den Kunden wirklich etwas gebracht: Sie haben ihr Gesprächsverhalten komplett verändert und telefonieren heute deutlich länger.

Liberty war sicher ein Erfolg. Aber wohl kaum Matchentscheidend.

Doch. Auch, weil der Liberty-Tarif die Kunden immun gegenüber Mitbewerbern macht, die auf Minutenbasis abrechnen. Bei einem Wechsel müssten unsere Kunden ihre Verhaltensänderung wieder rückgängig machen  und würden eine frisch gewonnene Freiheit wieder verlieren. Zentral war auch die Einführung unseres Billigangebots M-Budget Mobile. Es kam genau zum richtigen Zeitpunkt.

Je mehr Erfolg Sie im Mobilfunk haben, desto grösser wird der Druck aus der Politik. Der Telecom-Regulator kann nicht zulassen, dass die Swisscom ihren Marktanteil auf 70 Prozent ausbaut.

Solange die Preise für die Kunden sinken und wir Mitbewerber nicht mit Dumping-Preisen aus dem Markt drängen, frage ich Sie: Wo liegt das Problem? Vor allem, wenn auch unsere Mitbewerber Geld verdienen.

Das tönt zwar gut. Politisch hat diese Argumentation allerdings keine Chance.

Zweck der Liberalisierung ist ja nicht per se, den Marktanteil der Swisscom zu senken. Die Idee ist, dass die Preise für die Konsumenten sinken. Dass Investitionen getätigt werden. Dass ein Infrastrukturwettbewerb stattfindet. Solange das passiert, ist doch alles in Ordnung.

Aber können Sunrise und Orange noch Geld verdienen, wenn Ihr Marktanteil bei 70 Prozent liegt?

Ich habe überhaupt keinen Grund zu befürchten  oder zu hoffen! , dass unser Marktanteil so stark steigen könnte. Unsere Mitbewerber beschweren sich ja nicht nur, sie bringen auch neue Angebote. Sie werden auch wieder Marktanteile gewinnen. Und das zwingt uns wiederum dazu zu handeln.

Der Erfolg der Swisscom hat dazu geführt, dass auch der Druck in der Öffentlichkeit zugenommen hat.

Diesen Eindruck kann man gewinnen. Wir bemühen uns deshalb  speziell auch auf der regulatorischen Seite  sehr viel mehr Kooperationsbereitschaft zu zeigen.

Auch intern versuchen Sie das Klima zu verbessern. Sie haben in einem Schreiben an alle Mitarbeitenden offiziell die Du-Kultur eingeführt. Eine Reaktion auf Reibereien bei der kürzlichen Umstrukturierung?

Nein. 98 Prozent der Menschen im Unternehmen haben sich bereits bisher geduzt.

Dann gibt es ja auch keinen Grund, das Du von oben herab zu verordnen.

Doch, weil es Hemmungen gab gegenüber der Führung. Die Mitarbeitenden haben sich gefragt: Können wir Carsten Schloter auch duzen?

Aber lässt sich so etwas nicht besser zwischenmenschlich lösen?

Mit über 15 000 Menschen? Das ist etwas schwierig.

Die Empfangsdame wird Sie ja auch heute nicht duzen, oder?

Doch, natürlich.

In diesem Fall widersetzt sich Ihr Pressesprecher den geltenden Regeln. Er hat die Dame gesiezt.

Das ist, weil er Deutscher ist. Nein, Scherz beiseite: Das Duzen ist ja keine Anordnung, sondern eine Möglichkeit.

Wieso haben Sie dann keinen Brief verschickt àla: Carsten Schloter bietet Ihnen das Du an?

Weil es nicht nur um mich geht, sondern um das ganze obere Management. Ich glaube, die Öffentlichkeit ist davon ausgegangen, dass bei uns immer noch eine Sie-Kultur vorherrscht.

Nein. Ich finde es lediglich eigenartig, dass man so eine informelle Sache wie das Duzen so formal einführt.

Es kann durchaus sein, dass unsere Kommunikation dazu nicht geschickt war.

Ich weiss auch nicht, ob ich mich als Empfangsdame wohl dabei fühlen würde, Sie auf einmal zu duzen.

Ich wurde praktisch an jedem Mitarbeiteranlass gefragt, warum wir nicht offiziell die Du-Kultur einführen. Auf allen Ebenen duzt man sich, nur mit dem Topmanagement war das Verhalten bisher unklar. Es gibt auch heute noch Menschen, die mich siezen. Aber das sind ganz wenige. In französischen Unternehmen duzt man sich systematisch. Man spricht sich mit dem Vornamen an und siezt sich.

Im Markt aber ist der Umgangston viel rauer geworden. Warum?

Wollen unsere Mitbewerber auf politischer Ebene etwas bewirken, müssen sie zwangsläufig versuchen, die Swisscom an den Pranger zu stellen. Wenn ein alternativer Anbieter es schafft, die Regulierung zu seinen Gunsten zu beeinflussen, ist sein Unternehmen auf einen Schlag viel mehr Wert. Ich verurteile das nicht.

Sind wir uns den Ton bloss nicht gewohnt, weil bisher keiner der Swisscom Gegenwehr geboten hat?

Nein, es liegt eher am Zeitpunkt. Bei der Umsetzung der Entbündelung geht es für alle Anbieter um sehr viel Geld. Das führt dazu, dass die Diskussion durch eine hohe Emotionalität gekennzeichnet ist. Das wird sich auch wieder ändern.

Wäre das Klima ein anderes, wenn die Liberalisierung strenger gewesen wäre?

Die Vorwürfe wären genau dieselben. Es ist ja nicht so, dass das Geschäft unserer Mitbewerber nicht rentiert. Unter dem Strich nehmen sie Geld ein.

Sunrise argumentiert, dass sie auf Grund Ihrer überhöhten Wiederverkaufspreise bei den Breitbandanschlüssen Verlust macht.

Die absolute Marge in Franken liegt bei diesem Angebot bei über 10 Franken pro Monat. Sie werden kaum ein anderes Land in Europa finden, in dem ein alternativer Anbieter eine so hohe Marge für ein reines Wiederverkaufsangebot vorweisen kann.

Also übertreibt Sunrise?

Fragen Sie Sunrise doch mal, wie viel ihr Mutterkonzern TDC den alternativen Anbietern in Dänemark an absoluter Marge lässt. Ob Sunrise Geld verdient oder nicht, kann ich nicht beurteilen. Aber die Marge ist deutlich höher als in Resteuropa.

Telecom-Regulator Marc Furrer schlägt vor, dass Sunrise und Orange ihre Mobilfunknetze zusammenlegen, um Kosten zu sparen. Was halten Sie davon?

Der Vorschlag ist nicht überraschend. Mittlerweile ist klar, dass Sunrise zum Verkauf steht. Falls sich kein Ausländer in die Schweiz wagt, kommen als Käufer nur Cablecom und Orange in Frage. Da muss sich der Regulator doch überlegen, ob er zu einem solchen Zusammenschluss Hand bieten würde oder nicht.

Und mit dieser Aussage tut er das?

Ja, er öffnet eine Tür. Angesichts der Marktsituation ist das verständlich.

Herr Furrer schlägt auch vor, dass die Anbieter beim Bau von Glasfasernetzen zusammenarbeiten.

Es macht keinen Sinn, unkoordiniert mehrere Glasfasernetze zu ziehen. Die Ausgaben für den Bau, die 80 Prozent der Gesamtkosten ausmachen, dürfen nicht mehrmals getätigt werden.

Konkret: Es soll nur einmal gegraben werden.

Genau.Wenn die Swisscom einen Strassenzug erschliesst, fragt sie die Mitbewerber an, ob sie auch an Leitungen interessiert sind. Wenn ja, verlegt sie für diese eigene Leitungen.

Das machen Sie heute schon?

Wir sind im Gespräch mit verschiedenen Elektrizitätswerken und mit der Cablecom, um Pilotversuche zu starten.

Warum braucht denn jeder seine eigene Glasfaser? Ist das nicht unsinnig?

Das Netz wird zwar ein bisschen teurer, allerdings machen die Glasfaser und die Elektronik dahinter nur 20 Prozent der Gesamtkosten aus. Dafür entsteht Wettbewerb beim Bau und Betrieb und die Kosten sinken. Davon profitieren am Ende die Konsumenten und jene Betreiber, die kein eigenes Glasfasernetz bauen.

Wie das?

Wenn das Elektrizitätswerk Zürich sein Glasfasernetz anderen Anbietern zur Verfügung stellt, bleibt der Swisscom gar nichts anderes übrig, als das auch zu tun. Und zwar zu marktüblichen Bedingungen.

Können Sie das erklären?

Ein Beispiel: Heute spielt der Wettbewerb zwischen der Cablecom und der Swisscom. Das hat auch Auswirkungen auf Wiederverkäufer wie Sunrise. Wenn die Endkundenpreise sinken oder die Leistung steigt, müssen wir auch die Wiederverkaufsbedingungen anpassen. Ansonsten hätten unsere Wiederverkäufer keinen Stich mehr gegen die Cablecom. Und das ist nicht in unserem Interesse.

Trotzdem: Wieso kann man sich beim Bau der Glasfasernetze nicht wenigstens auf einen gemeinsamen Standard einigen? Heute sind das Glasfasernetz der Swisscom und das des EWZ nicht kompatibel.

Ja, das ist so. Das Problem ist, dass wir heute nicht wissen, welche Netzwerkarchitektur sich in den nächsten 15 Jahren als die richtige erweisen wird. Und diese hat einen erheblichen Einfluss auf die Leistungsfähigkeit des Netzes. Fällen wir einen Entscheid, der sich in 4 Jahren als falsch erweist, müssen wir nachinvestieren. Allerdings nur, wenn es einen Infrastrukturwettbewerb gibt. Haben alle das gleiche Netz, fehlen die Anreize.

Also läuft es auf einen Formatkrieg hinaus?

Im Netz ja. Bei der Verkabelung innerhalb des Hauses versuchen wir das zu verhindern. Dort ist es extrem wichtig, dass der Hauseigentümer die Gewissheit hat, dass seine Verkabelung anbieterunabhängig funktioniert. Darum wollen wir mit der Cablecom und den Elektrizitätswerken einen gemeinsamen Standard definieren.

Anstelle des Telefonsteckers und der TV-Buchse werden wir also bald Computerstecker sehen?

Ja. So genannte Ethernet-Stecker.

Aber es gibt gar keine Endgeräte, die man dort einstöpseln könnte.

Der Fernseher etwa hat noch keinen solchen Stecker. Aber handelsübliche Modems und Settop-Boxen zum Empfang von Digital-TV haben einen.

Eine Box, wie man sie etwa für das Fernsehangebot der Swisscom braucht. Bislang war Bluewin TV allerdings kein Erfolg.

Ja, wir hatten uns weniger Kosten erhofft, und mehr Kunden.

Insgesamt ist Bluewin TV kein Ruhmesblatt.

Im internationalen Vergleich gibt es zwei Kategorien von Ländern: Solche mit Kabelnetzen und solche ohne. Wo es keine Kabelnetze gibt, ist Fernsehen übers Internet teilweise erfolgreicher als in der Schweiz, etwa in Italien und Frankreich. Wenn sie sich aber die Qualität anschauen, ist sie weitaus geringer als in der Schweiz.

Die italienische Swisscom-Tochter Fastweb ist also schlechter als Bluewin TV?

Lassen Sie es mich so formulieren: Fastweb ist hinsichtlich Programmbreite und Funktionalität besser. Beim Video on Demand (jederzeit abrufbare Filme im Stil einer Videothek, Anm. der Red.) und beim Sportangebot ist Bluewin TV im Vorteil.

Und bei der Bildqualität?

Bei der Bildqualität und -stabilität sind wir heute etwas besser als Fastweb.

Und daran ist die Cablecom Schuld?

Bei uns setzt das Kabel einfach einen Recht hohen Standard. Das war von Anfang an unsere grosse Herausforderung.

Im Parlament wird im Sommer darüber diskutiert, ob digitales Fernsehen reguliert werden soll. Im Fokus steht vor allem die Cablecom. Allerdings wäre auch Bluewin TV betroffen, oder?

Ja, wenn die Motion so durchkommt, und die Settop-Boxen reguliert werden, wäre das wohl der Todesstoss für Bluewin TV.

vendredi 25 avril 2008

Migros va augmenter le prix du riz...

La Migros augmente le prix du riz

En raison de la flambée des cours et des difficultés d'approvisionnement, la Migros envisage d'augmenter de 10 à 20 centimes le prix du kilo de riz. Coop et Denner attendent.
«A compter de mai, Migros va adapter en permanence le prix du riz, dans une fourchette de 10 à 20 centimes selon les variétés», explique Monika Weibel,porte-parole du numéro un du commerce de détail en Suisse. De fait, les cours mondiaux du riz flambent, en raison, d'une part, d'une production insuffisante et, d'autre part, de la spéculation. Victime des inondations, l'Inde, l'un des plus gros pays producteurs, n'exporte quasiment plus de riz, pour protéger ses circuits d'approvisionnement intérieurs.

Migros cherche ainsi d'autres filières d'approvisionnement que l'Asie, comme l'Amérique latine et plus particulièrement l'Uruguay. Le grand distributeur achète également du riz européen, notamment espagnol et italien. Ses stocks sont pleins encore jusqu'à l'automne. «Il n'y a aucune rupture d'approvisionnement pour aucune variété de riz», selon Monika Weibel.

La situation de la Suisse n'est aucunement comparable à celle des Etats-Unis, où les achats de riz et de pâtes ont été plafonnés, les consommateurs effectuant des provisions par crainte de la pénurie. Que ce soit Migros, Coop ou Denner, les grands distributeurs ne signalent aucun achat massif de la part de la clientèle.

Pour sa part, Coop ne veut pas encore répercuter la flambée des cours du riz sur les consommateurs. «Nous essayons, comme toujours, de supporter nous-mêmes aussi longtemps que possible les hausses de prix des matières premières», a déclaré à l'AP le porte-parole du distributeur, Takashi Sugimoto. Denner n'envisage pas non plus d'augmenter les prix.

Source: AP

dimanche 6 avril 2008

Christoph Brand: «Ein Knopfdruck – und wir sind weg»

Christoph Brand: «Ein Knopfdruck – und wir sind weg»

Der Sunrise-Chef klagt über das De-facto-Monopol der Swisscom und die Sünden der Politiker. Diese fordert er zum sofortigen Handeln auf, sonst werde es in der Schweiz bald keinen Wettbewerb mehr geben. Verzögerungstricks seien völlig fehl am Platz.



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Interview: Michael Kuhn
Handelszeitung 01.04.2008


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Wie ist Ihr Verhältnis zu Swisscom-Chef Carsten Schloter?

Carsten Schloter: Emotionslos, sachlich.

Ach ja?

Brand: Ja, wirklich. Ich unterscheide immer zwischen dem Menschen und der Rolle, mindestens im Geschäftsleben.

Und von Seiten von Swisscom?

Brand: Es gibt eine inhaltliche Debatte, und hier können Carsten Schloter und ich nicht der gleichen Meinung sein. Ich würde nie auf eine persönliche Ebene gehen.

Sie weichen der Frage aus.

Brand: Der Schlagabtausch zwischen uns und Swisscom wurde hochstilisiert. Und wie Swisscom kommuniziert, dazu möchte ich mich nicht äussern.

Genau hier liegt das Problem der Branche.

Brand: Was meinen Sie?

Sie streiten über die Politik und die Medien, diskutieren aber nicht in Ihren Verbänden. Es herrscht nur in einem Punkt Konsens: Dass es keinen gibt.

Brand: So falsch ist das nicht. Es stimmt, dass wir zu wenig hart in unseren Branchenverbänden Dinge zur Sprache bringen. Wir können in gewissen Punkten aber auch gar nicht einer Meinung sein. Auf der anderen Seite haben wir mit Swisscom, Orange oder Cablecom auch viele gemeinsame Interessen.

Aber in der wesentlichen Frage haben Sie keinen gemeinsamen Nenner: Ob es eine weitere Liberalisierung braucht oder nicht.

Brand: Bis auf Swisscom sind wir uns schon einig, dass etwas passieren muss. Nur beim «was» bestehen Differenzen.

Für Swisscom ist klar, dass jetzt erstmals das neue Fernmeldegesetz von Ende letzten Jahres umgesetzt werden sollte, bevor neue Baustellen eröffnet werden.

Brand: Finden es unsere Kunden erfreulich oder nicht, dass sie bei uns jetzt gratis ADSL haben können? Sollen wir unseren Kunden sagen, wir senken die Preise nicht mehr und machen auch keine neuen Angebote mehr, bis wir alle unsere alten Hausaufgaben erledigt haben?

Ihre Antwort bitte.

Brand: Natürlich nicht. Gerade weil die Schweiz in Sachen Liberalisierung gegen sieben Jahre allen EU-Ländern hinterherhinkt, haben wir den Auftrag, doppelt und dreimal so schnell vorwärts zu machen.

Weshalb? Sie können die Politikerinnen und Politiker doch auch ein paar Monate nicht mehr nerven und zuerst die Entbündelung der Letzten Meile vorantreiben.

Brand: Letzteres tun wir sowieso. Aber die Realität ist, dass Swisscom auf höchstem Niveau Marktanteile gewinnt, was im internationalen Vergleich einmalig ist. Das ist kein Rezept für mehr Wettbewerb. Und Sie kennen das politische Tempo in der Schweiz. Wir müssen jetzt handeln.

Und wer ist schuld an der Verzögerung? Ihr ehemaliger Arbeitgeber?

Brand: Swisscom verteidigt zu Recht die Interessen ihrer Aktionäre und Mitarbeiter. Es gab in der Revision des Fernmeldegesetzes die irrige Annahme, dass der Infrastrukturwettbewerb zwischen den Kabelnetzbetreibern und den Telekomanbietern genügend Dynamik in den Markt bringen würde.

Das hat er doch.

Brand: Wie bitte? Swisscom hat einen Marktanteil bei Breitbandanschlüssen von 70%, Tendenz klar steigend, und die Preise liegen immer noch das Zwei- bis Dreifache über dem europäischen Durchschnitt. Und der Gewinn ist immer noch um den Faktor 10 grösser als bei der Nummer zwei im Markt. Bei den Hausanschlüssen ist die Swisscom wieder bei über 92%, Tendenz ebenfalls wachsend. Kurz: Es gibt heute keinen Wettbewerb im Festnetzumfeld.

Sie malen den Monopol-Teufel an die Wand.

Brand: Wenn sich die Marktanteile so weiterentwickeln, beherrscht Swisscom in einigen Jahren wieder in allen Bereichen 80 bis 90% des Marktes. Und was ist das anderes als eine De-facto-Monopolsituation?

Weshalb diese Jammerei? Sie könnten doch einfach mehr Geld in die Hand nehmen und in die Infrastruktur investieren.

Brand: Erstens: Sunrise hat bereits 4 Mrd Fr. in ihre Infrastruktur investiert. Zweitens: Allein in den Jahren 2002 bis 2007 haben wir Swisscom insgesamt 2 Mrd Fr. für die Benutzung ihrer Festnetzinfrastruktur bezahlt. Drittens: Wir haben unseren Investoren seit der Gründung von Sunrise kumuliert weniger als 200 Mio Fr. Dividenden gezahlt. Sorry, aber da sieht wirklich jeder, dass hier etwas krumm ist.

Ja, tatsächlich: Weshalb haben Sie die 2 Mrd Fr. nicht einfach in den Aufbau einer eigenen Festnetzinfrastruktur gesteckt?

Brand: Es wäre wirklich völlig blödsinnig ? und abgesehen davon auch viel zu teuer ?, die ganze Schweiz umzugraben und nochmals eine komplette Infrastruktur zu jedem Haus zu legen. Das kann ja niemand im Ernst wollen. Wir hätten das Geld tatsächlich lieber in eine eigene Infrastruktur gesteckt, und zwar bei der Entbündelung der Letzten Meile. Aber das durften wir nicht.

Sie investieren jedes Jahr hunderte von Mio Fr. und verlieren trotzdem Marktanteile. Macht Sunrise nicht einfach einen schlechteren Job als Swisscom?

Brand: Es geht nicht allen toll und nur Sunrise schlecht. Alle verlieren laufend Marktanteile, Tele2 ist aus dem Festnetzgeschäft sogar faktisch ausgestiegen. Es ist ein Marktthema, nicht ein Sunrise-Thema. Wenn wir Swisscom für ein Grosshandels-produkt 85 Fr. pro Monat bezahlen müssen, welches Swisscom den Kunden für 69 Fr. verkauft ? und zwar in einem Bereich, in dem sie 100% des Grosshandels beherrscht ?, kann niemand langfristig überleben. Solche Tricks sind aber üblich.

Sunrise kommt aber auch da nicht vom Fleck, wo sie über eine eigene Infrastruktur verfügt und von Swisscom völlig unabhängig ist: Im Mobilfunk.

Brand: Moment mal: Im Mobilfunk haben wir und Orange immerhin je rund 20% Marktanteil. Das ist deutlich mehr als im Festnetzgeschäft.

In welchem Land mit drei unabhängigen Mobilfunknetzen hat der ehemalige Monopolist einen Marktanteil von über 60%? In keinem.

Brand: Stimmt.

Also macht Sunrise ihren Job schlecht.

Brand: Das hat damit nichts zu tun. Auch im Mobilfunk wurde der Markt viel zu spät geöffnet. Deshalb konnte Swisscom tausende Antennen mehr als alle anderen bauen und sich die besten Standorte sichern. Aber es ist natürlich auch so, dass wir einige Dinge hätten besser machen können.

In der Schweiz ist es doch so: Die Kunden springen nicht sehr rasch auf die günstigsten Preise auf. Die Zauberformel der Marktanteile im Mobilfunk von 60:20:20 für Swisscom, Sunrise und Orange gilt schon seit Jahren. Ändert sich daran je etwas?

Brand: Das ist eine gute Frage. Ich weiss es nicht. Es ist in der Schweiz wirklich so, dass Privat- und KMU-Kunden freiwillig viel zu hohe Preise zahlen. Das ist bei den Krankenversicherungen so, und so ist es auch im Telekomsektor. So könnten 80 bis 90% aller Handykunden sofort ihren Anbieter wechseln und substanziell Geld sparen ? und zwar ohne Qualitätseinbussen.

Wenn die Kunden gar nicht weg wollen von Swisscom, wie wollen Sie hier dann bitte Marktanteile gewinnen?

Brand: Erstens: Transparenz. Vielen ist gar nicht bewusst, wie viel Geld sie einfach für nichts bezahlen. Zweitens: Noch innovativer werden, immer etwas Neues bringen. Drittens: Weiter investieren, wo wir können, das legt die Grundlage der neuen Angebote. Wir sind auf einem guten Weg, die Signale aus dem Markt sind positiv.

Auch wenn das so ist: Swisscom muss nur auf den Knopf drücken, und Sunrise ist weg vom Markt.

Brand: Falsch. Swisscom muss nur auf den Knopf drücken ? und es gibt überhaupt keine Konkurrenz mehr.

Sie rufen nach mehr Staat?

Brand: Ich bin a priori gegen Staatseingriffe. Aber die eigentliche Sünde wurde früher begangen, als man ein Monopol im Telekomsektor überhaupt zuliess. Jetzt muss die Politik dieses Problem lösen, und zwar richtig ? mit einer Liberalisierung, die den Namen verdient. Die Politik muss nun handeln und den gesetzlichen Rahmen sofort umsetzen. Verzögerungstricks mag es nicht leiden. Wir müssen jetzt handeln, damit wir in fünf Jahren noch Swisscom-Konkurrenten in der Schweiz haben.

Was ist ihr Worst-Case-Szenario?

Brand: Der Grad der Liberalisierung bleibt so tief wie bisher, und Swisscom unternimmt auf dem Rechtsweg weiterhin alles, um diese zu verzögern. Die Swisscom-Preise und die Wechselbereitschaft bleiben, wo sie sind. Dann werden alle Investoren wie TDC, France Télécom, Tele2 oder Liberty Global ihre Investitionen auf das absolute Minimum zurückfahren, um noch eine Rendite zu erzielen. Die Marktanteile von Swisscom werden weiter wachsen, die Innovationen werden zurückgehen und die Preise hoch bleiben.

Werden alle in der Schweiz bleiben?

Brand: Kaum. Der eine oder andere Investor wird sich zurückziehen. Oder es findet eine Konsolidierung statt.

Wie lange gibt es Sunrise noch?

Brand: So lange es eine Nachfrage nach Telekomdiensten in der Schweiz gibt.

dimanche 23 mars 2008

Viande de supermarché Hum c'est pas bon !

Viande de supermarché Hum c'est pas bon !
Vidéo envoyée par Nyxem

FRAUDE ALIMENTAIRE ET MAL BOUFFE

90' Enquêtes

Enquête dans les coulisses de la restauration..
Vous pensiez que la viande achetée en grande surface et supermarché est de qualité ? Détrompez vous !
La remballe est monnaie courante quand la viande est périmée.
Cette vidéo date mais ceux qui ne l'aurai pas vu...

Retrouvé sur www.Koreus.com

2/2 - Remballe de Viande Perimee

2/2 - Remballe de Viande Perimee
Vidéo envoyée par Up-Date

deuxième partie

1/2 - Remballe de Viande Perimee

1/2 - Remballe de Viande Perimee
Vidéo envoyée par Up-Date

Première partie

mardi 18 mars 2008

Pour y voir plus clair dans les offres Internet

Le Temps - Multimédia

Pour y voir plus clair dans les offres Internet







COMPARATIF. Chaque opérateur tente de se différencier en proposant des connexions pour petit budget, des services combinés et de larges bandes passantes. De plus, les premières offres dites «dégroupées» sont là. Tour d'horizon.

Anouch Seydtaghia
Lundi 17 mars 2008


Pince coupante dans la poche, le technicien de Swisscom grimpe sur son échelle. Il tire un câble tout en haut d'une armoire, le prend avec lui, et va le connecter à une autre installation, appartenant à Sunrise. Quelques secondes plus tard, le tour est joué. L'un des 10000 ménages reliés à ce central Swisscom de la ville de Berne n'est désormais plus client de l'opérateur historique: c'est Sunrise qui s'occupe de ses communications téléphoniques, et surtout de son accès à Internet.

Mercredi passé, Sunrise s'est livré à cette petite démonstration. Avec une promesse: d'ici à l'été, l'opérateur proposera ses propres offres dites «dégroupées» en Suisse. L'on peut s'attendre à des offres d'accès à Internet moins chères, avec des débits différents de ce que l'on connaît actuellement. Pour l'heure, seuls 37 centraux de Swisscom ont été ainsi dégroupés par son concurrent: ils seront 120 d'ici à fin 2008, 500 fin 2010, lorsque Sunrise couvrira ainsi 80% des ménages du pays. Un autre opérateur, plus petit, VTX, propose quant à lui déjà des services dégroupés. Autant dire que les offres se multiplient. Essayons d'y voir plus clair

• Les offres classiques

L'offre ultra-traditionnelle, c'est bien sûr la connexion 3500/300 kbit/s (49 francs par mois) vendue par Bluewin et revendue par ses concurrents. Une liaison largement suffisante pour surfer et regarder des vidéos. Les plus gourmands opteront peut-être pour l'offre 5000/500 kbit/s à 59 francs par mois. Les câblo-opérateurs (Cablecom, téléréseau de Lausanne, Genève, etc.) proposent des offres similaires, souvent pour des prix légèrement moins élevés.

• Les offres liées

Sunrise: Si l'on s'inscrit jusqu'au 30 avril, l'opérateur offre la liaison 3550/300 kbit/s, et ce sans limite de temps. Conditions: souscrire à un abonnement de téléphonie mobile chez Sunrise (Zero plus ou Max), et que ses communications fixes passent aussi par Sunrise. Plus d'informations sur le site http://freeinternet.ch

Swisscom: Si l'on ne souhaite pas payer les 25,25 francs par mois, Swisscom permet de ne payer que la connexion DSL (par exemple 49 francs par mois pour du 3500/300 kbit/s). Condition: souscrire à un abonnement de téléphonie mobile (Natel Swiss Liberty ou Natel Pro). Attention à la facture salée pour les grands parleurs, qui ne disposent alors bien sûr plus de ligne fixe.

Orange: L'opérateur offre un rabais de 10 francs par mois sur une connexion DSL (par exemple 39 francs par mois au lieu de 49) à ses clients en téléphonie mobile.

• Les offres «petit budget»

Depuis quelques jours, Cablecom commercialise (aussi à Genève) une offre intéressante: pour 5 francs par mois, une liaison de 250/100 bit/s. De quoi lire aisément ses e-mails et surfer un peu. Condition: souscrire aussi à l'offre de téléphonie fixe de Cablecom (20 francs par mois, au lieu des 25,25 de Swisscom). Sur la ligne téléphonique, Swisscom propose une connexion ADSL 300/100 kbit/s pour 9 francs par mois, plus 2,40 francs de l'heure. Sunrise vend la même liaison pour 9 francs par mois (20 Mo inclus de données échangées comprises, 19 centimes par Mo supplémentaire).

• Les offres dégroupées

En Suisse romande, VTX propose une offre intéressante. Pour les ménages dégroupés - il faut le vérifier attentivement sur le site de l'opérateur -, il est possible de bénéficier d'une connexion DSL de 5000/300 kbit/s pour 34 francs par mois (plus les 25,25 francs pour la ligne téléphonique). Les appels téléphoniques sont proposés à des prix très intéressants.

• Les offres très rapides

Les adeptes du peer-to-peer et du surf ultra-rapide opteront soit pour l'offre 20000/8000 kbit/s de Swisscom (69 francs par mois), soit pour celle de Cablecom (25000/2500 kbit/s, 75 francs par mois). Mais, attention, il suffit d'être un peu éloigné du central de Swisscom ou d'être dans un immeuble où vivent plusieurs clients de Cablecom pour que ces vitesses ne soient pas pleinement atteintes. Il s'agit de la vitesse maximale théorique.

lundi 17 mars 2008

16.03.2008: Lidl verschiebt den Schweiz-Start | > CH | Jetzt im «Sonntag» | www.sonntagonline.ch

16.03.2008: Lidl verschiebt den Schweiz-Start | > CH | Jetzt im «Sonntag» | www.sonntagonline.ch

Lidl verschiebt den Schweiz-Start


Der zweite deutsche Discounter Lidl legt erst 2009 in der Schweiz los. Schwierige Verhandlungen mit lokalen Lieferanten verunmöglichen einen Start im Herbst dieses Jahres.

Von Nicole Kircher

Der geplante Start von Discounter Lidl in der Schweiz noch dieses Jahr rückt in weite Ferne. Nach Informationen des «Sonntags» können die Deutschen erst im nächsten Jahr starten.

Der Grund für die Verzögerung sind schleppende Verhandlungen mit Lieferanten. Die Gespräche starteten in den letzten Wochen. Verschiedene Markenartikelhersteller sind gegenüber einer Belieferung von Lidl Schweiz skeptisch – sie fürchten um ihre stolzen hiesigen Preise.

Namentlich genannt werden will niemand. Doch hinter vorgehaltener Hand berichten mehrere Lieferanten, Lidl sei teilweise dazu übergegangen, die Belieferung für die Schweiz auf europäischer Ebene zu regeln.

Lidl wird laut der firmeneigenen Homepage in der Schweiz rund 1500 Artikel anbieten, «darunter viele Schweizer und internationale Marken». Zudem werde das Standardsortiment durch Molkereiprodukte sowie frisches Obst und Gemüse im Offenverkauf ergänzt.

Gerade bei Frischprodukten muss Lidl aufgrund der Schweizer Gesetzgebung aber zwingend mit lokalen Produzenten zusammenarbeiten. Und das ist zu einem grossen Teil Neuland für die mächtigen Deutschen.

Matthias Queck, Handelsexperte beim internationalen Analysedienst Planet Retail, erklärt: «Lidl fällt es schwerer als Aldi, die Beschaffung in neuen Ländern sicherzustellen.» Während Aldi traditionell eher mit nationalen Anbietern zusammenarbeite, setze Lidl wo immer möglich auf sein internationales Netzwerk. Zudem, so Queck, «ist Lidl nicht dafür bekannt, den Lieferanten fürstliche Preise zu zahlen». Das halte für viele den Anreiz klein, bei Lidl einzusteigen und damit die etablierten Händler zu verärgern.

Dass Lidl ein schlechter Ruf vorauseilt, bestätigt auch Unternehmensberater und Detailhandelsexperte Gotthard F. Wangler. «Man hört immer wieder Geschichten, dass Lidl Lieferanten am Freitag um 17 Uhr in die Büros bestellt und ihnen dann fünf Minuten Zeit gibt, ihren Preis zu rechtfertigen.»

Auf der anderen Seite biete eine Zusammenarbeit mit dem mächtigen Discounter auch Chancen, «etwa dann, wenn Schweizer Produkte international in die Regale aufgenommen werden».

Lidl wollte sich gegenüber dem «Sonntag» nicht zu seinem Fahrplan in der Schweiz äussern. Klar ist: Sollten die Deutschen tatsächlich erst im nächsten Jahr loslegen, wird es teuer. Bereits stehen hierzulande knapp ein Dutzend fertige Filialen, beispielsweise in Rothrist, Bellach SO oder in Frauenfeld.

Fertig gebaut ist auch der Hauptsitz in Weinfelden. Seit November arbeiten im Gebäude die ersten Mitarbeiter. Und auch beim Bau des Verteilzentrums kommt Lidl planmässig voran. Doch solange der Discounter keine lokalen Lieferanten findet, ist alle Liebesmühe umsonst.

Jetzt tritt Lidl beim Bau neuer Filialen auf die Bremse. Gemäss Experten hat das Unternehmen schon Baubewilligungen für siebzig Standorte erhalten; gut sechzig weitere sind hängig. An mehreren Orten wurden nun bestehende Baubewilligungen verlängert.

In Matten im Berner Oberland beispielsweise um zwei Jahre. Auch kein Baukran fuhr bislang in den Ostschweizer Gemeinden Widnau, Buchs und Lüchingen auf.

Dass Lidl trotz der verhaltenen Gangart in die Schweiz kommt, daran zweifelt indessen niemand. Und ist Lidl einmal da, dürfte sich die Preisspirale nochmals kräftig nach unten drehen. Experte Matthias Queck erwartet von Lidl eine deutlich aggressivere Gangart, als sie Aldi zeigte: «Lidls ganzer Werbeauftritt basiert auf dem Immer-billig-Image. Um es zu untermauern, wird der Discounter vor allem bei wichtigen Markenartikeln die Preiskeule schwingen müssen.»

Aldi profitiert zweifellos am stärks-ten von den Verzögerungen. Derweil der ewige Konkurrent Lidl noch mit Lieferanten verhandelt, eröffnet der Billiganbieter in der Schweiz planmässig einen Laden nach dem anderen. Diese Woche hat er den ersten in der Romandie eröffnet – mit Erfolg, wie in der Branche zu hören ist.
(mz/owa)

jeudi 13 mars 2008

Entbündelung der letzten Meile: Erst 1400 Haushalte sind unabhängig

Entbündelung der letzten Meile: Erst 1400 Haushalte sind unabhängig


Knapp ein Jahr nachdem das Parlament die letzte Meile der Swisscom von der Telefonzentrale zum Hausanschluss geknackt hat, ist die Öffnung noch kaum beim Endkunden angekommen. Bislang sind nur 1400 Anschlüsse von der Swisscom unabhängig.

Dabei wären derzeit 1,5 Millionen Haushalte erreichbar, sagte Swisscom Wholesale-Chef Daniel Staub im Gespräch mit der Nachrichtenagentur SDA bei der Eröffnung der ersten Telefonzentrale, die Swisscom-Konkurrentin Sunrise in Bern entbündelt hat.

Insgesamt habe die Swisscom rund 150 Telefonzentralen für die Wettbewerber geöffnet. Die Konkurrenten können dort eigene Anlagen installieren, um ihren Kunden eigene, von der Swisscom unabhängige Produkte und Dienstleistungen anbieten zu können.

Bislang hat die Swisscom mit 22 der rund 30 Konkurrenten, die das Swisscom-Netz nutzen, Verträge zur Entbündelung der Telefonzentralen unterzeichnet.

Von den rund 150 entbündelten Ortszentralen sei rund ein Drittel aller Haushalte erreichbar. Dies seien 1,5 Millionen Anschlüsse, sagte Staub. Die erste Telefonzentrale wurde im Juli entbündelt. Insgesamt hat die Swisscom rund 1400 Telefonzentralen. In die Entbündelung der letzten Meile hat der "Blaue Riese" bisher über 60 Mio. Fr. an Investitionen gesteckt.

"Wir haben viel investiert", sagte Staub: Der Ball liege jetzt bei der Konkurrenz. Am meisten Kunden angeschlossen habe bisher der Westschweizer Telekomanbieter VTX vor dem Kabelnetzbetreiber Cablecom. Auf Platz drei lägen Sunrise und Colt.

sda

mercredi 12 mars 2008

news.ch - Öffentlicher Sex erlaubt, aber Hunde an die Leine - Boulevard, Gesellschaft, Tiere

news.ch - Öffentlicher Sex erlaubt, aber Hunde an die Leine - Boulevard, Gesellschaft, Tiere

Öffentlicher Sex erlaubt, aber Hunde an die Leine

Amsterdam - In den Niederlanden ist jetzt ein Streit zwischen Hundebesitzern und Paaren entfacht. Der Grund: Die Stadt Amsterdam hat kürzlich erlaubt, dass Paare im öffentlichen Vondelpark Sex haben dürfen. (fest/firstnews)




Hunde bekommen im Vondelpark (Bild) nicht die gleichen Rechte wie Menschen - Tierliebhaber sind empört.


Allerdings sind die Hundebesitzer damit überhaupt nicht einverstanden und protestieren nun. Aktuellen Medienberichten zufolge können die Tierliebhaber nämlich nicht verstehen, warum sie ihre Hunde an der Leine führen müssen, Verliebte hingegen sich aber öffentlich vergnügen dürfen.

Die Stadtverwaltung begründet ihre Entscheidung mit den Worten, freilaufende Hunde würden die Besucher des Parks stören - öffentlicher Sex nicht. Weitere Details sind bislang nicht bekannt.

news.ch - Flocke erstmals draussen auf Erkundungstour - Boulevard, Tiere

news.ch - Flocke erstmals draussen auf Erkundungstour - Boulevard, Tiere

Flocke erstmals draussen auf Erkundungstour

Nürnberg - Exakt drei Monate nach ihrer Geburt hat die kleine Nürnberger Eisbärin Flocke ihren ersten Ausflug ins Freigehege des Tiergartens gewagt. (fest/sda)




Flocke freut sich schon auf seinen nächsten Ausflug.




Service










Begleitet von einem Pfleger habe sich das Eisbären-Mädchen für kurze Zeit an der frischen Luft getummelt, berichtete die Stadt Nürnberg.

Das Tiergartenpersonal habe aber wegen des noch nicht vollends entwickelten Immunsystems des Tieres auf eine möglichst keimfreie Umgebung geachtet, erläuterte Zoo-Tierarzt Bernhard Neurohr. Offiziell soll der Eisbären-Nachwuchs Anfang April der Öffentlichkeit präsentiert werden.

«Reif für den Knochen»

Mit drei Monaten sei Flocke nun auch «reif für den Knochen», wie Neurohr feststellte. Er überraschte das Jungtier daher mit einem doppelt abgekochten Kalbsoberschenkelknochen. «Das Rumbeissen auf dem Knochen ist wichtig für die Zahnpflege», betonte der Veterinär. Schon in den vergangenen Wochen hatte Flocke auf allem rumgebissen, was ihr zwischen die Kiefer kam.

Flocke wurde am 11. Dezember im Nürnberger Zoo geboren. Aus Furcht um ihr Leben wurde sie am 8. Januar von ihrer Mutter getrennt. Kurz zuvor hatte nämlich eine andere Eisbärenmutter im Zoo ihre beiden Neugeborenen aufgefressen.


Schweiz-Special von Panini - sport - Heute Online

Schweiz-Special von Panini - sport - Heute Online

Schweiz-Special von Panini

ZÜRICH. Schweizer Fans der Panini-Fussballabziehbilder dürfen sich auch dieses Jahr freuen. Panini produziert für die Schweiz ein Sonderheft.


554 verschiedene Bilder müssen die Schweizer Fans sammeln, um ihr Heft zu vervollständigen, 20 mehr als in den anderen Teilnehmerländern der Euro 08. Panini produziert erstmals für ein Gastgeberland ein Sonderheft mit speziellem Erscheinungsbild und Fotos einiger Nati-Stars. Zusätzlich zu den herkömmlichen Passbildern sind die Spieler auch in Action zu sehen, beim Spielen oder Jubeln. «Es ist das erste Mal, dass wir eine Sonderausgabe machen und es ist auch die einzige in Europa; nicht einmal Österreich hat ein spezielles Heft, nur die Schweiz», sagt Silvia Losi, Verantwortliche für das Schweizer Panini-Geschäft.

Schweizer halten Weltrekord

Dafür gibt es auch einen Grund. An der WM 2006 in Deutschland hat jeder Schweizer durchschnittlich sieben Päckchen mit jeweils fünf Bildern gekauft, so viel wie sonst niemand auf der Welt.

Der Verkauf der Abziehbilder beginnt am 10. April, ein Päckchen kostet neu einen Franken. An der WM 2006 in Deutschland hatte ein Päckchen noch 75 bis 90 Rappen gekostet. Am 10. April beginnt für zehn Tage auch die Aktion des «Blicks». Am ersten Tag wird der Zeitung das Heft beigelegt, an den folgenden neun Tagen jeweils sechs Bilder, wobei jeden Tag sicher ein Schweizer dabei ist.

Polémique : Pékin Express : M6 cernée par les soupçons de tricherie, actualité Médias 2.0 : Le Point

Polémique : Pékin Express : M6 cernée par les soupçons de tricherie, actualité Médias 2.0 : Le Point


Une semaine après les révélations du Canard enchaîné , les soupçons de tricherie sur la course Pékin Express pèsent de plus en plus lourd. Alors que les candidats sont censés traverser l’Amérique latine avec seulement un euro en poche par jour, Philippe Bartherotte, l’un des journalistes de l’émission, accuse la production d’aider tel ou tel candidat en payant, à l’occasion, des voitures, facilitant ainsi les victoires d’étape ou évitant les éliminations.

Bartherotte s’accuse lui-même de tricherie !

L’affaire a connu un nouveau rebondissement samedi, sur France 5, dans l’émission Revu et Corrigé de Paul Amar : le journaliste Philippe Bartherotte, à l’origine des fuites dans le Canard enchaîné, confesse avoir payé lui-même une voiture aux candidates Aurélie et Pauline lors de la sixième étape en Bolivie. Une étape que les deux soeurs ont terminée à la deuxième place.

La révélation a assommé les deux candidates, qui avaient été envoyées par M6 sur le plateau de Paul Amar pour défendre la probité de l’épreuve. Pas déçues du voyage, les deux soeurs à la blonde chevelure... Philippe Bartherotte s’est excusé auprès d’elles.

Des consignes éditoriales au ton méprisant

Le Canard enchaîné a également publié des "consignes éditoriales" rédigées par la production du jeu. Ces consignes laissent clairement entendre que le tournage est "orienté" en faveur des uns contre les autres. Ces notes internes sont rédigées chaque jour par Cendrine Gentil, la rédactrice en chef. Ainsi, à propos d’un couple de candidats en passe de remporter l’épreuve, Cendrine Gentil écrit à l’attention des journalistes suiveurs : "Attention à Terence et Olivia ! Ce petit couple aux faux airs angéliques se révèle être des vipères depuis deux étapes, un véritable poison (...) Le plus emmerdant est qu’ils protègent leur image (...) Ils sont puants, fourbes, manipulateurs et menteurs (...) Faites en sorte de ne pas les laisser s’en sortir comme ça !" Et plus loin : "Tout ce qui montre leur état d’esprit d’égoïsme, de faiblesse, de nullité d’esprit, surtout, vous les tournez. (...) Ne coupez pas la caméra par pudeur."

"Nous désapprouvons le ton méprisant de cette note interne, explique la direction de la communication de M6. Mais il ne s’agit que de simples indications de tournage. En réalité, les choses ne se passent jamais comme prévu. Ces consignes ne sont qu’une façon d’aider les journalistes." M6 explique que les débordements de Cendrine Gentil sont dus aux difficiles conditions de tournage de l’épreuve.

M6 contre-attaque

M6 a porté plainte pour diffamation à la fois contre Philippe Bartherotte et Christophe Gallot, le chef de projet de l’émission, qui a également quitté celle-ci, écoeuré par les pratiques constatées. Contacté par Le Point jeudi 6 mars, Christophe Gallot n’a pas donné signe de vie depuis. Pendant ce temps, M6 contre-attaque en évoquant le comportement douteux de Philippe Bartherotte : "Il a eu un coup de coeur pour une interprète, laquelle a quitté Pékin Express . Il a souhaité quitter la course à son tour tout en étant payé jusqu’au bout. Nous avons refusé. Et maintenant, il se venge."

Bartherotte réclame l’intégralité de son salaire

Interrogé par Le Point , Philippe Bartherotte fait tinter un autre son de cloche : "Ma vie privée ne regarde que moi. J’ai quitté Pékin Express à Uyuni, non pas pour des raisons sentimentales, mais bien parce que je ne voulais pas être mêlé davantage à ce qui risque d’être une escroquerie. Il y a tout de même 100 000 euros à gagner. M6 joue avec la vie des candidats sur des routes dangereuses. C’est moralement inacceptable." Il reconnaît avoir réclamé le paiement de son salaire en intégralité à Philippe Stolz, le producteur exécutif de Pékin Express , après lui avoir expliqué les motifs de son départ. "Je considère que mon employeur s’est mis en faute en ne respectant pas la probité de l’épreuve. Dans ces conditions, M6 me doit donc l’intégralité de mon salaire." Philippe Bartherotte était payé 200 euros par jour. Il a quitté l’épreuve quinze jours avant la fin.

Philippe Stolz pouvait-il désavouer Cendrine Gentil dont il partage la vie ? M6 peut-elle désavouer Philippe Stolz alors que Pékin Express est toujours à l’antenne et coûte des millions à produire ?

Des relations humaines heurtées

Tout indique que les relations humaines sur le tournage de Pékin Express ont donné lieu à de violents affrontements. Loin de Paris, la vie sentimentale de l’équipe de tournage n’a pas arrangé les choses entre les journalistes et la production.

Contactée par Le Point , Bibiane Godefroid, directrice des programmes de M6, maintient sa confiance dans ses équipes de production : "À ce jour, je n’ai aucune preuve tangible de tricherie. Les accusations de Philippe Bartherotte sont infondées et relèvent de la vengeance. Certes, la manière dont les consignes éditoriales sont rédigées n’est pas une nécessité. Ces consignes sont aussi une façon d’éviter que les journalistes suiveurs ne soient atteints du syndrome de Stockholm et ne veuillent aider les candidats qu’ils filment."

mardi 11 mars 2008

Au cœur de Google à Zurich

Le Temps - Multimédia

Au cœur de Google à Zurich







VISITE. La firme américaine a inauguré son plus grand centre d'ingénierie en dehors des Etats-Unis. Le site suisse occupe une place capitale pour Google. Salles de massage, de fitness et babyfoot sont disponibles.

Anouch Seydtaghia, Zurich
Lundi 10 mars 2008


Il dort face à des poissons. A l'horizontale sur un siège en cuir doté de fonctions massantes, l'employé de Google est allongé devant une dizaine d'aquariums, chacun habité par des espèces différentes. Même le crépitement des flashs de photographes ne le sortira pas de sa torpeur. Trois étages au-dessous, dans une immense salle, un autre «Zoogler» joue au football sur sa Playstation 3 - et ce en face d'un écran gigantesque.

C'est ici, au centre de Zurich, que Google vient d'inaugurer son plus grand centre d'ingénierie en dehors des Etats-Unis. Depuis quelques jours, 350 employés, dont 300 ingénieurs, sont actifs sur les sept étages d'un immense bâtiment de 12000 mètres carrés. Autant dire que les employés de 42 nationalités sont à l'aise. Et ce d'autant plus que Google a importé ici tous les services disponibles à son siège mondial de Mountain View, en Californie.

De deux employés en 2004 - un ingénieur et un vendeur -, le siège zurichois a ainsi connu une croissance exponentielle, à l'image de la société, qui depuis a ouvert douze centres de recherche en Europe et en Israël. «Nous voulons avoir les meilleurs ingénieurs, à nous de nous implanter où ils se trouvent», martèle Nelson Mattos, vice-président en Europe pour l'ingénierie. Ainsi, un tiers des «Zooglers» est détenteur d'un doctorat. Ici, il faut être flexible et travailler vite. «Il est exclu de créer des business plan sans fin et de tenir des réunions à n'en plus finir: lorsque l'on a une idée, on la développe au sein d'un petit groupe et on la teste très vite», affirme Mario Queiroz, vice-président des produits pour l'Europe.

Chaque bureau ne compte ainsi pas plus de six postes de travail. Ici, pas de photos de familles ou d'enfants - la majorité des employés semble d'ailleurs être âgée d'environ 25 ans... -, mais ça et là des peluches et d'immenses maquettes en Lego. Face à leurs écrans d'ordinateur, les employés écoutent de la musique ou sirotent un soda - bien sûr, boissons et nourriture sont disponibles à volonté. Une atmosphère très cool, donc, mais que l'on devine laborieuse. Un indice: la salle de fitness située au rez-de-chaussée est ouverte 24h/24.

A chaque étage se trouvent de grands œufs équipés de téléphones: c'est là où les employés peuvent se réunir de façon informelle - les grandes salles de réunion sont quasi inexistantes - pour parler de leurs projets. Un peu partout trônent des poufs. Mais un grand tableau blanc n'est jamais très loin. «Les idées ne naissent pas toujours à son poste de travail, mais souvent en dehors: autant les partager un peu partout avec ces tableaux», avance Mario Queiroz.

Labeur et détente sont ainsi intimement liés. Les locaux sont aménagés de façon à ce que les employés se croisent souvent, pour favoriser l'échange d'idées. Et chaque étage possède une atmosphère différente pour stimuler la créativité - un coin suisse avec des télécabines, une copie d'une forêt tropicale... Bien sûr, le côté ludique reste très présent, puisque babyfoot, billards, salles de jeux vidéo sont disponibles un peu partout. Les amateurs de sensations fortes opteront pour un toboggan, voire une barre verticale (comme dans les casernes de pompiers) pour passer d'un étage à un autre. Trois espaces de massages sont disponibles, et un physiothérapeute devrait bientôt être disponible. Sinon, pour se détendre, il est aussi possible de s'asseoir dans un fauteuil de récupération, face à un feu de cheminée simulé sur un écran plasma. Les livres de cette réplique de vieille bibliothèque à l'atmosphère apaisante ne sont pas tous factices: çà et là, l'on trouve des ouvrages portant sur la programmation.

Bien sûr, le contact en vidéoconférence avec les autres bureaux à l'étranger et le siège mondial de Mountain View (Californie) est très facile. «J'appuie sur ce bouton, et je peux directement discuter en vidéo avec Larry Page et Sergei Brin», sourit Randy Knaflic, responsable du recrutement à Zurich.

De 350 aujourd'hui, le nombre d'employés devrait fortement croître ces prochains mois, et pourrait dépasser les 1000.