vendredi, 29 décembre 2006

La guerre du renseignement téléphonique


La guerre du renseignement

TÉLÉPHONIE Le 111 sera désactivé le 1er janvier. Beaucoup espèrent lui succéder. Tout devrait se jouer entre le 1811 de Swisscom et le 1818 des deux moustachus

RENAUD MICHIELS
26 décembre 2006






En Images
» Quelques chiffres

Sur le web
» Office fédéral de la communication
» Swisscom
» Sunrise: 1818
» InfoNXX



Le 111 est mort. Ou presque. Libéralisation oblige, le numéro de renseignement né en 1921 sera désactivé le 1er janvier. Il sera remplacé par des numéros à quatre chiffres, débutant tous par 18. Seize ont été attribués à des opérateurs par l'Office fédéral de la communication. Tous aimeraient bien leur part du gâteau du renseignement téléphonique, estimé à 110 millions de francs par an.

Peu d'écart de coûts entre les offres
Lors de notre test effectué hier, en éliminant les numéros renvoyant vers d'autres opérateurs, six étaient déjà en service. Mais d'autres pourraient encore proposer leurs services. Pour la recherche d'un numéro en Suisse, on constate qu'il y a peu d'écart de coûts entre les offres. «Il existe une pression à la baisse sur les prix, commente Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom. Mais la différence se fera surtout sur la qualité du service, à savoir la rapidité et la fiabilité des renseignements donnés.»

Selon les spécialistes, il n'y a pas de place pour tout le monde. «A terme, je ne sais pas combien d'acteurs il restera sur le marché, confirme Christian Neuhaus, mais il est certain qu'il y aura une consolidation.» Ralf Beyeler, chef du service télécoms du site Comparis, se montre plus tranchant. Selon lui, les numéros 1811 et 1818 vont se partager le marché. D'autant qu'avec les bottins sur Internet, la place du renseignement téléphonique ne cesse de se réduire.

Le 1811 appartient à Swisscom, qui met en avant son savoir-faire ancestral et dit ouvertement vouloir rester le patron du renseignement téléphonique.

Son principal concurrent, le 1818, poursuit le même but: être numéro un en Suisse. Le 1818 est détenu par la société Auskunft AG. Il s'agit d'une petite soeur des «The Number» et «Le Numéro», respectivement numéro 1 du marché en Grande-Bretagne, et en France. Toutes appartiennent au groupe américain InfoNXX, leader mondial du domaine. Autre atout pour le 1818, une campagne de pub efficace. Impossible de passer à côté des délires des deux zigotos moustachus tout droit sortis des seventies...

© Le Matin Online

mardi, 5 décembre 2006

Bluewin TV, le test

Bluewin TV, le test


TELEVISION. Que vaut le nouveau service de Swisscom? Premières impressions d'une offre prometteuse.



Anouch Seydtaghia
Lundi 4 décembre 2006



Le 31 octobre, Swisscom annonçait le lancement de son service de télévision via les fils téléphoniques, baptisé Bluewin TV. Depuis lors, des dizaines d'installateurs de l'opérateur sillonnent le pays pour mettre en service cette nouvelle offre. Comment l'installation se déroule-t-elle? Que vaut Bluewin TV?

• Les préliminaires

Pour bénéficier de Bluewin TV, il faut obligatoirement qu'un employé de Swisscom vienne à votre domicile l'installer. Rendez-vous est donc pris par téléphone.

- Nous pourrons venir le mercredi 29 novembre vers 13h00. Prévoyez plusieurs heures.

- Ah bon, plusieurs heures?

- Oui, entre trois et quatre. Et pensez à sauver les données du disque dur de votre ordinateur.

- Euh... Certes, mais pourquoi?

- Des données pourraient être perdues lors de l'installation.

Bref, rien de très rassurant. Attendons mercredi...

• L'installation

Dès 10h00, un petit témoin lumineux s'éteint sur le modem, signe que la ligne ADSL a été coupée. Swisscom a donc basculé la ligne en VDSL, qui offre un débit nettement supérieur.

Arrivé sur place, David Raemy, l'installateur de Swisscom examine les lieux. A priori, la configuration n'est pas idéale: la prise téléphonique, l'ordinateur et la télévision se trouvent dans trois pièces différentes. Problème supplémentaire: Swisscom a oublié d'envoyer quelques jours auparavant par courrier le nouveau modem VDSL - l'installateur va immédiatement en chercher un au magasin Swisscom le plus proche. Mais il y a une bonne surprise: il n'y aura pas besoin de changer la ligne, récente, entre l'appartement et l'arrivée des fils Swisscom au bas de l'immeuble.

Après une brève discussion, décision est prise de contourner le hall d'entrée avec le câblage, et de passer derrière les plinthes, pour connecter le téléviseur du salon. C'est là que sera installé le modem Wi-Fi, qui communiquera sans fil avec l'ordinateur situé à l'autre bout de l'appartement. En 10 minutes, le câble est installé entre la prise et le téléviseur. Il faudra ensuite modifier la prise elle-même, trop ancienne. Au final, le processus dure trois heures, entre l'installation et la configuration du modem, la mise en service de la set top box, et son raccordement à la télévision.

Avant tout ce processus, il a bien entendu fallu vérifier si l'appartement, situé au centre de Lausanne, pouvait être relié à Bluewin TV. Une opération qui ne prend que 5 secondes sur le site de Swisscom. L'appartement se situe à 1700 mètres du central le plus proche. Le débit maximal sera d'environ 9 Mo/s, soit 2,2 Mo/s pour chaque canal de télévision, le solde pour la connexion à Internet. Bref, c'est ric-rac.

Au fait, pourquoi a-t-il fallu, à l'ère du sans-fil, tirer des câbles? «Nous devrions proposer dès l'an prochain des liaisons sans fil entre le modem et la set top box», explique Didier Raemy.

• Premières impressions

Quelques secondes après sa réinitialisation, la set top box, large comme deux lecteurs DVD, est opérationnelle. La qualité de l'image est excellente, il n'y a pas de décalage entre le son et l'image, et les informations en bas de l'écran (nom du programme, mini-résumé) sont utiles. Très vite, l'on remarque cependant une petite gêne: Bluewin TV met chaque fois une seconde à réagir aux ordres envoyés par la télécommande. Les fonctions de base marchent parfaitement, pour mettre sur «pause» une émission en direct pour la visionner un peu plus tard, ou pour regarder à nouveau les dernières minutes d'un programme - elles sont automatiquement enregistrées. Il faut quelque temps pour s'habituer à la nouvelle télécommande - qui est aussi programmée pour contrôler le téléviseur.

• Le guide des programmes

C'est un point fort de Bluewin TV: la possibilité de voir en quelques clics l'ensemble des émissions actuelles ou à venir, de lire leurs résumés, et de rechercher un programme bien précis. Exemple: un clic sur «recherche», vous écrivez «pitt», et s'affichent tous les films à venir dans lesquels joue Brad Pitt, et ce sur toutes les chaînes. De quoi vraiment se passer d'un magazine TV... mais si Swisscom en fournit un! Ce magazine papier est envoyé aux clients de Bluewin TV pour leur indiquer entre autres les nouveaux films proposés en location.

• L'enregistrement

La simplicité même: un clic sur le bouton rouge de la télécommande, et l'enregistrement démarre. Lorsque l'on consulte le guide des programmes, un clic sur ce même bouton et l'enregistrement est programmé. Si l'on veut sauvegarder tous les prochains épisodes de 24 Heures chrono ou les prochains 19h30, la fonction d'enregistrement multiple est également très efficace. Encore mieux: en se connectant, via Internet, sur son compte Bluewin (http://epg.sso.bluewin.ch/fr), il est possible de programmer à distance ses émissions à enregistrer, et l'ordre est immédiatement transmis à la set top box. Rien à redire.

• La vidéo à la demande

Inutile de descendre de son sofa pour aller louer un DVD au vidéoclub du quartier, Bluewin TV comprend un service de vidéo à la demande. Le catalogue est encore très limité (400 titres en français), mais le service est performant. La sélection par genre ou titre de film est facile, et il est possible de lire un résumé du film, ainsi que sa bande-annonce - hélas souvent en allemand. Par contre, le film est en français. Dommage qu'il n'existe pas encore de versions originales sous-titrées. Le film démarre instantanément. Il est possible de le mettre sur «pause» pour le visionner plus tard - la location dure 24 heures.

• Conclusion

Bluewin TV comporte pour l'heure deux défauts: le temps de réaction suite aux ordres donnés par la télécommande, et la petite taille du catalogue de films proposés. Sinon, le service remplit parfaitement sa mission: permettre de regarder la télévision de façon plus intelligente, en sélectionnant avec soin les émissions auxquelles l'on s'intéresse. Le guide des programmes et les fonctions d'enregistrement sont ainsi remarquables.








Le service n'est pas disponible partout
Aujourd'hui, 65% des ménages ont accès au service entier.
Anouch Seydtaghia
«Pourquoi nous ne publions pas de carte de couverture de Bluewin TV en Suisse? Certaines personnes qui vivent dans un espace urbain seraient déçues de constater qu'elles ne peuvent pas profiter de ce service.» Bref, comme l'explique Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, la disponibilité de Bluewin TV ressemble un peu à une loterie. Certains ménages dans des zones peuplées n'y ont pas droit, alors que d'autres, habitant dans des zones reculées, y ont accès. Des exemples? Le service de télévision est disponible dans les mayens de Mase, au milieu du val d'Hérens (VS), mais se refuse encore aux habitants de Gilly (VD), sur La Côte, ou dans des villages du Gros-de-Vaud.

Pourquoi? Tout dépend de la distance entre le raccordement téléphonique et le central, ou ses répétiteurs. Au-delà de 2000 mètres, l'opération est compromise. Légèrement en dessous de cette distance, il y a des risques pour que seul un canal TV soit disponible, et non deux comme dans l'offre standard. Actuellement, 75% des ménages peuvent bénéficier d'un canal TV, et 65% de deux canaux. D'ici 2010, 75% des ménages disposeront de deux canaux. Les ingénieurs de l'opérateur font le forcing pour moderniser le réseau, qui consiste en l'amélioration de la technologie ADSL vers le VDSL, qui permet des débits bien supérieurs. Une opération qui prend du temps, et qui risque de laisser de nombreuses personnes frustrées de ne pas pouvoir essayer Bluewin TV.


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Combien ça coûte?
Anouch Seydtaghia
• L'installation sera effectuée par un technicien Swisscom. Elle est obligatoire et est facturée 95 francs. Attention, s'il faut faire passer des câbles sous des plinthes, par exemple, ce travail sera facturé en sus...

• Il faut bien entendu un raccordement téléphonique chez Swisscom (25,25 francs par mois). Il faut aussi s'abonner à l'ADSL, disponible dès 9 francs par mois. Les utilisateurs réguliers d'Internet opteront pour l'offre à 49 francs par mois, pour un débit de 2 Mbit/s et un volume et un temps de surf illimité.

• L'abonnement mensuel est de 29 francs pour l'offre de base (soit 100 chaînes de télévision, 70 programmes radio, le guide des programmes, l'enregistreur et la télécommande). Si vous avez un second téléviseur, il faut payer 10 francs supplémentaires par mois. Ajoutez 1,05 franc par mois pour vous acquitter des taxes liées au droit d'auteur et à l'Ofcom.

• Swisscom propose des bouquets de chaînes supplémentaires. Comptez ainsi, par mois, 48 francs pour l'ensemble des chaînes de Canal+, 29,90 pour le bouquet de base Teleclub Basic, plus 9,90 francs pour l'offre Teleclub Movie, ou 12,90 francs pour Teleclub Sport, ou 9,90 pour Teleclub Family.

• Bluewin TV comprend des émissions sportives en direct à la carte: l'ensemble des matches de football de la Ligue des champions, deux matches par tour de championnat suisse de hockey sur glace et deux matches par tour du championnat suisse de football. Le prix de chacun de ces matches est de 1 franc.

• Le service de vidéo à la demande (environ 400 titres) est facturé de 3,50 à 6 francs par film, visionnable pendant 24 heures.

lundi, 4 décembre 2006

Solariums: les jeunes en danger!

Solariums: les jeunes en danger!

MÉLANOMES Déprime saisonnière ou préparation aux vacances: la tentation de quelques séances UV est forte. Mais en abuser augmente les risques de cancer. Surtout chez les jeunes

IVAN RADJA
02 décembre 2006






Sur le web
» OFSP
» OMS
» CICR



Avec 20 à 30 cas annuels pour 100 000 habitants, la Suisse est l'un des pays les plus touchés d'Europe par le cancer de la peau, selon les statistiques de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). «Elle arrive même au deuxième rang, juste derrière la Norvège», ajoute sa porte-parole Christine Klinger.

La raison? «Difficile à déterminer, mais le pouvoir d'achat joue certainement un rôle.» Ainsi que l'accès aux salons UV self-service. En Suisse, aucune restriction n'existe en la matière. Contrairement à la France, où ils sont interdits d'accès aux moins de 18 ans depuis 1997, ou à la Belgique, pour les moins de 15 ans. Copropriétaire du solarium self service Top Sun, à Lausanne, Gérald Christinat précise que «de nombreux frontaliers français viennent en Suisse car les selfs sont carrément interdits en France.»

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part appelé à l'interdiction des solariums pour les moins de 18 ans. Une mesure prise également par l'Union européenne en juin de cette année.

A part des mises en garde sur les dangers potentiels des UV sur www.ofsp.admin.ch, l'OFSP reconnaît qu'il n'existe aucune législation dans ce domaine en Suisse. Une lacune d'autant plus inquiétante que, selon une étude publiée mardi par le Centre international de recherche sur le cancer de Lyon (CIRC), a démontré que le risque de mélanome augmente de 75% chez les jeunes ayant commencé à utiliser les solariums entre 10 et 30 ans.

«Or, en Suisse, un sondage réalisé en 2004 a révélé que 15% des 15 - 29 ans avaient régulièrement recours à ces appareils», précise Christine Klinger. Pour des motifs esthétiques, psychiques (pour le moral), ou climatiques. «Ça fait du bien de se réchauffer un peu par ce temps», commente une cliente régulière du Top Sun. Certaines viennent en cachette, comme Aline et Elodie (prénoms fictifs), 15 et 16 ans, car «nos parents ne nous le permettent pas.»

A coup de 5 francs les 5 minutes, et de deux séances de 20 minutes par semaine, les jeunes n'hésitent pas à économiser pour avoir le teint bronzé et suivre la mode «métis». Sans forcément avoir conscience des risques encourus.

jeudi, 30 novembre 2006

Une étoile et ses «ménages»

Une étoile et ses «ménages»

SHOW. Nicole Kidman inaugure aujourd'hui la boutique genevoise d'Omega. Compromission, calcul?

Xavier Pellegrini
Jeudi 30 novembre 2006

Hier, une trentaine d'ouvriers s'affairaient encore dans la nouvelle boutique Omega et à ses abords, rue du Rhône à Genève. Tout devait être prêt pour la visite, aujourd'hui, de Nicole Kidman, le symbole bien vivant de la marque horlogère depuis bientôt deux ans. Tandis que les voisins posent placidement leurs décorations de Noël, les spécialistes de l'événementiel livrent un show mémorable. VIP et gens de presse sont reçus dans une grande tente blanche avec vue sur le lac. Pas d'interviews, mais une méga-conférence de presse, orchestrée par Media Impact, porte loin à la ronde le message kidmanien à la grande satisfaction d'Omega.

Combien la marque de Nicolas Hayek paye-t-elle les prestations de son illustre ambassadrice? Le secret est bien gardé. Les chiffres articulés à propos du contrat de Nicole Kidman avec Chanel, pour le parfum No 5, en donnent cependant une idée: le tournage d'un film publicitaire de quatre minutes lui aurait rapporté quelque 4,4 millions de francs.

Pourquoi cet engouement pour Nicole Kidman, qui s'impose comme LA star mondiale? Pour Pedro Simko, patron de l'agence de publicité Saatchi & Saatchi Simko, «elle représente l'équilibre du yin et du yang. Notre époque a besoin de cela. Les top models rachitiques des années 90, qui misaient tout sur le look, ont été rejetés. L'actrice Nicole Kidman est en forme, elle ne se prive pas de tous les plaisirs de la vie, tout en sachant ne pas en abuser et rester en bonne santé.» Pedro Simko ajoute: «Nicole Kidman n'est pas seulement belle. Elle a une tête et une personnalité. C'est quelqu'un qui force le respect. La comparaison est peut-être audacieuse, mais le succès de Ségolène Royal, avec son refus des artifices et sa proximité avec les gens, me semble découler de la même attente du public. Ségolène est une politicienne qui n'a pas des allures de politicienne, comme Nicole Kidman est une actrice qui n'a pas des allures de produit de Hollywood.»

Les stars sont plus que jamais présentes dans le monde de la publicité et de la promotion, surtout dans le domaine du luxe. Claudia Schiffer, notamment, a prêté son nom à Ebel. Une compromission? L'argent, en tout cas, ne peut pas tout expliquer. Payée plus de 20 millions de francs par film, Nicole Kidman ne fait que garnir son compte avec ses «ménages». Mais justement, ce ne sont peut-être pas uniquement des ménages: bien contrôlées, les apparitions commerciales de l'actrice australienne peuvent en fait accroître sa popularité. C'est en tout cas ce qui est arrivé à Catherine Deneuve: sa carrière américaine et sa réputation de femme la plus élégante du monde ont vraiment débuté quand elle s'est exposée dans les magazines au service, déjà, de Chanel.

L'association d'une marque et d'une star peut toutefois être dangereuse. Pour avoir misé sur Michael Jackson peu avant les procès, Sony et Pepsi ont fait une très mauvaise affaire. Inversement, un excès de médiatisation publicitaire peut nuire à l'image d'une vedette. D'ailleurs, Nicole Kidman avance sur la pointe des pieds: elle a refusé de livrer son image à Omega sur ses deux «marchés» les plus sensibles: les Etats-Unis et l'Australie.

Les dirigeants d'Omega ne désespèrent pas de la faire changer d'avis. Dans l'immédiat, ils se félicitent de leur choix et du professionnalisme de l'actrice. Aujourd'hui est un grand jour pour Nicolas Hayek: l'homme à qui tout réussit coupe le ruban au côté de 1m79 de féminité.



Apparition contrôlée

Décor de luxe et invités prestigieux: la venue de Nicole Kidman est préparée depuis des mois.

Chloé Dethurens

Rien ne semble avoir été laissé au hasard, et pour cause. L'apparition en public de la star provoque l'euphorie des foules et l'effervescence des journalistes. Nécessitant parfois la fermeture de quartiers entiers. Mais à Genève, rien de tout cela. L'ambassadrice horlogère se rendra à la conférence de presse, à l'inauguration puis à la soirée de gala (450 invités) qui suivra sans qu'aucune rue ne soit fermée. La rue du Rhône est étroite: aucun risque de mouvement de foule, assurent les responsables de l'événementiel chez Omega. La police genevoise n'a d'ailleurs prévu aucun dispositif particulier.

Prudence et secrets

Accompagnée du président de Swatch Group, Nicolas G. Hayek, et du président d'Omega, Steven Urquhart, l'actrice australienne répondra aux questions de quelque 100 journalistes dans une tente ornée de lustres, les pieds dans l'eau. Mais aucune interview privée avec l'actrice ne sera accordée. Lorsqu'elle coupera le ruban, photographes et journalistes la suivront pour plusieurs séances photo. Par vagues successives, pour éviter tout débordement.

Les responsables d'Omega restent très prudents: aucun renseignement sur le dispositif de sécurité autour de l'actrice n'a été divulgué. Son hôtel ou la durée de son séjour? Mystère. Toujours pour sa sécurité. Il faut dire que la société est rodée. Une cinquantaine de personnes se sont investies à plein-temps pour organiser cet événement. En 2006, une boutique a été inaugurée à Shanghai devant 300 journalistes et une autre à Moscou, en présence du nouveau James Bond, Daniel Craig.»
http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=195080

samedi, 25 novembre 2006

Nespresso: la révolution du café a 20 ans

Nespresso: la révolution du café a 20 ans

Les machines et les capsules Nespresso ont envahi les magasins de dizaines de pays. (Keystone)

Sur le même sujet
Un chiffre d'affaires en forte hausse pour Nestlé
La société Nespresso fête mardi le 20e anniversaire de la sortie sur le marché des petites capsules d'aluminium qui ont transformé la technique de préparation du café.


Avec un taux de croissance annuelle de 30% et un chiffre d'affaires qui devrait atteindre le milliard de francs en 2006, l'entreprise de Paudex est devenue l'une des locomotives du groupe alimentaire Nestlé.

En 2002, lorsque Novartis vend Wander (propriétaire notamment de la marque Ovomaltine), tout le monde s'attend à une reprise par Nestlé. Mais le géant de Vevey n'est même pas sur les rangs, et c'est le groupe anglais ABF qui l'emporte.

C'est que Nestlé a senti le vent tourner. En Europe, le temps de la boisson fétiche des skieurs suisses est révolu. La tendance est à d'autres types de produits, comme les capsules Nespresso.

Nespresso, c'est le pari de Nestlé de mettre sur des rails industriels typiquement suisses un produit traditionnel et artisanal typiquement italien.

Lancée en 1986, la petite capsule pourrait atteindre le milliard de francs de chiffres d'affaires en 2006 déjà.Dans le top ten des marques suisses, Nespresso figurait en 2005 parmi celles qui ont le vent en poupe.

Ce n'est certes pas encore une marque traditionnelle, comme Ovo, mais elle remplit toutes les conditions d'une bonne «swiss brand»: propre, chère, associée au luxe, innovative, entièrement produite en Suisse, mais reproductible à l'étranger.

Une vraie star...

Nespresso – qui a su s'offrir l'acteur George Clooney pour sa publicité – a tout d'une star: la touche «lifestyle», le design «premium», l'individualisme, symbolisé par la capsule elle-même.En outre, le lien avec la technologie (les machines à café sont spécialement conçues pour les capsules, mais plusieurs fabricants peuvent fournir des modèles), et un service particulier (les clients forment un «Club») achèvent de personnaliser le produit.

Enfin, le nom est proche de celui de Nescafé, la marque suisse la plus connue au monde, selon le classement 2005 du bureau Interbrand Zintzmeyer & Lux, qui estime sa valeur à 15,2 milliards de francs suisses.

... qui a son prix

A l'achat de la machine, le système Nespresso est meilleur marché que les autres. Mais les capsules ont leur prix: près de 50 centimes pièce, alors qu'un café traditionnel revient à moins de 10 centimes.

C'est un peu comme les imprimantes pour ordinateur: la machine est bon marché, mais le remplissage est cher, et la cartouche (ou la capsule) est incompatible avec les machines des autres marques.

A part quoi les capsules Nespresso ont toutes les qualités d'un bon produit suisse: bien emballées, simples d'emploi et propres - elles dispensent l'utilisateur du fastidieux travail de nettoyage du marc de café.

Elles sont même écologiques: après les critiques qui avaient accompagné le lancement de la marque, Nestlé a organisé leur recyclage. Elle en tire aujourd'hui un avantage concurrentiel par rapport aux autres capsules, souvent en plastique.

Pour faciliter l'expansion mondiale du produit, Nespresso a choisi de confier la fabrication de ses machines à plusieurs constructeurs différents: Turmix, Jura, Miele ou Siemens en Suisse, et d'autres encore à l'étranger. Et à fin 2005, la marque existait déjà dans 35 pays.



Autres temps, autres moeurs

Ce qu'Ovomaltine avait réussi en se présentant comme la boisson des sportifs, Nespresso tente de l'accomplir en se profilant comme un produit «lifestyle».

C'est ainsi que la dégustation d'un café devient un «événement», comme l'attestent les bonnes notes que les dégustateurs indépendants attribuent au produit.

Et les gens du marketing de Nestlé choisissent soigneusement leur mots: les arômes sont des «grands crus» et les magasins des «boutiques», dans lesquelles le client se sent traité comme un prince, par des vendeurs compétents.

La qualité suisse est donc présente en filigrane. Au-delà du seul produit, elle imprègne chaque détail du concept. Et pour son prix, Nespresso est censé offrir au client des avantages que la concurrence est loin de pouvoir égaler.

swissinfo, Alexander Künzle(Traduction de l'allemand: Ariane Gigon Bormann)
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CONTEXTE

Nespresso a été lancé en 1986.

Depuis, son chiffre d'affaires croît chaque année de 30%.En 2005, l'augmentation a même été de 36%, à 819 millions de francs suisses.

Pour 2006, les ventes devraient dépasser le milliard.Actuellement, les capsules sont toutes fabriquées à l'usine d'Orbe, dans le canton de Vaud.

Nespresso va investir au moins 100 millions de francs dans une deuxième usine, à Avenches, toujours dans le canton de Vaud, qui doit être opérationnelle en 2008.L'objectif est d'atteindre les deux milliards de francs de chiffre d'affaires en 2010.

Nespresso emploie actuellement près de 1350 personnes, y compris le marketing et les services spécifiques à la marque. Et il y en aura environ 200 de plus, d'ici 2010.

FAITS MARQUANTS

Le système Nespresso est aujourd'hui implanté dans 35 pays. Les prochaines étapes sont l'Europe de l'Est, l'Amérique du Sud et l'Asie.


Plusieurs fabricants peuvent construire des machines Nespresso, pour autant qu'ils respectent certaines normes. La capsule est donc utilisable sur différentes machines.


Par contre, elle n'entre pas dans les machines conçues pour d'autres marques de capsules. Inversement, les capsules de la concurrence n'entrent pas dans les machines Nespresso.


On ne trouve pas les capsules Nespresso dans les grands magasins. On les commande par téléphone ou sur internet ou on les achète dans les boutiques idoines.

LIENS

Nespresso

vendredi, 24 novembre 2006

Les pingouins délogent James Bond

Les pingouins délogent James Bond
Ils portent le même costume noir et blanc, mais ce sont les pingouins qui ont tiré les premiers: «Happy Feet» a pris d'une courte tête la première place du box-office nord-américain devant le dernier volet des aventures de James Bond, «Casino Royale».
Le film d'animation «Happy Feet» a récolté 42,3 millions de dollars (52,6 millions de francs) pour son premier week-end d'exploitation, contre 40,6 millions de dollars pour «Casino Royale», selon les estimations des studios dimanche.
Les deux films étaient cependant tellement proches que l'agent secret de Sa Majesté pourrait reprendre le contrôle des opérations après diffusion des chiffres définitifs, même si le responsable de la distribution de Warner, Dan Fellman, a fait part de sa confiance en la solide avance de ses pingouins.
«Happy Feet», auquel Elijah Wood, Nicole Kidman, Hugh Jackman et Robin Williams ont prêté leur voix, raconte l'histoire d'un pingouin incapable de chanter juste, comme ses congénères, mais qui danse les claquettes comme personne.
James Bond, qui n'est pas encore 007, prend un nouveau visage dans «Casino Royale», puisque l'acteur Daniel Craig fait ses débuts dans la peau de l'agent secret. Des débuts réussis, puisqu'il s'agit du deuxième meilleur démarrage pour un James Bond, derrière le dernier volet, «Meurs Un Autre Jour», qui avait rapporté 47,1 millions de dollars lors de sa sortie en novembre 2002.
Le journaliste kazakh «Borat», qui avait occupé la tête du box-office les deux dernières semaines, a glissé en troisième position, avec 14,35 millions de dollars de recettes, ce qui porte son chiffre d'affaires global à 90,5 millions de dollars.
Deux autres opus, diffusés dans un nombre réduit, ont pris un départ prometteur, à une semaine de leur sortie nationale: «For Your Consideration», de Christopher Guest, a récolé 394'000 dollars dans 23 cinémas, alors que «Bobby», le film d'Emilio Estevez qui revient sur l'assassinat de Robert Kennedy avec une distribution de stars -Sharon Stone, Demi Moore, Anthony Hopkins ou Lindsay Lohan- a amassé 67'000 dollars dans deux salles.
Sous l'impulsion de deux films à plus de 40 millions, le box-office a connu un week-end très solide, les douze meilleurs films rapportant 133,6 millions de dollars. Il est toutefois difficile d'établir une comparaison avec la même période l'année dernière, qui avait vu «Harry Potter et la Coupe de Feu» contribuer à lui seul à hauteur de 102,3 millions de dollars à une recette globale de 171,9 millions de dollars.
Source: AP

mercredi, 15 novembre 2006

Tirs croisés dans la petite lucarne entre Swisscom et Cablecom

Tirs croisés dans la petite lucarne entre Swisscom et Cablecom
LIEN

* Site de Cablecom

TV NUMÉRIQUE Début novembre, le géant bleu lançait sa TV par internet, taquinant les câblo-opérateurs sur leur terrain. Premier visé, Cablecom a répliqué hier en cassant les prix.

NICOLAS BERLIE
Publié le 15 novembre 2006

DR- DIRECTEUR: Claude Hildenbrand, directeur de Cablecom pour la Suisse romande, estime que leur «offre est moins chère que celle de Swisscom». L’offre de télévision analogique de Cablecom devient toutefois nettement moins intéressante.

C' est ce qu'on appelle une réponse du berger à la bergère, cinglante. Il y a quelques jours à peine, Swisscom lançait Bluewin TV, faisant passer la «petite lucarne» par le fil du téléphone: plus de cent chaînes pour 29 francs par mois. Principal concurrent, le câblo-opérateur Cablecom a réagi hier, en annonçant une substantielle baisse de prix pour son offre de télévision numérique par le câble, effective dès le mois d'avril.

Cent chaînes pour une thune… ou presque

Première salve avec un abonnement à 6 francs par mois pour son récepteur numérique (15 francs actuellement). L'engin sera «livré» avec un bouquet de base d'une centaine de chaînes. Par contre, il n'a pas de disque dur, et ne permettra donc pas d'enregistrer des émissions, contrairement à Bluewin TV.

Qu'à cela ne tienne: la baisse touche aussi le décodeur enregistreur de Cablecom. Sa location coûte 25 francs par mois actuellement, elle ne coûtera plus que 20 francs en avril. C'est sensiblement moins que l'offre Bluewin TV, pour un produit cette fois grosso modo équivalent.

«Notre offre est moins chère que celle de Swisscom, quelle que soit la base de comparaison», estime Claude Hildenbrand, directeur de Cablecom pour la Suisse romande. Certes, il y a un surcoût, il faut être abonné au téléréseau (22,60 francs). Mais c'est aussi le cas de Bluewin TV, qui exige un raccordement fixe et une connexion ADSL (un surcoût de 34,25 francs, au moins).

Petit détail agaçant, les personnes déjà équipées de décodeurs Cablecom devront s'annoncer pour profiter des nouveaux tarifs.

Histoire de vaincre les dernières réticences, le câblo-opérateur propose une installation gratuite pour les personnes dès 65 ans, pas toujours à l'aise dans le monde binaire.

D'ailleurs la Suisse accuse un net retard sur ses voisins: la pénétration de la TV numérique n'y est que de 7%, contre 40% en moyenne dans l'UE. «La faute à une offre analogique extrêmement riche», explique Claude Hildenbrand. Le câblo-opérateur recense tout de même 20 000 utilisateurs de son décodeur numérique en Suisse romande, soit environ 8% de sa clientèle.

Analogique, le chant du cygne

Pourtant, il faudra s'y faire. Les jours de la «TV de papa» sont comptés, et l'avenir appartient au binaire: quatre à six chaînes analogiques vont disparaître du câble d'ici à la fin 2007, quatre autres à la fin 2008. Le robinet analogique sera définitivement fermé aux alentours de 2010, 2012.

«Il y a l'argument de la qualité, mais c'est surtout une question de capacité: une chaîne numérique utilise huit fois moins d'espace sur un canal qu'une chaîne analogique.» Cablecom fait donc de la place, afin de doper son offre de programmes, de bouquets thématiques - les Suisses sont très demandeurs - et de préparer le passage à la HDTV: la télévision haute définition est particulièrement gourmande en bande passante.

Le câblo-opérateur planifie d'ailleurs le lancement de la HDTV pour le deuxième semestre 2007, en même temps que son offre de vidéo à la demande.

La bergère contre-attaque

Cablecom appuie sur le champignon. Et Swisscom? «Concernant Bluewin TV, on est très satisfaits du retour, relève Christian Neuhaus, porte-parole du géant bleu. Et on ne va pas se lancer dans une guerre des prix pour l'instant.» Quant aux critiques portant sur la qualité de l'image, apparues sur le forum du site Allo.ch, il s'étonne: «Nous n'avons commencé que lundi à installer Bluewin TV chez nos clients. Je ne vois pas comment quelqu'un peut dire si la qualité est bonne ou mauvaise…»
http://www.24heures.ch/vqhome/le_journal/archives/cablecom_contre_attaque.edition=ls.html

Sarina Arnold

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Swisscom se lance dans la télévision


• L'opérateur téléphonique lance Bluewin TV, concurrente de la télévision via le câble.
• Cent chaînes de télévision sont disponibles dès aujourd'hui et près de 400 films offerts à la demande.



Anouch Seydtaghia, Zurich
Mercredi 1 novembre 2006



«La Bluewin TV box va démarrer, cela peut prendre quelques minutes». L'orateur de Swisscom blêmit soudain, alors que le message affiché sur l'écran géant provoque des éclats de rire dans la salle. Au bout de trente secondes, l'image apparaît enfin. Annoncé depuis près de deux ans, le service de télévision est disponible depuis aujourd'hui, via la ligne téléphonique. L'opérateur offre ainsi une véritable alternative au service des câblo-opérateurs, avec de nombreuses fonctions nouvelles. Le point sur ce service révolutionnaire en dix questions.

• En quoi consiste Bluewin TV?

Dès aujourd'hui, Swisscom propose 100 chaînes de télévision, plus de 30 chaînes payantes supplémentaires (Teleclub et Canal+) et 400 films à la demande, le tout sur son téléviseur de salon - et pas sur son ordinateur. L'opérateur propose aussi des retransmissions sportives exclusives (lire ci-contre). L'opérateur offre aussi 70 chaînes de radio.

• De quelles chaînes TV s'agit-il?

Toutes les chaînes nationales suisses, de nombreuses TV régionales, et en tout 28 programmes en français. Sont également comprises des chaînes anglaises, américaines, expagnoles, italiennes, etc. A titre de comparaison, l'offre de base des câblo-opérateurs comprend une cinquantaine de chaînes. Swisscom propose en plus, pour un abonnement annexe, quatre bouquets Teleclub (basic, family, sport et movie), comprenant chacun entre 3 et 14 chaînes, et un bouquet Canal+ (normal, décalé, cinéma, sport, high-tech).

• En quoi consiste la vidéo à la demande?

Plus besoin d'aller au vidéo-club: en deux secondes démarre l'un des 400 films à choix en français. Il est possible de visionner gratuitement un résumé et en bande-annonce, puis de les louer pendant 24 heures. Des documentaires sont aussi proposés.

• Quelles fonctions supplémentaires sont-elles proposées?

Bluewin TV comprend un guide électronique des programmes très bien réalisé, qui permet de programmer des enregistrements en deux clics sur sa télécommande. Il est possible d'enregistrer 100 heures de programmes sur l'appareil de Bluewin TV, doté d'un disque dur de 160 Go. Mais il n'est pas possible de les exporter vers un ordinateur, par exemple. La fonction «timeshift» permet de mettre en «pause» une émission en direct, puis de la suivre en léger différé. Il est aussi possible de programmer des enregistrements via Internet ou son téléphone mobile du réseau... Swisscom, bien évidemment!

• Combien coûte le service de base?

Sortez vos calculatrices! Comptez 29 francs par mois pour les 100 chaînes TV (plus 1,05 de taxes), les 70 chaînes de radio et le guide électronique des programmes. Ajoutez-y les 25,25 francs mensuels pour le raccordement Swisscom, plus un abonnement ADSL obligatoire (dès 9 francs francs par mois). A noter qu'il n'y a aucun rapport entre l'ADSL et le service de télévision - Swisscom cherche juste à capter davantage de clients pour Internet! Ce n'est pas tout: Swisscom facture 95 francs pour la mise en service et l'installation du matériel.

• Quel est le prix des services annexes?

Comptez 48 francs supplémentaires par mois pour le bouquet Canal+, et dès 29,90 francs pour un bouquet Teleclub. Pour la vidéo à la demande, les nouveaux films coûtent 6 francs, les plus anciens 3,50 francs, les documentaires 2,50 francs.

• Quelles sont les conditions pour profiter de Bluewin TV?

Disposer d'un raccordement téléphonique Swisscom et d'une liaison ADSL Swisscom. Ceux qui possèdent l'ADSL chez Sunrise ou Tele2 devront attendre l'année prochaine, ou plus tard. Il faut aussi que le raccordement téléphonique ne se trouve pas trop loin d'un central Swisscom (à vérifier sur http://www.bluewin.ch). Actuellement, 75% des ménages peuvent avoir accès à Bluewin TV, et Swisscom poursuit l'amélioration de son réseau.

• Quel est le matériel mis à disposition?

Une machine deux fois plus épaisse qu'un lecteur DVD et une télécommande. Attention: dans la plupart des cas, des fils devront être tirés entre votre prise téléphonique et l'appareil de Bluewin TV. Dans un second temps, une liaison sans fil sera proposée.

• Quels défauts comporte a priori Bluewin TV?

La machine met plusieurs minutes à s'allumer. Il est obligatoire d'être client Swisscom pour la téléphonie et l'ADSL pour profiter de Bluewin TV. Et il risque d'y avoir davantage de câbles dans le salon, souvent éloigné de la prise téléphonique.

• Que penser de Bluewin TV face aux offres de Cablecom?

La comparaison des prix n'est pas évidente (voir l'infographie en bas à gauche) Le service de Swisscom inclut un système de vidéo à la demande que n'offre pas encore Cablecom. Par contre, Cablecom propose des tarifs de communications téléphoniques nettement plus bas. Il faut donc estimer précisément ses besoins avant d'opter à 100% pour un câblo-opérateur ou pour Swisscom.








Les amateurs de sport seront gâtés
Anouch Seydtaghia
Swisscom l'a bien compris: ce qui scotche les téléspectateurs devant le petit écran, ce sont surtout les retransmissions d'événements sportifs. L'opérateur propose dès aujourd'hui une offre de choix.

HOCKEY

Concernant le hockey, Bluewin TV retransmettra quatre matches par tour du championnat suisse de hockey sur glace de Ligue A, ainsi que tous les matches des play-offs. Le visionnement de chaque match coûtera 1 franc. Lorsque Bluewin TV choisira de montrer des matches avec uniquement des équipes alémaniques... les commentaires ne seront qu'en allemand. Mais lors d'un Gottéron-Servette, le commentaire sera effectué en français. Philippe Ducarroz sera le commentateur vedette pour la Suisse romande.

FOOTBALL

S'agissant du football, Bluewin TV montrera en direct deux matches par tour de l'Axpo Super League, et ce sera une offre complémentaire de celle de la SSR. Là encore, les commentaires dépendront des équipes en jeu. De plus, Bluewin TV retransmettra tous les matches de l'UEFA Champions League par journée (soit actuellement huit par soir de compétition). Les commentaires dépendront fortement des équipes en lice. De plus, tous les matches de Bundesliga (le championnat de football allemand) seront retransmis. Et là encore, le tarif sera de 1 franc par match.

PACKS SUPPLÉMENTAIRES

Les grands amateurs de sport à la TV sont incités par Swisscom à souscrire au paquet supplémentaire Teleclub Sports. Il comprend 14 chaînes de sport et coûte 14,90 francs par mois, mais il ne peut être commandé qu'en collaboration avec le paquet Teleclub Basic (3 chaînes, 29,90 francs par mois)...

CHAÎNES «OFFERTES»

A noter que parmi la centaine de chaînes incluses dans l'offre de base de Bluewin TV figurent plusieurs programmes dédiés au sport, tel Eurosport France, Rai Sport ou encore The Golf Channel.


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«La vidéo à la demande sera un sérieux atout»
Interview de Carsten Schloter, directeur de Swisscom.
Anouch Seydtaghia
Le Temps: Bluewin TV est lancé avec un an de retard. Tout cela à cause de Microsoft?

Carsten Schloter: Non, pas uniquement. Microsoft a certes eu des difficultés avec ses logiciels, mais l'ensemble du système est complexe. Nous avons aussi poursuivi des développements avec Cisco pour le décodeur et Alcatel pour le réseau.

- La majorité des téléspectateurs est satisfaite de la télévision par le câble. Comment les inciter à changer?

- Certains ne sont pas contents des offres actuelles. Et nous avons de sérieux atouts, comme la vidéo à la demande. Notre offre sportive est aussi incomparable.

- Certains ne seront pas enthousiastes à l'idée de voir un câble entre la prise téléphonique et le salon...

- Justement, nos techniciens se chargeront de rendre cette installation aussi discrète que possible, et ce pour un prix forfaitaire de 95 francs.

- Vous ne proposez que 400 films à la demande. Pourquoi si peu?

- C'est déjà nettement plus que dans un magasin de location de DVD. Et nous allons élargir notre offre.

- Pourquoi ne pas proposer l'ensemble de vos services sur une seule facture?

- Ce sera bientôt le cas, lorsque le dernier kilomètre sera libéralisé. Nous pourrons alors véritablement lancer des offres combinées.

- Swisscom est l'un des premiers opérateurs à se lancer dans la télévision via Internet. Pensez-vous pouvoir exporter votre savoir-faire?

- Nous sommes régulièrement en discussion avec Deutsche Telekom et AT & T, par exemple. Mais nous ne pensons pas revendre ce nouveau service à l'étranger.

- Quels ont été les investissements nécessaires pour Bluewin TV?

- Environ 600 millions de francs pour l'amélioration de notre réseau en VDSL - un investissement qui profite bien entendu à l'Internet à haut débit. Et plusieurs dizaines de millions de francs pour Bluewin TV plus spécifiquement.
http://www.letemps.ch/template/tempsFort.asp?page=3&article=192825

lundi, 13 novembre 2006

Une 4è chaine sur la DRS

12. November 2006, NZZ am Sonntag





Die SRG plant einen Kinderkanal für das Schweizer Fernsehen
Abends rätoromanisches Programm

Ab 2008 soll das Schweizer Fernsehen nach Plänen der SRG einen vierten Kanal in Betrieb nehmen, der ein Programm für Kinder ausstrahlt. Am Abend würde der Sendeplatz für Televisiun Rumantscha zur Verfügung stehen.


Heidi Gmür, Francesco Benini

Neben SF 1, SF zwei und SF Info soll es in der Deutschschweiz schon bald einen neuen, vierten Kanal geben. Die SRG plant einen separaten Kinderkanal, der zugleich als Sendeplatz für rätoromanische Programme dienen würde. «Tagsüber würde der Kanal für Kinder- und Jugendsendungen zur Verfügung stehen, abends für das Televisiun Rumantscha», bestätigt SRG- Sprecher Simon Meyer auf Anfrage. Er betont, dass sich der zusätzliche Kanal erst in Planung befinde. Ob und wann er realisiert werde, könne erst entschieden werden, wenn Klarheit herrsche über die finanzielle Situation der SRG. «Das ist erst dann der Fall, wenn der Bundesrat über eine allfällige Gebührenanpassung entschieden hat.» Und diesen Entscheid erwarte man erst im kommenden Jahr. Erst dann würde man auch ein Gesuch um eine entsprechende Anpassung der Konzession beantragen. Zudem müsste das Projekt auch noch intern genehmigt werden.

Trotzdem ist dieser Leistungsausbau Teil des bereits publizierten, 100-seitigen Gebührenantrags der SRG. Er figuriert versteckt unter der Abkürzung «SF KIKA/Kanal TvR». Und obschon das Projekt laut Meyer von einer Realisierung weit entfernt ist, wird für den neuen Kanal ein jährlicher, zusätzlicher Mittelbedarf von zwei Millionen Franken bereits ab 2007 veranschlagt. In den kurzen Erläuterungen zu diesem Leistungsausbau wird der Kinderkanal mit keinem Wort erwähnt, sondern nur auf die Entwicklung des rätoromanischen Programms eingegangen: «Ein eigener Kanal im Channel-Sharing mit SF eröffnet neue Möglichkeiten für eine massvolle, sprach- und kulturpolitisch erwünschte Entwicklung der Televisiun Rumantscha TvR.»

Unabhängig von der Einführung eines Kinderkanals startet das Schweizer Fernsehen ab Januar 2007 neue Kinderprogramme auf SF zwei, die unter der Bezeichnung «SF tubii» laufen. Ein eigener Kinderkanal brächte dem Schweizer Fernsehen den Vorteil, dass ab 2008 der zweite Kanal am Vorabend vermehrt Serien ausstrahlen könnte, die ein junges Publikum, aber keine kleinen Kinder ansprechen. Für die ganz jungen Zuschauer gäbe es dann den Kinderkanal. SF 1 für Erwachsene, SF zwei für Jugendliche, der Kinderkanal für Kinder - das Schweizer Fernsehen wäre in der Lage, die einzelnen Altersgruppen gezielter zu bedienen.

Laut SF-Mediensprecher Urs Durrer würde das Schweizer Fernsehen eine Zusammenarbeit mit dem Kinderkanal von ARD und ZDF anstreben, falls das Projekt realisiert wird. Der deutsche Kinderkanal Kika wird in der Schweiz tagsüber auf dem Sendeplatz des Kulturkanals Arte ausgestrahlt. Neben Kika buhlt vor allem der Sender Super RTL um die Gunst der Kleinsten unter dem Fernsehpublikum.

Bernard Cathomas, Direktor von «Radio e Televisiun Rumantscha», hofft, dass das Projekt umgesetzt wird. «Es würde beiden etwas nützen, dem Schweizer Fernsehen und den Rätoromanen», erklärt er. Das romanische Fernsehen würde sein Programm leicht ausbauen und die Sendungen auf dem neuen Kanal abends im Halbstunden- oder Stundentakt wiederholen.

http://www.nzz.ch/2006/11/12/il/articleENJ18.html

vendredi, 10 novembre 2006

futurs liens

page 15

http://www.allo.ch/phpbb2/viewtopic.php?t=8581&highlight=

http://www.gapingmaws.com/index.html

http://game.panlogic.net/

http://www.addictinggames.com/

http://www.qualitedeleau.ch/francais/pagesnav/frames.htm

http://www.allo.ch/phpbb2/viewtopic.php?t=9142&highlight=

jeudi, 2 novembre 2006

mercredi, 18 octobre 2006

Licenciée pour une toute petite croix

Licenciée pour une toute petite croix


INTOLERANCE. Une employée de British Airways a reçu son congé pour avoir refusé d'ôter la croix qu'elle porte au cou.



Eric Albert, Londres
Mercredi 18 octobre 2006



Quand la France a interdit le foulard musulman dans les écoles publiques en 2004, la réaction a été unanime au Royaume-Uni: «Quelle intolérance!» Le pays se targuait d'avoir réussi un modèle d'intégration beaucoup plus pragmatique, où les avocates voilées côtoyaient les policiers sikhs à turban. Deux ans plus tard, il est à son tour en proie à un virulent débat sur les signes religieux.

Dimanche, une employée de British Airways a révélé qu'elle avait été suspendue par la compagnie aérienne britannique. Motif: refus de dissimuler la petite croix qu'elle porte autour du cou. L'objet argenté, long d'un ou deux centimètres, n'est pas particulièrement ostentatoire, mais British Airways a fait savoir que les signes religieux doivent être cachés. Et que si le voile et le turban restent autorisés, c'est parce qu'il serait extrêmement difficile de les soustraire à la vue.

Ce fait divers, qui serait sans doute passé inaperçu il y a quelques années, a provoqué une avalanche de réactions indignées. Peter Hain, ministre de l'Irlande du Nord, parle d'une décision «dingue»: «Je ne la comprends pas et je ne crois pas que quiconque la comprenne.» Ann Widecombe, députée conservatrice, très à droite, s'inquiète de la «discrimination contre les chrétiens»: «Nous avons ici une vraie opportunité de défendre la foi chrétienne, s'exclame-t-elle. Il est évident que les chrétiens ne sont pas traités à égalité: British Airways autorise le voile ou le turban, mais pas la croix! Nous voulons la même loi pour tous.»

Si cette histoire fait autant de bruit, c'est qu'elle est l'écho d'une autre controverse, concernant le voile musulman. Il y a deux semaines, le leader de la Chambre des communes, Jack Straw, a lancé un pavé dans la mare en affirmant dans un article qu'il préférait que les femmes ne portent pas le voile complet (celui qui ne laisse voir que les yeux).

Le débat a enflé quand une jeune aide enseignante du nord de l'Angleterre, Aishah Azmi, a été suspendue vendredi, parce qu'elle portait le voile complet au moment de donner ses cours. L'école affirme que sa décision n'a rien de religieux: «Les élèves et les enseignants ont exprimé des inquiétudes parce qu'ils trouvaient difficile de comprendre ce qu'elle disait pendant les leçons.» Une accusation catégoriquement démentie par l'intéressée.

Cette histoire a également fait couler beaucoup d'encre. Un secrétaire d'Etat en charge des administrations locales a demandé son renvoi de l'école. Hier, le premier ministre, Tony Blair, a affirmé qu'il soutenait la décision de l'école, ajoutant que le voile complet était une «marque de séparation».

Dans ce débat, ce sont les institutions religieuses qui tiennent les propos les plus tolérants. Beena Faridi, de l'association Islamic Human Rights Commission, prône un peu plus de retenue de la part des politiciens. «Le ton du débat m'inquiète. On estime qu'un maximum de 9000 femmes portent un voile complet en Grande-Bretagne. Est-ce que l'intégralité des 1,7 million de musulmans britanniques doit en supporter les conséquences? Les commentaires de Tony Blair et Jack Straw, qui parlent de la communauté musulmane comme d'un bloc unique, n'aident pas à la discussion. Il est clair aujourd'hui que la société devient de plus en plus intolérante.»

L'Eglise d'Angleterre présente un discours similaire. «Beaucoup des commentaires faits en cette occasion sont arrogants, souligne un de ses porte-parole. Rien dans la foi chrétienne n'oblige un croyant à porter un signe extérieur religieux, alors que d'autres religions le demandent. C'est une vraie différence.»

Et de s'inquiéter de la dérive politiquement correcte du débat. «Est-ce que British Airways avait peur qu'une croix choque quelqu'un? Demande le porte-parole. Si on perd le sens du raisonnable, et que tout ce qui peut choquer qui que ce soit devient interdit, la société va se retrouver complètement immobilisée.»
http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=191775

jeudi, 28 septembre 2006

Teissier jusqu'en 2078

Quand E.T. imagine «E.T.» en 2027

ELIZABETH TEISSIER En faisant ses adieux aux horoscopes, elle se lance dans des prévisions jusqu'en... 2078

PASCAL PELLEGRINO
27 septembre 2006

«Je vous lâche. Provisoirement en tout cas...». Après 25 ans d'almanachs annuels, Elizabeth Teissier raccroche. «Tout a une fin, écrit-elle en introduction de son livre. Je déclare forfait et vous dis adieu.»

Crédibilité affaiblie

Cet horoscope, qui vient de paraître aux éditions TV Magazine/XO est donc l'ultime de celle qui se définit comme l'astrologue la plus célèbre d'Europe. Du coup, Elizabeth Teissier met les bouchées doubles et se lance dans des prévisions jusqu'en... 2078! Parmi les grands événements qui nous attendent, on en a noté un en particulier. En 2027, dû à «une constellation rare de planètes lentes qui seront en aspect harmonique (sic)», on vivra une ère de «renouveau spirituel». Et Elizabeth Teissier de poursuivre: «On pourrait imaginer des contacts avec des civilisations extraterrestres».Très bien. L'ennui lié à ce genre de prévisions, c'est qu'on n'est pas prêt d'en vérifier l'exactitude. En 2027, Elizabeth Teissier aura 89 ans. Les martiens, qui n'ont toujours pas montré le bout de leur petit nez vert, choisiront-ils ce moment pour débarquer avec armes et soucoupes? Voilà le problème. Se lancer dans des anticipations aussi lointaines affaiblit l'éventuelle crédibilité qu'on peut leur accorder.

Présidentielle en France: l'incertitude

Elizabeth Teissier le sait bien, qui reste prudente lorsqu'il s'agit de donner des prévisions sur un événement plus proche, soit la présidentielle française de 2007. En gros, elle imagine tout et son contraire. Ainsi, elle dit d'abord que le 6 mai, soir du second tour, est sous le coup d'un «cycle stabilisateur qui apporte une note de stabilité et de continuité». Donc, on la voit pencher plutôt pour un maintien de la droite au pouvoir. Mais voilà, dix pages plus loin, elle entrevoit une victoire de la gauche, «une victoire compromise» précise-t-elle.

Sarkozy ou Ségolène?

A la question «Ségolène ou Sarkozy?», rebelote. Une fois c'est l'une, une fois c'est l'autre! Teissier écrit: «Le 6 mai apparaît plus harmonique pour le ministre de l'Intérieur. Sa rivale manquera-t-elle la victoire d'un cheveu... en dépit du fait que ce jour-là recèle également pour Ségolène Royal une surprise heureuse?»

Puis, après toutes ces conjectures, l'astrologue concède qu'on «ne peut se prononcer sérieusement avant de connaître TOUS les candidats en lice». C'est noté. Alors, pourquoi se lance-t-elle malgré tout dans des prévisions - et a fortiori jusqu'en 2078 - si elle sait elle-même la plausibilité réduite qu'on peut leur allouer?

http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/quand_e.t._imagine.html


«En 2011-2013, On a le choix entre un conflit nucléaire ou un cataclysme cosmique»

PASCAL PELLEGRINO
27 septembre 2006

A la lecture de son dernier horoscope, voici quelques-unes des prévisions d'Elizabeth Teissier, de maintenant à 2078...

Mi-septembre 2006: Turbulences estudiantines en France. Si l'astrologue avait vu juste l'an passé, concernant la révolte dans les banlieues françaises, ce n'est pas le cas pour cet automne.

Automne 2006: Les hostilités entre Israël et le Hezbollah menacent de s'aggraver. Situation devenant critique début décembre.

11 mai 2007: Temps fort d'un cycle d'agitation, d'où le risque de catastrophes naturelles, de turbulences collectives, voire d'attentats.

Mai 2007: Fortes turbulences boursières.

Août 2007: «Les hostilités avec le Hezbollah pourraient se résorber dans un point d'orgue.»

Automne 2007: «Vladimir Poutine pourrait voir son autorité remise en cause dans le contexte d'une Russie en crise».

Fin septembre 2007: Un accident quelconque - de train - en France.

En 2009: Avènement d'une VIe République en France?2010-2012: Première grande crise mondiale de ce début du XXIe siècle.

2011-2013: «On a le choix entre un conflit nucléaire entre le Japon et la Chine (ou tout autre pays sud asiatique), un cataclysme cosmique (météorite) ou une catastrophe technologique - peut-être liée à un voyage interplanétaire raté.»

2020-2021: Un conflit mondial est dans l'air.Printemps

2027: Ere de renouveau spirituel. «On pourrait imaginer des contacts avec des civilisations extraterrestres».

Janvier 2039: Grand tournant pour la France et un progrès spectaculaire sur le plan scientifique.

En 2047: Bouleversements peut-être liés à une nouvelle religion.

En 2078: On peut s'attendre à un climat d'expansion universelle sur la mi-temps d'un cycle de Neptune-Uranus, soit jusqu'en 2078.
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/_en_2011-2013,_on.html

Teissier jusqu'en 2078

Quand E.T. imagine «E.T.» en 2027

ELIZABETH TEISSIER En faisant ses adieux aux horoscopes, elle se lance dans des prévisions jusqu'en... 2078

PASCAL PELLEGRINO
27 septembre 2006

«Je vous lâche. Provisoirement en tout cas...». Après 25 ans d'almanachs annuels, Elizabeth Teissier raccroche. «Tout a une fin, écrit-elle en introduction de son livre. Je déclare forfait et vous dis adieu.»

Crédibilité affaiblie

Cet horoscope, qui vient de paraître aux éditions TV Magazine/XO est donc l'ultime de celle qui se définit comme l'astrologue la plus célèbre d'Europe. Du coup, Elizabeth Teissier met les bouchées doubles et se lance dans des prévisions jusqu'en... 2078! Parmi les grands événements qui nous attendent, on en a noté un en particulier. En 2027, dû à «une constellation rare de planètes lentes qui seront en aspect harmonique (sic)», on vivra une ère de «renouveau spirituel». Et Elizabeth Teissier de poursuivre: «On pourrait imaginer des contacts avec des civilisations extraterrestres».Très bien. L'ennui lié à ce genre de prévisions, c'est qu'on n'est pas prêt d'en vérifier l'exactitude. En 2027, Elizabeth Teissier aura 89 ans. Les martiens, qui n'ont toujours pas montré le bout de leur petit nez vert, choisiront-ils ce moment pour débarquer avec armes et soucoupes? Voilà le problème. Se lancer dans des anticipations aussi lointaines affaiblit l'éventuelle crédibilité qu'on peut leur accorder.

Présidentielle en France: l'incertitude

Elizabeth Teissier le sait bien, qui reste prudente lorsqu'il s'agit de donner des prévisions sur un événement plus proche, soit la présidentielle française de 2007. En gros, elle imagine tout et son contraire. Ainsi, elle dit d'abord que le 6 mai, soir du second tour, est sous le coup d'un «cycle stabilisateur qui apporte une note de stabilité et de continuité». Donc, on la voit pencher plutôt pour un maintien de la droite au pouvoir. Mais voilà, dix pages plus loin, elle entrevoit une victoire de la gauche, «une victoire compromise» précise-t-elle.

Sarkozy ou Ségolène?

A la question «Ségolène ou Sarkozy?», rebelote. Une fois c'est l'une, une fois c'est l'autre! Teissier écrit: «Le 6 mai apparaît plus harmonique pour le ministre de l'Intérieur. Sa rivale manquera-t-elle la victoire d'un cheveu... en dépit du fait que ce jour-là recèle également pour Ségolène Royal une surprise heureuse?»

Puis, après toutes ces conjectures, l'astrologue concède qu'on «ne peut se prononcer sérieusement avant de connaître TOUS les candidats en lice». C'est noté. Alors, pourquoi se lance-t-elle malgré tout dans des prévisions - et a fortiori jusqu'en 2078 - si elle sait elle-même la plausibilité réduite qu'on peut leur allouer?

http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/quand_e.t._imagine.html


«En 2011-2013, On a le choix entre un conflit nucléaire ou un cataclysme cosmique»

PASCAL PELLEGRINO
27 septembre 2006

A la lecture de son dernier horoscope, voici quelques-unes des prévisions d'Elizabeth Teissier, de maintenant à 2078...

Mi-septembre 2006: Turbulences estudiantines en France. Si l'astrologue avait vu juste l'an passé, concernant la révolte dans les banlieues françaises, ce n'est pas le cas pour cet automne.

Automne 2006: Les hostilités entre Israël et le Hezbollah menacent de s'aggraver. Situation devenant critique début décembre.

11 mai 2007: Temps fort d'un cycle d'agitation, d'où le risque de catastrophes naturelles, de turbulences collectives, voire d'attentats.

Mai 2007: Fortes turbulences boursières.

Août 2007: «Les hostilités avec le Hezbollah pourraient se résorber dans un point d'orgue.»

Automne 2007: «Vladimir Poutine pourrait voir son autorité remise en cause dans le contexte d'une Russie en crise».

Fin septembre 2007: Un accident quelconque - de train - en France.

En 2009: Avènement d'une VIe République en France?2010-2012: Première grande crise mondiale de ce début du XXIe siècle.

2011-2013: «On a le choix entre un conflit nucléaire entre le Japon et la Chine (ou tout autre pays sud asiatique), un cataclysme cosmique (météorite) ou une catastrophe technologique - peut-être liée à un voyage interplanétaire raté.»

2020-2021: Un conflit mondial est dans l'air.Printemps

2027: Ere de renouveau spirituel. «On pourrait imaginer des contacts avec des civilisations extraterrestres».

Janvier 2039: Grand tournant pour la France et un progrès spectaculaire sur le plan scientifique.

En 2047: Bouleversements peut-être liés à une nouvelle religion.

En 2078: On peut s'attendre à un climat d'expansion universelle sur la mi-temps d'un cycle de Neptune-Uranus, soit jusqu'en 2078.
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/_en_2011-2013,_on.html

lundi, 11 septembre 2006

Festival du jeu 06

Très joueur, le public est venu en masse

LA TOUR-DE-PEILZ

Le 2e Festival du Jeu a obtenu un franc succès avec environ 11 000 visiteurs.

SANDRA WEBER
Publié le 11 septembre 2006

Tels des Geppetto contemporains, les Florentins de l'Ingegneria del buon sollazzo - l'ingénierie du bon amusement - ont mis leurs jeux artisanaux en bois à disposition du public durant tout le week-end aux abords du château de La Tour-de-Peilz. Tout comme la trentaine d'autres stands du Festival du Jeu présentant les amusements les plus variés, ils ont émerveillé les visiteurs, symbolisant à la fois la simplicité du jeu - n'y avait-il pas un tableau blanc destiné à accueillir des parties de «morpion» à l'entrée du château? - et les infinies possibilités de jouer, fût-ce avec un matériel aussi simple que le bois.

D'immenses plateaux de jeux aux trois dimensions ont éveillé la curiosité des enfants comme de leurs parents. «Nous ne commercialisons que le petit meuble qui renferme de multiples plateaux, sourit Lucia Biagiotti. Pour le reste, chaque pièce est unique, inventée ou reprenant un jeu ancien, et n'est pas destinée à la vente. C'est juste un hobby.» Avec son mari Piero Santoni, elle se rend habituellement dans des fêtes de villages italiens.

A La Tour-de-Peilz, le village s'est fait monde, avec de stands répartis selon la thématique des continents. Musique, danses et spécialités culinaires ont accompagné les visiteurs dans leur tournée ludique.

Mieux qu'il y a deux ans

Michel Etter, coordinateur du festival, se montrait très satisfait de la manifestation hier en fin de journée. «Quelque 11 000 visiteurs sont venus sur les trois jours qu'a duré le festival, comptabilise-t-il. Il serait difficile de ne pas être enthousiaste!» Une performance d'autant plus remarquable que le premier Festival du Jeu il y a deux ans avait attiré entre 8000 et 10 000 personnes, alors que l'entrée était libre, contrairement à ce week-end.

Seule ombre au tableau toutefois, un vol de matériel au stand de Filippo Franzone, qui tient le magasin de jeux vidéo Log On Games à Vevey. Durant la nuit de vendredi à samedi, des malfrats ont arraché le support où étaient fixées des PlayStation portables (PSP) en démonstration, malgré les rondes d'agents de sécurité. «On voit bien que le support a été sectionné, constate Filippo Franzone. Ceux qui ont fait ça étaient outillés. Et du matériel que j'avais laissé dans la tente a également disparu.» Au total, le commerçant s'est fait délester d'environ 1500 francs de matériel. Michel Etter regrette cet incident tout en précisant que chaque exposant est responsable de son matériel.
http://www.24heures.ch/vqhome/edition/riviera___chablais/tour_peilz_je_110906.edition=rc.html

jeudi, 17 août 2006

Intolérance aux lactose et yogourts

Les personnes intolérantes au lactose peuvent consommer des yogourts sans problème

Berne, 17.08.2006 -
On recommande aux personnes souffrant d'une intolérance au lactose de renoncer à consommer du lait et des produits laitiers. Néanmoins, ces personnes peuvent manger -en plus du fromage à pâte dure et mi-dure- des yogourts sans qu'elles n'aient de problèmes. Selon la station de recherche Agroscope Liebefeld-Posieux ALP, le yogourt exempt de lactose n'apporte aucun bienfait supplémentaire aux personnes souffrant de cette intolérance.

Certaines personnes sont dans l'incapacité de digérer le lactose ou sucre du lait. Chez ces personnes, le lactose n'est pas décomposé dans l'intestin grêle en ses deux composants, à savoir le glucose et le galactose, mais parvient directement dans le gros intestin. Là, il provoque les troubles typiques suivants: gonflements, douleurs abdominales et diarrhée avec des selles aqueuses et spumeuses. Les personnes souffrant de cette intolérance se rabattent plutôt sur des denrées sans lactose. Parmi les produits laitiers, les fromages à pâte dure et mi-dure, conviennent particulièrement à ce groupe de personnes, parce que le lactose est complètement dégradé lors de leur fabrication.

Les yogourts exempts de lactose n'ont pas d'effets bénéfiques supplémentairesAu cours des dernières années, plusieurs types de yogourts sont apparus sur le marché dans lesquels le lactose a été supprimé par des mesures technologiques. Depuis plus de vingt ans, on sait cependant que le yogourt est un aliment contenant du lactose particulièrement digestible. En effet, le lactose du yogourt est "prédigéré" par les ferments lactiques vivants présents dans ce dérivé du lait. Grâce à l'effet tampon du yogourt, ces ferments lactiques résistent aux conditions régnant dans l'estomac et parviennent dans l'intestin grêle. Là, le lactase, enzyme de ces ferments, dégrade le lactose qui ne peut ainsi plus exercer d'influence négative dans le gros intestin. En plus, le yogourt séjournant plus longtemps dans le tractus gastro-intestinal que le lait, le lactase peut agir plus longtemps.

En d'autres termes, le yogourt, dans lequel la quantité de lactose est réduite d'un tiers par rapport au lait, est un aliment adapté aux personnes intolérantes au lactose. Le yogourt exempt de lactose n'apporte donc aucun bienfait supplémentaire à ces personnes.
http://www.news.admin.ch/message/?lang=fr&msg-id=6723

vendredi, 11 août 2006

Vente de Natel Futé annulée

Vente de Natel Futé annulée
GENÈVE L'Office des poursuites et faillites n'était pas en droit de vendre les actifs de la faillite de Natel Futé SA à Omnicom, qui a repris les 30 000 clients de la société défunte
JEAN-PIERRE MOLLIET
10 août 2006

Sur le web
» Office des poursuites et faillites de Genève
» MobileOne
» Inforadars
» MobiRoad

La déconfiture financière de Natel Futé et sa mise en faillite en début d'année avaient privé subitement quelque 30 000 automobilistes de tout moyen de se prémunir contre les radars, alors que la plupart des abonnés s'étaient pourtant acquittés des cotisations.

Trois sociétés au moins se sont engouffrées dans ce créneau en brandissant de nouvelles technologies pour appâter les adeptes des systèmes d'alertes antiradars.

Coup de tonnerre en début de semaine.

La commission de surveillance des Offices des poursuites et faillites du canton de Genève annulait la vente d'urgence à Omnicom - dont la filiale de la téléphonie mobile est Mobileone - des actifs de la faillite de Natel Futé.

Plaintes pendantes

Les conditions n'étaient pas remplies, des plaintes étaient pendantes. Et trois de ces plaintes ont été admises le 7 août par la commission de surveillance. Mais Mobileone a déjà utilisé les adresses des 20 000 clients romands de Natel Futé qui ont déjà reçu des indications concernant les modalités de leur transfert au dernier-né des services routiers! Lequel avait déclaré être fonctionnel depuis le 1er août. Ce qui, à notre connaissance, n'est pas le cas.

Ce dérapage n'est pas du goût des deux autres entreprises en activité depuis quelques mois déjà, Inforadars et Mobiroad. Elles dénoncent la manière de procéder de leur concurrent qui, selon elles, aurait trompé ses utilisateurs et demanderont des comptes à l'Office des poursuites et faillites de Genève.
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/0/vente_de_natel_fute.html

samedi, 15 juillet 2006

Migros profite des difficultés de la nouvelle gamme lancée par Nelly Wenger.

Nestlé voit chuter ses ventes de chocolat Cailler
ALIMENTATION. Migros profite des difficultés de la nouvelle gamme lancée par Nelly Wenger.
Willy BoderLundi 26 juin 2006

Nestlé a raté son coup d'éclat autour de la renaissance de la marque Cailler par de somptueux emballages plastifiés et quelques nouvelles recettes de chocolat. Les chiffres de l'institut d'études de marché ACNielsen, publiés par la SonntagsZeitung, démontrent un effondrement des ventes de chocolat Nestlé (NESN.VX) en Suisse. La tendance à la baisse est manifestement liée au lancement de la nouvelle gamme, en février, par Nelly Wenger, responsable de Nestlé Suisse. La comparaison entre les ventes mensuelles 2005 et 2006 est sans appel. Le chiffre d'affaires «chocolat» de Nestlé chute de 25,7%, à 3,1 millions de francs en avril, alors que les chocolats Frey, propriété de Migros, progressent de 8,2% sur un marché stagnant. En mai, la baisse est encore plus nette. Nestlé régresse de 32,7%, alors que Migros progresse (+11,7%), tout comme Lindt (LISN.S) & Sprüngli (+ 10,2%).
De janvier à mai, Nestlé affiche une baisse de 19,6%, alors que ses deux principaux concurrents en Suisse progressent de près de 8% sur un marché global en baisse de 2,4%. Le grand distributeur Coop, principal allié de Nestlé dont il a financé une partie de la campagne de promotion de la nouvelle gamme Cailler, a déjà réagi. La vente à prix cassés des anciens produits pour faire de la place aux nouveaux venus n'a pas suffi à relancer la consommation de manière durable.
Coop s'est vu contraint, en juin, de baisser les prix de la nouvelle gamme pour tenter de regagner la clientèle qui s'est rabattue sur les chocolats Migros.

Denner, deuxième principal distributeur des produits Cailler, est en froid avec Nestlé. La première livraison, en mars, des nouvelles plaques de chocolat restera la seule. Le distributeur a refusé d'appliquer les hausses de prix de 8% demandées par le chocolatier et ne vend plus de produits Cailler. Une plainte a été déposée auprès de la Commission de la concurrence, car Coop a semble-t-il bénéficié de conditions d'achat plus favorables.

Migros est l'entreprise qui tire le mieux profit des déboires de Nestlé. Elle contrôle désormais le tiers du marché du chocolat en Suisse. A fin mai, sa part a progressé de 3,2%, à 33,5%, en comparaison annuelle. Lindt & Sprüngli suit avec 21,3% (+2%), devant Nestlé avec 13,5% (-2,8%). Selon le groupe veveysan, le lancement de la nouvelle gamme Cailler ne peut pas être qualifié d'échec. La deuxième étape du renouveau de la marque, avec de nouvelles formes de chocolat, est en route.
© Le Temps, 2006 . Droits de reproduction et de diffusion réservés.
http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=184275

mardi, 4 juillet 2006

Les piles Varta vont augmenter...

ATLANTA, Georgie, (ots) - Spectrum Brands, Inc. (NYSE: SPC),fabricant de biens de consommation pour le monde entier avec unportefeuille diversifié de marques internationales, a annoncéaujourd'hui une hausse du prix des piles électriques qu'ilcommercialise en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Cetteaugmentation, atteignant dans certains cas 15 %, varie en fonction dutype de produit, mais est applicable à toutes les catégories de pilesélectriques. " Nous pensons que cette augmentation est raisonnable etjustifiée, car elle résulte de la hausse considérable et continue ducoût des matières premières à laquelle notre industrie doit faireface, notamment concernant le zinc, composant principal de la pile ",a déclaré Rémy Burel, Président de Spectrum Brands pour l'Europe etle Reste du Monde. Le prix du zinc a été multiplié par deux au coursdes 12 derniers mois, et celui d'autres composants monte également enflèche. Spectrum Brands est un des premiers fabricants au monde depiles électriques de grande qualité, qu'il commercialise sous lesmarques Varta et Rayovac.

A propos de Spectrum Brands, Inc.

Spectrum Brands fabrique des biens de consommations pour le mondeentier et se classe parmi les premiers fournisseurs dans les secteursd'activité suivants: piles électriques, produits d'entretien pour lejardin, produits animaliers, produits pour le rasage, cosmétiques,soins, insecticides à usage domestique et éclairage portatif. Lesproduits de Spectrum Brands sont vendus par les 25 plus grandsdétaillants au monde, auprès de plus d'un million de points de vente,dans plus de 120 pays. Établi à Atlanta, en Géorgie, Spectrum Brandsgénère environ 2,6 milliards de dollars de revenus annuels et emploieaux alentours de 10 000 personnes dans le monde entier. SpectrumBrands est coté au New York Stock Exchange sous le symbole SPC.

http://www.presseportal.ch/fr/story.htx?nr=100512201

samedi, 22 avril 2006

Swisscom ou le triomphe de la peur

Swisscom ou le triomphe de la peur

Analyse.

Pierre Veya
Vendredi 21 avril 2006

La privatisation totale de Swisscom (SCMN.VX) est compromise pour de mauvaises raisons politiques. Hans-Rudolf Merz a beau répéter ses intentions: sous la Coupole bernoise, une majorité est convaincue que la vente des actions de Swisscom a peu de chances de passer la rampe devant les deux Chambres et encore moins devant le peuple. Face à une coalition du refus «par principe» (socialistes, Verts, démocrates-chrétiens), face à des radicaux échaudés par les défaites électorales et des démocrates du centre qui jouent la carte régionaliste, le dossier Swisscom va être remis dans les tiroirs aussi vite qu'il en a été sorti.

L'ombre électorale

On laissera passer les élections fédérales de 2007, comme si l'usure du temps était une réponse appropriée aux problèmes d'une entreprise déstabilisée par un actionnaire qui tremble de trouille à chaque fois qu'une décision stratégique surgit. En clair, personne ne veut assumer la responsabilité d'une privatisation perçue comme impopulaire, mal comprise, considérée par beaucoup comme précipitée, et mise sur la table après un cafouillage politique irresponsable.

La couardise l'emportera sans doute, avec la bénédiction des conservateurs de gauche et de droite. Le temps des élections fédérales, on oubliera les risques liés à des acquisitions à l'étranger, l'absence de réelle concurrence sur le marché intérieur, les conflits d'intérêts entre le régulateur et l'Etat-actionnaire qui abuse de manière éhontée de sa position dominante et les dividendes colossaux versés à ses actionnaires par un employeur qui licencie sans discontinuer depuis dix ans.

Le risque subsiste

Le citoyen-contribuable, lui, assumera le risque d'un actionnaire majoritaire dans une société trop à l'étroit sur son marché intérieur et continuera de payer très cher ses communications téléphoniques. Quant à Swisscom, le poids de la Confédération lui assure certes une forme de protection contre la concurrence mais toute initiative de sa part, un tant soit peu audacieuse, sera à coup sûr sous la haute surveillance politicienne. On peut sérieusement douter que ce climat soit propice à la réinvention d'une entreprise qui affronte des changements technologiques considérables et qui devra renoncer à une part toujours plus considérable de ses revenus traditionnels.

Si les partisans de la privatisation ont eu raison d'insister sur les risques et les conflits d'intérêts de l'actionnaire majoritaire, ils ont commis une erreur majeure de communication. La privatisation aurait dû être préparée beaucoup plus tôt et présentée sous le seul angle défendable: donner à une entreprise et à ses employés le meilleur cadre possible pour se développer et prospérer. Car au fond, il s'agit de cela. Le retrait de la Confédération du capital de Swisscom n'a rien à voir avec une opération financière, pas plus qu'il ne répond à une posture idéologique comme le prétendent les conservateurs. Il s'agit de prendre acte du fait que les télécoms sont un secteur mûr, qui n'a plus besoin de la protection de l'Etat pour se développer. Au contraire. Swisscom a besoin de liberté et de pouvoir prendre des risques à la hauteur des enjeux d'un secteur qui vit une accélération des innovations technologiques qui terrasseront les acteurs trop lents. C'est une chance pour Swisscom et ses employés, à condition que la liberté entrepreneuriale ne soit pas bridée par des considérations qui n'ont rien à voir avec une société privée qui évolue sur un marché concurrentiel. Cette chance, le Conseil fédéral pas plus que les partis politiques n'en ont parlé. Résultat, pour une partie importante de l'opinion publique, la privatisation est vécue à tort comme une régression, le début d'un affaiblissement de la qualité des services fournis par l'industrie des télécoms alors que la libéralisation prouve le contraire.

La concurrence dérange

Bref, tout se passe comme si le refus de la privatisation était le dernier rempart contre une ouverture des télécoms à la concurrence qui n'a jamais été acceptée par les conservateurs qui rêvent d'un Etat tutélaire qui décide de tout. Les étatistes refusent de comprendre que la Confédération doit se concentrer sur sa tâche essentielle: la régulation du marché. Elle peut évidemment demeurer actionnaire, mais sa frustration ne fera que croître car elle ne pourra jamais concilier sa responsabilité d'actionnaire avec l'impartialité qu'exige son métier de régulateur. Qui va-t-elle défendre? Les consommateurs? ou les intérêts des actionnaires? Qui doit-elle privilégier en cas de conflit entre la direction et les salariés? Que se passera-t-il si Swisscom perd l'accès à une concession comme on ne peut pas l'exclure dans un marché concurrentiel? Ces conflits sont inévitables à moins de considérer que la participation de la Confédération dans l'opérateur historique n'a qu'un but strictement financier... le seul qui soit raisonnable pour l'actionnaire d'une société privée. Pour tenter de concilier l'inconciliable, on peut imaginer que la Confédération isole sa participation et en confie la surveillance à un conseil de sages, chargé de la représenter au conseil d'administration de Swisscom. Car jusqu'ici, et on l'a peut-être oublié, le Conseil fédéral ne sait pas comment exercer concrètement son devoir d'actionnaire, bien qu'il en assume tous les risques.
http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=179397

dimanche, 9 avril 2006

Imprimer en entier une page du Web

Imprimer en entier une page du Web
MULTIASTUCES
ERIC OTHON
08 avril 2006

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Quoi de plus rageant, lorsqu'on imprime une page sur Internet, que de voir toute la partie droite tronquée!
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vendredi, 7 avril 2006

Les opérateurs suisses sous pression

Les opérateurs suisses sous pression
TÉLÉPHONIE MOBILE Dans les pays de l'Union européenne, les tarifs du «roaming» vont chuter. La Suisse ne pourra pas ignorer la nouvelle réglementation

FANNY OBERSON
07 avril 2006

Sur le web
» Allo.ch
» Swisscom Mobile
» Orange

Tous ceux qui ont déjà utilisé leur téléphone portable à l'étranger le savent: la facture est vite très salée. Les tarifs dits de «roaming» - itinérance - atteignent des sommets, les opérateurs taxant l'utilisateur des deux côtés de la frontière. L'adoption d'une réglementation européenne pourrait enfin influencer indirectement les tarifs suisses.La situation actuelle est en effet jugée inacceptable par Viviane Reding, commissaire européenne à la Société de l'information qui prépare la réglementation. L'idée est d'interdire aux opérateurs de l'UE de réclamer à leurs homologues des frais sensiblement supérieurs aux coûts réels. Mais aussi de mettre fin aux surcoûts lors de la réception d'un appel à l'étranger. Viviane Reding envisage enfin d'introduire le principe du «tarif du pays d'origine» - en vacances en Espagne, un Européen paiera le tarif local s'il appelle un numéro espagnol avec son portable. De quoi faire baisser les prix de 40 à 60% au sein de l'Union!Evolution du marché«Quand tous les pays d'Europe offriront des tarifs plus bas, les opérateurs suisses seront mal pris, annonce Didier Divorne, responsable du site Internet allo.ch. Comment pourraient-ils continuer à nous taxer autant? Il leur sera impossible de le justifier. Il faut passer d'un système de vache à lait à un système de transparence des coûts. Je pense que l'un d'entre eux va craquer, puis les autres suivront.» La répercussion sur les prix pourrait même être rapide et synchronisée avec les futurs tarifs européens. «Sur le plan politique, un parlementaire fédéral pourrait déposer une motion prenant le texte de l'UE en exemple», avance Didier Divorne.Du côté des opérateurs suisses, on se prépare à l'évolution du marché. Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, relève «qu'on ne sait pas comment les opérateurs européens vont réagir. Cependant, si leurs prix baissent, cela entraînera une diminution des coûts d'itinérance chez nous aussi.» Chez Orange, on déclare suivre attentivement ce qui se passe et évaluer la situation. La Commission européenne proposera en juin les mesures envisagées au sein de l'Union. Elles devraient entrer en vigueur dès l'été 2007.
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/les_operateurs_suisses.html

jeudi, 6 avril 2006

Non, le poker n'est pas mal famé

Non, le poker n'est pas mal famé

LIEN UTILE
Musée suisse du jeu

LA TOUR-DE-PEILZ Le Musée suisse du jeu entend améliorer la réputation du poker au travers d'une exposition.

SANDRA WEBER
Publié le 06 avril 2006

UN JEU PSYCHOLOGIQUE Laetitia Aeberli, commissaire de l'exposition temporaire. La possibilité de bluffer ses adversaires et de gagner tout en ayant de mauvaises cartes explique la fascination exercée par le poker. / PHOTO CHANTAL DERVEY

Espace à caractère familial s'il en est, le Musée suisse du jeu de La Tour-de-Peilz organise cette fois-ci une exposition destinée en particulier à un public d'adultes. Le poker y tiendra la vedette au début du mois prochain. «C'est un thème d'actualité, explique Rita Schyrr, chargée de communication du musée. Le poker connaît un grand succès, notamment au travers d'émissions à la télévision et de jeux sur internet.» L'exposition vise à remettre en question la réputation sulfureuse de ce jeu. «Nous voulons montrer qu'il ne se joue pas uniquement dans des arrière-boutiques enfumées, explique le directeur Ulrich Schädler. Et pas forcément pour de l'argent. Les sous sont une juste une manière de compter les points.» Des conférences et des projections seront organisées sur le même thème.
Mais seuls les plus de 16 ans pourront participer aux initiations. «Cela peut sembler paradoxal dans le sens où nous combattons les a priori qui entourent le poker, admet le directeur. Mais nous ne voulons pas non plus provoquer. Il ne faudrait pas laisser croire que nous incitons les jeunes à jouer à un jeu qui est associé à une mauvaise image.»Le rêve américainEn Europe, le poker sonne comme un cliché, lié aux films de western ou de gangsters, ce que reflète la section intitulée «Poker et cinéma: un mariage obscur». La possibilité de bluffer ses adversaires et de gagner tout en ayant de mauvaises cartes explique très certainement la fascination exercée par le poker au cinéma.
«C'est le rêve américain type, constate Ulrich Schädler. Voilà pourquoi les réalisateurs l'aiment tant. En plus, c'est un jeu très sophistiqué au niveau psychologique. On peut gagner en disant des mensonges. Et si l'on pense que la théorie du comportement économique est basée sur le poker, cela devient fascinant!»
Exposition «Poker: tout un art», du 5 au 14 mai au Musée suisse du jeu, au château de La Tour-de-Peilz. Avec initiations, conférences et projections. Info sur www.museedujeu.com

Mais seuls les plus de 16 ans pourront participer aux initiations. «Cela peut sembler paradoxal dans le sens où nous combattons les a priori qui entourent le poker, admet le directeur. Mais nous ne voulons pas non plus provoquer. Il ne faudrait pas laisser croire que nous incitons les jeunes à jouer à un jeu qui est associé à une mauvaise image.»

Le rêve américain

En Europe, le poker sonne comme un cliché, lié aux films de western ou de gangsters, ce que reflète la section intitulée «Poker et cinéma: un mariage obscur». La possibilité de bluffer ses adversaires et de gagner tout en ayant de mauvaises cartes explique très certainement la fascination exercée par le poker au cinéma. «C'est le rêve américain type, constate Ulrich Schädler. Voilà pourquoi les réalisateurs l'aiment tant. En plus, c'est un jeu très sophistiqué au niveau psychologique. On peut gagner en disant des mensonges. Et si l'on pense que la théorie du comportement économique est basée sur le poker, cela devient fascinant!» Exposition «Poker: tout un art», du 5 au 14 mai au Musée suisse du jeu, au château de La Tour-de-Peilz. Avec initiations, conférences et projections. Info sur www.museedujeu.comhttp://www.24heures.ch/vqhome/edition/riviera___chablais/expo_poker_060406.edition=rc.html

Le poker abat ses cartes

Le poker abat ses cartes
LA TOUR-DE-PEILZ (VD) Une expo redore le blason du poker, un jeu en pleine expansion, mais trop souvent associé encore aux tripots ou aux cow-boys

SÉBASTIEN JOST
05 avril 2006

Sur le web
» Musée suisse du jeu
» Tour-de-Peilz (VD)
» Loterie romande

«Quand on parle poker en Europe, c'est l'image que Hollywood a fabriquée qui vient à l'esprit, souligne Ulrich Schädler, directeur du Musée suisse du jeu à La Tour-de-Peilz (VD). Celle d'une arrière-salle enfumée ou d'un saloon rempli de cow-boys. Il faut en finir avec ce cliché.» Pour fouler au pied ces stéréotypes, l'institution consacre une exposition au célébrissime jeu de cartes du 5 au 14 mai. La Loterie romande, qui s'apprête à lancer un nouveau billet à gratter, le Poker royal, sponsorise l'événement. «Le poker possède encore une réputation négative et sulfureuse chez nous, relève Giovanni Tammaro, directeur marketing de la Loterie romande. Mais il y a une véritable vague de fond autour de ce jeu. Il y a des compétitions à la télévision, des jeux sur Internet. Beaucoup de femmes pratiquent le poker, même si cela n'est pas connu. Des artistes aussi, qui ne craignent pas de s'afficher. A l'image de Patrick Bruel, qui a été champion du monde de poker en 1998.»Des ateliers et des conférences seront organisés dans le cadre de l'exposition. Qu'ils soient profs à la Sorbonne, avocats ou joueurs d'élite, tous amèneront leur crédibilité à ce jeu de cartes. Le samedi se déroulera une partie réunissant people et VIP (very important player) sur le bateau le «Simplon». L'intégralité des gains sera reversée à une oeuvre caritative.«Le jeu est un élément naturel de notre vie, relève Ulrich Schädler. C'est dans ce domaine et l'art de la guerre que l'homme est le plus créatif. Les cartes, par exemple, sont géniales. Ce sont des petits bouts de papier imprimés, portables et permettant une infinité de jeux. Des plus simples aux plus sophistiqués, à l'image du poker qui, avec l'importance des enchères, est très particulier et se passe surtout au niveau psychologique.»«Poker, tout un art», du 5 au 14 mai au Musée suisse du jeu à La Tour-de-Peilz
© Le Matin Online
http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/le_poker_abat_ses.html