vendredi, 1 juin 2007

Le hard-discount reste en difficulté - lsa.fr

Le hard-discount reste en difficulté - lsa.fr

Le hard-discount reste en difficulté

En 2006, Lidl et Aldi ont progressé, mais l'ensemble du secteur est en recul. Selon TNS Worldpanel, l'image des enseignes de hard-discount s'est également dégradée.

L'étude annuelle de TNS Worldpanel sur l'évolution du hard-discount confirme le coup d'arrêt enregistré par ce format en 2006. Après des années de progression intense, la part de marché globale du hard-discount s'est stabilisée à 13,1 %, contre 13,2 % l'année précédente. « Nous avons su contrer le développement du hard-discount », a commenté Philippe Baroukh, directeur général d'Auchan, lors du Forum de la Grande conso organisé, ce jeudi 31 mai, par LSA. Nous avons amélioré notre offre en hypermarchés, en lui donnant davantage d'aspérités et de différenciation, ainsi qu'en donnant au consommateur la possibilité de mieux maîtriser le ticket, notamment via le self-discount. »
La réaction du hard-discount, essentiellement par voie de communication, n'a pas suffi pour lui redonner une impulsion. Le secteur a investi 146 millions d'euros dans ses campagnes en 2006, soit 10 % de plus que l'année précédente. La poursuite de son expansion géographique n'a pas davantage réussi à enrayer le reflux. Les 258 magasins supplémentaires n'ont pas réussi à recruter de nouveaux consommateurs. Globalement, la fréquentation (68,5 %) est même plutôt en baisse. Le panéliste souligne que les jugements des clients sur l'image des enseignes se sont également dégradés : choix des produits moins pertinent, propreté discutable, attente aux caisses moins performante...
« Le hard-discount peut encore contre-attaquer, prévient Philippe Baroukh. Rien ne dit que les enseignes vont chercher, comme nous le faisons dans le secteur des hypermarchés, à se différencier. C'est déjà le cas d'ailleurs : Lidl n'est pas Aldi. » Les chiffres ne disent pas autre chose : dans un secteur globalement en baisse, certaines enseignes s'en tirent mieux que d'autres. Lidl, leader avec 4,1 % de parts de marché, est en très légère progression (+ 0,1 point). Son rival Aldi enregistre la même progression, à 2,2 %. Les enseignes françaises Ed (2,3 % de parts de marché) et Netto (0,7 %) restent stables. En revanche, et ce n'est pas une surprise, Leader Price a perdu 0,2 point sur l'ensemble de l'année, pour se retrouver à 3,2 %.
Depuis le début de cette année, les lignes ont encore pas mal bougé : Lidl a introduit des marques nationales dans son assortiment, Leader Price a été repris en main par Casino et Ed a poursuivi ses différenciations en termes de produits frais et de magasin plus qualitatif.



Francis Lecompte

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